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COVID-19: L'effet sur l'économie et sur l'immobilier à Montréal

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Coronavirus: Discussion autour de l'effet économique et sur l'immobilier à Montréal

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Immeubles locatifs: une «hécatombe» à venir pour les constructeurs?

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

De nombreux logements ne seront pas terminés comme prévu le 1er juillet, en raison de la fermeture de tous les chantiers de construction non essentiels décrétée le 23 mars et qui reste en vigueur jusqu’au 4 mai.

Un gestionnaire d’immeubles locatifs de la région de Montréal estime qu’on assistera à une « véritable hécatombe » chez les constructeurs d’habitation s’ils devaient être forcés de fournir un logement de remplacement à tous les locataires qui n’auront pas accès à leur logis à la date prévue, en raison de l’arrêt complet des chantiers.

Publié le 9 avril 2020 à 5h00

 

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BRUNO BISSON
LA PRESSE

Selon le directeur général adjoint du Groupe Evex, de L’Assomption, Paul Savoie, la fermeture des hôtels, des entreprises d’entreposage et l’impossibilité de visiter des logements vacants en raison de la pandémie de la COVID-19 font en sorte qu’il devient « impossible de respecter la loi » imposant aux constructeurs de fournir un logement aux locataires lorsque l’appartement prévu pour eux n’est pas disponible.

« Si cette clause-là n’est pas levée d’ici le 1er mai, a-t-il dit à La Presse, j’ai 15 nouveaux locataires, attendus à cette date, que je vais devoir reloger à l’hôtel, ou dans un autre appartement, alors que la plupart des hôtels sont fermés et qu’on ne peut pas visiter de logements pour éviter de propager le coronavirus. »

Au 1er juillet, ajoute M. Savoie, c’est au moins une cinquantaine de logements qui ne seront pas terminés comme prévu, en raison de la fermeture de tous les chantiers de construction non essentiels décrétée le 23 mars et qui reste en vigueur jusqu’au 4 mai.

Selon les données de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) publiées mercredi par La Presse, entre 10 000 et 11 000 logements qui étaient en construction et dont la livraison était prévue durant les mois d’avril, mai et juin ne seront pas terminés à temps pour recevoir leur nouvel occupant d’ici au 1er juillet.

Six enfants, et pas de plan B

La situation inquiète profondément Stéphane Lalande et sa famille, qui vivent à Laval, et qui prévoyaient déménager dans leur nouvelle maison le 1er juillet prochain. M. Lalande et sa conjointe, Karine Michelini, ont six enfants âgés de 18 mois à 11 ans. Comme des milliers d’autres Québécois, ils ont appris que l’arrêt de tous les chantiers non essentiels allait retarder la construction de leur résidence de plusieurs mois.

Ils n’ont nulle part où aller, après le 1er juillet.

Comment je peux trouver un appartement en pleine pandémie ? Les logements avec cinq chambres à coucher, c’est déjà rare, alors personne ne voudra m’en louer un temporairement, pour quelques mois, en attendant notre maison.

Stéphane Lalande

Depuis qu’ils ont compris que leur résidence ne serait pas terminée pour le 1er juillet, Karine est anxieuse et tourne en rond dans la cuisine, dit M. Lalande. « C’est très fatigant de penser qu’on pourrait se retrouver à la rue, en pleine crise, et qu’il n’y a rien de prévu pour ça. »

Le premier ministre François Legault a soufflé un peu d’espoir jeudi, en affirmant dans son point de presse quotidien que « dans les prochains jours ou les prochaines semaines, ça va être possible de redémarrer la construction résidentielle ».

« Ça va être possible aussi pour plusieurs entreprises de combler le retard qui s’est accumulé, là, sur la construction de certaines maisons au cours des dernières semaines. Je suis optimiste pour le secteur de la construction. »

Prolonger les baux

Pour le Front populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), les mesures de confinement à domicile et les retards dans la construction des nouveaux logements locatifs attendus pour l’été 2020 « vont ajouter une pression énorme dans la période du 1er juillet », selon la porte-parole de l’organisme, Véronique Laflamme.

« L’an dernier, affirme-t-elle, il y a eu plus de 200 familles au Québec, dont une centaine à Montréal, qui se sont retrouvées sans logement au 1er juillet. Cette année, la situation s’annonçait déjà encore pire, avec des taux d’inoccupation des logements qui n’ont jamais été aussi bas en 15 ans », selon des données publiées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

Il y a une dizaine de jours, le FRAPRU a proposé au gouvernement du Québec un plan en trois points pour réduire temporairement la pression sur le marché locatif, à la veille du 1er juillet, et éviter l’éclosion d’une crise du logement en pleine épidémie de la COVID-19.

« Au FRAPRU, on pense qu’il faudrait prolonger tous les baux pour une période équivalente à celle que va durer l’urgence sanitaire », explique Mme Laflamme. 

À cause du risque de propagation du coronavirus, les gens qui devaient être à la recherche d’un logement ne le font pas, parce que c’est impossible de visiter les appartements, en ce moment, au moins jusqu’au 4 mai. C’est un mois complet de recherche qui est perdu pour les locataires.

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU

L’organisme estime de plus qu’en prolongeant de quelques mois l’interdiction des locations à court terme, de type Airbnb, certains des propriétaires de ces appartements vacants pourraient être tentés de les remettre sur le marché locatif, faute de pouvoir en tirer d’autres revenus.

Mme Laflamme rappelle que selon des relevés réalisés l’an dernier, il y a environ 14 500 logements disponibles sur des plateformes de location à court terme à Montréal seulement.

Faute de telles mesures avant le 1er juillet, « on recommande au gouvernement de réquisitionner des centaines de chambres d’hôtel pour recueillir des familles qui vont se retrouver à la rue. En pleine pandémie, pour respecter la distanciation sociale, on ne pourra pas les mettre dans des gymnases ».

https://www.lapresse.ca/affaires/202004/08/01-5268640-immeubles-locatifs-une-hecatombe-a-venir-pour-les-constructeurs.php

 

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Relance économique: la construction, le manufacturier et les régions en premier

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Le secteur manufacturier pourrait être l’un des premiers à reprendre ses activités.

Qu’est-ce qui repartira en premier dans l’économie, une fois le pire de la crise du coronavirus passé ? La construction, le manufacturier et les régions du Québec.

Publié le 9 avril 2020 à 5h00

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/202004/09/01-5268653-relance-economique-la-construction-le-manufacturier-et-les-regions-en-premier.php

Vincent Brousseau-Pouliot
La Presse

Le gouvernement Legault, qui a prolongé la fermeture des commerces non essentiels jusqu’au 4 mai, est « optimiste » de redémarrer le secteur de la construction résidentielle « dans les prochains jours ou les prochaines semaines ». Plusieurs nouveaux propriétaires attendent la finition de leur nouvelle maison pour emménager avant le 1er juillet, où leur bail se termine. 

« Je pense que, dans les prochains jours ou les prochaines semaines, ça va être possible de redémarrer la construction résidentielle. Ça va être possible pour plusieurs entreprises de combler le retard qui s’est accumulé sur la construction de certaines maisons au cours des dernières semaines », a dit le premier ministre François Legault en point de presse mercredi.

C’est un élément [la construction] qui devient un service essentiel. S’abriter, c’est un besoin primaire, comme se vêtir et se nourrir.

Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec

Le secteur manufacturier, particulièrement les entreprises qui exportent, pourrait ensuite être appelé à redémarrer quand la Santé publique le permettra. « Pour les usines qui exportent, si tu n’es pas dans le marché, tu te fais voler ta place [par des usines étrangères qui n’ont pas arrêté leurs activités] », dit François Dupuis, économiste en chef du Mouvement Desjardins.

Idem pour des entreprises importantes dans certaines régions du Québec comme les mines en Abitibi et les alumineries au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Des entreprises qui « soutiennent l’économie locale et régionale », rappelle Daniel Boyer, président du syndicat de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Montréal en dernier

Pourquoi Québec sera-t-il probablement en mesure de rouvrir l’économie des régions plus rapidement que l’économie de Montréal ? Il y a trois raisons. Premièrement, Montréal est davantage touché par la COVID-19 : 47 % des cas au Québec sont dans l’île de Montréal, qui représente 24 % de la population du Québec. Deuxièmement, les règles de distanciation sociale qui resteront en vigueur même après la réouverture de l’économie – la règle des deux mètres de distance entre deux personnes – sont plus faciles à suivre dans certaines usines situées en région. Troisièmement, il y a peu d’enjeux de santé publique relatifs aux transports en commun dans la plupart des régions du Québec.

La règle des deux mètres de distance est là pour rester pour « les prochains mois » dans les milieux de travail, a prévenu le premier ministre Legault. « Je suis optimiste qu’on soit capable, dans les prochains jours, les prochaines semaines, de commencer à rouvrir des entreprises, puis des commerces. Mais il faut être prudent et il faut faire appel à la responsabilité des employeurs dans ce dossier-là. Puis il faut que les chiffres continuent à se stabiliser », a dit le premier ministre Legault en point de presse.

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain ne pense pas que la « pause » de l’économie sera nécessairement plus longue à Montréal qu’ailleurs dans la province. « On pourrait se retrouver dans une situation à Montréal où la situation est relativement contrôlée et où seuls les établissements de soins de longue durée sont confinés », illustre Michel Leblanc, président et chef de direction de la Chambre.

Dans tous les cas, c’est la Direction générale de santé publique du gouvernement du Québec, dirigée par le Dr Horacio Arruda, qui recommandera au gouvernement quand et comment rouvrir l’économie.

L’économiste François Dupuis pense que le gouvernement du Québec procédera pour la réouverture de l’économie selon la même séquence de fermetures des dernières semaines – à l’envers, bien évidemment. Qu’est-ce qui reviendra en dernier ? Probablement les rassemblements comme un match de hockey et un concert au Centre Bell. « Ça prend un volume de clients pour qu’une activité comme celles-là soit rentable, et je vois mal mettre 20 000 personnes collées dans un même endroit [pour l’instant] », dit-il.

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https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1692401/assurance-emploi-chomage-canada-etats-unis

L'économie canadienne perd plus d'un million d'emplois

Le nombre de chômeurs s'est accru de 413 000 (+36,4 %) de février à mars. Cette variation mensuelle de 36,4 % est sans précédent depuis 1976.

service-canada-bureau-montreal.jpg
Des Montréalais faisaient la file devant un bureau de Service Canada, le 19 mars. Il était alors toujours possible de présenter une demande d'assurance-emploi en personne. Les bureaux ont finalement été fermés le 28 mars.
PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / PAUL CHIASSON

Radio-Canada
8 h 33 | Mis à jour à 9 h 55

Le taux de chômage au Canada est passé à 7,8 % en mars, en hausse de 2,2 points de pourcentage par rapport à février, révèle jeudi Statistique Canada. Un million d'emplois ont été perdus.

« Il s'agit de la plus forte hausse mensuelle jamais enregistrée, portant le taux de chômage à un niveau observé pour la dernière fois en octobre 2010 », indique l'agence fédérale.

Le nombre de chômeurs s'est accru de 413 000 de février à mars. Cette variation mensuelle de 36,4 % est sans précédent depuis 1976, année où ces données comparables ont commencé à être publiées.

« Presque toute la hausse du nombre de chômeurs est attribuable aux mises à pied temporaires, ce qui signifie que les travailleurs envisageaient de reprendre leur emploi dans les six mois à venir », ajoute Statistique Canada.

L'emploi a cependant diminué de plus de 1 million (-5,3 % par rapport à février), de sorte que le taux d'emploi atteint son plus bas niveau depuis avril 1997.

Ce taux, qui mesure la proportion de personnes de 15 ans et plus qui occupent un emploi, a baissé de 3,3 points de pourcentage pour s'établir à 58,5 %.

Les pertes d'emploi les plus importantes sont signalées dans le secteur privé. Les Canadiens occupant des emplois précaires et de moindre qualité, et particulièrement les jeunes de 15 à 24 ans, sont les plus touchés.

Les économistes préviennent que ces chiffres seront encore plus élevés en avril, des millions de Canadiens ayant dû demander une aide d'urgence du gouvernement fédéral.

Cette aide ne passe cependant plus nécessairement par l'assurance-emploi, le gouvernement Trudeau ayant créé une nouvelle Prestation canadienne d'urgence pour les gens touchés par la COVID-19.

Le Québec durement touché

Dans les provinces, les hausses les plus marquées du taux de chômage sont observées au Québec (8,1 %, +3,6 points de pourcentage), en Colombie-Britannique (7,2 %, +2,2 points) et en Ontario (7,6 %, +2,1 points).

Au Québec, 264 000 emplois ont été perdus, un recul de 6 % ce qui en fait la province la plus touchée à ce chapitre. L'emploi à temps partiel s'est effondré de plus de 21 % en un mois comparativement à 2,6 % pour l'emploi à temps plein.

Le taux de chômage a aussi augmenté dans les trois provinces des Maritimes. Il est passé à 8,8 % au Nouveau-Brunswick (+1,9 point), à 9 % en Nouvelle-Écosse (+1,2 point) et à 8,6 % à l'Île-du-Prince-Édouard (+0,6 point).

La situation n'est plus rose dans les Prairies, avec des taux de chômage de 8,7 % en Alberta (+1,5 point), de 7,3 % en Saskatchewan (+1,1 point) et 6,4 % au Manitoba (+1,4 point)

À Terre-Neuve-et-Labrador, Statistique Canada signale que le taux de chômage a reculé, de 12 % en février à 11,7 % le mois dernier.

Statistique Canada signale en outre qu'au chapitre des heures perdues, une donnée qu'elle compile depuis 1997, la baisse soudaine de l'activité économique observée en mars est sans précédent depuis la tempête du verglas de 1998.

Les Américains au chômage par millions

Aux États-Unis, le département du Travail a pour sa part dévoilé que 6,6 millions d'Américains ont présenté une demande d'assurance-emploi lors de la semaine qui s'est terminée le 4 avril.

Cela porte à plus de 16 millions le nombre d'Américains qui l'ont fait au cours des trois dernières semaines.

Avec les informations de La Presse canadienne

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Est ce que je suis le seul à avoir remarqué que Legault penche à confiner les personnes âgées et laisser les autres retourner progressivement au travail? Nommément les gens de la construction en premier??

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30 minutes ago, mtlurb said:

Est ce que je suis le seul à avoir remarqué que Legault penche à confiner les personnes âgées et laisser les autres retourner progressivement au travail? Nommément les gens de la construction en premier??

Je pense que c'est logique de commencer par les constructions car c'est des coûts énormes.

Et pour les autres, je pense qu'on peut reprendre tranquillement, surtout qu'il y a possibilité que des médicaments marchent.

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il y a une heure, mtlurb a dit :

Est ce que je suis le seul à avoir remarqué que Legault penche à confiner les personnes âgées et laisser les autres retourner progressivement au travail? Nommément les gens de la construction en premier??

J'espère. Je dis cela à mon entourage depuis 2 semaines déjà. Il faut repartir la machine avec les jeunes au travail et cela presse.  99% des décès sont pour les 70 ans et plus

Montréal risque de starter en dernier en plus ....cela va faire mal à Montréal pour longtemps.

 

La construction doit recommencer à Montréal ..on a pas le choix.  Cest possible pour les.entreprises de mettre en place les choses sanitaires nécessaires.  

 

On demande aux jeunes de retourner au travail et cela sans pouvoir aller visiter les gens de 70 ans.et plus.  Plus on attend, plus la catastrophique économique prendra de l'ampleur et on va souffrir pour des années.

 

On doit par exemple remettre le Rem sur les rails rapidement.

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