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Montréal, je t’aime


Normand Hamel

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Montréal est bien vivante

Dans un vibrant hommage à la résilience de la métropole, l’environnementaliste Karel Mayrand demande aux pleureuses et autres oiseaux de malheur de cesser leurs jérémiades et de plutôt se remonter les manches.

https://lactualite.com/societe/montreal-est-bien-vivante/

Karel Mayrand

14 septembre 2020

À la mi-août, un auteur et investisseur new-yorkais annonçait sur LinkedIn la mort de New York. Il en donnait pour preuve les témoignages anecdotiques de personnes privilégiées de son entourage qui avaient quitté New York et n’avaient pas l’intention d’y revenir. La ville avait perdu son énergie. Privée de théâtres, de restos et de comedy clubs, la Grosse Pomme était morte pour de bon. Ce texte lui a valu une réplique cinglante de Jerry Seinfeld dans le New York Times qui se résume à ceci : New York va rebondir, grâce aux New-Yorkais.

Je me suis rappelé ce texte en lisant les nombreuses chroniques d’humeur écrites ces dernières semaines pour annoncer la déchéance de Montréal. Faut-il le rappeler, Montréal a été, avec New York, l’une des villes d’Amérique du Nord les plus durement frappées par la COVID-19, et elle est – de loin – l’épicentre de la pandémie au Canada. Alors que nous pleurons encore la mort de près de 3 500 personnes à Montréal – plus que lors des attentats du 11 septembre 2001 –, il y a quelque chose de foncièrement déplacé à voir des chroniqueurs manquer de la compassion la plus élémentaire envers notre ville et ses citoyens en publiant des textes qui dépeignent Montréal comme si elle était devenue Tchernobyl. Pendant qu’ailleurs dans le monde les gens s’entraident pour mieux se relever, ici, il est de bon ton d’écraser une ville qui a un genou par terre. Parce que c’est tendance. Si Camus réécrivait La peste aujourd’hui, il devrait y faire figurer des Cassandre qui haranguent les foules en annonçant la disparition d’Oran.

Le bal a été lancé par un dude qui a annoncé au début d’août qu’il quittait Montréal, pour finalement révéler dans le même texte – il faut le faire – qu’il avait dans les faits quitté la ville 10 ans plus tôt. Le gars a vendu son duplex (à profit, merci Montréal !) pour déménager en banlieue. Ce qu’il reprochait à Montréal ? Le stationnement, la circulation et les nids de poule. Je l’imagine aller souper au Boston Pizza le long de l’autoroute 15 le jeudi soir, apprécier le stationnement gratuit et surtout ne pas avoir à stationner en parallèle son camion Ford F-150. Devrait-on ouvrir des Boston Pizza avec stationnements gratuits surdimensionnés pour le ramener en ville ?

Puis, ce fut la litanie des chroniques dénonçant une prétendue guerre à l’automobile parce qu’on a piétonnisé une demi-douzaine de rues et aménagé 90 kilomètres de pistes cyclables, sur un total de 4 050 – vous avez bien lu : 4 050, quatre-mille-cinquante – kilomètres de voies de circulation ! C’est 2 % des rues de Montréal qui ont été touchées. Give me a break ! Vous avez perdu quoi, 10, 12 minutes, quelques fois durant l’été ? Vous avez été obligés de réduire votre vitesse à 30 km/h ou d’attendre derrière quelqu’un qui tournait à gauche ? Vous avez dû céder le passage à un cycliste qui arrivait dans votre angle mort sur une voie sécurisée ? Et vous prétendez que, ce faisant, on a brimé votre liberté ? Soyons sérieux. On a un petit peu dérangé vos privilèges. En pleine pandémie, vous avez patiemment accepté de faire la file à la SAQ pendant 25 minutes pour acheter votre Chablis Premier Cru, mais vous êtes montés aux barricades dès qu’un cône orange ou un cycliste vous a fait faire un détour. Ça en dit plus long sur vos priorités que sur Montréal.

Mais assez parlé des oiseaux de malheur. Parlons plutôt de Montréal. Je suis arrivé ici en 1991. On annonçait déjà la mort de notre ville, comme celle de New York d’ailleurs. C’était la récession du début des années 1990. Il y a eu deux meurtres dans ma rue en trois ans. Au centre-ville, les vitrines placardées des magasins fermés se comptaient par dizaines entre les néons des bars de danseuses. Le marché immobilier était anémique. Dans les journaux, les chroniques étaient encore pires qu’aujourd’hui. Je me souviens aussi de mon premier voyage à New York en 1990 : des montagnes d’ordures partout, des carcasses de voitures brûlées, des arnaqueurs à tous les coins de rue, des peep-shows partout sur la 42e. Babylone sur le Hudson.

La réalité, chers amis, c’est que les villes comme Montréal et New York ne meurent pas. Elles se relèvent toujours. Je suis certain – j’ai fait mes recherches – que si une bombe soufflait Montréal, la ville repousserait exactement au même endroit, comme ces arbres qui repoussent sur leurs propres souches. C’est ce qui est beau dans la ville, cette énergie qui ne meurt jamais, qui ne dort jamais. Mais voilà, vous vous êtes attachés à un souvenir plutôt qu’à cette énergie qui lui permet de repousser continuellement.

Vous pourrez bien écrire ce que vous voulez sur Montréal, je ne partirai pas. Je suis arrivé ici à 19 ans avec ma conjointe, et nous y sommes encore. Plus je vieillis, plus je me sens Montréalais, avant toute autre identité. Et aucune attaque teintée de mépris ou d’ignorance n’y changera quoi que ce soit. Nous avons choisi d’élever une famille ici. Nos enfants ont aujourd’hui 16 ans. Ce sont de vrais Montréalais, avec leur patois qui intègre des mots de créole, d’arabe, de joual et d’anglais. Et je peux vous dire une chose : pour eux, la ville n’est pas morte. Elle est pleine d’avenir, parce qu’eux, ils regardent en avant. Ils ont encore les yeux pour découvrir et créer la ville.

Seinfeld se demande dans son texte si New York fait partie des États-Unis. Sa réponse est savoureuse : « En quelque sorte. » C’est pareil pour Montréal. Nous sommes une île, une espèce de demi-république de bagel que personne ne semble comprendre, même pas les Montréalais, qui s’en foutent un peu d’ailleurs. Et c’est peut-être ce qui vous dérange le plus : Montréal ne cadre pas dans votre vision du monde. Elle n’entre pas dans vos petites cases. Vous vous attendez à quoi d’une ville qui a un stade avec une tour penchée ? Alors, vous laissez libre cours à votre frustration envers cette ville et ses habitants, qui ne font rien comme vous voulez.

Comprenez-moi bien : Montréal souffre, comme la plupart des grandes villes du monde, parce que les villes symbolisent maintenant le pire de la pandémie. Les gens hésitent à revenir. Cette ville – notre ville – unique au monde est blessée et elle a besoin d’amour. Alors on fait quoi ? On retrousse nos manches, on se crache dans les mains et on reconstruit. Parce que c’est ce que font les habitants des grandes villes de ce monde. Et Montréal, n’en doutez jamais, a l’énergie d’une grande ville qui renaît toujours.

Vous me permettrez de conclure en paraphrasant la conclusion de Seinfeld :

Les villes ne meurent pas. Elles changent. Elles mutent. Elles se réinventent.

Vous dites que Montréal ne s’en sortira pas cette fois.

C’est vous qui avez baissé les bras.

Ce virus stupide finira par lâcher prise. Comme vous.

Et nous allons continuer de vivre à Montréal si cela vous convient.

Notre ville va se relever.

Grâce à tous les Montréalais qui, contrairement à vous, l’auront aimée et comprise, seront restés et l’auront reconstruite.

 

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Il y a 1 heure, steve_36 a dit :

Montréal est bien vivante

Dans un vibrant hommage à la résilience de la métropole, l’environnementaliste Karel Mayrand demande aux pleureuses et autres oiseaux de malheur de cesser leurs jérémiades et de plutôt se remonter les manches.

https://lactualite.com/societe/montreal-est-bien-vivante/

Karel Mayrand

14 septembre 2020

Très beau texte cité par steve_36.

Ce que j'aimerais ajouter, c'est que Montréal ne s'arrête pas vraiment aux limites administratives de la ville-centre ni même aux rives du Saint-Laurent et de la rivière Des Prairies, tout comme Paris ne s'arrête pas au boulevard Périphérique et Toronto à Steeles Avenue. 

Je trouve ridicule qu'on fasse des distinctions exagérées comme s'il y avait des fossés profonds entre la ville principale et ses voisines dites de banlieue.  Les deux forment toujours des ensembles où chaque composante joue un rôle et participe non seulement à son développement mais aussi à son esprit particulier.  A divers degrés, la "faute" revient aux deux parties en cause; c'est possiblement plus frappant dans la région parisienne, où les habitants du "75" ont tendance à snober ceux des banlieues, particulièrement le "93" (Département de Seine-Saint-Denis) adjacent à la capitale au nord-est.  A Montréal comme à Toronto, plusieurs s'ingénient à attribuer une mentalité distincte aux banlieusards (et réciproquement), en feignant d'oublier (surtout dans le cas de Toronto) que cette ville-centre dans ses limites actuelles est majoritairement composée de quartiers qui étaient naguère des villes indépendantes aussi banlieusardes dans leur caractère que celles qui s'étendent au-delà, par exemple Mississauga.  Celui qui admire sa pelouse à Cité-Jardin ou à Saraguay, comme celui de Rosedale ou de Forest Hill, pourrait difficilement prétendre être un urbain pur et dur se démarquant du banlieusard (ou s'il l'est, c'est parce qu'il est plus riche et qu'il fait faire l'entretien par des employés...)

Quelqu'un qui "se sauve" de Montréal ville-centre pour s'établir à Laval ou Brossard n'a pas quitté pour autant le berceau où il s'épanouit et prospère.  Qu'il ne se fasse pas d'illusions à ce sujet.  Il a simplement troqué certains avantages et désavantages de la centralité, pour d'autres qui caractérisent davantage la banlieue.  Pour sa part, celui qui choisit de demeurer dans la ville-centre ou de s'y établir ne doit pas être indifférent aux événements, positifs comme négatifs, qui se produisent en banlieue; par exemple, quand un important investissement dans l'industrie aéronautique choisit Mirabel plutôt qu'un site ontarien, il en profite indirectement autant.

Je ne veux pas ignorer les problèmes causés notamment par l'étalement urbain qui se produit en banlieue avec pour résultat l'envahissement des rues du centre par les automobilistes, ni les protestations de ceux-ci quand la ville-centre choisit d'imposer des restrictions.  Ici je pose une question: comment seraient les choses si l'ensemble de la région urbaine était dirigée par une administration municipale unique?  

Partout dans le monde, les véritables différences se trouvent entre les métropoles et les "autres régions" (pas au sens de "région administrative" au Québec) qui sont beaucoup moins exposées à l'intensification des relations internationales (commerciales, scientifiques et culturelles), qui concernent d'abord les métropoles, de même qu'à la diversification de l'immigration, concentrée dans les mêmes métropoles.

 

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  • 1 year later...

OPINION

LE QUÉBEC INVAINCU

MITCHELL SCHERZERMONTRÉALAIS INSTALLÉ À NEW YORK

Je suis un Montréalais vivant à New York, mon lieu de résidence des 35 dernières années. Je suis parti peu de temps après avoir obtenu mon baccalauréat de l’Université McGill, en 1984. Heureusement, je maintiens un lien avec le Québec grâce à l’initiative du réseau 80 pour 80 du gouvernement du Québec, qui cherche des occasions de collaboration d’affaires entre le Québec et les États-Unis.

Je remercie Google Traduction et un bon ami québécois pour l’aide avec cette traduction (le pupitre et la révision de La Presse ont apporté quelques corrections). Mon immersion française en 7e année ne pouvait pas m’emmener loin !

Je visite Montréal chaque année pour voir ma famille et mes amis.

Marcher dans les rues montréalaises et découvrir la grandeur de cette ville me fait dire une chose à mes amis québécois francophones : félicitations. Vous avez prospéré. Mission accomplie. En fait, vous ne le savez peut-être pas, mais vous êtes invaincus.

Le Montréal des années 60 et 70 dans lequel j’ai grandi a toujours eu une place spéciale sur la scène mondiale. Unique. Avec son multilinguisme, il ne ressemblait à aucune autre ville d’Amérique du Nord. Mais le Québec francophone a naturellement cherché à faire avancer l’indépendance et les lois linguistiques pour établir la primauté du français – ou peut-être sa survie – dans une ville qui devait tant de sa grandeur et de sa « singularité » à sa « francophonie ».

Du vide créé par le départ des entreprises et d’une grande partie de la population anglophone, une nouvelle économie et un nouvel esprit français ont émergé pour refaire la ville à leur image. L’émergence de Montréal en tant que plaque tournante de la technologie et de l’intelligence artificielle, ainsi que ses sciences de la vie dynamiques et sa technologie de la voiture intelligente ou électrique, est impressionnante. Une nouvelle génération de Québécois francophones industrieux a reconstruit l’économie de la province et, ce faisant, a ajouté à son ambiance culturelle distinctive. Alors, je dis : Québec, vous avez prospéré. Une grande nation-province de classe mondiale qui continue d’évoluer. On appelle New York le grand melting-pot, mais honnêtement, Montréal est le real deal des cultures intégrées tout en présentant un visage résolument français au monde.

Je soulève ce phénomène dans le contexte des nouvelles lois linguistiques à l’étude.

Ces lois du passé ont-elles rendu le Québec et Montréal plus francophones ? Sans aucun doute, elles l’ont fait. Mais il est difficile de dire avec autant de certitude qu’elles n’ont pas eu d’impact négatif sur le succès économique du Québec et de Montréal pendant un certain temps. Et, malgré leurs réalisations impressionnantes, les lois linguistiques ont-elles empêché chacun d’atteindre son plein potentiel ? C’est bien sûr invérifiable. Dans ce contexte, je n’offre que ce qui suit : si la préoccupation de la survie du français est primordiale, utilisez un pinceau fin pour modifier les lois qui solidifient la culture et la langue française au Québec.

Un instrument brutal appliqué à l’éducation, à l’immigration et au commerce peut faire plus de mal que de bien aux fortunes à long terme du Québec. Appuyez-vous plutôt sur la force de votre fière ville et de votre nation-province.

Faites-en une destination pour le monde. Pas une destination seulement touristique, mais une destination pour les meilleurs et les plus brillants dans les arts, l’éducation et les affaires. S’il y a parmi eux quelques non-francophones, accueillez-les. Et enfin, investissez également dans votre peuple et dans toutes les institutions de classe mondiale qui existent au Québec, qu’elles soient d’origine française ou non.

J’ai grandi à Montréal il y a plus de 50 ans, et Montréal était une ville francophone. Oui, l’intendance économique n’était pas entre les mains des francophones, mais Montréal et la province de Québec étaient incontestablement distincts. C’était une ville et une nation-province francophone à une époque de mouvements indépendantistes. Et elles demeurèrent une ville et une nation-province francophone malgré le léger déclin de la langue française, comme le suggère l’Office québécois de la langue française.

Le Québec sera toujours distinct. Personne à l’intérieur ou à l’extérieur du Québec aujourd’hui ne serait en désaccord avec le fait que les chefs d’entreprise devraient communiquer avec leurs employés dans la langue qu’ils parlent. Cela ne devrait pas être controversé. Et oui, nous voulons plus de joueurs de hockey canadiens-français. Mais ces histoires ne sont pas la grande image. Le vrai récit est l’émergence de Montréal – et du Québec en entier – en tant que société de classe mondiale et fière, construite sur ses racines françaises qui navigue avec succès dans les forces de la mondialisation alors qu’elle continue d’évoluer.

À ce jour, quand je dis aux gens que je suis de Montréal, leur premier commentaire est : « Tu dois parler français. » Aussi impossible qu’il soit de retirer la joie de vivre du Québec, il est impossible de retirer le français du tissu culturel de la société québécoise. C’est une bonne chose et une source de force pour le Québec.

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Le Québec invaincu - La Presse+

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.

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  • 4 weeks later...

Bon, en ce moment j'aurais besoin d'un texte comme celui qu'écrivait Karel Mayrand dans La Presse en septembre 2020 et que j'ai cité sur ce site. J'aurais besoin de ce genre de texte afin de m'aider à passer au travers du blues de la Métropole que je vis en ce moment. Bien sur la pandémie, les restrictions et le creux de l'hiver jouent tous leurs rôles dans ce moment de déprime mais je dois quand même faire part des raisons pour lesquelles j'ai de la blues de la métropole.

Aujourd'hui, comme je l'ai fait il y s quelques semaines, je me suis baladé plusieurs heures entre mon Griffintown, le QDS et le Plateau. Cette balade avait pour but de passer le temps, de faire quelques achats et d'aller au resto, avant la fermeture de ceux-ci. Mais je me suis rendu compte que la ville passe un mauvais moment et que l'administration actuelle en est partiellement responsable. La ville est sale. La ville est extrêmement sale et s'en ai gênant. Je suis un rat de ville, j'aime le coté négligé et hard d'une ville mais il y a des choses qui ne pardonne pas. La saleté de l'hiver étant déjà omniprésente dans nos rues, il serait bien que la ville fasse toute son possible pour ne pas en rajouter.

Des chantiers privés mal entretenus et délabrés qui sont complètement à la vue de tous avec matériaux, clôtures et autres détritus qui trainent. Je ne crois pas qu'on tolèrerait cela dans une rue commerciale importante de New York ou Paris, mais je peux me tromper. Des panneaux et cônes orange qui ne sont pas ramassés et dont il faut parfois enjamber afin de ne pas les accrocher. Des petits sacs d'excréments de chiens partout, lorsque ce n'est pas tout simplement des excréments sans sac. Des poubelles qui débordent. Des poubelles défoncées. Des immeubles qui ont passés au feu et dont les sites sont fermés et laissés tel quel pendant des mois (sur Ste-Catherine), parfois des années (sur St-Denis). Des coins de rues remplis de gadoue et/ou de grandes flaques d'eau. Des graffitis partout et même sur des immeubles tout neuf.

Coin Mont-Royal et Saint-Denis c'est un dépotoir, des déchets partout. Coin du Parc et Milton c'est encore pire. Le parc Lafontaine coté Rachel est ceinturé de clôture et est franchement repoussant. Une belle piste cyclable sur Saint-Denis très bien déneigé mais aucun cycliste en vue. En deux après-midi sur Saint-Denis je n'ai vu que 3 ou 4 cyclistes. Mais le bon coté c'est que ça permet aux piétons d'avoir plus de place à marcher en se baladant sur cette piste sans se faire importuner. Dimanche 26 décembre vers 13h j'ai marché de Mont-Royal à Roy sans rencontrer de vélo. Ensuite sens inverse, 1 vélo. Idem pour vendredi le 31 décembre. Mais cette fois j'ai aussi emprunté la piste Rachel jusqu'à Papineau pour ne rencontrer que 2 vélos.

On a tout fait pour les vélos et rien pour les commerçants ou les piétons. Ça marche peut-être en été mais malheureusement en hiver ????

Parlant de piétons, une des rues les plus intéressantes pour les piétons devrait être Prince-Arthur. Bien sur elle a connu un mauvais moment avec une offre qui datait des années 80 et qui ne correspondait pas à la réalité d'aujourd'hui. L'arrondissement a donc procédé à une revitalisation, ce qui était bienvenue. Mais elle s'est entêtée à mettre les terrasses au milieu de la promenade et du coup supprimer les terrasses collées sur les immeubles. Et bien c'est un échec. Ça me fait de la peine de le dire car j'adore ce type de rue piétonne mais je dois reconnaitre que de retirer les terrasses qui étaient collées aux commerces, comme à Paris, et bien ca ne fonctionne pas. Bien sur dans le cœur de l'été les gens vont s'asseoir n'importe ou, moi le premier, mais dès que l'été est terminé, et bien s'en est fait des terrasses sur cette rue alors qu'on pourrait, avec des réchauds, prolonger la saison et même lors des journées douces de l'hiver il serait possible de se coller à l'immeuble sous un réchauds et prendre une bière. Mais dans la configuration actuelle c'est impossible. Donc autre occasion ratée !

Le marché de noël de la Place des Art, franchement, il fait triste et pitié  !!!  On pourrait faire mieux, beaucoup mieux. C'est le quartier complet qui devrait être transformé en gros ''Village de Noël''. Avec des sapins, des lumières partout, des pères noël, des cabanes partout autour de la PDA. et pas des cabanes temporaires mais quelque chose qui reste et qui peut servir pour d'autres activités. Je veux une féérie totale, je veux le plus gros ''Village de Noel'' au monde. Je veux des petites glissades de neige pour enfant et je veux les entendre crier et rire, je veux qu'on prenne des photos et vidéos du Village et qu'on l'envois à tous nos amis de par le monde.  Mais malheureusement, cette année encore, c'est raté, c'est moche !

Et oui, j'ai mal à ma ville. D'autant plus que des amis se trouvant à Paris, en Espagne, à Miami et à New York m'envoient de belles images ou tout est propre et ou la vie urbaine est bien assumée et ou on semble respecté un minimum de beauté. Ce qui n'est pas notre cas !

C'est un coup de gueule, mais ce n'est pas une critique gratuite d'un gars de banlieue qui chiale car il ne peut stationner sa voiture devant le commerce ou il s'en va. Non, c'est le coup de gueule d'un gars qui a vendu sa voiture l'an passé afin de marcher, de prendre le bus, de faire du bixi et de prendre Téo. D'un gars qui marche tous les jours dans cette ville de Crescent aux ruelles du Plateau, de la Place des Arts au marché Atwater, du métro Bonaventure à la Petite Italie, de mon Griffintown à mon petit resto favori Dominicain sur Beaubien Est.  

Maintenant, je souhaite que quelques un d'entre vous me remette à l'ordre en me disant que j'ai tort, en me démontrant que cette ville ne passe qu'un mauvais moment, que c'est temporaire. Allez-y, avec plaisir contredisez-moi, il le faut. 

Voilà, bonne année 2022 à tous et en espérant que l'administration puisse remettre un peu d'ordre et de beauté dans cette ville!

 

 

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il y a 47 minutes, steve_36 a dit :

Bon, en ce moment j'aurais besoin d'un texte comme celui qu'écrivait Karel Mayrand dans La Presse en septembre 2020 et que j'ai cité sur ce site. J'aurais besoin de ce genre de texte afin de m'aider à passer au travers du blues de la Métropole que je vis en ce moment. Bien sur la pandémie, les restrictions et le creux de l'hiver jouent tous leurs rôles dans ce moment de déprime mais je dois quand même faire part des raisons pour lesquelles j'ai de la blues de la métropole.

Aujourd'hui, comme je l'ai fait il y s quelques semaines, je me suis baladé plusieurs heures entre mon Griffintown, le QDS et le Plateau. Cette balade avait pour but de passer le temps, de faire quelques achats et d'aller au resto, avant la fermeture de ceux-ci. Mais je me suis rendu compte que la ville passe un mauvais moment et que l'administration actuelle en est partiellement responsable. La ville est sale. La ville est extrêmement sale et s'en ai gênant. Je suis un rat de ville, j'aime le coté négligé et hard d'une ville mais il y a des choses qui ne pardonne pas. La saleté de l'hiver étant déjà omniprésente dans nos rues, il serait bien que la ville fasse toute son possible pour ne pas en rajouter.

Des chantiers privés mal entretenus et délabrés qui sont complètement à la vue de tous avec matériaux, clôtures et autres détritus qui trainent. Je ne crois pas qu'on tolèrerait cela dans une rue commerciale importante de New York ou Paris, mais je peux me tromper. Des panneaux et cônes orange qui ne sont pas ramassés et dont il faut parfois enjamber afin de ne pas les accrocher. Des petits sacs d'excréments de chiens partout, lorsque ce n'est pas tout simplement des excréments sans sac. Des poubelles qui débordent. Des poubelles défoncées. Des immeubles qui ont passés au feu et dont les sites sont fermés et laissés tel quel pendant des mois (sur Ste-Catherine), parfois des années (sur St-Denis). Des coins de rues remplis de gadoue et/ou de grandes flaques d'eau. Des graffitis partout et même sur des immeubles tout neuf.

Coin Mont-Royal et Saint-Denis c'est un dépotoir, des déchets partout. Coin du Parc et Milton c'est encore pire. Le parc Lafontaine coté Rachel est ceinturé de clôture et est franchement repoussant. Une belle piste cyclable sur Saint-Denis très bien déneigé mais aucun cycliste en vue. En deux après-midi sur Saint-Denis je n'ai vu que 3 ou 4 cyclistes. Mais le bon coté c'est que ça permet aux piétons d'avoir plus de place à marcher en se baladant sur cette piste sans se faire importuner. Dimanche 26 décembre vers 13h j'ai marché de Mont-Royal à Roy sans rencontrer de vélo. Ensuite sens inverse, 1 vélo. Idem pour vendredi le 31 décembre. Mais cette fois j'ai aussi emprunté la piste Rachel jusqu'à Papineau pour ne rencontrer que 2 vélos.

On a tout fait pour les vélos et rien pour les commerçants ou les piétons. Ça marche peut-être en été mais malheureusement en hiver ????

Parlant de piétons, une des rues les plus intéressantes pour les piétons devrait être Prince-Arthur. Bien sur elle a connu un mauvais moment avec une offre qui datait des années 80 et qui ne correspondait pas à la réalité d'aujourd'hui. L'arrondissement a donc procédé à une revitalisation, ce qui était bienvenue. Mais elle s'est entêtée à mettre les terrasses au milieu de la promenade et du coup supprimer les terrasses collées sur les immeubles. Et bien c'est un échec. Ça me fait de la peine de le dire car j'adore ce type de rue piétonne mais je dois reconnaitre que de retirer les terrasses qui étaient collées aux commerces, comme à Paris, et bien ca ne fonctionne pas. Bien sur dans le cœur de l'été les gens vont s'asseoir n'importe ou, moi le premier, mais dès que l'été est terminé, et bien s'en est fait des terrasses sur cette rue alors qu'on pourrait, avec des réchauds, prolonger la saison et même lors des journées douces de l'hiver il serait possible de se coller à l'immeuble sous un réchauds et prendre une bière. Mais dans la configuration actuelle c'est impossible. Donc autre occasion ratée !

Le marché de noël de la Place des Art, franchement, il fait triste et pitié  !!!  On pourrait faire mieux, beaucoup mieux. C'est le quartier complet qui devrait être transformé en gros ''Village de Noël''. Avec des sapins, des lumières partout, des pères noël, des cabanes partout autour de la PDA. et pas des cabanes temporaires mais quelque chose qui reste et qui peut servir pour d'autres activités. Je veux une féérie totale, je veux le plus gros ''Village de Noel'' au monde. Je veux des petites glissades de neige pour enfant et je veux les entendre crier et rire, je veux qu'on prenne des photos et vidéos du Village et qu'on l'envois à tous nos amis de par le monde.  Mais malheureusement, cette année encore, c'est raté, c'est moche !

Et oui, j'ai mal à ma ville. D'autant plus que des amis se trouvant à Paris, en Espagne, à Miami et à New York m'envoient de belles images ou tout est propre et ou la vie urbaine est bien assumée et ou on semble respecté un minimum de beauté. Ce qui n'est pas notre cas !

C'est un coup de gueule, mais ce n'est pas une critique gratuite d'un gars de banlieue qui chiale car il ne peut stationner sa voiture devant le commerce ou il s'en va. Non, c'est le coup de gueule d'un gars qui a vendu sa voiture l'an passé afin de marcher, de prendre le bus, de faire du bixi et de prendre Téo. D'un gars qui marche tous les jours dans cette ville de Crescent aux ruelles du Plateau, de la Place des Arts au marché Atwater, du métro Bonaventure à la Petite Italie, de mon Griffintown à mon petit resto favori Dominicain sur Beaubien Est.  

Maintenant, je souhaite que quelques un d'entre vous me remette à l'ordre en me disant que j'ai tort, en me démontrant que cette ville ne passe qu'un mauvais moment, que c'est temporaire. Allez-y, avec plaisir contredisez-moi, il le faut. 

Voilà, bonne année 2022 à tous et en espérant que l'administration puisse remettre un peu d'ordre et de beauté dans cette ville!

 

 

Bienvenue à Montréal! Where have u been?

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1 hour ago, steve_36 said:

Bon, en ce moment j'aurais besoin d'un texte comme celui qu'écrivait Karel Mayrand dans La Presse en septembre 2020 et que j'ai cité sur ce site. J'aurais besoin de ce genre de texte afin de m'aider à passer au travers du blues de la Métropole que je vis en ce moment. Bien sur la pandémie, les restrictions et le creux de l'hiver jouent tous leurs rôles dans ce moment de déprime mais je dois quand même faire part des raisons pour lesquelles j'ai de la blues de la métropole.

Aujourd'hui, comme je l'ai fait il y s quelques semaines, je me suis baladé plusieurs heures entre mon Griffintown, le QDS et le Plateau. Cette balade avait pour but de passer le temps, de faire quelques achats et d'aller au resto, avant la fermeture de ceux-ci. Mais je me suis rendu compte que la ville passe un mauvais moment et que l'administration actuelle en est partiellement responsable. La ville est sale. La ville est extrêmement sale et s'en ai gênant. Je suis un rat de ville, j'aime le coté négligé et hard d'une ville mais il y a des choses qui ne pardonne pas. La saleté de l'hiver étant déjà omniprésente dans nos rues, il serait bien que la ville fasse toute son possible pour ne pas en rajouter.

Des chantiers privés mal entretenus et délabrés qui sont complètement à la vue de tous avec matériaux, clôtures et autres détritus qui trainent. Je ne crois pas qu'on tolèrerait cela dans une rue commerciale importante de New York ou Paris, mais je peux me tromper. Des panneaux et cônes orange qui ne sont pas ramassés et dont il faut parfois enjamber afin de ne pas les accrocher. Des petits sacs d'excréments de chiens partout, lorsque ce n'est pas tout simplement des excréments sans sac. Des poubelles qui débordent. Des poubelles défoncées. Des immeubles qui ont passés au feu et dont les sites sont fermés et laissés tel quel pendant des mois (sur Ste-Catherine), parfois des années (sur St-Denis). Des coins de rues remplis de gadoue et/ou de grandes flaques d'eau. Des graffitis partout et même sur des immeubles tout neuf.

Coin Mont-Royal et Saint-Denis c'est un dépotoir, des déchets partout. Coin du Parc et Milton c'est encore pire. Le parc Lafontaine coté Rachel est ceinturé de clôture et est franchement repoussant. Une belle piste cyclable sur Saint-Denis très bien déneigé mais aucun cycliste en vue. En deux après-midi sur Saint-Denis je n'ai vu que 3 ou 4 cyclistes. Mais le bon coté c'est que ça permet aux piétons d'avoir plus de place à marcher en se baladant sur cette piste sans se faire importuner. Dimanche 26 décembre vers 13h j'ai marché de Mont-Royal à Roy sans rencontrer de vélo. Ensuite sens inverse, 1 vélo. Idem pour vendredi le 31 décembre. Mais cette fois j'ai aussi emprunté la piste Rachel jusqu'à Papineau pour ne rencontrer que 2 vélos.

On a tout fait pour les vélos et rien pour les commerçants ou les piétons. Ça marche peut-être en été mais malheureusement en hiver ????

Parlant de piétons, une des rues les plus intéressantes pour les piétons devrait être Prince-Arthur. Bien sur elle a connu un mauvais moment avec une offre qui datait des années 80 et qui ne correspondait pas à la réalité d'aujourd'hui. L'arrondissement a donc procédé à une revitalisation, ce qui était bienvenue. Mais elle s'est entêtée à mettre les terrasses au milieu de la promenade et du coup supprimer les terrasses collées sur les immeubles. Et bien c'est un échec. Ça me fait de la peine de le dire car j'adore ce type de rue piétonne mais je dois reconnaitre que de retirer les terrasses qui étaient collées aux commerces, comme à Paris, et bien ca ne fonctionne pas. Bien sur dans le cœur de l'été les gens vont s'asseoir n'importe ou, moi le premier, mais dès que l'été est terminé, et bien s'en est fait des terrasses sur cette rue alors qu'on pourrait, avec des réchauds, prolonger la saison et même lors des journées douces de l'hiver il serait possible de se coller à l'immeuble sous un réchauds et prendre une bière. Mais dans la configuration actuelle c'est impossible. Donc autre occasion ratée !

Le marché de noël de la Place des Art, franchement, il fait triste et pitié  !!!  On pourrait faire mieux, beaucoup mieux. C'est le quartier complet qui devrait être transformé en gros ''Village de Noël''. Avec des sapins, des lumières partout, des pères noël, des cabanes partout autour de la PDA. et pas des cabanes temporaires mais quelque chose qui reste et qui peut servir pour d'autres activités. Je veux une féérie totale, je veux le plus gros ''Village de Noel'' au monde. Je veux des petites glissades de neige pour enfant et je veux les entendre crier et rire, je veux qu'on prenne des photos et vidéos du Village et qu'on l'envois à tous nos amis de par le monde.  Mais malheureusement, cette année encore, c'est raté, c'est moche !

Et oui, j'ai mal à ma ville. D'autant plus que des amis se trouvant à Paris, en Espagne, à Miami et à New York m'envoient de belles images ou tout est propre et ou la vie urbaine est bien assumée et ou on semble respecté un minimum de beauté. Ce qui n'est pas notre cas !

C'est un coup de gueule, mais ce n'est pas une critique gratuite d'un gars de banlieue qui chiale car il ne peut stationner sa voiture devant le commerce ou il s'en va. Non, c'est le coup de gueule d'un gars qui a vendu sa voiture l'an passé afin de marcher, de prendre le bus, de faire du bixi et de prendre Téo. D'un gars qui marche tous les jours dans cette ville de Crescent aux ruelles du Plateau, de la Place des Arts au marché Atwater, du métro Bonaventure à la Petite Italie, de mon Griffintown à mon petit resto favori Dominicain sur Beaubien Est.  

Maintenant, je souhaite que quelques un d'entre vous me remette à l'ordre en me disant que j'ai tort, en me démontrant que cette ville ne passe qu'un mauvais moment, que c'est temporaire. Allez-y, avec plaisir contredisez-moi, il le faut. 

Voilà, bonne année 2022 à tous et en espérant que l'administration puisse remettre un peu d'ordre et de beauté dans cette ville!

 

 

Combien de conseiller municipale a Montréal encore? Et regarde ce que ca donne. On pourrait se débarrasser du 3/4 de ce bois mort  et la job se ferai quand même.

 

 

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il y a 48 minutes, andre md a dit :

Combien de conseiller municipale a Montréal encore? Et regarde ce que ca donne. On pourrait se débarrasser du 3/4 de ce bois mort  et la job se ferai quand même.

 

 

Oui, trop de monde dans les bureaux et pas assez dans les rues pour en prendre soin. Trop de conseiller, tout à fait d'accord !

il y a une heure, Rocco a dit :

Bienvenue à Montréal! Where have u been?

Je pense que la situation se dégrade. On a attendu longtemps et on a été patient mais il me semble que le tout se dégrade sous nos yeux et que la ville ne fait pas grand chose pour résoudre le ou les problèmes. Mais peut-être que je me trompe. c'est possible. Et je veux me tromper. 

Ce qui nous ''sauve'', pour l'instant, ce sont les nombreux développements privés avec de nouvelles tours en construction ainsi que le REM. 

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@steve_36

Je soupçonne que le débris est principalement dû au fait que la ville ne le ramasse pas assez souvent et les poubelles qui debordent car je ne peux pas me souvenir la dernière fois que jai vu quelqu'un jetté un papier de gomme  Bazooka à terre.  Plus ça change.

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Il y a 5 heures, steve_36 a dit :

Bon, en ce moment j'aurais besoin d'un texte comme celui qu'écrivait Karel Mayrand dans La Presse en septembre 2020 et que j'ai cité sur ce site. J'aurais besoin de ce genre de texte afin de m'aider à passer au travers du blues de la Métropole que je vis en ce moment. Bien sur la pandémie, les restrictions et le creux de l'hiver jouent tous leurs rôles dans ce moment de déprime mais je dois quand même faire part des raisons pour lesquelles j'ai de la blues de la métropole.

Aujourd'hui, comme je l'ai fait il y s quelques semaines, je me suis baladé plusieurs heures entre mon Griffintown, le QDS et le Plateau. Cette balade avait pour but de passer le temps, de faire quelques achats et d'aller au resto, avant la fermeture de ceux-ci. Mais je me suis rendu compte que la ville passe un mauvais moment et que l'administration actuelle en est partiellement responsable. La ville est sale. La ville est extrêmement sale et s'en ai gênant. Je suis un rat de ville, j'aime le coté négligé et hard d'une ville mais il y a des choses qui ne pardonne pas. La saleté de l'hiver étant déjà omniprésente dans nos rues, il serait bien que la ville fasse toute son possible pour ne pas en rajouter.

Des chantiers privés mal entretenus et délabrés qui sont complètement à la vue de tous avec matériaux, clôtures et autres détritus qui trainent. Je ne crois pas qu'on tolèrerait cela dans une rue commerciale importante de New York ou Paris, mais je peux me tromper. Des panneaux et cônes orange qui ne sont pas ramassés et dont il faut parfois enjamber afin de ne pas les accrocher. Des petits sacs d'excréments de chiens partout, lorsque ce n'est pas tout simplement des excréments sans sac. Des poubelles qui débordent. Des poubelles défoncées. Des immeubles qui ont passés au feu et dont les sites sont fermés et laissés tel quel pendant des mois (sur Ste-Catherine), parfois des années (sur St-Denis). Des coins de rues remplis de gadoue et/ou de grandes flaques d'eau. Des graffitis partout et même sur des immeubles tout neuf.

Coin Mont-Royal et Saint-Denis c'est un dépotoir, des déchets partout. Coin du Parc et Milton c'est encore pire. Le parc Lafontaine coté Rachel est ceinturé de clôture et est franchement repoussant. Une belle piste cyclable sur Saint-Denis très bien déneigé mais aucun cycliste en vue. En deux après-midi sur Saint-Denis je n'ai vu que 3 ou 4 cyclistes. Mais le bon coté c'est que ça permet aux piétons d'avoir plus de place à marcher en se baladant sur cette piste sans se faire importuner. Dimanche 26 décembre vers 13h j'ai marché de Mont-Royal à Roy sans rencontrer de vélo. Ensuite sens inverse, 1 vélo. Idem pour vendredi le 31 décembre. Mais cette fois j'ai aussi emprunté la piste Rachel jusqu'à Papineau pour ne rencontrer que 2 vélos.

On a tout fait pour les vélos et rien pour les commerçants ou les piétons. Ça marche peut-être en été mais malheureusement en hiver ????

Parlant de piétons, une des rues les plus intéressantes pour les piétons devrait être Prince-Arthur. Bien sur elle a connu un mauvais moment avec une offre qui datait des années 80 et qui ne correspondait pas à la réalité d'aujourd'hui. L'arrondissement a donc procédé à une revitalisation, ce qui était bienvenue. Mais elle s'est entêtée à mettre les terrasses au milieu de la promenade et du coup supprimer les terrasses collées sur les immeubles. Et bien c'est un échec. Ça me fait de la peine de le dire car j'adore ce type de rue piétonne mais je dois reconnaitre que de retirer les terrasses qui étaient collées aux commerces, comme à Paris, et bien ca ne fonctionne pas. Bien sur dans le cœur de l'été les gens vont s'asseoir n'importe ou, moi le premier, mais dès que l'été est terminé, et bien s'en est fait des terrasses sur cette rue alors qu'on pourrait, avec des réchauds, prolonger la saison et même lors des journées douces de l'hiver il serait possible de se coller à l'immeuble sous un réchauds et prendre une bière. Mais dans la configuration actuelle c'est impossible. Donc autre occasion ratée !

Le marché de noël de la Place des Art, franchement, il fait triste et pitié  !!!  On pourrait faire mieux, beaucoup mieux. C'est le quartier complet qui devrait être transformé en gros ''Village de Noël''. Avec des sapins, des lumières partout, des pères noël, des cabanes partout autour de la PDA. et pas des cabanes temporaires mais quelque chose qui reste et qui peut servir pour d'autres activités. Je veux une féérie totale, je veux le plus gros ''Village de Noel'' au monde. Je veux des petites glissades de neige pour enfant et je veux les entendre crier et rire, je veux qu'on prenne des photos et vidéos du Village et qu'on l'envois à tous nos amis de par le monde.  Mais malheureusement, cette année encore, c'est raté, c'est moche !

Et oui, j'ai mal à ma ville. D'autant plus que des amis se trouvant à Paris, en Espagne, à Miami et à New York m'envoient de belles images ou tout est propre et ou la vie urbaine est bien assumée et ou on semble respecté un minimum de beauté. Ce qui n'est pas notre cas !

C'est un coup de gueule, mais ce n'est pas une critique gratuite d'un gars de banlieue qui chiale car il ne peut stationner sa voiture devant le commerce ou il s'en va. Non, c'est le coup de gueule d'un gars qui a vendu sa voiture l'an passé afin de marcher, de prendre le bus, de faire du bixi et de prendre Téo. D'un gars qui marche tous les jours dans cette ville de Crescent aux ruelles du Plateau, de la Place des Arts au marché Atwater, du métro Bonaventure à la Petite Italie, de mon Griffintown à mon petit resto favori Dominicain sur Beaubien Est.  

Maintenant, je souhaite que quelques un d'entre vous me remette à l'ordre en me disant que j'ai tort, en me démontrant que cette ville ne passe qu'un mauvais moment, que c'est temporaire. Allez-y, avec plaisir contredisez-moi, il le faut. 

Voilà, bonne année 2022 à tous et en espérant que l'administration puisse remettre un peu d'ordre et de beauté dans cette ville!

 

 

Une piste cyclable inutilisée en hiver??  Qui l'eût cru???  À à la décharge de la ville, nous ne sommes pas en période normale.  On verra donc dans les prochaines années.  Cependant, période normale ou non, il n'y a pas d'excuse pour ne pas ramasser les déchets.

Pour le marché de Noël, je suis d'accord avec toi.  Au Québec, on aime ça faire des choses cheapette en se disant que c'est bien assez bon pour nous et en prétendant ensuite qu'on peut se comparer avec ce qui se fait de mieux.  Et quand quelqu'un mentionne des endroit qui font les choses mieux que nous, on l'accuse de vouloir Disneyfier Montréal et qu'on a pas besoin de ça parce qu'on est meilleur que ça...  Disney est peut-être très capitaliste (un gros mot au Québec), mais je suis pas mal certain qu'ils seraient capable de faire un marché de Noël de très haute qualité.  On devrait peut-être commencer à s'inspirer de ce qui se fait de mieux plutôt que ce qui se fait pas cher même si ce dont on s'inspire ne suit pas exactement notre idéologie.  Rien ne nous empêchera ensuite de mettre notre propre touche ce qu'on fait même si l'inspiration vient d'ailleurs.

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