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La croisade de Jane Jacobs pour une ville à échelle humaine


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La croisade de Jane Jacobs pour une ville à échelle humaine

Publié le 11 novembre 2020

20 h 06

L'héritage de Jane Jacobs raconté par Harold Bérubé Durée :23:00

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Jane Jacobs (1916-2006)

PHOTO : THE LIFE IMAGES COLLECTION VIA G / BOB GOMEL

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Ses écrits et ses actions militantes ont redéfini l'urbanisme et stoppé des projets d'aménagement d'envergure qui menaçaient le tissu de New York et de Toronto. Avec l'essai Déclin et survie des grandes villes américaines (1961) – le seul livre d'urbanisme devenu best-seller –, elle a pris d'assaut la pensée de Le Corbusier et de Mies Van Der Rohe et plaidé pour la ville en tant que lieu de vie et lieu qui vit. Harold Bérubé, professeur d'histoire, raconte à Jacques Beauchamp comment cette journaliste américaine en est aussi venue à soutenir l'idée d'un Québec souverain.

Jane Jacobs en 2000

PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / AARON HARRIS

Jane Jacobs naît en Pennsylvanie en 1916 et s’établit dans le quartier new-yorkais de Greenwich Village dès ses 18 ans. Elle travaille comme journaliste jusqu’en 1944, puis, un temps, pour le gouvernement américain. En 1952, elle devient éditrice de la revue Architectural Forum.

Dans une conférence à l’Université de Harvard, en 1956, puis dans un article publié dans la revue Fortune, elle dénonce le détachement de la réalité des aménagistes. Pour elle, le courant moderniste, qui prescrit la construction d’autoroutes dans les villes mêmes et la destruction de quartiers anciens, fait erreur. Elle appelle l’urbanisme fonctionnaliste « urbanisme orthodoxe », et fustige ces modèles urbains établis à partir d’indicateurs économiques.

Jane contre Goliath

Les interventions de Jane Jacobs attirent l’attention de la Fondation Rockefeller, qui la finance pour qu’elle rassemble ses idées dans un ouvrage. C’est ce qui mène à la publication, en 1961, de Déclin et survie des grandes villes américaines.

Pour elle, les aménagistes partent de théories qui sont mal ancrées dans la réalité pour imposer une sorte d’ordre stérile à un chaos urbain qu’elle juge désirable.

 Harold Bérubé

Google a rendu hommage à Jane Jacobs en 2016 avec son dessin du jour.

PHOTO : GOOGLE

Au cours des années 1960, elle mène la charge avec succès contre le projet d’autoroute dans Manhattan de l'urbaniste Robert Moses. En 1968, elle s’établit à Toronto et monte à nouveau au front, cette fois contre un projet d’autoroute dans le centre-ville de la métropole ontarienne.

Convaincue que les villes doivent avoir préséance sur les États, Jane Jacobs milite un temps pour que Toronto se sépare de l’Ontario. Puis, elle s’affirme en faveur de l’indépendance du Québec au nom de la santé de Montréal, et publie même un essai à ce sujet, The Question of Separatism.

Dans cette émission, Harold Bérubé décrit les réactions glaciales des milieux d’experts aux propos de Jane Jacobs, et parle de son opposition à la guerre du Vietnam.

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