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Détruis ta ville avec Valérie Plante!

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Il y a quand même quelque chose de fascinant de voir une personne être payée pour écrire un texte aussi pauvre. Le JdeM a un style très particulier pour ses chroniques. Les phrases sont toujours très courtes, de petits paragraphes, et un texte qui se lit en moins de 3 minutes.

Il n'y a jamais d'intervenants, de données, ou de faits. En fait, on ne prend jamais la peine d'expliquer une idée, on ne fait que déféquer une colère vide sur le sujet de l'heure. Martineau ne passerait pas son secondaire trois en argumentation avec ce texte. On lui dirait de relire ses notes sur ce qui constitue un argument.

Le registre du texte est d'une pauvreté particulière. Mononcle Roger sur Facebook, qui pense que Bill Gates veut le tuer, ferait le même travail, si un correcteur passait sur sa publication après coup.

Je me demande si ces chroniques vont survivre longtemps dans l'aire des médias sociaux, lorsque n'importe qui peut pondre un texte avec le même contenu, vu l'absence totale de réflexion et de travail. Si un texte publié dans un journal peut être écrit en totale isolation par la faiblesse de son contenu, c'est qu'il y a un problème de qualité. 

PS: Le débat pour la piétonnisation et le transport actif est un débat intéressant et digne d'une discussion, avec des arguments réfléchis de tous les côtés. Le débat qu'on a sur le forum est très intéressant peu importe les opinions, si on va lire par exemple le sujet sur le REV. Le texte de Martineau n'est définitivement pas de ce niveau.

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Sur la forme, je suis tout à fait d'accord, ce texte est faible et manque de sérieux. C'est dommage car j'aurais aimé quelque chose de plus fouillé afin de critiquer l'approche de la Mairesse de façon plus constructive. Plusieurs mots et termes utilisés ne devraient pas se retrouver dans une chronique principale d'un journal important. Dommage car j'aime bien Martineau mais je crois qu'il intervient trop souvent et que parfois, souvent, il semble manquer d'inspiration et saute sur la première idée qui lui vient en tête pour pondre un texte.

Sur le fond, il tient un point. En fait, je trouve qu'il manque cruellement de critiques envers l'administration actuelle dans les médias. Donc Martineau et d'autres au JDM ont tout à fait raison de jouer cette carte. Non pas que je suis d'accord avec le fond de la pensée mais je la trouve nécessaire afin de garder un équilibre entre l'idéologie de certains dans cette administration et la réalité d'une ville assez complexe.

Ce paragraphe résume bien sa pensée et j'aurais préféré qu'il développe sérieusement sa thèse et nous dise en quoi il pense que ce n'est pas une bonne chose.

''Lorsque les choses reviennent enfin à la normale, au lieu d’aider les commerçants à retrouver leur clientèle, vous transformez la rue sur laquelle leurs boutiques sont situées (et toutes les rues environnantes) en pistes cyclables, vous faites disparaître tous les espaces de stationnement et vous interdisez aux restaurateurs d’aménager une terrasse !

Résultat : les gens qui, auparavant, étaient des clients fidèles de ces commerces vont faire leur shopping en banlieue !''

           On présume qu'il parle de la rue St-Denis ici. Et moi qui adore qu'on parle de la rue St-Denis, je dois avouer avoir été  déçu de ce texte car je voulais un vrai débat sur ce qui est le mieux pour cette rue et non pas un charabia mal ficelé sortie d'une mauvaise idée. St-Denis mérite qu'on s'y attarde et qu'on puisse y dédier une chronique sérieuse.

 

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8 hours ago, steve_36 said:

On présume qu'il parle de la rue St-Denis ici. Et moi qui adore qu'on parle de la rue St-Denis, je dois avouer avoir été  déçu de ce texte car je voulais un vrai débat sur ce qui est le mieux pour cette rue et non pas un charabia mal ficelé sortie d'une mauvaise idée. St-Denis mérite qu'on s'y attarde et qu'on puisse y dédier une chronique sérieuse.

En fait c'est carrément mensonger de sa part, la chronique a été publiée après qu'il a été confirmé que les terrasses sur Saint-Denis seront permises cet été. Ça prouve le peu de sérieux de sa démarche.

Pour les journaux en général, il y a eu un bon travail de journalisme pour chercher les opinions de tout le monde je trouve. On a eu quand même pas mal d'articles allant chercher l'opinion de citoyens, des commerçants, on a exprimé les craintes ici et là. Tout le monde s'est exprimé sur la piétonnisation de Mont-Royal et a eu une tribune. Je dirais que ça se fait à ce niveau-là. Là où Projet Montréal manque réellement de balance, c'est à l'hôtel de ville plutôt. L'opposition est faible et inconnue. Ça fait une différence dans le débat démocratique. Quand un journaliste va chercher une citation de l'opposition, c'est toujours la même cassette vide, qu'on pourrait interchanger pour toutes les situations... 

C'est un peu décevant de voir le peu d'engouement qu'on a pour la politique municipale, en dehors de Projet Montréal qui a réussi à être une grosse machine depuis longtemps, c'est difficile d'avoir un parti politique fonctionnel sur le long terme. Ensemble Montréal va probablement déclarer faillite avant les prochaines élections vu leur situation financière... Et on n'a rien d'autre.

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il y a une heure, vincethewipet a dit :

Et on n'a rien d'autre.

Peut etre que cela va ouvrir la voie au retour de Coderre. Who knows

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1 minute ago, Ousb said:

Peut etre que cela va ouvrir la voie au retour de Coderre. Who knows

J'espère qu'on va avoir Coderre, et plusieurs autres. Et au moins un autre parti plus « progressif » comme Projet Montréal aussi. Personnellement, je ne voterais pas pour une formation politique qui ne fait qu'ignorer ce qu'on doit faire pour s'adapter aux changements climatiques, ou faire un virage soutenable en transport, par exemple, mais j'aimerais pouvoir magasiner ;). À ce sujet, la plateforme de Vrai Changement (un zombie qui s'est réveillé), présentée pour les élections partielles du Plateau, était très intéressante à mon avis, j'espère qu'ils pourront s'organiser un peu mieux pour les prochaines élections générales.

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SI on veut débattre sur des chiffres plus intéressants sur le fait de retirer des voitures de nos rues commerciales, le Scientifique en Chef du Québec nous sort un article de l'Agence Science-Presse:

http://www.scientifique-en-chef.gouv.qc.ca/impacts/ddr-fermer-les-rues-aux-voitures/

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C'est très bien de disposer d'études sérieuses sur l'impact du retrait (total ou partiel) de voitures sur les rues commerciales, mais il y a (encore) lieu d'approfondir la question --et ne pas se limiter à l'impact sur les commerces s'y trouvant.  Notamment: ces rues ne servent pas uniquement à la desserte des commerce, elles participent aux besoins de déplacement pour d'autres fins, par exemple l'accès aux résidences et au transit. On peut raisonnablement supposer que la réduction de la capacité véhiculaire entraînera une augmentation de la fréquentation du TEC, ainsi que des moyens non motorisés comme la marche et le vélo.  Je soupçonne que l'impact s'étendra aussi aux zones adjacentes non explicitement visées par la mesure --moins de voitures sur les artères visées =? moins de voitures dans les zones adjacentes.  

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Le scientifique en chef du Québec publie ceci :
« Fermer les rues aux voitures : mauvais pour le commerce ? Faux »

À travers le monde, le confinement a entraîné toutes sortes de réaménagements urbains, plusieurs impliquant la fermeture de rues commerciales aux voitures. Bien que les commerçants y aient d’abord vu une menace pour leurs affaires, les études disent le contraire, constate le Détecteur de rumeurs.

Ce printemps, la Ville de Montréal a annoncé vouloir implanter 327 km de nouvelles voies piétonnes et cyclables à travers la métropole. Même intention à Québec, où l’administration municipale multiplie les rues exclusives aux piétons et cyclistes — elle comptait six artères commerciales (sur 12) piétonnisées au début juin. À New York, Oakland (Californie), Kansas City et ailleurs aux États-Unis, les autorités ont fermé des rues à la circulation et autorisé des restaurants à y installer des tables. À Paris, certaines rues sont décrites comme des « boulevards à vélos ».

La transformation n’est pas toujours bien accueillie par les marchands. Mais de nombreux travaux ont conclu que le retrait de la circulation automobile des rues commerçantes est généralement bon pour les affaires. Un rapport sur la question publié en 2011 par le ministère de la Transition écologique et solidaire de France établissait que les impacts économiques globaux de la piétonnisation étaient assez positifs. Une étude réalisée en 2008 à Melbourne, en Australie, révélait que la conversion de places de stationnements en pistes cyclables avait un impact positif sur le chiffre d’affaires des commerces riverains.

Une étude réalisée en 2012 par des chercheurs de l’Université de Portland, en Oregon, révélait pour sa part que les piétons et cyclistes consommaient autant, sinon plus, que les automobilistes à chacune de leurs visites, qui sont plus fréquentes. Une enquête réalisée pour le compte de la Ville de Québec en 2018, dans la foulée de l’installation controversée d’une bande cyclable sur la 3e avenue dans le quartier Limoilou, indique que les plus grands consommateurs se déplacent près de 80 % du temps à pied ou sur deux roues.

Les facteurs de succès
À Montréal même, ce n’est pas la première fois que la question se pose : la piétonnisation en été de la rue Sainte-Catherine Est, à la hauteur du Village gai, est une histoire couronnée de succès depuis près de 15 ans. En 2016, soit une décennie après le lancement du projet, la Société de développement commercial du Village faisait notamment état d’un taux d’inoccupation des locaux moindre que sur d’autres artères commerciales montréalaises.

Dans un mémoire de maîtrise en géographie publié en 2011, une étudiante de l’Université du Québec à Montréal (aujourd’hui conseillère en aménagement à la Ville de Montréal) analysait d’ailleurs les « facteurs favorisant le processus de piétonnisation dans le contexte nord-américain ». Pour ce faire, elle se penchait sur les cas spécifiques de l’avenue Mont-Royal, au début des années 2000, et de la rue Sainte-Catherine Est.

Ses conclusions: parmi les prérequis pour favoriser la réussite de tels projets, « l’importance du pouvoir de l’ensemble des acteurs impliqués dans la prise de décision finale » est déterminante. La prise de décision « semble peu liée au projet en tant que tel, à ses impacts, mais davantage à la localisation du leadership […], dans notre cas celui des sociétés de développement commercial », écrit-elle.

Autrement dit : une forme de consultation des principaux groupes concernés, garante d’acceptabilité sociale, semble nécessaire à une piétonnisation réussie. Sans réunions, communications et autres sondages d’opinion, les différents acteurs, commerçants comme citoyens, se sentent peu concernés par le projet, et ce, même s’il répond en théorie à leurs besoins.

 

http://www.scientifique-en-chef.gouv.qc.ca/impacts/ddr-fermer-les-rues-aux-voitures/?fbclid=IwAR34Ioa0lFMaAQAagw0feLr1j_KLt8IOjGEIFFYjCYvzNY2pDfFEYeNNsA8

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