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Économie du Québec


Normand Hamel

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il y a 11 minutes, Ousb a dit :

Je ne vois aucune, mais aucune corrélation entre cela et ce dont nous parlons…

Les sociologues, les anthropologues et les criminologues eux font le lien, et ils le font de la façon suivante:

Montréal est la ville où les pauvres disposent des plus hauts revenus en Amérique du Nord et ce n'est donc pas un hasard si elle est également la ville où le taux d'homicides est le plus faible.

C'est que lorsque les gens ont faim ils commettent des crimes pour se nourrir tout en espérant améliorer leur sort face à ce qu'ils perçoivent comme une injustice sociale. C'est ce qui fait que les riches sont obligés de s'armer pour protéger leurs biens. Surtout que là-bas les riches sont beaucoup plus riches qu'ici, et les pauvres sont nettement plus pauvres. Il en résulte une tension sociale extrême et permanente.

Ici au Québec une personne qui gagne le salaire minimum en a un peu plus qu'elle en a besoin pour vivre, soit un revenu équivalent à 115% du revenu vital minimum (RVM). En Ontario ils sont à 95% malgré le fait que le salaire minimum soit plus élevé chez nos voisins.

Pour ce qui est du revenu moyen des pauvres qui vivent au Texas je ne le connais pas, et je ne connais pas non plus le RVM dans cet État. La seule chose que je sais c'est que  je ne voudrais pas y vivre pour tout l'or du monde.

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il y a 1 minute, andre md a dit :

Et pourtant je vois des gens queter de l'argent partout a Montréal. Elle est ou l'égalité???? 

L'égalité n'existe nulle part sur la planète. Par contre l'inégalité est moins criante à Montréal. Il ne s'agit pas ici d'une opinion personnelle mais de faits quantifiables et mesurables bien connus des experts. J'ai d'ailleurs déjà cité à cet effet une donnée importante: le RVM.

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il y a 5 minutes, Normand Hamel a dit :

L'égalité n'existe nulle part sur la planète. Par contre l'inégalité est moins criante à Montréal. Il ne s'agit pas ici d'une opinion personnelle mais de faits quantifiables et mesurables bien connus des experts. J'ai d'ailleurs déjà cité à cet effet une donnée importante: le RVM.

Mesurable par des expert assis dans un bureau. Je n'ai jamais vue autant de gens queter comme ca dans tout les quartier. De Lasalle a St-leonard de Laval a  St-Hubert. Des jeunes des vieux,  des hommes , des femmes de toutes les origines que se soit quebecoise ou etrangere.

 

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il y a 1 minute, andre md a dit :

Je n'ai jamais vue autant de gens queter comme ca dans tout les quartier.

Ce que tu constates c'est la résultante de la pandémie. Lorsque les restrictions de voyage seront levées tu pourras aller voir ailleurs comment ça se passe.

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il y a 11 minutes, andre md a dit :

Et pourtant je vois des gens queter de l'argent partout a Montréal. Elle est ou l'égalité???? 

Ma compréhension de l'égalité a été "égalité en droit", à laquelle des sociétés plus conscientes de la réalité tentent d'ajouter "égalité dans les opportunités", ce qui suppose notamment un accès égal à l'éducation supérieure, sans égard aux moyens financiers de l'étudiant ou de ses parents.  

Rappelle-toi l'adage du socialisme utopique:  "De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins".  L'idée (bien sûr utopique) est qu'on (la société) commencerait par accorder des rémunérations correspondant aux contributions de chaque individu, et qu'on finirait ultimement par des rémunérations correspondant aux besoins, par exemple le nombre d'enfants dans la famille. 

A l'heure actuelle, il n'y a pas d'égalité dans les opportunités, et encore moins dans les rémunérations.  Dans tout l'Occident, pas seulement aux USA et au Canada, mais aussi dans certains pays européens qui étaient réputés pour avoir un filet social admirable, on voit de plus de plus de gens quêter et/ou chercher dans les poubelles de quoi allonger la trop maigre allocation sociale ou de pension de retraite et/ou accepter des petis boulots sous-payés (exemple extrême: la journée de travail à un Euro en Allemagne).  Los Angeles, San Francisco, Vancouver, Toronto, Montréal, Paris, Berlin, etc. "même combat".

Les grandes villes attirent les démunis, notamment parce qu'elles "offrent" plus de services, mais en même temps, ce sont les endroits où les logements coûtent le plus cher.  Mais ça n'empêche pas la pauvreté profonde de sévir aussi dans de beaux petits villages aux allures prospères et qui attirent des touristes fortunés "eux".  

De toutes les villes que j'ai nommées, et bien d'autres encore, Montréal me semble être la moins pire.  Alors, si on veut s'attarder sur le phénomène, on ne devrait pas l'associer particulièrement à notre métropole.  On peut discuter des causes (assez bien connues d'ailleurs), mais ce serait encore plus intéressant de suggérer des avenues de solution (en évitant les recettes utopiques qui ne mènent à rien sauf à des frustrations).  

 

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Il y a 12 heures, Ousb a dit :

Ouais mais c’est pas très nuancé ce que tu dis et certains éléments que tu apportes n’ont pas de lien clair avec le modèle économique (racisme, fusillades).

Au Québec tu fais 45000 tu te retrouves avec 30000 à la fin. Au Texas tu fais le même montant tu te retrouves avec 37000. Donc supposons que tu restes au même salaire toute ta vie. Après 40ans de travail tu auras payé 600.000 dollars de taxes au Québec auxquels il faut rajouter toutes les autres (habitations, vente, essence et j’en passe). Combien d’entre nous profiteront d’avantages qui valent 600.000 dollars au cours de notre vie ?

L’argument pro système américain est loin d’être bête ou juste une attirance pour le bling bling. C’est aussi le fait que donner à l’état tant de pouvoir sur notre argent nous rend d’une manière vulnérables dans le sens où on ne sait pas où il s’en va ! Ironiquement au Québec on est les plus taxés d’Amérique mais les routes ça ne va pas, le système de santé ça ne va pas, plus de 50% de nos écoles dans un état lamentable selon les dernières études. 
 

Je peux comprendre qu’on soit pour un tel système de redistribution des richesses mais en réflechissant beaucoup ces dernières années je peux aussi très bien comprendre que l’on soit contre. Et pourtant j’ai toujours été pour par le passé (peut être parce que je ne travaillais pas encore loool). 
 

Après tout où va notre argent ? On en met toujours plus et rien ne change pour le mieux. C’était juste mon petit grain de sel. Les USA c’est trop d’un bord et le Québec trop de l’autre à mon avis. Une solution mitoyenne me conviendrait beaucoup mieux.

Le problème n'est pas dans le quoi (les programmes sociaux) mais surtout dans le comment (la gestion desdits programmes).  Si on améliore la gestion du secteur public avec des objectifs d'augmentation de l'efficacité et de la productivité, alors on va libérer des sommes importantes d'argent.  Elles sont là les baisses d'impôts tant désirées.

Autre chose; les programmes sociaux qui permettent aux usagers d'améliorer leur capacité d'augmenter leurs revenus de façon autonome comme l'éducation ou même la santé (c'est plus difficile de travailler avec une maladie ou une blessure non soignée) devraient être prioritisés.  Ceux qui ne permettent que de rendre la pauvreté plus confortable mais qui pénalisent l'enrichissement (aide sociale, logements sociaux) devraient viser à être temporaires et à permettre aux usagers de s'en affranchir.  Oui, il y a des situations ou une aide permanente est nécessaire, mais je ne crois pas que quelqu'un qui a une mauvaise passe et qui a besoin d'aide est un incompétent qui ne s'en sortira jamais.  On doit aider les gens en période de crises (crise personnelle et généralisée), mais on doit surtout les aider à se donner les moyens de s'en sortir.  Ce que j'appelle l'industrie de la pauvreté semble être davantage intéressés à garder les pauvres pauvres mais plus confortables dans leur pauvreté (ce qui permet à ces organisme de continuer à être "nécessaires").  De plus, des gens dépendants de l'État sont aussi plus dépendants des partis politiques de gauche et donc moins à même de voter contre leurs propres intérêts avec d'autres partis.

Dîtes-vous que chaque personne qu'on aide à solidement se sortir de la pauvreté est moins à risque d'avoir besoin de certains programmes sociaux et, avec un meilleur revenu, contribuera davantage à l'assiette fiscale commune et à l'économie en général (autant en tant que consommateur que de travailleur).  On diminue nos dépenses et on augmente nos revenus, on gagne sur les deux tableaux.

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Il y a 8 heures, ToxiK a dit :

les programmes sociaux qui permettent aux usagers d'améliorer leur capacité d'augmenter leurs revenus de façon autonome comme l'éducation ou même la santé (c'est plus difficile de travailler avec une maladie ou une blessure non soignée) devraient être prioritisés.

L’ÉCONOMIE SOCIALE C’EST QUOI?

L’économie sociale, c’est d’abord et avant tout une réponse collective aux défis communs.

Aussi appelé entrepreneuriat collectif, ce mode de développement est soutenu par des citoyens et organisations partout à travers le Québec qui s’impliquent au sein de plus de 11 200 entreprises collectives, qui cumulent ensemble un chiffre d’affaires de 47,8 milliards de dollars et emploient près de 220 000 personnes, en plus des communautés impliquées directement dans leurs activités. C’est une façon différente de faire de l’économie, qui a pour finalité le rendement à la communauté et la défense du bien commun, directement liée aux besoins et aux aspirations des collectivités. 

Les entreprises d’économie sociale assurent le contrôle collectif et pérennisent la vitalité économique, sociale et culturelle des communautés. Caractéristique essentielle de son identité, l’économie sociale compte plus de 13 millions de membres au Québec et environ 90 000 administrateurs bénévoles issus de leur communauté et participant à la gouvernance démocratique, où chaque voix a le même poids au conseil. Sur ce point, il importe de signaler deux facteurs de distinction de l’économie sociale : la présence paritaire de femmes (50,5%) et d’hommes 49,5% ) sur ces conseils et la place importante des jeunes, puisque près d’un administrateur sur cinq (18%) est âgé de moins de 35 ans. Cette gestion plus inclusive explique sans doute des choix de gestion plus innovants, qui ont contribué dans le temps à une plus grande pérennité de ces organisation ainsi que leur impact économique et social important pour la communauté.

Soulignons finalement que les entreprises d’économie sociale jouent un rôle essentiel dans la vitalité économique et sociale de toutes les régions du Québec et, de manière particulière, dans des régions éloignées de grands centres urbains.

https://chantier.qc.ca/decouvrez-leconomie-sociale/

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Le 2021-05-30 à 16:33, mtlurb a dit :

Vouloir avoir le contrôle sur l'argent gagné à la sueur de son front ne veut pas dire vouloir plus de bling bling... pas trop fort avec ce commentaire qui manque de nuance.

Tu l'as pas plus le ''contrôle'' sur ton argent, là-bas. C'est ça l'illusion, c'est ça le bling bling. Ce que tu paies pas en impôt, tu es obligé de le payer 2 ou 3 fois en assurances privées, en écoles ''fréquentables'' pour tes enfants, en frais de garde hallucinant, voire même en service de sécurité pour ton quartier fermé (fréquent dans plusieurs villes). Le seul choix que t'as, c'est de payer cher pour de la qualité (quand ça en est vraiment...) ou économiser pour des plans minables. 

T'as raison dans un cas : les millionniares et + sont ben plus avantagés là-bas. C'est un pays fait pour eux. Mais pour le monde ordinaire (je parle pas des ''pauvres''), c'est pu le rêve pantoute. Mais certains y croient encore à cette illusion. C'est une image fake, du bling bling quoi.

https://lactualite.com/politique/niveau-de-vie-think-big-quebec-vs-usa/ Ça date de 10 ans, mais c'est fort probablement encore plus vrai aujourd'hui avec la remontée spectaculaire du Qc depuis 4 5 ans.

Je persiste et je signe, donc. 

Anyway, je vais jamais te convaincre, tu crois fort à ton truc. Mais tu me convaincra pas non plus, les preuves de ''tout-crochitude'' de ce pays sont trop flagrantes.

Fa que, respect, mais on sera toujours obligé de ''agree to disagree''. 🙂

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  • Administrator
1 hour ago, MtlMan said:

Tu l'as pas plus le ''contrôle'' sur ton argent, là-bas. C'est ça l'illusion, c'est ça le bling bling. Ce que tu paies pas en impôt, tu es obligé de le payer 2 ou 3 fois en assurances privées, en écoles ''fréquentables'' pour tes enfants, en frais de garde hallucinant, voire même en service de sécurité pour ton quartier fermé (fréquent dans plusieurs villes). Le seul choix que t'as, c'est de payer cher pour de la qualité (quand ça en est vraiment...) ou économiser pour des plans minables. 

T'as raison dans un cas : les millionniares et + sont ben plus avantagés là-bas. C'est un pays fait pour eux. Mais pour le monde ordinaire (je parle pas des ''pauvres''), c'est pu le rêve pantoute. Mais certains y croient encore à cette illusion. C'est une image fake, du bling bling quoi.

https://lactualite.com/politique/niveau-de-vie-think-big-quebec-vs-usa/ Ça date de 10 ans, mais c'est fort probablement encore plus vrai aujourd'hui avec la remontée spectaculaire du Qc depuis 4 5 ans.

Je persiste et je signe, donc. 

Anyway, je vais jamais te convaincre, tu crois fort à ton truc. Mais tu me convaincra pas non plus, les preuves de ''tout-crochitude'' de ce pays sont trop flagrantes.

Fa que, respect, mais on sera toujours obligé de ''agree to disagree''. 🙂

SI tu relis mes interventions, les meilleurs sont mieux traités là bas qu'ici... et pour cela je les envie, ici les meilleurs sont punis et finissent par aller au sud. Là bas, ils sont accueilles, récompensés et ils restent là bas.

Pour le monde ordinaire, c'est du pareil au même peu importe le côté de la frontière ça je te l'accorde.

Sauf qu'en attirant les meilleurs au monde, ils créent un écosystème entrepreneuriat qui fait l'envi du monde. Pour chaque compagnie qui réussit ici, tu as en a une centaine là bas,... avec les bons emplois qui vont avec.

Peut importe le métrique que tu utilises, ils sont meilleurs que nous, et l'écart s'élargit.

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