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L'enjeu de la desserte des banlieues dans le cadre du projet de tramway à Québec.


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Tous ceux qui suivent ce dossier savent que le gouvernement (CAQ) insiste que le projet soit révisé afin d'améliorer la desserte des banlieues, en y consacrant une plus grande part des sommes allouées pour l'ensemble (comportant la ligne de tramway desservant le "centre" et des mesures complémentaires comme des lignes d'autobus rapides pour les banlieues).

Je n'ai pas l'intention de revenir ni sur les "alternatives" ni sur les disputes entre la Ville et le gouvernement. 

Je voudrais seulement souligner un fait incongru: depuis la grande vague de fusions municipales au début des années 2000, la grande majorité des "banlieues" en question font partie intégrante des arrondissements de la Ville de Québec proprement dite*, et à ce titre, leurs citoyens élisent le même maire et paient les mêmes taxes!  Seules deux municipalités ont opté pour la défusion (L'Ancienne-Lorette et Saint-Augustin de-Desmaures), mais ces dernières demeurent dans l'instance nommée Agglomération de Québec.  Ça veut dire que Sainte-Foy--Sillery--Cap-Rouge à l'ouest, Charlesbourg (anciennement Charlesbourg, Orsainville, Notre-Dame-des-Laurentides, Charlesboug-est), Beauport (anciennement Beauport, Giffard, Courville, Montmorency etc.) à l'est, Vanier, puis au nord Loretteville, Saint-Emile et Val-Bélair, et puis encore des villes qui avaient déjà été annexées à Québec précédemment (Neufchâtel, Les Saules, Duberger). 

 La réalité non dite, c'est qu'on oppose les territoires regroupant d'une part la Ville de Québec dans ses très anciennes limites comprenant la "Haute-Ville" et la "Basse-Ville" toutes deux divisées en quartiers distincts, plus le reste de la ville haute  (Sillery et Sainte-Foy sauf le Quartier Laurentien) et d'autre part le reste du territoire de la ville.  Si différence il y a, c'est apparememnt en termes électoraux -- plus portés vers la CAQ "en banlieue" .    Cette opposition (ou cette distinction) a peut-être un sens dans une perspective électorale provinciale-- où le territoire est divisé en circonscriptions, mais du point de vue de la mairie de Québec, cela revient à opposer les intérêts (présumés) deux catégories de citoyens d'une ville unique.

Il serait malaisé de faire une juste comparaison avec le cas montréalais (ville/agglomération/communauté métropolitaine/région métropolitaine de recensement).  Les différences sont trop grandes, notamment en termes de taille, de l'importance relative de la "ville centrale" dans l'ensemble métropolitain, ainsi que dans le taux d'utilisation du TEC.  Mais ça pourrait ouvrir la porte à certaines réflexions... 

* Pour éviter toutes confusions, notez que le territoire de la Communauté Métropolitaine de Québec est beaucoup plus vaste, et englobe des MRC environnantes, la Ville de Lévis sur la Rive-sud, et sur la Rive-Nord la MRC La-Côte-de-Beaupré et la MRC L'Île d'Orléans à l'est et la MRC La Jacques-Cartier au nord. 

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Pour référence, voici le document publié par le BAPE nommé Acquisitions et servitudes. Ce document contient la totalité du trajet tel que prévu par l'administration Labeaume.

https://voute.bape.gouv.qc.ca/dl/?id=00000149136

Note: C'est un lien direct vers le téléchargement du document PDF.

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24 février 2021 3h00 Mis à jour à 4h00

Tramway: gérer le Québec comme un dépanneur

Paul St-Pierre Plamondon

Chef du Parti Québécois

https://www.lesoleil.com/opinions/point-de-vue/tramway-gerer-le-quebec-comme-un-depanneur-452cf07953085dc49dea40169e1b87fb

Joël Arseneau

Député des Îles-de-la-Madeleine pour le Parti québécois

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POINT DE VUE / La saga autour du tramway de Québec a pris une tournure inusitée au cours des derniers jours, alors que le gouvernement a décidé d’imposer à la Ville de Québec son propre tracé, et que le maire Labeaume a divulgué des éléments de ses pourparlers avec le gouvernement – dans le cadre desquels le premier ministre lui aurait demandé de couper de moitié la taille du projet. C’est dans ce contexte que le ministre Bonnardel s’est engagé à revenir « dans les prochaines semaines » avec une nouvelle proposition de tracé. 

Cette séquence abracadabrante soulève certes des questions pratiques. Qui dessine ces tracés pour le gouvernement, en seulement quelques semaines? Aux dernières nouvelles, la complexité d’un tel exercice demande que des ingénieurs, urbanistes, environnementalistes, avocats et plusieurs autres experts se penchent pendant des mois pour déterminer un tracé qui soit viable : pente, technologie, expropriations, entretien, démographie, achalandage… tout doit être considéré de manière cohérente. C’est ce qui explique que le Bureau de projet de Québec compte 104 employés qui ont mis plusieurs mois pour en arriver au tracé soumis par la Ville.

Mais, au-delà de ces questions concrètes qui soulèvent des inquiétudes légitimes quant à ce projet, des questions beaucoup plus graves se posent quant à la régression de nos mœurs politiques. Plusieurs déclarations et gestes récents du gouvernement rappellent un duplessisme qu’on croyait pourtant révolu depuis longtemps, soit une gestion centralisée entre les mains du premier ministre et orientée strictement vers les intérêts électoraux du parti au pouvoir. Par exemple, la ministre Guilbault a affirmé sans broncher que «l’entièreté de la périphérie est représentée par des députés de la CAQ. On est neuf à Québec, alors c’est tout à fait normal et même souhaitable qu’on veille concrètement à ce que les intérêts des citoyens des banlieues soient défendus et soient portés.» On entend bien dans cette déclaration que la volonté d’en donner à toutes les circonscriptions caquistes passera loin devant l’opinion scientifique des ingénieurs et des urbanistes. Cela ressemble étrangement à une déclaration du premier ministre dans laquelle, lors d’une visite en Gaspésie, il s’était adressé aux électeurs en leur affirmant le plus sérieusement du monde que même si la Gaspésie n’avait pas voté pour la CAQ, son équipe et lui allaient être son gouvernement, pour s’assurer que c’était « la dernière fois » que les Gaspésiens ne votaient pas pour la CAQ.

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