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COVID-19: L'effet sur l'économie et sur l'immobilier à Montréal


Rocco

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  • 5 months later...
il y a 5 minutes, Né entre les rapides a dit :

Je te crois, mais si ça allait vraiment aussi bien, personne ne devrait se plaindre.  Or on entend des cris d'alarme tous les jours.  Je pense que la différence, c'est que oui il y a beaucoup de monde dans les rues, mais beaucoup moins dans les bureaux, ce qui est moins visible mais autant sinon plus important encore.  

Tu as raison. Il manque le personnel de bureau ainsi que les touristes et cela fait toute la différence. Il y a des commerces qui souffrent beaucoup, aucun doute. Mais il ne faut pas dire que c'est mort et j'essaie de démontrer qu'il y a quand même une vie active qui se déroule en ce moment et dont on ne semble pas tenir compte ou on ne semble pas au courant. Encore une fois, ce sont les jeunes et des communautés culturelles que je vois déambuler sur Ste-Catherine à 14h ou à 23h.

Cela me fait d'ailleurs dire qu'il y a plus qu'un Montréal, mais plutôt plusieurs Montréal. Des Montréal dont on n'est pas vraiment au courant. Et c'est en cela que notre ville est en train de passer d'une grande ville à une mégalopole. Et cela est plutôt positif car la vitalité dont on a besoin provient de là.

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Comme je l'ai mentionné plus haut, je pense que le centre-ville ne sera plus jamais le même. Par contre, je crois qu'étant donné que beaucoup de travailleurs ne reviendront qu'à temps partiel en ville, cela risque de faire en sortes qu'ils veuillent également en profiter plus quand ils seront là. Par exemple, des travailleurs qui se retrouvent 1-2-3 jours par semaine seront bien content de se retrouver et voudront possiblement aller dîner quelque part à l'extérieur du bureau. Ces mêmes travailleurs voudront également peut-être en profiter pour sortir magasiner sur la nouvelle Saint-Catherine, et peut-être même allonger la journée en finissant dans un resto après le bureau pour un 5 à 7. Personnellement, je m'ennuie du c-v et je risque fort de me retrouver dans cette situation.

En ce sens, il y a de l'espoir.

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58 minutes ago, Megafolie said:

Comme je l'ai mentionné plus haut, je pense que le centre-ville ne sera plus jamais le même. Par contre, je crois qu'étant donné que beaucoup de travailleurs ne reviendront qu'à temps partiel en ville, cela risque de faire en sortes qu'ils veuillent également en profiter plus quand ils seront là. Par exemple, des travailleurs qui se retrouvent 1-2-3 jours par semaine seront bien content de se retrouver et voudront possiblement aller dîner quelque part à l'extérieur du bureau. Ces mêmes travailleurs voudront également peut-être en profiter pour sortir magasiner sur la nouvelle Saint-Catherine, et peut-être même allonger la journée en finissant dans un resto après le bureau pour un 5 à 7. Personnellement, je m'ennuie du c-v et je risque fort de me retrouver dans cette situation.

En ce sens, il y a de l'espoir.

 

C'est effectivement la dynamique que j'entrevois aussi!

Il y a une grande offre « utilitaire » au centre-ville aussi, point de vue commercial. Des foires alimentaires anonymes, des commerces glauques dans le sous-sol des tours. À mon avis, cet écosystème est le plus à risque d'une diminution des gens à temps plein dans le centre-ville. Ça ne me surprendrait pas que l'offre commerciale se recentre sur les secteurs de destination plus forts, sur les rues, ou dans les centres commerciaux plus intéressants. Mais tant que le centre-ville reste une destination pour un bassin considérable de travailleurs sur une base hebdomadaire, il va s'en tirer. C'est sans compter tout le reste de l'achalandage autre que les travailleurs. Certains espaces commerciaux moins intéressants vont peut-être changer de vocation à terme (et il y en a beaucoup de ces espaces).

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Il y a 3 heures, Megafolie a dit :

Comme je l'ai mentionné plus haut, je pense que le centre-ville ne sera plus jamais le même. Par contre, je crois qu'étant donné que beaucoup de travailleurs ne reviendront qu'à temps partiel en ville, cela risque de faire en sortes qu'ils veuillent également en profiter plus quand ils seront là. Par exemple, des travailleurs qui se retrouvent 1-2-3 jours par semaine seront bien content de se retrouver et voudront possiblement aller dîner quelque part à l'extérieur du bureau. Ces mêmes travailleurs voudront également peut-être en profiter pour sortir magasiner sur la nouvelle Saint-Catherine, et peut-être même allonger la journée en finissant dans un resto après le bureau pour un 5 à 7. Personnellement, je m'ennuie du c-v et je risque fort de me retrouver dans cette situation.

En ce sens, il y a de l'espoir.

 

Il y a 3 heures, vincethewipet a dit :

C'est effectivement la dynamique que j'entrevois aussi!

Il y a une grande offre « utilitaire » au centre-ville aussi, point de vue commercial. Des foires alimentaires anonymes, des commerces glauques dans le sous-sol des tours. À mon avis, cet écosystème est le plus à risque d'une diminution des gens à temps plein dans le centre-ville. Ça ne me surprendrait pas que l'offre commerciale se recentre sur les secteurs de destination plus forts, sur les rues, ou dans les centres commerciaux plus intéressants. Mais tant que le centre-ville reste une destination pour un bassin considérable de travailleurs sur une base hebdomadaire, il va s'en tirer. C'est sans compter tout le reste de l'achalandage autre que les travailleurs. Certains espaces commerciaux moins intéressants vont peut-être changer de vocation à terme (et il y en a beaucoup de ces espaces).

Nous sommes plusieurs déjà à envisager un "APRÈS"  modérément différent mais plutôt positif pour le centre-ville.  Je cite les deux dernières interventions, mais d'autres y ont contribué aussi et s'y retrouveront aisément.

Mais alors?  (reformulant une interrogation récente) --  En quoi une aide spéciale pour le centre-ville serait-elle nécessaire/appropriée?  Ne vaut-il pas mieux laisser se faire "toutes seules" les transformations/ré-affectations d'usage qui iront de pair avec les changements permanents occasionnés par la crise actuelle?  Après tout, les commerçants, restaurateurs et propriétaires de tours à bureau et leurs employés ont accès aux mêmes  supports que dans les autres quartiers et les autres régions.  On pourrait faire valoir que le centre-ville est plus durement affecté, mais en même temps, c'est précisément en ce lieu que les ajustements les plus visibles/les plus importants seront nécessaires.  Une aide spéciale (en sus de toutes les autres) pourrait avoir l'effet pervers de retarder/inhiber les ajustements nécessaires.  Par ailleurs, il faut noter que dans l'éventualité où l'intensité globale des activités au centre-ville allait diminuer de façon durable, cela aurait pour effet de baisser les valeurs locatives et les taxes qui s'y rattachent.

La transformation fera quand même des "perdants", c'est dans sa nature.  De tous temps, il en fut ainsi, par exemple quand la mécanisation de l'agriculture a provoqué l'exode rural, ou quand l'ouverture des frontières à des produits étrangers moins chers a entraîné la quasi disparition des entreprises locales qui occupaient les marchés (textiles, vêtements, chaussures, etc.).  Ça ne sert à rien de chercher à conserver des entreprises moribondes et les emplois qui y sont rattachés.  

Si on pensait que l'après crise allait être identique à l'avant, on penserait autrement: on fournirait une aide temporaire.  Tout tient à la vision que l'on a de l'avenir.

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Il y a 1 heure, Normand Hamel a dit :

Caricature: Ygreck - Le Journal de Montréal

Screen Shot 2020-09-03 at 2.20.43 PM.png

Il me semble que ce sont les employeurs qui prendront des décisions responsables, en tenant compte bien sûr des préférences de leurs employés mais aussi d'autres considérations respectant toutefois dans tous les cas les consignes établies par le Gouvernement.

Une personne qui était employée au centre-ville ne pourrait pas de sa propre initiative "revenir" si l'établissement demeure fermé/continue à fonctionner exclusivement ou largement  par télé-travail.

A l'heure actuelle, compte tenu des restrictions en vigueur, notamment en matière de distanciation, il serait physiquement impossible de revenir intégralement à la situation antérieure.  Cela concerne les transports en commun, mais aussi l'aménagement des bureaux.  Ces limitations s'appliquent également aux restaurants et aux commerces qui servent la clientèle du centre-ville. Finalement, en plus desdites limitations, les restaurants et les commerces doivent ajuster leur offre au volume de ventes qui sera possible;  en ce sens, ils sont aussi à la traîne des décisions des autres.

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3 septembre 2020 17h21

https://www.lesoleil.com/chroniques/brigitte-breton/la-lune-de-miel-du-teletravail-5ea7daefcf37fb07ee83b3a9a66df2ad?utm_source=omerlo&utm_medium=mailer&utm_campaign=Aujourd’hui%3A+la+lune+de+miel+du+télétravail

La lune de miel du télétravail

CHRONIQUE / Nous sommes encore dans la période lune de miel du télétravail. L’engouement risque de s’estomper quelque peu le jour où votre patron tentera d’empiéter sur votre vie privée, qu’un de vos employés s’estimera accidenté du travail parce qu’il a chuté dans son escalier à minuit, ou que trois assureurs s’obstineront sur la facture de remplacement de l’ordinateur abîmé à cause d’une fuite d’eau chez le voisin d’en haut. D’où l’importance de mettre les choses au clair dès maintenant.

«En l’absence de cadre, ça va débouler à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST)», prévient Martin Dumas, avocat et professeur au département de relations industrielles de l’Université Laval, ainsi que codirecteur du Laboratoire interdisciplinaire de la responsabilité sociale des entreprises. 

Il y a nécessité d’éclairer les zones grises et de combler les lacunes des lois du travail et des conventions collectives non adaptées, ou si peu, au travail à distance. 

«Il y a des bases légales à respecter, mais elles sont vagues et non spécifiques au télétravail. Cela donne lieu à de nombreuses questions et interprétations». La jurisprudence déterminera la voie. 

Les chartes des droits et libertés doivent aussi être respectées. Le droit à la vie privée de l’employé doit par exemple être concilié avec le besoin de l’employeur de contrôler la quantité et la qualité du travail, de même que l’obligation d’assurer la confidentialité des données traitées par ses salariés à leur résidence. 

«Si un cousin fait une visite surprise à la maison, il ne faut pas que des données confidentielles soient exposées sur l’ordinateur de l’employé». M. Dumas explique aussi qu’un patron ne peut installer une caméra sans d’abord avoir démontré la nécessité et le caractère raisonnable d’un recours à celle-ci.

Que prévoit le gouvernement Legault pour répondre à ce changement précipité par la pandémie dans l’organisation et les relations de travail? Le déplacement du bureau à la maison s’est développé jusqu’à maintenant de manière bien informelle.

J’ai voulu savoir si Jean Boulet, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité, comptait moderniser le code du travail, la loi sur les normes et celle sur la santé et la sécurité du travail afin de les adapter à la réalité du télétravail, devenu forcément la norme pour plusieurs entreprises et des travailleurs depuis mars dernier. Certains  souhaitent d’ailleurs fortement que le télétravail puisse se poursuivre  après la crise sanitaire.

Le Québec pourrait-il se doter d’une politique-cadre en la matière?  Fixer des balises et en resserrer d’autres pour s’assurer que personne ne soit lésé si le lieu de travail se déplace du bureau à la maison, période de pandémie ou non?

La demande d’entrevue a été refusée car M. Boulet doit faire sous peu une annonce au sujet du télétravail. C’est à suivre.

Rappelons que le ministre a déjà prévu déposer cet automne un projet de loi pour moderniser la loi sur la santé et la sécurité du travail. Il a donc l’occasion de préciser dès maintenant des éléments en lien avec le télétravail.

Équilibre et juste partage

Quels sont par ailleurs les droits et obligations des employeurs et des employés? Qui paie quoi? Qui fournit et entretient l’équipement? Quel employé  peut faire du télétravail et qui doit entrer au bureau de 9 à 5?

Sur cette question, on a vu cette semaine à Montréal que la popularité du télétravail a des conséquences non souhaitées par la mairesse Plante et le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain car les commerces du centre-ville souffrent de l’absence des travailleurs. 

Interrogé à ce sujet à une station radio de la Mauricie, le ministre Boulet a affirmé qu’il préconisait une formule hybride – quelques jours en télétravail et quelques jours au bureau-  afin de briser l’isolement et l’anxiété des travailleurs, et de profiter d’une interaction humaine bénéfique. 

Une formule hybride ne comble pas le besoin de précisions.

Comment sont calculées les heures de travail et la productivité? Comment s’assurer de préserver la confidentialité des données traitées au domicile de l’employé? Comment gérer, et «contrôler» le personnel à distance, évaluer son rendement? Quelles dépenses d’emploi ou de bureau sont déductibles d’impôt? Ce sont d’autres questions auxquelles il faudra répondre.

Oui, c’est agréable pour plusieurs de ne plus avoir à se déplacer pour aller travailler, de ne plus perdre des heures dans le trafic, de troquer complet et tailleur pour des vêtements mous, souliers vernis pour pantoufles, et de concilier plus facilement-du moins dans certains cas- travail et famille. 

C’est aussi réjouissant de constater que la productivité des employés n’est pas en baisse, mais bien en hausse pour certains, et que des employeurs voient maintenant enfin les avantages du télétravail.

Ses aspects très positifs ne gomment pas ceux qui peuvent poser problème.  

La FTQ (Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec) a décidé d’organiser un séminaire virtuel pour le 25 septembre afin de répondre aux nombreuses interrogations provenant de ses syndicats affiliés.

Au Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), le télétravail s’est aussi inscrit à l’agenda.  «Au-delà de la beauté du télétravail et de la liberté qu’il apporte, des questions se posent sur la protection de la vie privée, la sécurité des données, la santé et sécurité au travail, la fiscalité, la surveillance», indique la présidente, Line Lamarre. «C’est tout un changement de culture». 

Là aussi, à la fois pour l’employé et pour l’employeur. On vante beaucoup la flexibilité du télétravail. Certains sont plus efficaces le matin, d’autres en après-midi, voire la nuit. On calcule encore les heures de travail ou on fonctionne par objectif, par projet, par échéancier? S’il y a surcharge de travail, il y a des heures supplémentaires? On vérifie «les heures»  ou le rendement?

Sonia Éthier, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), soutient que le télétravail justifie de plus en plus une réflexion sur le droit à la déconnexion. Une frontière entre vie professionnelle et personnelle doit être établie. «Une journée de travail doit avoir un début et une fin».

Mme Éthier ne cache pas que le télétravail remet aussi en question la représentation syndicale. Si chaque employé travaille à la maison, que deviennent la cohésion entre les collègues  et les droits collectifs?

«Les gens sont encore habités par la peur de la pandémie», dit-elle. Elle explique ainsi l’engouement pour le télétravail. Elle croit toutefois qu’avec le temps et le recul, il y aura un dosage, un équilibre.

Le professeur Dumas reconnaît que le travail des syndicats ne sera pas simple. Il se préoccupe aussi des non-syndiqués. «Dans des négociations individuelles, certains s’en tirent bien et d’autres mal». 

Pour préserver un bon climat de travail, il invite les employeurs  à faire preuve d’équité car tout finit par se savoir.

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Le 2020-07-13 à 08:32, acpnc a dit :

Bars: ça ne va pas bien aller !

Ça fait un peu plus de deux semaines seulement que les bars ont rouvert à Montréal et, déjà, la situation dégénère.

Publié le 13 juillet 2020 à 5h00

https://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/2020-07-13/bars-ca-ne-va-pas-bien-aller.php

Alexandre Sirois
La Presse

L’appel lancé samedi par la Direction régionale de santé publique de Montréal est sans équivoque. Tous ceux qui ont visité un bar à Montréal depuis le 1er juillet doivent se faire tester pour la COVID-19. Quel gâchis !

Les cas rapportés – le virus a circulé dans « au moins » cinq établissements – sont peut-être uniquement liés à des bars qui n’ont pas respecté les règles dictées par la Santé publique pour leur réouverture. N’empêche, la situation actuelle est intenable.

 

« Les cas rapportés – le virus a circulé dans « au moins » cinq établissements – sont peut-être uniquement liés à des bars qui n’ont pas respecté les règles dictées par la santé publique pour leur réouverture. N’empêche, la situation actuelle est intenable », écrit Alexandre Sirois.

Comme le nouveau ministre de la Santé Christian Dubé l’a si bien dit jeudi dernier, « on ne peut pas accepter ça après tous les sacrifices qui ont été faits par les Québécois ».

Ce jour-là, Québec a annoncé trois nouvelles mesures visant à limiter les dégâts dans les bars.

 – On ne peut plus vendre d’alcool dès minuit.

 – Les établissements ne doivent pas dépasser 50 % de leur capacité légale.

 – Les clients doivent rester assis ; pas question d’utiliser les pistes de danse.

Mais soyons sérieux. Comment s’assurer que ces mesures soient respectées ; tous les bars n’arrêtent pas de servir de l’alcool après minuit, par exemple. Et même si elles l’étaient, comment penser que ce sera suffisant pour éviter de nouvelles éclosions ?

On n’est pas dans un conte de fées, ici. Un simple coup de baguette magique a permis à Cendrillon de conserver son carrosse jusqu’à minuit. Mais on ne peut pas empêcher le virus de se propager dans les bars avant le last call, même si on le devance à minuit et si les clients sont moins soûls.

On a dit que Québec avait serré la vis, mais c’est surtout une solution de compromis. Or, elle a été proposée avant qu’on prenne la mesure de l’ampleur du problème.

Dans les circonstances actuelles, les bars où la distanciation physique à l’intérieur est impossible, et où les normes sanitaires de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail ne sont pas respectées, ne peuvent tout simplement pas rester ouverts.

 

Si on a rouvert les bars, c’était notamment en se disant qu’on allait éviter de voir les fêtes privées se multiplier et contribuer à la propagation du virus. Or, on doit actuellement gérer des éclosions majeures liées aux fêtes privées ET la propagation dans les bars ! On perd au change.

Bien sûr que c’est déchirant. Bien sûr que, dans un monde idéal, les bars resteraient ouverts. Tout le monde serait traité de la même manière : les bars comme les épiceries et les autres commerces de nos quartiers.

Le problème, c’est que le risque n’est pas le même partout. Il est nettement plus élevé dans les bars, où par définition le port du masque est impensable. Et des vies sont en jeu.

Nous ne sommes pas les seuls à constater, consternés, les dérives liées à la réouverture des bars. Les photos des débordements à Londres lorsqu’on a permis l’accès aux pubs, il y a une dizaine de jours, ont fait le tour du monde.

Aux États-Unis, certains États ont récemment forcé les bars rouverts à fermer leurs portes. C’est ce qu’a annoncé le gouverneur de la Louisiane samedi, précisant que les bars ont déjà été liés à au moins 36 éclosions et 405 infections.

Dans cet État, on n’a pas tergiversé longtemps : la mesure forçant les bars à fermer leurs portes est entrée en vigueur cette nuit. Et vous savez quoi ? Elle est accompagnée d’une obligation de porter un masque pour tous ceux qui ont plus de 8 ans.

Tant pour les bars que pour les masques, il serait absurde d’attendre – comme nos voisins du Sud – que l’épidémie revienne en force pour agir.

La règle de distanciation du deux mètres a été remise en question dans certaines études récentes. L'OMS recommande un mètre, rappelons-le.

https://www.journaldemontreal.com/2020/08/28/covid-19-la-regle-du-metre-de-distance-est-trop-rigide-et-doit-sadapter-aux-situations-selon-une-etude

Il y a d'autres paramètres à prendre en compte : la ventilation dans les lieux fermés, la densité , le temps d'exposition, etc.

Il y aurait lieu de moduler selon le type d'établissement à mon avis.

Les restaurants n'y arrivent tout simplement pas avec la règle du deux mètres. Pour les bars, je la maintiendrais.

Au train où vont les choses et avec les règles de distanciation en vigueur, la moitié des restaurants au Québec risquent de disparaître selon les gens de l'industrie dans les six mois.

Deux mètres, c'est souvent 30 % de la capacité de l'établissement à peine ; un mètre, 50 % et plus.

Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain !

 

 

 

 

 

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Concernant les vaccins, il faut bien comprendre qu il y a des enjeux financiers et politiques énormes dans ce dossier.

Le vaccin russe ? Moins efficace et sûr que les autres ? Pas forcément. Sauf que les autorités sanitaires russes ont brûlé les étapes.

https://www.tvanouvelles.ca/2020/09/04/vaccin-russe-une-premiere-publication-confirme-des-resultats-preliminaires-encourageants-1

La Russie est-elle un pays du Tiers-Monde en matière de vaccin ? Absolument pas, ils ont les équipes et les infrastructures nécessaires pour développer et fabriquer un vaccin sûr et efficace.

Et vous pouvez déjà parier que la Russie va faire énormément d'argent avec son vaccin, et que dans les prochains mois les commandes vont continuer d'affluer. Une vingtaine de pays ont déjà passé des commandes.

 

 

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