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Garantie de construction résidentielle

Un outil de plus contre les entrepreneurs véreux

 

PHOTO LUKE SHARRETT, ARCHIVES BLOOMBERG

La liste débute au 1er août 2021 et répertorie tous les entrepreneurs du Québec qui ne sont plus autorisés à construire et à vendre des bâtiments résidentiels neufs.

Les consommateurs auront un outil de plus pour se prémunir contre la fraude et des histoires d’horreur lors du processus d’achat d’une habitation neuve. La liste des entreprises qui perdent leur accréditation sera mise à jour régulièrement et diffusée sur le site de Garantie de construction résidentielle (GCR).

Publié à 6h00

https://www.lapresse.ca/affaires/2022-01-19/garantie-de-construction-residentielle/un-outil-de-plus-contre-les-entrepreneurs-vereux.php

Isabelle Dubé La Presse

La liste débute au 1er août 2021 et répertorie tous les entrepreneurs du Québec qui ne sont plus autorisés à construire et à vendre des bâtiments résidentiels neufs. Ainsi, une soixantaine d’entreprises ayant perdu leur accréditation sont-elles mentionnées, dont Habitations Trigone et Trigone et Associés, de même que d’autres, moins connues, qui font aussi de la rénovation.

« Ça vient donner une lumière rouge aux consommateurs, ne signez pas un contrat avec les entreprises qui se trouvent sur cette liste », affirme au téléphone François-William Simard, vice-président aux communications, de GCR.

« L’objectif, c’est de maximiser les chances qu’un consommateur puisse avoir l’information sur le retrait d’une accréditation pour une entreprise, poursuit François-William Simard. On sait que lorsqu’un consommateur a signé un contrat avec une entreprise en construction résidentielle neuve, c’est obligatoire que l’entreprise soit accréditée chez Garantie de construction résidentielle. »

Consultez la liste

Les bâtiments construits par une entreprise qui figure sur la liste mais pour lesquels un contrat avec des consommateurs a été signé alors que son accréditation était active sont toujours couverts par GCR, précise la Garantie.

D’ailleurs, si une entreprise est créée et accréditée seulement pour un projet, qu’elle livre les unités aux consommateurs et que, deux ans plus tard, les consommateurs ont des problèmes avec la propriété, les protections prévues au Plan de garantie continuent de s’appliquer pour cinq ans, précise François-William Simard de GCR.

Mais encore faut-il réussir à faire honorer la garantie par l’organisme. En septembre 2021, La Presse rapportait que 33 victimes de la faillite de Bel-Habitat (qui était bel et bien accréditée) s’adressaient à la cour dans l’espoir d’obliger Garantie de construction résidentielle (GCR) à achever la construction de leurs maisons, laissées en plan par l’entreprise de Luc Perrier. Plusieurs ménages ont englouti des centaines de milliers de dollars dans le paiement de dépôts à Bel-Habitat et se retrouvent avec des maisons, parfois presque complètement construites, sur des terrains qui ne leur appartiennent pas. GCR prévoit un plafond de 50 000 $ pour ce type d’indemnisation, alors que le parachèvement des travaux, lui, peut aller jusqu’à 300 000 $.

Lisez l’article « Faillite de Bel-Habitat : des victimes en cour contre Garantie de construction résidentielle »

« Dans le fond, il rajoute une information qui est déjà disponible pour la mettre plus en évidence, ce qui est une bonne chose », observe André Harnois, directeur général de l’Association des consommateurs pour la qualité dans la construction (ACQC). « Or, le consommateur qui faisait déjà ses devoirs aurait trouvé cette information. Celui qui ne les fait pas trouvera-t-il plus facilement l’information à cet endroit ? Je ne sais pas, mais on ne peut pas être contre la vertu. »

La liste est donc un nouvel outil qui s’ajoute au répertoire d’entreprises accréditées, un moteur de recherche plus compliqué à consulter que la simple liste des entrepreneurs bannis. Cependant, le répertoire permet à un consommateur de s’assurer que l’entreprise qu’il a l’intention de choisir pour construire sa propriété est bien accréditée, en plus de lui donner des informations supplémentaires sur le nombre total de réclamations reconnues par GCR, le nombre total d’unités construites par l’entreprise qui ont été inspectées par GCR au cours des deux dernières années et le nombre de non-conformités détectées.

Consultez le répertoire

Par contre, la cote de qualité GCR, que chaque entrepreneur accrédité se voit attribuer, n’est pas disponible pour le grand public.

En mai 2019, la GCR a voulu rendre cette cote publique pour qu’elle puisse guider les consommateurs dans le choix de leur constructeur, mais le lobby de l’industrie s’y est opposé, puis a convaincu le cabinet de la ministre de l’Habitation, Andrée Laforest, de bloquer cette décision. L’industrie de la construction craignait que ces cotes ne donnent une mauvaise réputation à certains de ses membres.

« C’est fréquent qu’on reçoive des appels de consommateurs qui essaient de trouver des projets sur notre site et ne les trouvent pas, relate François-William Simard. Des fois, c’est parce que le projet n’est pas enregistré ou que l’entreprise n’a pas son accréditation GCR. Donc, c’est transféré automatiquement à notre département des enquêtes. »

GCR soutient qu’elle annoncera d’autres actions au cours des premiers mois de 2022 afin de favoriser une plus grande protection des acheteurs d’une habitation neuve au Québec.

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  • 3 weeks later...

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2022-02-08/valerie-plante-veut-faire-la-paix-avec-les-promoteurs-immobiliers.php

 

Valérie Plante veut faire la paix avec les promoteurs immobiliers

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Après des mois de tensions, Valérie Plante veut rebâtir les ponts avec les grands promoteurs immobiliers de Montréal en doublant le nombre de ménages admissibles à son programme d’aide financière à l’achat.

Publié à 5h00

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARDLA PRESSE

Dans un discours devant l’industrie, ce mardi, la mairesse tentera de les convaincre de mettre la main à la pâte afin qu’ils contribuent à livrer les 60 000 logements abordables qu’elle a promis aux Montréalais, a appris La Presse.

Première main tendue de Mme Plante : Montréal augmentera le nombre de ménages admissibles au programme d’appui à l’acquisition résidentielle (PAAR), qui verse jusqu’à 15 000 $ aux familles qui achètent une première propriété à Montréal. L’administration augmentera de façon importante le prix d’achat maximal pour être admissible jusqu’à 725 000 $ pour un logement existant (en hausse de 15 %) et jusqu’à 610 000 $ pour un logement neuf au centre-ville (en hausse de 35 %).

« Selon les estimations, les ajustements effectués au PAAR feront en sorte d’en doubler le nombre annuel de demandes potentielles par rapport à l’année 2021. Le budget des programmes en habitation peut absorber ces nouvelles demandes », indique un document municipal obtenu par La Presse.

Près de 7000 ménages ont profité de ce programme depuis 2018.

En plus d’inciter les familles à rester à Montréal – et particulièrement au centre-ville, où elles jouissent de davantage de subventions –, le programme cherche à stimuler la construction résidentielle. De telles subventions augmentent le bassin d’acheteurs potentiels et plaisent donc aux développeurs.

Besoin de collaboration

Valérie Plante prendra la parole dans le cadre d’un évènement organisé par l’Institut du développement urbain (IDU), l’organisation qui représente les promoteurs immobiliers.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

La Ville de Montréal espère voir naître un écoquartier sur le site de l’ancien hippodrome Blue Bonnets.

C’est que la mairesse a besoin d’eux si elle souhaite remplir la promesse phare de sa dernière élection : démarrer un grand chantier qui verrait 60 000 logements abordables sortir de terre à Montréal. Son administration veut notamment développer les terrains de l’ancien hippodrome Blue Bonnets ou de l’ex-cour de voirie de Louvain Est. La Ville peut favoriser le développement, mais elle ne construit jamais elle-même d’immeubles résidentiels.

« Nous devons nous y prendre intelligemment si nous voulons que ces logements soient offerts aux familles et à la classe moyenne, qui en ont cruellement besoin, et éviter qu’ils n’atterrissent entre les mains de gens plus fortunés, comme l’a permis le programme en place sous les administrations précédentes, déclarait la mairesse Plante en campagne électorale. Nous savons que la déréglementation du marché ne fonctionne pas et qu’il faut plutôt donner un coup de pouce au marché. »

Tensions

Depuis plusieurs mois, les relations sont difficiles entre l’administration municipale et l’industrie immobilière.

Mme Plante a fait adopter l’an dernier un règlement municipal « sur la métropole mixte » (RMM) qui force les promoteurs à inclure 20 % de logement social, 20 % de logement abordable et 20 % de logement familial dans tous leurs nouveaux projets résidentiels.

« Laisser le marché fonctionner tout seul, clairement, ça n’a pas fonctionné », avait-elle affirmé juste avant l’adoption du règlement. « On a fait nos devoirs, on a fait des compromis, mais là, il est le temps d’agir. […] Les familles qui ont de la misère à se payer leur logement même s’ils ont tous les deux un bon salaire, c’est eux, la classe moyenne. C’est eux qui ont besoin de se loger, c’est eux qui ont besoin de nous. »

Cette initiative a fait rager l’industrie, qui fait valoir qu’un encadrement aussi strict découragera la construction à Montréal et favorisera l’exil vers les banlieues. Les coûts associés à ces logements imposés par la Ville seront transférés aux autres acheteurs, affirme l’industrie.

« Proposer, comme le fait le règlement, de hausser encore davantage les prix est incohérent et contre-productif », avait déploré Jean-Marc Fournier, porte-parole de l’industrie, dans une lettre ouverte. « On propose une mesure réglementaire pour atteindre des objectifs sociaux qui relèvent normalement de la responsabilité des gouvernements supérieurs. À notre avis, il y a d’autres moyens qui peuvent être envisagés pour atteindre la même finalité en évitant que Montréal ne se tire dans le pied en poussant davantage les familles vers les banlieues. »

La campagne électorale municipale de l’automne dernier a aussi cristallisé une certaine opposition entre les promoteurs immobiliers et Valérie Plante. Cette dernière a ardemment défendu son RMM ainsi que l’interdiction de construire des gratte-ciel plus élevés que le mont Royal au centre-ville. Son équipe a fait valoir que Denis Coderre – qui a travaillé pour le géant de l’immobilier COGIR – était à la solde de l’industrie./

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Il y a 13 heures, swansongtoo a dit :

Première main tendue de Mme Plante : Montréal augmentera le nombre de ménages admissibles au programme d’appui à l’acquisition résidentielle (PAAR), qui verse jusqu’à 15 000 $ aux familles qui achètent une première propriété à Montréal. L’administration augmentera de façon importante le prix d’achat maximal pour être admissible jusqu’à 725 000 $ pour un logement existant (en hausse de 15 %) et jusqu’à 610 000 $ pour un logement neuf au centre-ville (en hausse de 35 %).

« Selon les estimations, les ajustements effectués au PAAR feront en sorte d’en doubler le nombre annuel de demandes potentielles par rapport à l’année 2021. Le budget des programmes en habitation peut absorber ces nouvelles demandes », indique un document municipal obtenu par La Presse.

Près de 7000 ménages ont profité de ce programme depuis 2018.

En plus d’inciter les familles à rester à Montréal – et particulièrement au centre-ville, où elles jouissent de davantage de subventions –, le programme cherche à stimuler la construction résidentielle. De telles subventions augmentent le bassin d’acheteurs potentiels et plaisent donc aux développeurs.

(ci-dessus un extrait de l'article cité)

Faisant une honnête tentative pour réagir favorablement à cette annonce, j'ai voulu calculer (c'est très simple) l'effet d'un élargissement de l'admissibilité au programme (le PAAR).  Pour une propriété d'un prix de 725,000 $, une subvention de 15,000 $ représente 2% du total; pour une à 610,000 $, c'est 2,5%.  J'ai peine à croire que l'élasticité-prix de la demande soit telle que la baisse du prix net pour les acheteurs suffirait à faire "doubler le nombre annuel de demandes potentielles par rapport à l'année 2021".  Pour ma part, l'effet sera marginal, impossible à distinguer des autres variables qui d'une année à l'autre déterminent le niveau effectif de la demande.  

Par ailleurs, ça va de soi que des "subventions (...) plaisent (...) aux développeurs".   Ultimement, ceux-ci continueront de prendre leurs décisions de construire (quoi et à quel prix "net") en fonction de la demande et de leurs coûts.  

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Il y a 16 heures, swansongtoo a dit :

En plus d’inciter les familles à rester à Montréal – et particulièrement au centre-ville, où elles jouissent de davantage de subventions –, le programme cherche à stimuler la construction résidentielle. De telles subventions augmentent le bassin d’acheteurs potentiels et plaisent donc aux développeurs.

Est-ce réaliste de vouloir absolument et particulièrement garder les familles au centre-ville ?

Ne serait-on pas mieux de laisser le centre-ville au marché et se concentrer sur les quartiers périphériques pour les familles? 

Je pense ici à Rosemont, NDG, Verdun, Pointe-Saint-Charles, le futur Blue Bonnets, Hochelaga...et éventuellement La salle, Lachine etc.  Non seulement ces quartiers sont moins cher que le centre-ville, ils sont aussi mieux adaptés, selon moi, à la vie de famille.

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  • Administrator
Il y a 9 heures, steve_36 a dit :

Est-ce réaliste de vouloir absolument et particulièrement garder les familles au centre-ville ?

Ne serait-on pas mieux de laisser le centre-ville au marché et se concentrer sur les quartiers périphériques pour les familles? 

Je pense ici à Rosemont, NDG, Verdun, Pointe-Saint-Charles, le futur Blue Bonnets, Hochelaga...et éventuellement La salle, Lachine etc.  Non seulement ces quartiers sont moins cher que le centre-ville, ils sont aussi mieux adaptés, selon moi, à la vie de famille.

C'est une fantaisie du parti au pouvoir... c'est comme ceux qui veulent recréer la campagne en ville.

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Il y a 21 heures, steve_36 a dit :

Est-ce réaliste de vouloir absolument et particulièrement garder les familles au centre-ville ?

Ne serait-on pas mieux de laisser le centre-ville au marché et se concentrer sur les quartiers périphériques pour les familles? 

Je pense ici à Rosemont, NDG, Verdun, Pointe-Saint-Charles, le futur Blue Bonnets, Hochelaga...et éventuellement La salle, Lachine etc.  Non seulement ces quartiers sont moins cher que le centre-ville, ils sont aussi mieux adaptés, selon moi, à la vie de famille.

Il s'agirait de redéfinir le "centre", certainement d'y inclure les quartiers que tu mentionnes (que j'appelle "péricentraux"), ainsi que d'autres quartiers qui, quoique un peu plus éloignés, exhibent des caractéristiques urbaines comparables, notamment en termes de densité et d'accès au TEC.  Le centre des affaires proprement dit me semble en effet peu accueillant pour les familles.  

Il y a 12 heures, mtlurb a dit :

C'est une fantaisie du parti au pouvoir... c'est comme ceux qui veulent recréer la campagne en ville.

A l'origine, c'est probablement un égarement par rapport aux véritables intentions du parti et plus généralement des tenants du "vivre en ville".  Malheureusement, leurs programmes actuels d'encouragement entraînent un gaspillage des ressources (qui auraient plus d'effets ailleurs) en plus de créer des obstacles inutiles au développement naturel du centre des affaires et de ses environs immédiats.   A la base se trouve une réalité incontournable qu'on observe partout en Occident (et presque partout ailleurs aussi), soit la prédominance des ménages composés de une ou deux personnes, ce qui ne correspond pas à la description d'une "famille avec enfants".  Cette tendance s'est déjà puissamment manifestée dans les quartiers montréalais péricentraux, où un très grand nombre de logements naguère occupés par quatre, cinq ou six personnes ne le sont plus que par une ou deux.  Les prix élevés que ces dernières étaient et sont prêtes à payer pour habiter dans ces quartiers les ont rendus difficilement accessibles aux ménages moins fortunés, notamment ceux avec des enfants à la maison.  Néanmoins, il y reste encore du potentiel pour construire des logements destinés aux familles, à des prix plus abordables que dans le centre des affaires.  Ceci dit, au-delà d'un effort raisonnable pour attirer un nombre (forcément limité) de nouvelles familles, il faut aussi prendre acte des faits suivants: 1) le territoire de la Ville de Montréal abrite nettement moins que la moitié de la population totale de la région urbaine; 2) les adultes habitant en banlieue ont majoritairement des destinations quotidiennes situées ailleurs qu'au centre des affaires, même si c'est souvent (mais de moins en moins) dans d'autres secteurs de l'Île de Montréal, auquel cas un lieu de résidence dans le centre des affaires n'est d'aucune utilité à cet égard; et 3) l'exode des familles montréalaises vers la banlieue est en réalité la contrepartie d'un afflux encore plus grand (sauf en ces temps de pandémie) de personnes venant d'ailleurs:  Montréal ne se vide pas, elle se réorganise tout en poursuivant sa croissance démographique.  En résumé, nous ne sommes pas en face d'un cas où les "familles" seraient rejetées en périphérie tout en demeurant dépendantes du centre; autrement dit, on n'assiste pas à un drame.  Les écoles montréalaises ne sont pas vidées, ou pas davantage que dans les quartiers plus anciens des banlieues qui subissent le même phénomène de desserrement des ménages; des immeubles sont modifiés ou démolis pour faire place à leurs nouvelles vocations.

Quelques familles de plus habitant dans le centre des affaires ou dans ses environs immédiats ne parviendront pas à changer le portrait général: tout au plus auront-elles une valeur symbolique.  Par contre, des sites vacants péricentraux comme Blue Bonnets, moins chers que dans le centre, pourraient plus avantageusement être développés en ayant les familles en tête: ce ne sera pas beaucoup, mais c'est probablement le mieux que la VdeM puisse faire.  Notez que je ne considère pas que les extrémités de l'Île de Montréal  sont "centrales": elles sont autant sinon plus éloignées du centre que ne le sont plusieurs quartiers de la banlieue à l'extérieur de l'Île, et moins bien pourvues en services et en opportunités d'emplois à proximité.

Derniers points: 1) Si un objectif non-dit de la politique est d'enrayer l'étalement urbain, la cible sera ratée.  Les mesures requises pour atteindre cet objectif doivent d'abord concerner les territoires situés à l'extérieur des limites de la CMM. 2) Si l'objectif est d'offrir des logements à prix abordables pour les familles, il faut éviter les sites trop coûteux.  Un logis confortable dans un environnement agréable n'a absolument pas besoin d'être situé au centre; il suffit qu'il soit facilement accessible.     

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  • 2 months later...

Feux jaunes dans l’immobilier résidentiel

 

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

En allumant des feux jaunes dans le marché de l’immobilier résidentiel au Canada, la mise à jour des perspectives de marché par Moody’s Analytics accentue la portée de celles publiées jeudi par la SCHL.

Le marché des propriétés résidentielles dans les principales villes canadiennes est à un « tournant » et s’oriente maintenant vers des baisses de prix, prévient la firme d’analyse financière Moody’s Analytics dans la mise à jour de ses perspectives immobilières.

Publié hier à 16h46

https://www.lapresse.ca/affaires/marche-immobilier/2022-04-21/feux-jaunes-dans-l-immobilier-residentiel.php

Martin Vallières La Presse

Et c’est dans la région de Montréal que ce repli des prix des propriétés résidentielles pourrait être le plus marqué parmi les principaux centres urbains au Canada.

Selon Moody’s Analytics, ce repli pourrait être de l’ordre de 4,6 % en baisse annualisée à la fin de 2022. Il pourrait atteindre 7,5 % en baisse annualisée des prix à la fin de 2023.

Les prix des maisons à Montréal ont montré une plus grande sensibilité à la surévaluation dans les données historiques depuis 2005. Par conséquent, ils subiront probablement une pression à la baisse comparativement à Toronto ou à Vancouver.

Extrait du rapport de Moody’s Analytics, que La Presse a obtenu

« Avec la hausse des taux et la détérioration importante de l’abordabilité des logements, le marché immobilier résidentiel au Canada a atteint un tournant », lit-on dans le rapport confectionné avec la firme torontoise Real Property Solutions (RPS), une filiale du conglomérat Brookfield Asset Management.

« Étant donné que l’endettement élevé des Canadiens les rend relativement plus sensibles aux variations des taux d’intérêt, nous nous attendons à ce que l’appréciation du prix des maisons, qui a été forte depuis deux ans, ralentisse considérablement au fil des hausses de taux d’intérêt hypothécaires », indique Moody’s Analytics.

« Nous prévoyons une brève et légère baisse des prix des logements nationaux en 2023, après quoi la croissance des prix des logements reprendra, bien qu’à un rythme nettement plus lent. »

Un hausse en léger repli

Ainsi, à l’échelle canadienne, Moody’s Analytics anticipe que la hausse des prix des propriétés résidentielles ralentira à 1,5 % en taux annualisé d’ici la fin de 2022, avant de glisser en léger repli de l’ordre de 0,6 % vers la fin de 2023.

Mais parmi les provinces les plus populeuses, c’est au Québec que le repli des prix en immobilier résidentiel pourrait s’avérer le plus marqué : de l’ordre de 3 % à la fin de l’année 2022 et aux environs de 6 % à la fin de l’année 2023.

En comparaison, en Ontario, Moody’s Analytics anticipe un ralentissement de la hausse de prix des propriétés résidentielles aux environs de 2 % à la fin 2022 – contre 17 % observée à la fin de 2021 – qui serait suivi d’un repli de l’ordre de 0,7 % en taux annualisé vers la fin de 2023.

Parmi les principales régions urbanisées au Québec, outre le repli de l’ordre de 4,6 % en 2022 et de 7 % en 2023 qui est anticipé dans la région de Montréal, seule la région de Gatineau-Ottawa pourrait subir un repli comparable : de l’ordre de 3,5 % à la fin de l’année 2022 et durant toute l’année 2023.

Dans la région de Québec, Moody’s Analytics anticipe un ralentissement de la hausse annualisée des prix des propriétés résidentielles aux environs de 2,7 % à la fin de 2022 – hausse réduite de moitié par rapport à la fin de 2021 – et à seulement 1 % vers la fin de 2023.

Société canadienne d’hypothèques et de logement

En allumant des feux jaunes dans le marché de l’immobilier résidentiel au Canada, la mise à jour des perspectives de marché par Moody’s Analytics accentue la portée de celles publiées jeudi par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Dans son rapport sur les perspectives du marché de l’habitation, la SCHL s’attend à ce que la croissance des prix s’atténue pour se rapprocher des moyennes historiques d’ici la fin de 2023 ou le début de 2024.

Mais cette croissance restera positive et les prix des propriétés résidentielles demeureront élevés, anticipe la SCHL.

Par conséquent, combiné à la hausse des taux d’intérêt, le maintien des prix élevés continuera de nuire à la capacité financière des Canadiens d’accéder à la propriété résidentielle.

Avec La Presse Canadienne

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Recensement de 2021 au Canada

La croissance des appartements a surpassé celle des maisons isolées

 

Photo David Boily, archives LA PRESSE

(Toronto) Les maisons individuelles sont toujours le type de logement le plus abondant au Canada, mais les appartements et les maisons en rangée rattrapent lentement leur retard, révèlent les dernières données du recensement.

Mis à jour hier à 15h43

https://www.lapresse.ca/affaires/marche-immobilier/2022-04-27/recensement-de-2021-au-canada/la-croissance-des-appartements-a-surpasse-celle-des-maisons-isolees.php

Tara Deschamps La Presse Canadienne

Les chiffres de 2021, publiés mercredi par Statistique Canada, montrent que les 7,8 millions de maisons individuelles du pays représentaient environ 53 % de l’offre de logements au Canada, contre environ 54 % lors du recensement de 2016.

L’agence fédérale a constaté que la croissance des maisons individuelles était surpassée par celle des appartements dans les petits immeubles et dans les tours, ainsi que celle des maisons en rangée.

Des experts en logement ont attribué une grande partie du changement aux préférences des consommateurs, aux règlements de zonage et au manque d’espace dans plusieurs régions, en particulier les centres-villes populaires, déjà connus pour leur forte densité.

« Le problème en est un de terrain. On ne peut pas le faire croître », a observé Murtaza Haider, professeur de sciences des données et de gestion immobilière à la Toronto Metropolitan University.

« C’est une denrée rare pour la construction horizontale, mais pour la construction verticale, on peut superposer étage après étage après étage. »

Les prix des logements, qui dépassent les budgets de nombreuses personnes, alimentent également la demande pour les appartements.

Le prix national moyen des habitations était de 796 000 $ en mars, en hausse de 11,2 % par rapport au même mois l’an dernier, selon l’Association canadienne de l’immeuble (ACI). En excluant les marchés hyperactifs du Grand Toronto et de Vancouver du calcul, ce prix moyen diminue de 163 000 $.

Les appartements ont tendance à coûter moins cher que les maisons individuelles. Dans la région du Grand Toronto, la chambre immobilière a constaté que la maison individuelle moyenne s’était vendue à près de 1,7 million le mois dernier, tandis que les appartements en copropriété s’élevaient en moyenne à plus de 808 000 $.

La « majorité écrasante » des gens préférerait toujours une maison individuelle, mais M. Haider note que plusieurs sont forcés de repenser leur choix de logement lorsque « la réalité entre en jeu ».

« Les gens n’ont pas ce genre de revenu pour acheter des maisons de plus d’un million de dollars, surtout s’ils sont jeunes et qu’ils cherchent une première maison parce qu’ils sont des premiers acheteurs », a-t-il expliqué.

« Ils finissent par graviter autour de ces tours de logements, soit des appartements ou des copropriétés. »

Croissance dans les centres-villes

Alors que ces tendances se développent, Statistique Canada a dénombré 1,5 million d’appartements dans des immeubles de plus de cinq étages à travers le pays l’an dernier. Ils représentaient 10,7 % du parc de logements du pays l’an dernier, contre 9,9 % en 2016.

La proportion d’appartements dans des immeubles de moins de cinq étages a légèrement augmenté pour atteindre 18,3 % en 2021, contre 18,0 % en 2016.

Les maisons en rangée ont enregistré une légère hausse, passant de 6,3 % de l’offre de logements en 2016 à 6,5 % l’an dernier.

Une grande partie de la croissance est concentrée dans et autour des centres-villes des grands centres urbains, où les millénariaux, qui sont les plus susceptibles d’être des acheteurs d’une première maison, représentent la plus grande part de la population.

Ils représentent plus du tiers de la population des centres-villes des grands centres urbains, tandis que les baby-boomers ne représentent qu’une personne sur cinq dans ces mêmes secteurs, même s’ils constituent la génération la plus nombreuse au pays.

« Les centres-villes ont tendance à se développer plus rapidement dans les grands centres urbains, alors quels types de logements pouvez-vous construire au centre-ville, où l’espace est un luxe ? Vous avez besoin des types de logements qui permettront la densification, pour que plus de personnes affluent », a observé l’analyste principal de Statistique Canada, Jeff Randle.

Une première tranche de données, publiée par l’agence en février, avait montré que plus de 1,2 million de personnes, soit 3,5 % des Canadiens, vivaient dans la partie centre-ville de l’un des 41 grands centres urbains du pays au printemps 2021.

Ces centres-villes ont vu leur population augmenter de 10,9 % entre 2016 et 2021, un rythme beaucoup plus rapide que la croissance de 4,6 % qu’ils ont enregistrée au cours de la période de recensement précédente, qui couvrait de 2011 à 2016.

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Vision pour Montréal

Un promoteur du centre-ville se vide le cœur

 

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Laurence Vincent, présidente de la société immobilière Prével

« Un quartier à échelle humaine, ça ne veut pas dire : ne pas faire des tours. Ça veut dire : bien faire les tours », a lancé Laurence Vincent au début de son allocution au forum stratégique de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) sur les grands projets qui s’est tenu vendredi matin.

Publié à 8h00

https://www.lapresse.ca/affaires/marche-immobilier/2022-04-30/vision-pour-montreal/un-promoteur-du-centre-ville-se-vide-le-coeur.php

André Dubuc La Presse

Mme Vincent préside la société immobilière Prével, responsable de la construction de nombreux ensembles d’habitation dans les quartiers centraux de Montréal. Elle travaille actuellement à réaliser Esplanade Cartier, lotissement d’un potentiel de 2000 logements au pied du pont Jacques-Cartier.

Avec cette réplique, elle répondait à Luc Rabouin, maire du Plateau-Mont-Royal et responsable du développement économique au comité exécutif, qui l’avait précédée à la tribune en vantant les mérites d’une « densité à échelle humaine ».

« Mon arrondissement a l’une des densités les plus fortes, et il n’y a pas de tours », a-t-il répondu à une question de Michel Leblanc, président et chef de la direction de la CCMM, sur la vision de la Ville pour le secteur Bridge-Bonaventure au sud-ouest du centre-ville.

La Ville et des promoteurs immobiliers, dont Devimco, sont à couteaux tirés quant à l’avenir du secteur. L’administration de Valérie Plante propose qu’il s’y bâtisse 4000 logements sur un territoire de 2,3 kilomètres carrés. Les promoteurs y voient de la place pour trois fois plus.

En pleine crise du logement, le fossé entre les deux visions retient l’attention.

Lisez l’éditorial « Densifier Bridge-Bonaventure »

« Machines à contraintes »

Mme Vincent était à la tribune de la Chambre de commerce non pas pour parler de Bridge-Bonaventure, mais pour exposer les difficultés qu’elle rencontre avec l’administration municipale pour son projet Esplanade Cartier, à l’est du centre-ville.

« Les pouvoirs publics sont devenus des machines à contraintes », a-t-elle résumé.

Pour ceux qui ne la connaissent pas, Mme Vincent est l’antithèse de l’image traditionnelle du promoteur, mâle alpha, qui « bulldoze » tout sur son passage pour arriver à ses fins sans se soucier des conséquences.

« Le projet Esplanade Cartier de Prével est exemplaire », au dire de Michel Leblanc : multiples consultations en amont, agriculture urbaine avec jardins maraîchers sur les toitures, placette publique, logements sociaux avec le Y des femmes de Montréal, préservation des vues sur le pont Jacques-Cartier, rues partagées favorisant le transport actif et commerces de proximité pour revitaliser la rue Sainte-Catherine.

 

ILLUSTRATION FOURNIE PAR PRÉVEL, ARCHIVES LA PRESSE

Illustration d’une partie du projet Esplanade Cartier

Esplanade Cartier remplace, a assuré Mme Vincent, un terrain vacant, un îlot de chaleur, qui défigurait l’entrée sud-est de la ville.

« Quand je prends connaissance des caractéristiques de votre projet et quand j’entends le discours de la Ville sur ce que devrait être le développement urbain, je me dis que la Ville doit tout faire pour favoriser sa réalisation », a fait remarquer M. Leblanc, lors de la discussion avec Mme Vincent qui a suivi son allocution.

La vérité serait tout autre, comprend-on des propos de Mme Vincent.

« [Bien] qu’on consulte depuis près de trois ans et que l’Office de consultation publique se soit prononcé en faveur des hauteurs et du projet présenté, le programme particulier d’urbanisme adopté par la Ville ne va même pas dans ce sens-là : on a coupé les hauteurs, on a réduit les superficies de plancher, qu’on limite à 750 mètres carrés », a-t-elle rappelé à l’auditoire.

Cette limitation des superficies de plancher dans le secteur des Faubourgs est une saga en soi, dont La Presse a déjà fait état.

Lisez l’article « Un nouveau règlement fait craindre une hausse de prix »

Les trois premières phases d’Esplanade Cartier ont été lancées en respectant les balises du règlement de zonage. L’inflation des coûts de construction vient maintenant compromettre la rentabilité du projet, ce qui amène Prével à demander des dérogations au zonage pour les trois dernières phases.

Processus fastidieux

La situation oblige donc Prével à retourner devant la Ville pour faire approuver les dérogations au zonage des dernières phases de son projet Esplanade Cartier, processus pouvant entraîner la tenue d’un référendum à la demande des citoyens.

Risque référendaire mis à part, le processus des projets particuliers de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble est fastidieux.

« On nous envoie à l’urbanisme, qui nous envoie à l’ingénierie, qui nous renvoie au service de l’eau, qui nous réfère au service incendie, qui nous demande de valider avec les permis, qui attend après le go du contentieux pour… nous renvoyer à l’urbanisme, pour finalement… ne pas savoir qui va prendre la décision », a-t-elle énuméré dans une tirade qui a suscité des applaudissements chez les 300 personnes présentes.

Laurence Vincent ne s’est pas contentée de critiquer ; elle a avancé des solutions. Elle suggère que la Ville nomme un chargé de projet avec pouvoir décisionnel qui aurait pour tâche de faire cheminer le projet du promoteur à travers l’appareil municipal en incitant les services à traiter le dossier avec diligence et efficacité.

En réponse à la crise du logement, elle propose que les arrondissements se dotent d’objectifs annuels de mises en chantier de logements, ce qui les inciterait à se montrer proactifs. « Actuellement, le seul acteur qui a le fardeau de construire de nouveaux logements, c’est le promoteur », a-t-elle dit.

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  • 2 weeks later...

Je me questionne: le marché est hyper fort pour de gros projets au cv. Or, presque rien , pas d'annonce majeure depuis les élections municipales.. Hypothèse, peut-être fantaisiste, : y aurait-il un boycott officieux des promoteurs contre Plante et ses limites exagérées ? Etk si j'étais  promoteur, j'avoue que ça me tenterait. Juste pour lui rendre la situation intenable.  Mais bon, je pense tout haut là. 

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