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Économie du Québec


Normand Hamel

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Il y a 2 heures, Rocco a dit :

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Fort bien mais

1) Il faudrait comparer les hospitalisations COVID aux soins intensifs au Québec à celles de la moyenne canadienne, pas à celles de la moyenne des pays industrialisés (puisqu'on qu'on fait des comparaisons interprovinciales); et

2) Le taux de croissance prévu du PIB québécois pour 2022, quand on le compare à la moyenne canadienne, doit tenir compte de la performance relative de l'économie en 2020 et 2021; des provinces qui étaient descendues plus bas peuvent bien afficher un taux de croissance supérieur pour 2022, mais ce taux est mesuré par rapport à 2021, autrement dit il pourrait y avoir eu un plus grand potentiel de rattrapage.  Afin d'éliminer les possibles distorsions dans les calculs, je préfère une méthode consistant à ramener à l'indice 100 le PIB de chaque province en 2019, puis de suivre leur évolution pour 2020, 2021 et 2022 (prévisions pour cette dernière).  Une province (exemple fictif) qui afficherait 100 pour 2019, 90 pour 2020, 92 pour 2021 et finalement 101 pour 2022 donnerait l'impression d'un redressement extraordinaire pour 2022 (101/92=1,098, tout près de 10%), très supérieur à celui d'une autre province dont les données correspondantes seraient 100, 98, 102 et finalement 105, soit "seulement" une croissance de 2,9% pour 2022.  Et pourtant, en prenant l'année 2019 comme base de référence, on voit bien que la seconde province dans l'exemple  aura eu cumulativement une meilleure performance que la première.  Ce serait facile d'effectuer les calculs avec les données réelles.  La notion de rattrapage est facile à concevoir aussi.  Le chemin parcouru en 2020 et en 2021 doit absolument être pris en compte dans les comparaisons.     

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  • 2 weeks later...

Sherbrooke et Bromont, les deux premières « zones d’innovation »

 

Un des projets phares de François Legault, les « zones d’innovation » qu’il a proposées dès 2013, se concrétise. Sherbrooke et Bromont, dans les domaines respectifs de la science quantique et du numérique, sont les deux premiers projets acceptés sur la trentaine reçue par Québec, a annoncé le premier ministre en point de presse jeudi.

Publié à 14h39 Mis à jour à 16h03

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2022-02-03/sherbrooke-et-bromont-les-deux-premieres-zones-d-innovation.php

Karim Benessaieh La Presse

« Pour moi, c’est une grande journée, à noter dans mon carnet des grandes choses qui me sont arrivées dans la vie », a lancé d’entrée de jeu M. Legault, lors d’une conférence de presse virtuelle tenue simultanément à Sherbrooke et à Bromont. « Il s’agit de deux projets d’avenir, deux projets emballants, deux projets pour construire l’économie du Québec de demain. »

Premier symbole de ce que le premier ministre a qualifié de « rêve de p’tit gars » : la construction à Sherbrooke par IBM d’un ordinateur quantique, le quatrième de l’entreprise à l’extérieur des États-Unis. Québec déboursera 68 millions tandis qu’IBM s’engage à investir 62 millions dans la province. « On va avoir l’ordinateur le plus puissant au Canada, rien de moins », s’est réjoui le premier ministre.

Au total, à Sherbrooke, Québec injecte plus de 131 millions de dollars pour 13 projets, tandis qu’on attend 304 millions du privé.

Dans 13 régions

Pour Bromont, le gouvernement injectera 24,7 millions dans cinq projets d’infrastructures distincts de recherche et de soutien à la recherche. On s’attend à ce que des entreprises privées y ajoutent plus de 230 millions. La plus importante avec 73 millions, Teledyne DALSA, est une entreprise canadienne spécialisée en imagerie électronique et en fabrication de semi-conducteurs. On s’attend à ce qu’elle augmente ses capacités de production et poursuive ses investissements dans ses installations du Parc scientifique de Bromont.

 

« Teledyne opère une des rares usines de semi-conducteurs à Bromont depuis 45 ans, a rappelé Claude Jean, vice-président exécutif et directeur général de Teledyne DALSA Semiconducteur. Plusieurs croient que l’industrie des puces électroniques s’est complètement déplacée en Asie. Pendant ce temps, notre usine de Bromont est restée bien présente et active. » La technologie de Teledyne, a-t-il souligné, a servi autant à prendre des photos sur la planète Mars qu’à développer des appareils respiratoires et des laboratoires mobiles pour la détection des virus.

Teledyne a investi 90 millions pour améliorer ses installations au cours des dernières années. Les nouveaux investissements de 73 millions permettront la création d’une cinquantaine d’emplois et la consolidation des 500 déjà existants, a-t-il précisé.

Au total, calcule le gouvernement, ces deux zones recevront des investissements de 690 millions de dollars au cours des cinq prochaines années, 533 millions du privé auxquels s’ajoutent 157 millions de fonds publics. Selon ce qu’a indiqué le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon, 13 régions ont déposé des projets. Trois d’entre eux sont « presque attachés », a précisé le premier ministre, et pourraient être annoncés d’ici l’été.

Le concept des zones d’innovation, promis par la Coalition avenir Québec lors de la campagne électorale de 2018, vise à développer des pôles de collaboration entre les entreprises privées, la recherche et les gouvernements dans différents secteurs technologiques. « L’idée vient d’un constat qui est peut-être dur, a expliqué M. Legault. Quand on regarde la recherche au Québec, en PIB ou peu importe le calcul, on est parmi les meilleurs au monde. Quand on regarde la commercialisation, on est parmi les derniers au monde. »

Ces zones d’innovation sont directement inspirées de la Silicon Valley, en Californie, de l’axe Boston-Cambridge et du modèle suédois, a-t-il précisé, où se côtoient recherches fondamentale et appliquée. « C’est une certaine culture qu’on a eue longtemps au Québec, de mettre en opposition la recherche fondamentale et la recherche appliquée, comme si ce n’était pas possible de faire les deux […] On a tout pour réussir au Québec, on a des universités de calibre international et des entrepreneurs très créatifs. L’idée, c’est de rapprocher nos chercheurs et les entreprises, d’avoir des espaces communs. »

Le choix de Sherbrooke et de Bromont pour héberger les premières zones d’innovation s’explique par la présence d’écosystèmes technologiques matures, combinée à la disponibilité d’entreprises prêtes à investir, a expliqué en substance le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon. « On a reçu des projets porteurs et visionnaires […] La reconnaissance mondiale du savoir québécois dans des domaines comme la science quantique et les systèmes électroniques intelligents va permettre d’attirer des investissements. »

Sur un ton plus léger, le premier ministre Legault, lui, a tenu à rappeler un autre critère. « Quand on regarde les zones d’innovation dans le monde, il y a autre chose qu’elles ont en commun : la beauté. Silicon Valley, Boston-Cambridge, Barcelone, est-ce que j’ai besoin de vous dire que c’est beau ? Ne soyons pas surpris que les deux premières zones d’innovation soient en Estrie, dans les Cantons-de-l’Est. »

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  • Administrator

Le ménage canadien moyen est millionnaire (sauf au Québec)

 

La hausse prononcée du prix des biens immobiliers partout au Canada l’an dernier a poussé la valeur nette moyenne des ménages canadiens à tout près d’un million de dollars. Ce sommet évidemment historique dissimule une distribution très inégale de la richesse d’une génération à l’autre, même si l’écart s’est réduit entre les ménages canadiens les plus pauvres et les plus riches.

Le patrimoine financier total pour l’ensemble des ménages canadiens a atteint 15,1 billions de dollars (15 100 milliards) au troisième trimestre de 2021, une hausse de 2,1 billions (2100 milliards) par rapport au second trimestre, révèlent les plus récentes données sur la santé financière des ménages rendues publiques par Statistique Canada vendredi dernier. La hausse de la valeur des biens immobiliers au pays au cours de l’été 2021 compte pour 59 % de cette hausse du patrimoine financier national.

 

Article complet: https://www.ledevoir.com/economie/667806/finances-le-menage-canadien-moyen-est-millionnaire

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Le prix des maisons n'étant pas le même ailleurs au Canada on pouvait s'attendre à un écart important entre le Québec et le ROC. Cependant je suis surpris du faible écart concernant les biens non immobiliers; cela serait sans doute différent si on comparait province par province, notamment avec la Colombie-Britannique et l'Ontario qui sont des provinces très riches.

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il y a 53 minutes, Normand Hamel a dit :

Le prix des maisons n'étant pas le même ailleurs au Canada on pouvait s'attendre à un écart important entre le Québec et le ROC. Cependant je suis surpris du faible écart concernant les biens non immobiliers; cela serait sans doute différent si on comparait province par province, notamment avec la Colombie-Britannique et l'Ontario qui sont des provinces très riches.

En effet c'est différent.  Il me semble d'ailleurs que les données se rapportant à chaque province ont été publiées.  Mais si on ne dispose que des données rapportées dans le tableau ci-dessus, il demeure possible de faire un calcul simple dans le but de comparer le Québec au Reste du Canada plutôt qu'au Canada- en- Entier (dans lequel le Québec fait baisser la moyenne), même s'il n'est pas nécessaire d'effectuer ce calcul pour en concevoir l'effet.  

Mais au-delà de la moyenne, il serait intéressant de découvrir la courbe de distribution (répartition) de la richesse.  Est-elle également répartie (certainement pas!), mais dans quelle mesure?  Si on prend la Colombie-Britannique et l'Ontario, il est évident qu'elles sont globalement très riches, mais ça n'empêche pas l'existence d'importantes poches de pauvreté, notamment dans la région de Toronto; mais puisque malgré tout la richesse moyenne sous forme de biens non immobiliers est élevée, il faudrait voir si c'est principalement causé par l'inclusion d'un groupe important de ménages très riches, ou bien si c'est représentatif de la majorité.  Ultimement, pour des comparaisons interprovinciales, j'aimerais voir la répartition par quintile.

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1975... On pourrait appliquer ce sage commentaire en 2022. Et maintenant on sait ce qui est arrivé après 1975.... Une FED paniquée par une inflation incontrôlée a dû augmenter le taux directeur à près de 15% pour casser l'inflation en 1982.

2022.. sommes nous en 1975? Devrions-nous écouter feu Thomas M. Galt?

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C'étaient de sages paroles.  Cependant la situation actuelle commande une bien plus grande prudence dans la gestion de la politique monétaire.  La différence fondamentale réside dans l'énorme endettement accumulé des gouvernements, mais aussi des particuliers, lesquels, malgré l'amélioration de leurs bilans, sont dans une situation fragile.  Leurs avoirs bruts (en excluant les dettes) sont conditionnés par des évaluations exceptionnellement élevées de 1) leurs biens immobiliers, et 2) des actions en bourse qu'ils détiennent.  Des hausses brutales des taux d'intérêts anéantiraient la valeur de leurs avoirs, tandis que leurs dettes resteraient aussi élevées.  Ce n'est pas une simple récession sévère qu'on subirait, mais une dislocation peut-être encore plus grave que dans les années 1930.

Il faut réussir à faire ralentir le taux d'accroissement des prix (i.e. une baisse du taux d'inflation), mais sans que ça entraîne une baisse absolue des prix.  Aussi, il faut bien comprendre les causes de l'inflation: à la fin des années 1970, c'était principalement un excès de la demande; actuellement, c'est au moins autant une baisse de l'offre occasionnée par des facteurs non-économiques.  Une hausse des taux d'intérêts fait diminuer la demande, mais elle ne fait rien pour stimuler l'offre.  De plus, l'inflation trop élevée qu'on connait présentement ne s'est pas manifestée également; tant les prix que les salaires qui n'ont pas augmenté autant que les autres continueront pour un certain temps à rechercher des ajustements (pour demeurer concurrentiels et pour retrouver leurs pouvoirs d'achat d'avant): on n'arrête pas ce mouvement spontanément. 

Dernier point important: le produit intérieur brut s'est jusqu'à présent maintenu grâce à d'énormes transferts fiscaux, des gouvernements aux particuliers (et dans une moindre mesure aux entreprises): c'est intenable à moyen terme.  On a fonctionné avec simultanément  les deux pédales (instruments) au plancher:  monétaire et fiscale.  Un retour vers un équilibre sain nécessitera des resserrements sur les deux, mais attention à la coordination!

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il y a 34 minutes, Né entre les rapides a dit :

De plus, l'inflation trop élevée qu'on connait présentement ne s'est pas manifestée également; tant les prix que les salaires qui n'ont pas augmenté autant que les autres continueront pour un certain temps à rechercher des ajustements (pour demeurer concurrentiels et pour retrouver leurs pouvoirs d'achat d'avant): on n'arrête pas ce mouvement spontanément.

C'est justement pourquoi il faut agir vite pour contrer l'inflation car l'effet des hausses de taux sur les prix prend beaucoup de temps avant d'avoir des effets concrets et mesurables, précisément pour les raisons que tu as évoquées. Il ne faut pas oublier non plus qu'une forte inflation affecte les personnes âgées en particulier, qui se trouvent d'ailleurs à être de plus en plus nombreuses dans nos sociétés.

il y a 34 minutes, Né entre les rapides a dit :

La situation actuelle commande une bien plus grande prudence dans la gestion de la politique monétaire.  La différence fondamentale réside dans l'énorme endettement accumulé des gouvernements, mais aussi des particuliers, lesquels, malgré l'amélioration de leurs bilans, sont dans une situation fragile.

On est ici en territoire inconnu car une telle situation est sans précédent dans l'Histoire: les États, les entreprises et les particuliers sont tous lourdement endettés comme jamais cela ne s'était produit avant.

Les banques centrales se trouvent actuellement prises entre l'arbre (endettement) et l'écorce (inflation). Elles n'ont pas augmenté leurs taux au mois de janvier et la prochaine fois elles pourraient devoir l'augmenter de 50 points de base plutôt que 25 comme plusieurs économistes avaient prévu le mois dernier. Personnellement je préfèrerais qu'elles commencent en douceur mais de façon soutenue et prévisible. Mais je trouve qu'il est déjà tard pour agir.

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il y a 18 minutes, Normand Hamel a dit :

Personnellement je préfèrerais qu'elles commencent en douceur mais de façon soutenue et prévisible. Mais je trouve qu'il est déjà tard pour agir.

(Je cite uniquement cet extrait parce que je veux m'y attarder.  Mais l'ensemble de ton message est valide et vaut la peine d'être lu intégralement)

D'accord qu'il est trop tard pour agir en espérant éviter certaines conséquences graves de l'inflation qui s'est installée.  Mais tu conviendras certainement qu'il n'est pas trop tard pour commencer à agir dans le sens d'un relèvement des taux d'intérêt.  Ce serait certainement préférable au maintien du statu quo.  

Pour le bénéfice de plusieurs, j'ai pensé qu'il serait utile de fournir une explication simplifiée de la relation entre les taux d'intérêts et l'inflation, car ce n'est pas une formule magique:

1) L'inflation résulte d'un excès de la demande par rapport à l'offre (demand induced), ou d'une hausse du coût des intrants (cost push); les deux ne sont pas incompatibles (on peut subir l'un et l'autre en même temps)

2) Une hausse des taux d'intérêts n'affecte pas directement la consommation financée avec les revenus courants;  par contre, elle rend plus coûteux le financement de a) la consommation financée à crédit; b) des investissements (qui sont une autre composante de la demande globale); et c) elle diminue les valeurs boursières, qui évoluent en sens inverse, toutes choses égales par ailleurs; ce dernier point a un effet supplémentaire: il réduit la richesse (par opposition au revenu) qui est un autre déterminant de la demande.  

3) Des taux d'intérêts plus élevés augmentent le coût du capital, lequel est une composante (plus ou moins importante selon les secteurs) du coût total de production; ça n'implique pas obligatoirement une hausse des prix demandés, ça dépend aussi de la concurrence; mais ce n'est certainement pas de nature à favoriser une augmentation de l'offre.

4) En résumé:  des taux plus élevés diminuent la demande globale, la rapproche de l'offre, ce qui contribue à ralentir l'inflation; des taux d'intérêt extrêmement élevés peuvent même provoquer une baisse absolue du niveau des prix. 

Mais je ne perds pas de vue la politique budgétaire non plus.  Les énormes transferts aux particuliers n'ont pas seulement creusé le déficit (et par conséquent augmenté la dette).  Ils ont largement contribué à maintenir la demande à un niveau incompatible avec l'offre diminuée.  Trop de dollars ont chassé trop peu de biens et de services.  Ce sont les secteurs où la demande pouvait continuer à se manifester, principalement pour le logement, l'alimentation et l'énergie, qui ont vu leurs prix exploser.  Pour les deux derniers (alimentation et énergie), c'était pratiquement inévitable; mais pour le logement, le surplus de dollars a eu pour effet principal de pousser les prix à un niveau qu'on considérerait irréaliste si ce n'était qu'il a été vu comme l'ultime réservoir de valeur -- une impression qui persiste encore aujourd'hui en dépit de la perspective de la hausse des taux hypothécaires.  

Je pense que l'inflation peut être graduellement ralentie puis  jugulée, mais on restera avec des niveaux de prix beaucoup plus élevés qu'avant.  Le corollaire, c'est que le pouvoir d'achat de l'épargne conservée sous forme monétaire se trouvera considérablement diminué; ça affecte d'abord ceux parmi les particuliers dont les avoirs étaient majoritairement détenus sous cette forme.  Les débiteurs en sortiront gagnants.  Un important transfert de richesses s'est produit sous nos yeux.  

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