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Inflation mondiale


Rocco
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il y a 9 minutes, Rocco a dit :

J'espère que vous ne renouvellez pas votre hypothèque d'ici 1 an!

Ah!  Je pourrais même en contracter une nouvelle d'ici là.  Ça dépend du prix d'acquisition.  C'est certain que les paiements hypothécaires seraient plus élevés pour un temps, même avec un prix réduit, mais à moyen/long terme ça pourrait être amplement compensé par un endettement résiduel moindre.  Il suffit "seulement" de disposer des moyens d'assumer des paiements plus élevés --indéfiniment s'il le faut.  

Concernant spécifiquement ceux qui devront renouveler leur hypothèque d'ici un an:  l'impact ne sera pas uniforme.  Certains ont acquis il y a quelques années leur propriété à un prix sensiblement inférieur au niveau actuel, assortie d'un taux hypothécaire peut-être même plus élevé que les nouveaux taux: pas de choc pour eux.  Ce sont les autres, beaucoup moins nombreux, qui ont récemment acheté une résidence à fort prix mais assortie d'un taux d'intérêt très bas faisant en sorte que leurs paiements hypothécaires étaient "raisonnables", qui vont subir un énorme choc.     

Les hausses de taux d'intérêt annoncées, et d'autres qui pourront suivre plus tard cette année, auront certainement l'effet de réduire le taux d'inflation.  Mais commençons par noter que les "nouveaux" taux d'intérêt continuent d'être inférieurs à l'inflation, autrement dit en termes réels ils sont encore négatifs, juste un peu moins.  A d'autres époques, ces nouveaux taux auraient été considérés comme étant extrêmement bas et "stimulants".  Certes ils prévalent aujourd'hui dans un contexte différent -- un niveau d'endettement record, qui interdit (empêche) les taux de grimper à un niveau nominal plus élevé que l'inflation.  Le choc serait trop grand. 

Pour le créditeur net, qui dispose de liquidités "excédentaires", la question se pose toujours: que faire?  Le rendement sur les "placements" conservateurs continuent d'être négatifs en termes réels.  Les cours boursiers ont été gonflés démesurément par des taux d'intérêts trop bas, et leurs trajectoires prévisibles à court terme sont négatives.  Reste l'immobilier (et les investissements hautement spéculatifs dont je ne parlerai pas).  L'immobilier donc: d'une part la hausse des taux d'intérêt contraint la demande et exerce une pression à la baisse sur les prix demandés; d'autre part les coûts de remplacement (i.e. nouvelles constructions) devraient continuer d'augmenter pour un temps, car les pressions inflationnistes générales ne seront  pas instantanément supprimées; en fait, beaucoup de rattrapage est encore nécessaire pour que les revenus réels de la majorité reviennent à leur niveau antérieur; ça ne veut pas dire que le rattrapage sera éventuellement complet, mais la pression devrait persister pour un temps.  Les prix d'équilibre dans l'immobilier seront le résultat de deux pressions contraires.  (Je fais une distinction entre les résidences habitées par leurs propriétaires, et le logement locatif, qui est soumis à des considérations supplémentaires).    

Dernier point:  l'immobilier résidentiel n'est pas un "bien" dont on peut se passer.  La croissance continue de la population (et la croissance encore plus rapide du nombre de ménages) augmente la besoin.  Je dis "besoin" et non pas "demande" parce que la demande effective se manifeste au niveau de prix du marché.  Certains ont des besoins mais pas les moyens financiers de les satisfaire.  Pour rétablir l'équilibre, il faudra trouver des moyens* de réduire les coûts, malgré l'inflation générale, ainsi que de rendre à nouveau ce type d'investissement  attractif pour le privé,  ou bien s'en remettre à des investissements publics, dont la capacité sera presque certainement contrainte/diminuée dans l'avenir proche.   

* Lesdits moyens pourraient faire l'objet d'une discussion distincte.

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il y a 32 minutes, Rocco a dit :

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Les taux d'intérêt demeurent trop bas: ce que j'écrivais hier (troisième paragraphe). Ils ajoutent: "The "real" rate after substracting inflation remains a bargain".  Je pense que c'est rigoureusement vrai en principe.  Ce qui est moins évident, c'est comment en profiter.  

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il y a 3 minutes, Rocco a dit :

L'Inflation aux USA depuis les années 60. On est rendu à 8.6% en juin 2022. Oupelaye.

 

Oupelaye ou whatever.  Nullement besoin d'accéder au site MTLURB pour obtenir des informations générales.  Les sources sont innombrables.  Ce qui m'intéresse ici, ce sont vos opinions, idéalement avec une emphase sur l'immobilier à Montréal.  

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