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Ville de Granby (immobilier et autres projets)


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  • 2 weeks later...

Vraiment dommage mais c'étais l'époque dans grands projets autoroutier 

Les baby boummers arrivais sur le marché du travail et chacun voulais sa voiture.

On détruisais tout pour le progrès.

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il y a 12 minutes, nicolesa a dit :

Vraiment dommage mais c'étais l'époque dans grands projets autoroutier 

Les baby boummers arrivais sur le marché du travail et chacun voulais sa voiture.

On détruisais tout pour le progrès.

C'est "vraiment dommage" mais l'histoire n'est pas aussi simple.

Des autoroutes, il y en avait déjà un peu (mais pas au Québec) avant la seconde guerre mondiale, mais c'est au cours de celle-ci (les plans d'après-guerre)  et dans les années qui suvirent que les grands projets d'autoroutes y compris en milieu urbain ont pris leur envol.  Les Boomers n'étaient pas encore nés à ce moment.  À Montréal, l'autoroute Métropolitaine, déjà "pensée" dès 1929 fut entreprise en 1952, commençant avec des expropriations (1952-56), et sa construction (première phase de Pie IX à Décarie) fut complétée en 1960: il n'y avait certainement pas de Boomers aux commandes.  Puis en prévision d'Expo 67,  plusieurs chantiers furent entrepris, ce qui "donna" l'autoroute Décarie et l'autoroute Bonaventure, toutes deux en milieu urbain.  Les Boomers en grande majorité étaient encore trop jeunes pour avoir eu un mot à dire.  Les autoroutes radiales sous l'égide de l'Office des autoroutes du Québec (constituée en 1961)  inclurent l'Autoroute des Cantons-de-l'Est (Inaugurée en 1965), qui affecta indirectement Granby (l'autoroute ne passe pas par le coeur de la ville).  Etc jusqu'à nos jours, où les Boomers devenus adultes commencèrent à influencer le développement.  

En résumé, les personnages qui prirent les plus importantes décisions de construire les autoroutes en milieu urbain, entraînant la démolition de nombreux immeubles (résidentiels, institutionnels, etc.), parfois délibérément (politique de "rénovation urbaine" qui se traduisait d'abord par des démolitions), sont avant tout le fait de la génération précédente.  

Ceci dit, la période d'après-guerre jusqu'au milieu des années 1960 se caractérisa par une forte croissance démographique, dans un contexte où il y avait déjà une grave pénurie de logements au départ. Un déploiement spatial (besoin de nouveaux espaces à construire) était essentiel.  Parfois, ce fut avec les modestes moyens du bord, par exemple à Ville-Jacques-Cartier (fusionnée ultérieurement avec Longueuil).  Dans les premières années, de vastes espaces agricoles ou inoccupés sur le territoire de la Ville de Montréal et ses voisines (Anjou, Saint-Léonard) notamment furent bâtis, sans autoroutes au début.  Cependant, la croisance de la population, conjuguée avec un réel enrichissement des classes moyennes, entraîna une grande augmentation du nombre de voitures en circulation  -- en ville et pour des destinations rurales devenues des attractions touristiques ou de loisirs.  Le besoin d'autoroutes était devenu évident, d'autant plus que la province voisine (l'Ontario) et les USA avaient déjà réalisé des projets majeurs et que le transport par camion (au détriment du rail surtout)  devenait prépondérant: le Québec devait suivre, sous peine d'être complètement déclassé.  Naturellement, ces autoroutes "facilitèrent" grandement l'étalement urbain. 

Incontestablement, la construction des autoroutes urbaines a fortement contribué à la destruction de bâtiments, dont certains avaient une grande valeur patrimoniale.  Mes les autoroutes ne sont pas les seules en cause: pendant plusieurs années, le passé était méprisé, et il y avait cette étrange volonté d'en effacer les traces pour faire place à du "neuf", du "moderne".  Un moment épique de la contestation de cette façon de faire fut Corridart à Montréal en 1976.  Parions que les Boomers furent nombreux parmi les contestataires, et rares parmi les partisans (comme Jean Drapeau, alors maire de Montréal, né en 1916, pas exactement un Boomer).  "Montréal ville bombardée" pour faire place à des stationnements et quelques tours, c'est de cette époque.  40-50 ans après, les ruines et les murets les cachant disparaissent, mais les pertes sont irrémédiables.    Encore chanceux que le Vieux-Montréal ait échappé à la destruction.  Idem pour Québec intra-muros.  

Granby?  -- Elle se posait comme la ville du progrès -- "La Princesse des Cantons-de l'Est".  Elle voulait (et a réussi) à attirer de nombreuses entreprises (surtout manufacturières) sur son territoire.  L'air du temps.  Pas spécialement l'ère des Boomers arrivés à l'âge adulte.  

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On 2021-06-03 at 9:43 PM, Ti-Pierre said:

Un peu d'histoire sur ma ville de Granby

Le mai 1903 ouverture du nouveau bureau de poste jusqu'en 1954

La ville acquière cet édifice pour en faire un musée des beaux arts jusqu'en 1962

puis il devient la bibliothèque municipale jusqu'en 1972

En 1973 il disparait sous le pic des démolisseurs et bien d'autres pour élargir la rue Cowie

Comme vous pouvez le constater toutes les villes dans les années 60 et 70 ont connus des désastres pour le progrès automobile

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Quelle horreur la démolition de ce bâtiment. Les Québécois ont toujours été des cancres en patrimoine urbain et en sauvegarde de leur histoire. Ça ne fait pas partie de leur identité. Encore aujourd'hui, les beaux bâtiments anciens qu'on démoli à la pelleté dans les petits villages pour construire du neuf dégueulasse. Plusieurs maires sont des idiots de première classe. Tout ça pour dire que le fameux "je me souviens" est tellement paradoxal!

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Le 2021-06-06 à 21:39, Rocco a dit :

Quelle horreur la démolition de ce bâtiment. Les Québécois ont toujours été des cancres en patrimoine urbain et en sauvegarde de leur histoire. Ça ne fait pas partie de leur identité. Encore aujourd'hui, les beaux bâtiments anciens qu'on démoli à la pelleté dans les petits villages pour construire du neuf dégueulasse. Plusieurs maires sont des idiots de première classe. Tout ça pour dire que le fameux "je me souviens" est tellement paradoxal!

Une horreur cette démolition: bien d'accord.  Et "Encore aujourd'hui..." c'est malheureusement vrai aussi.

Cependant les Québécois ne sont pas les seuls au monde à manifester ou avoir manifesté dans le passé un réel mépris pour le patrimoine urbain ou la sauvegarde de leur histoire.  Les exemples ailleurs sont trop nombreux pour les énumérer tous.  Pense au Baron Haussmann, à Le Corbusier, à Robert Moses, etc.  Certaines démolitions ont été "motivées/justifiées" par la volonté de construire des autoroutes et des boulevards urbains pour faire plus de place à l'automobile régnante, mais ça n'explique pas tout.  La "faute capitale" doit être recherchée ailleurs.  

Au Québec, ce n'est évidemment pas uniquement dans les "petits villages" que cette soif de destruction s'est manifestée.  Inutile de donner des exemples déjà suffisamment connus.  Aujourd'hui, la population est devenue plus sensible à la préservation du patrimoine, et présumément les maires aussi, qui ne sont pas plus idiots que les autres.  Mais un problème demeure, trop souvent: des fonds ne sont pas (toujours) disponibles ou suffisants pour procéder à une restauration, et dans ce cas le village ou la ville se retrouve avec un bâtiment abandonné, parfois même dangereux pour la sécurité des environs;  arrive un promoteur qui convoite l'emplacement pour y construire quelque chose de "rentable" (qui peut en effet être du "neuf déguelasse".  Les citoyens s'y opposent peut-être en principe, mais ils ne veulent pas (ou n'ont pas les moyens de) financer la restauration;  les taxes qui seraient payées par le nouvel immeuble en séduisent plusieurs.  Un maire qui tiendrait son bout contre le choix majoritaire des citoyens avides d'argent neuf pour des projets comme un arena pourrait être battu aux prochaines élections...Un maire résiste, un autre plie.  Le bâtiment patrimonial disparaît dans un amas de décombres.  

Parlant de paradoxes, en voici un: on se souvient de moins en moins de la devise "Je me souviens" (ou ne sait plus ce qui l'avait inspirée et ce qu'elle voulait dire)  mais on s'élève de plus en plus contre la destruction du patrimoine restant.-- Une évolution des mentalités, mais pas complètement achevée encore.  C'est qu'il y a d'autres chats à fouetter, et celui-ci passe encore souvent en dernier, après les taxes "trop élevées",  le réchauffement de la planète, les salaires "décents", la "préservation de la langue française", la "lutte au racisme", le prix de l'essence, le logement social, le TEC, les maisons trop chères, le port du "masque", pourquoi pas le prix de la bière en été.  Tu vois ce que je veux dire.  Bien intentionné, mais pas déterminé.  A Brave NEW World of its kind.         

  

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