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Nouvelle initiative politique: Projet Réunifier Montréal


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Looking at RM propositions, and some of it is outright dogmatic and anti-urban. The group seems to follow the premise that Montreal distinctiveness in the province is more often than not a problem, and the city should be servile to surrounding suburban municipalities and remote regions. I’m hoping for a return to a more sensible political landscape, but it feels like polarization is getting worse.

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  • 4 weeks later...

En tout cas, en termes de polarisation, j'ai jeté un coup d'œil au compte Twitter de cette nouvelle formation. C'est un désastre. Le type insulte des individus à gauche et à droite sans raison, des phrases réactionnaires sans substance. Je ne suis pas certain de comprendre la stratégie ici, c'est clair que la formation n'a gagné encore aucune traction malgré bien de l'argent investi en pub (au point où les Tweets sont dans la sombre catégorie des réponses cachées par défaut), mais nous sommes un an avant les élections. Cependant, ça me semble difficile d'être pris au sérieux et d'attirer du monde pertinent avec une telle attitude. C'est rendre le nom de la formation toxique avant même qu'elle décolle. 

Ou bien on pense que faire ce genre de politique, ça va fonctionner à Montréal? En insultant les citoyens et en traitant tout le monde de menteur?

C'est une chose d'avoir une polarisation politique sur les idées et les politiques, c'est une autre que ce soit dans la forme du discours comme ça.

Je préfère pas mal ce que j'ai entendu superficiellement des autres formations en préparation pour les prochaines élections.

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il y a une heure, MartinMtl a dit :

Oui un véritable désastre de relations publiques. Ce n'est pas en dénigrant ou en insultant les électeurs qu'ils vont gagner leur adhésion. Ouf. 

De la même façon que ce n'est pas en dénigrant ou en écœurant les automobilistes qu'on va les convaincre de délaisser la voiture.  Réunifier Montréal doit apprendre à travailler avec les électeurs de la même façon que Projet Montréal doit apprendre à travailler avec les automobilistes.  Réunifier Montréal doit donner une alternative aux électeurs, pas les insulter s'ils ne partagent pas leur opinions; Projet Montréal doit donner des alternatives viables à la voiture aux automobilistes, pas les écœurer en espérant que ça les fasse changer de moyen de transport.

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Il y a 12 heures, ToxiK a dit :

De la même façon que ce n'est pas en dénigrant ou en écœurant les automobilistes qu'on va les convaincre de délaisser la voiture.  Réunifier Montréal doit apprendre à travailler avec les électeurs de la même façon que Projet Montréal doit apprendre à travailler avec les automobilistes.  Réunifier Montréal doit donner une alternative aux électeurs, pas les insulter s'ils ne partagent pas leur opinions; Projet Montréal doit donner des alternatives viables à la voiture aux automobilistes, pas les écœurer en espérant que ça les fasse changer de moyen de transport.

Un petit détail à ne jamais oublier: ceux qu'il importe de convaincre sont les personnes habilitées à voter aux élections municipales dans la Ville de Montréal.  Parmi ces personnes, certaines sont aussi des automobilistes (qu'est-ce que ça implique en fait?  --voir le paragraphe suivant); d'autres ne le sont pas.  Par contre, beaucoup d'autres automobilistes qui circulent dans les rues de Montréal n'y habitent pas  --et ne sont pas habilités à voter à ces élections.

En passant, c'est quoi un "automobiliste"?  Quelqu'un qui possède une voiture?  Je pense que ça ne suffit pas comme définition dans le contexte de cette discussion.  On peut posséder une automobile, et  ne pas l'utiliser pour se rendre au travail (on prend le TEC), ni même pour obtenir des biens et des services disponibles à proximité, à pied ou à vélo (mon propre cas).  

Il faut également considérer le fait que certains (plusieurs dizaines de miliers je pense) citoyens montréalais font des déplacements quotidiens en automobile sans être particulièrement gênés par la congestion routière: cela dépend de leur point d'origine, de leur destination et du moment du jour ou de la nuit.  

Tout compte fait, je serais surpris que la congestion routière (certes causée en partie par les choix de l'administration municipale) s'avère un enjeu tellement déterminant dans la prochaine campagne électorale.  Un parti politique qui concentrerait tous ses tirs sur cet aspect n'irait pas loin.

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il y a une heure, Né entre les rapides a dit :

Un petit détail à ne jamais oublier: ceux qu'il importe de convaincre sont les personnes habilitées à voter aux élections municipales dans la Ville de Montréal.  Parmi ces personnes, certaines sont aussi des automobilistes (qu'est-ce que ça implique en fait?  --voir le paragraphe suivant); d'autres ne le sont pas.  Par contre, beaucoup d'autres automobilistes qui circulent dans les rues de Montréal n'y habitent pas  --et ne sont pas habilités à voter à ces élections.

En passant, c'est quoi un "automobiliste"?  Quelqu'un qui possède une voiture?  Je pense que ça ne suffit pas comme définition dans le contexte de cette discussion.  On peut posséder une automobile, et  ne pas l'utiliser pour se rendre au travail (on prend le TEC), ni même pour obtenir des biens et des services disponibles à proximité, à pied ou à vélo (mon propre cas).  

Il faut également considérer le fait que certains (plusieurs dizaines de miliers je pense) citoyens montréalais font des déplacements quotidiens en automobile sans être particulièrement gênés par la congestion routière: cela dépend de leur point d'origine, de leur destination et du moment du jour ou de la nuit.  

Tout compte fait, je serais surpris que la congestion routière (certes causée en partie par les choix de l'administration municipale) s'avère un enjeu tellement déterminant dans la prochaine campagne électorale.  Un parti politique qui concentrerait tous ses tirs sur cet aspect n'irait pas loin.

Montréal n'a effectivement pas à faire quoi que ce soit pour les citoyens des autres régions, de la même façon que Donald Trump peut se moquer des autres pays dans sa politique électoraliste d'America First (tant alliés qu'adversaires), mais ça démontre dans les deux cas un manque de vision flagrant de la réalité.  En essayant de repousser les automobilistes, la ville nuira à ses propres commerçants et à son centre-ville.  Si Montréal ne veut plus de son rôle de ville centre (avec les inconvénients que ça apporte), alors qu'on déplace des institutions en banlieue.  Les résidents de Montréal qui y travaillent devront se rendre en banlieue et vivre avec un transit plus long, des TEC déficients, ou devront se procurer une voiture.  Au moins, les résidents des banlieues ne viendront plus déranger et polluer les Montréalais.  

En exacerbant la division Montréal/banlieues, Montréal va juste se mettre à dos les résidents des banlieues, et cette colère se reflétera dans l'élection de gouvernements provinciaux de plus en plus hostiles à Montréal (la ville, mais pas nécessairement toute la région) et celle-ci n'aura qu'elle à blâmer pour les conséquences politiques qui en découleront. 

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Les divisions existent en premier lieu à cause de l'impact hautement négatif de l'automobile en milieu urbain, de problèmes systémiques majeurs, de contributions massives à des crises sans précédent. C'est la base de tout le mouvement à changer les villes, qui fait tant parler.

C'est une problématique polarisante par sa nature, et les automobilistes, dans leur trajet quotidien, ne sont définitivement les victimes les plus à plaindre des défis urbains contemporains. Tout le monde a de quoi se plaindre.

Le défi est d'intégrer les besoins des automobilistes à une vision urbaine plus soutenable, pas à maintenir le statuquo qui ne fonctionne pas. Est-ce que la ville réussie? Visiblement pas pour plusieurs personnes, c'est évident. Ça demande une concertation régionale plus poussée, plus de ressources, et surtout, un changement de mentalité collectif. Je pense que pour réussir à faire ce changement, il faut arrêter de juger toutes les solutions en fonction d'un statuquo intouchable de l'automobile, mais plutôt des raisons pour ces changements et des moyens à prendre pour donner des alternatives. S'il y a moins d'automobilistes, ça fait moins de gens à écœurer juste parce qu'on tente d'éviter des crises majeures.

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il y a 31 minutes, vincethewipet a dit :

S'il y a moins d'automobilistes, ça fait moins de gens à écœurer juste parce qu'on tente d'éviter des crises majeures.

C'est exactement pourquoi la stratégie à adopter est d'augmenter l'offre de TEC pour aller chercher tous les automobilistes qui veulent utiliser les TEC mais qui ne le peuvent pas faute de service adéquat et confortable (il y a en beaucoup en banlieue).  Qu'on se donne les moyens d'aller chercher tous les automobilistes qui veulent changer de mode de transport, ensuite on essayera de convaincre les plus récalcitrants.  Je crois qu'au bout du compte, ça coûte beaucoup moins cher d'aller chercher un automobiliste qui veut du TEC que d'essayer d'en forcer un qui ne veut pas délaisser sa voiture.  Il est là le meilleur rapport qualité/prix.

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Le 2020-08-26 à 02:36, ToxiK a dit :

En exacerbant la division Montréal/banlieues, Montréal va juste se mettre à dos les résidents des banlieues,

 

Le 2020-08-26 à 09:07, vincethewipet a dit :

Les divisions existent en premier lieu à cause de l'impact hautement négatif de l'automobile en milieu urbain

"Division":  le mot-clef sur lequel je m'attarde ici.  

Je ne doute pas que les Montréalais utilisent davantage le TEC que les banlieusards, et que le territoire de Montréal "accueille" quotidiennement beaucoup plus de voitures en provenance des banlieues que l'inverse, mais cela ne nullifie (rend nul) pas le fait que des centaines de milliers de voitures immatriculées à Montréal sont également en circulation tous les jours sur son territoire.  En d'autres mots,  "automobiliste" n'est pas automatiquement synonyme de "banlieusard".  Un automobiliste montréalais, ça existe, en grand nombre aussi.

Les mesures prises par la Ville de Montréal dans le but de réduire l'utilisation de l'automobile sur son territoire sont globalement fort justifiées, pour des raisons que vous (et quelques autres aussi) avez bien expliquées.  Je ne reviens pas sur ce point.  Je veux simplement souligner que ce n'est pas particulièrement un enjeu divisant Montréalais et banlieusards.  Les Montréalais qui continuent d'utiliser leurs automobiles au lieu d'emprunter le TEC sont autant sinon plus visés par les transformations entreprises par la Ville; en écrivant "sinon plus", je fais référence au fait que les automobilistes banlieusards qui se déplacent à l'intérieur de leur sous-région (et donc ne vont pas à Montréal) sont déjà très nombreux, et ne sont pas "affectés" ou concernés par les transformations sus-mentionnées.  En résumé, si division il y a, c'est entre les automobilistes inconditionnels et les utilisateurs réguliers du TEC.

p.s. J'ai déjà formulé la remarque à l'effet que ce n'est pas uniquement le lieu de résidence qui détermine le choix du mode de transport, mais autant la destination.  Par exemple, si la destination est le cenre des affaires, le métro est le mode dominant; par contre, si c'est un site isolé ou simplement mal desservi par le TEC comme un parc industriel, l'automobile sera le moyen de choix, même si vous habitez dans un secteur densément peuplé lui-même desservi par une station de métro; ainsi, si vous habitez au coeur de Montréal mais que votre lieu de travail est dans l'Ouest-de-l'Île, il y a de fortes chances que vous preniez votre automobile pour vous y rendre (peut-être que le REM changera les choses!).  Et Dieu vous pardonne si vous habitez dans le Plateau et que votre employeur déménage à Terrebonne, Mirabel, Châteauguay ou Varennes!   

 

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il y a 6 minutes, Né entre les rapides a dit :

p.s. J'ai déjà formulé la remarque à l'effet que ce n'est pas uniquement le lieu de résidence qui détermine le choix du mode de transport, mais autant la destination.  Par exemple, si la destination est le cenre des affaires, le métro est le mode dominant; par contre, si c'est un site isolé ou simplement mal desservi par le TEC comme un parc industriel, l'automobile sera le moyen de choix, même si vous habitez dans un secteur densément peuplé lui-même desservi par une station de métro; ainsi, si vous habitez au coeur de Montréal mais que votre lieu de travail est dans l'Ouest-de-l'Île, il y a de fortes chances que vous preniez votre automobile pour vous y rendre (peut-être que le REM changera les choses!).  Et Dieu vous pardonne si vous habitez dans le Plateau et que votre employeur déménage à Terrebonne, Mirabel, Châteauguay ou Varennes!   

 

En gros, un des problèmes est que pour pouvoir fortement diminuer la dépendance à la voiture, l'origine et la destination doivent être bien pourvu en TEC.  Comme tu l'as mentionné, si on vit sur le Plateau et qu'on travaille dans un quartier industriel, on est aussi dépendant à la voiture pour se rendre au travail que si on vit en banlieue et qu'on travaille au centre-ville.  La différence dans cet exemple est que sur le Plateau on peut faire d'autres types de déplacements sans voiture, ce qui est plus difficile en banlieue.

Il y a plusieurs pistes de solutions, mais aucune solution miracle one size fits all.  On peut commencer par ajouter des TEC dans des zones moins bien desservies et avoir davantage de destinations à côté de TEC lourds.  Une des raisons que j'aime le projet du Royalmount est le fait qu'on ajoute une destination à Montréal qui sera accessible en TEC.  Le REM à Fairview Pointe-Claire et la ligne bleue jusqu'aux Galeries d'Anjou feront la même chose.  Une autre piste de solution sont les stationnements incitatifs où les personnes vivants dans des secteurs mal desservis par les TEC peuvent laisser leur voiture et continuer leur trajet en TEC rapide.  Une autre solution est d'avoir plus de services de livraison, transférant ainsi la responsabilité de la livraison de l'acheteur au vendeur (le vendeur utilisera sa voiture à un plus grand taux que le client, ce qui revient globalement à un meilleur coûts encore si le client n'a simplement pas de voiture).  Le but est que les ménages passent de (parfois) trois voitures, à deux, puis à une seule (idéalement électrique) et dans certains cas à zéro avec une abonnement à des services de véhicules partagés par exemple.

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