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Vers la disparition des panneaux publicitaires géants


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Puis en 2015...

Finie la publicité autour des ponts

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

Les panneaux publicitaires ne respectent pas la Loi québécoise sur la publicité le long des routes, qui oblige qu'ils soient situés à au moins 300 mètres du pont - ce qui est loin d'être le cas des deux côtés du pont Jacques-Cartier.

BRUNO BISSON
LA PRESSE

Publié le 11 juin 2015 à 0h00 Mis à jour à 9h09

La vue qui s'offre aux automobilistes sur les berges du fleuve Saint-Laurent va s'embellir, dans les mois qui viennent, avec la disparition des 29 immenses panneaux publicitaires bordant le pont Jacques-Cartier, l'autoroute Bonaventure et l'ensemble du corridor fédéral du pont Champlain.

La société des Ponts Jacques Cartier et Champlain (PJCCI), qui gère les infrastructures fédérales de transport dans la grande région de Montréal, a décidé de ne pas renouveler son contrat d'affichage de 15 ans avec la firme CBS Affichage (aujourd'hui Outfront Media) et de faire démanteler ces «super-panneaux» qui gâchent la vue, controviennent à la loi québécoise sur la publicité le long des routes et dont la présence devenait de plus en plus encombrante pour les chantiers routiers.

Plus de 280 000$ par mois

Ces panneaux rapportaient chaque mois plus de 280 000$ à la société fédérale, selon la directrice des communications de PJCCI, Julie Paquet. Lorsque le contrat de 15 ans a expiré, le 31 mai dernier, la société a envisagé de lancer un appel d'offres, mais a estimé que le jeu n'en valait pas la chandelle, et ce, pour diverses raisons.

La majorité des revenus publicitaires de ces panneaux provenait des 17 panneaux du corridor du pont Champlain. Ils rapportaient environ 200 000$ par mois, selon Mme Paquet. Or, la propriété de ce corridor fédéral a été récemment transférée à Infrastructure Canada, en vue de la construction du nouveau pont Champlain.

Les 12 autres panneaux situés en bordure du pont Jacques-Cartier et de l'autoroute Bonaventure rapportaient quant à eux 83 771$ par mois, lorsque le contrat a expiré, dit Mme Paquet.

Chantiers en cours

Toutefois, en raison des importants chantiers de réfection déjà en cours, et qui vont durer des années, la présence des imposantes structures de soutien de ces panneaux posait de plus en plus souvent des problèmes.

Enfin, souligne Mme Paquet, ces panneaux ne respectaient pas la Loi québécoise sur la publicité le long des routes, qui oblige à les ériger à au moins 300 mètres du pont - ce qui est loin d'être le cas des deux côtés du pont Jacques-Cartier.

Le 1er juin, toutes les publicités devaient être retirées des panneaux publicitaires du pont et de l'autoroute Bonaventure. Ils devront rester blancs jusqu'à leur démantèlement et la démolition des structures de support, prévus d'ici un maximum de trois mois.

https://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201506/10/01-4877075-finie-la-publicite-autour-des-ponts.php

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il y a 23 minutes, Fortier a dit :

C'est donc bien le contenu et non pas le contenant qui dérange.

Je doute que l'on veuille s'attaquer à l'enseigne Five Roses ou la croix du Mont-Royal (pourtant 2 structures d'acier qui dépassent). Ce ne peut ainsi être une question de pollution visuelle ou d'échelle humaine, mais simplement une question éditoriale du contenu.

Five Roses était une enseigne commerciale.  Un sage a le très bien dit.

il y a 38 minutes, Rocco a dit :

Exact. Je vois pas pourquoi on compare des pommes avec des pamplemousses.

 

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Les enseignes néons étaient permanentes et devaient donc être bien réfléchies. C'était une oeuvre d'art si on y pense ! Le problèmes avec les panneaux publicitaires c'est que c'est le même genre de publicité qu'on confronte des dizaines de fois chaque jour (internet, télé, journaux, magazines, etc). 

Un panneau publicitaire bien réfléchi peut donc, à la fois avoir un meilleur effet publicitaire et rehausser la qualité de l'image urbaine. Par exemple, si un magasin décide de créer une oeuvre murale (graffiti) publicitaire sur le mur vacant de son bâtiment, ce serait idéal. 

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  • 4 mois plus tard...

https://journalmetro.com/local/le-plateau-mont-royal/2520721/demantelement-imminent-des-panneaux-publicitaires-du-plateau/

Le démantèlement des panneaux publicitaires du Plateau est entamé

 

Une saga vieille de 10 ans est en train de prendre fin sur Le Plateau-Mont-Royal, alors que les grands panneaux publicitaires commencent à être démantelés et l’auront quasiment tous été d’ici la mi-octobre.

«C’est une très grande victoire dans la lutte contre la pollution visuelle», se félicite au bout du fil Alex Norris, conseiller municipal du district de Jeanne-Mance et porteur du dossier. Ce dernier venait de recevoir la confirmation que les fonctionnaires de l’arrondissement avaient reçu une lettre d’avocats de la partie adverse confirmant que le retrait serait effectif d’ici la mi-octobre et qu’il avait déjà débuté. La bataille avait été engagée en septembre… 2010.

À l’époque, l’arrondissement était dirigé par Luc Ferrandez. La décision avait été prise, dès la première année de mandat, de donner 12 mois aux grandes compagnies publicitaires pour faire retirer leurs 45 grands panneaux publicitaires qui ne rapportaient à l’époque que 40 000$ en taxes municipales.

«Les principaux bénéficiaires de cet arrangement sont une poignée de puissantes entreprises publicitaires. Les perdants, ce sont les citoyens qui doivent regarder ces laideurs au quotidien. C’est un très mauvais deal pour les Montréalais», avait déclaré à l’époque M. Norris, qui convient aujourd’hui qu’il ne «s’attendait pas à ce que la démarche dure aussi longtemps».

Démarche contestée

Il faut dire que les entreprises Outfront, Astral et Pattison, de même que deux propriétaires immobiliers qui leur louaient leurs toits, ont tenté tous les recours possibles. Ils voulaient notamment faire valoir que le règlement de l’arrondissement brimait de façon non justifiable le droit à la liberté d’expression inscrite dans les chartes.

La victoire de l’industrie en Cour supérieure, en septembre 2016, avait néanmoins été renversée en Cour d’appel, trois ans plus tard, dans une décision majoritaire des juges. Le jugement de 2019 donnait alors préséance au côté patrimonial mis de l’avant par l’arrondissement et indiquait que la liberté d’expression n’était que moindrement atteinte par le règlement, étant donné les nombreuses autres façons de véhiculer des messages publicitaires existant désormais.

Les compagnies de panneaux publicitaires avaient alors tenté de porter le dossier devant la Cour suprême, mais avaient essuyé un refus de la part de cette dernière. Ils avaient donc jusqu’au 9 octobre pour démanteler leur matériel. Cela pourrait s’avérer plus complexe pour les panneaux géants de l’avenue du Parc, qui nécessiteront l’intervention d’un camion-grue, ainsi que pour ceux situés dans des zones de travaux, notamment sur la rue Papineau.

Au moment de publier, il n’avait pas été possible de recueillir de commentaires de la part des compagnies de panneaux-réclame.

Même s’il convient que le cas du Plateau-Mont-Royal est un peu à part, compte tenu de sa forte valeur patrimoniale, Alex Norris croit que le règlement appliqué dans son arrondissement devrait susciter la réflexion dans d’autres municipalités du Québec. «Notre démarche s’inscrit dans un contexte mondial de lutte contre la pollution visuelle», souligne-t-il en évoquant les cas du Vermont, de Grenoble et de São Paulo.

Norris indique en outre que « les frais juridiques ont été limités, car tout le travail s’est fait à l’interne par des avocats de la Ville ». Il en profite au passage pour remercier Me Anne-Marie McSween et Me Éric Couture, « de brillants juristes qui se sont investis dans cette cause ».

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31 minutes ago, Fortier said:

La « pollution visuelle » c'est une ânerie, qu'on se le dise, ça ne veut strictement rien dire. C'est même malhonnête de parler de « pollution visuelle » pour des panneaux publicitaires quand juste à côté il y a toujours des façades en tôle ou en vinyle, des rues éventrées, des déchets, des clôtures Frost, des graffitis, des terrains vagues ou des stationnements à ciel ouvert. 

Ce que ça me dit, c'est qu'il y a surtout d'autres pollutions visuelles à régler.

Les panneaux publicitaires ne sont pas des enseignes commerciales. Même le Plateau reconnaît le statut de ces dernières avec une liste d'enseignes patrimoniales protégées. Si les panneaux publicitaires étaient intéressants, on verrait le même genre d'enthousiasme à les protéger d'un point de vue visuel. Ce n'est pas le cas parce que ce sont des pubs moches jetables sans intérêt.

Pis d'un certain côté, c'est dommage. Ces structures publicitaires sont imposantes et visibles. Si elles avaient été utilisées pour quelque chose d'intérêt, je suis certain que tout le monde serait venu à leur défense, et on aurait quelque chose de plaisant et d'unique dans le paysage, comme pour beaucoup d'autres enseignes en ville. La pub de Apple qui me dit que l'iPhone ne m'espionne pas, visiblement ça ne soulève pas les passions pour la conservation. 

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il y a 51 minutes, vincethewipet a dit :

Ce que ça me dit, c'est qu'il y a surtout d'autres pollutions visuelles à régler.

Les panneaux publicitaires ne sont pas des enseignes commerciales. Même le Plateau reconnaît le statut de ces dernières avec une liste d'enseignes patrimoniales protégées. Si les panneaux publicitaires étaient intéressants, on verrait le même genre d'enthousiasme à les protéger d'un point de vue visuel. Ce n'est pas le cas parce que ce sont des pubs moches jetables sans intérêt.

Pis d'un certain côté, c'est dommage. Ces structures publicitaires sont imposantes et visibles. Si elles avaient été utilisées pour quelque chose d'intérêt, je suis certain que tout le monde serait venu à leur défense, et on aurait quelque chose de plaisant et d'unique dans le paysage, comme pour beaucoup d'autres enseignes en ville. La pub de Apple qui me dit que l'iPhone ne m'espionne pas, visiblement ça ne soulève pas les passions pour la conservation. 

Si on remplace ces panneaux publicitaires par les batiments assez grossiers de l’époque du brutalisme, le résultat sera le même. Ça n’empêche pas plusieurs membres du forum comme toi (si je ne m’abuse) ou encore @greg16 de défendre leur conservation. Et pourtant pour la majorité des gens ce sont juste des blocs monolithiques avec des petites fenêtres, sans intérêt. Pourquoi eux mériteraient d’être conservés ? Selon les critères que tu as évoqué on ne devrait pas hésiter à les bulldozer 

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5 minutes ago, Ousb said:

Si on remplace ces panneaux publicitaires par les batiments assez grossiers de l’époque du brutalisme, le résultat sera le même. Ça n’empêche pas plusieurs membres du forum comme toi (si je ne m’abuse) ou encore @greg16 de défendre leur conservation. Et pourtant pour la majorité des gens ce sont juste des blocs monolithiques avec des petites fenêtres, sans intérêt. Pourquoi eux mériteraient d’être conservés ? Selon les critères que tu as évoqué on ne devrait pas hésiter à les bulldozer 

C'est effectivement un argument intéressant. Mais pour comparer les deux, il faut aller plus loin que de comparer à la conservation d'un autre mal-aimé. Il y a des arguments spécifiques et vocaux pour conserver l'histoire de l'architecture brutaliste. Il faut regarder l'équivalent pour ces pancartes publicitaires. Est-ce que la justification serait aussi solide qu'un courant urbain et architectural, avec autant de supporteurs dans nos « experts »? 

Il y a peut-être un argument de conservation historique très intéressant pour préserver ces panneaux, mais personne ne s'est manifesté dans ce sens pour le Plateau (à ma connaissance). L'argumentation s'est limitée à une question de liberté d'expression.

Cependant c'est évidemment un angle valide :).

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