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Véhicules/Voitures Electriques - Electric Cars/Autos/Vehicles


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Lion Électrique « Terrebonne devient le centre névralgique de nos centres d’expérience »

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Le Centre d’expérience de Terrebonne est situé dans un complexe de 48 000 pi2 doté notamment d’un parc de bornes de recharge, de quatre portes de garage pour le service, ainsi que de bureaux.

Lion Électrique a ouvert publiquement mardi les portes de son centre d’expérience à Terrebonne. Les invités ont pu visiter les installations et essayer les véhicules lourds 100 % électriques de l’entreprise.

Publié le 8 septembre 2021 à 7h00

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-09-08/lion-electrique/terrebonne-devient-le-centre-nevralgique-de-nos-centres-d-experience.php

Richard Dufour La Presse

Ces installations représentent une étape importante dans la croissance de Lion, soutient la direction.

Quatre autres centres de services du même genre ouvriront dans les prochaines semaines : au Vermont, en Virginie, au Minnesota et au Tennessee. Ça portera à 12 le nombre de centres d’expertise de Lion en Amérique du Nord. « Et d’autres encore sont à venir », dit le président fondateur de Lion, Marc Bédard.

Certaines activités du siège social de Saint-Jérôme ont été transférées au centre d’expertise de Terrebonne, notamment celles liées à la télémétrie.

Le site de Terrebonne, dans les Basses-Laurentides, est en fonction depuis trois mois, mais Lion attendait que tout soit en place avant de procéder à une présentation officielle. Une soixantaine d’employés y travaillent. Ce nombre est appelé à passer à une centaine dans les prochains mois, et peut-être encore davantage par la suite.

« Ça devient le centre névralgique de tous nos centres d’expérience en Amérique du Nord. Ce n’est pas seulement un autre centre, mais le noyau de nos centres d’expertise », dit Marc Bédard.

« Toute l’expérience électrique est ici en un seul endroit », précise le grand patron de Lion.

L’établissement se veut le quartier général de l’écosystème Lion pour les ventes et le service après-vente.

Les installations de Terrebonne agissent aussi comme un centre de distribution de pièces de rechange. On y fait également de l’entretien préventif, des mises à jour et l’inspection des véhicules avant livraison aux clients. On y trouve un parc de recharge (une dizaine de bornes de différentes puissances) et on y fait de la formation et des essais routiers.

Lion, qui exploite à Saint-Jérôme une usine de fabrication d’une capacité de 2500 véhicules par an, a annoncé au printemps la construction d’une usine de batteries et d’un centre d’innovation à Mirabel qui prévoit produire des batteries dès la seconde moitié de 2022. En mars, Lion avait aussi annoncé la construction d’une usine de construction de véhicules près de Chicago qui devrait produire ses premiers véhicules selon un échéancier similaire.

Action sous pression

Au sujet de la tendance baissière de l’action de Lion en Bourse, Marc Bédard a parlé d’un marché « extrêmement volatil ». « Souvent sans raison », dit-il.

« Il y a des entreprises qui arrivent avec de nouvelles annonces tous les jours. C’est comme une guerre de sensationnalisme. J’ai décidé qu’on n’embarquait pas là-dedans. On se concentre sur le moyen et le long terme en travaillant très fort tous les jours. L’action a malheureusement reculé. La valeur du titre à court terme n’est pas ce qui me motive. Je me concentre sur la réalisation de notre plan. »

Le titre de Lion a clôturé en repli de 1 %, à 15,06 $, mardi à Toronto. L’action avait rapidement grimpé à 28 $ peu après son inscription en Bourse au printemps.

250 km

Les autobus électriques ont une autonomie allant jusqu’à 250 km avec une seule charge. Pour les camions lourds de Lion, cette autonomie est de 400 km.

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1 hour ago, Kolev3000 said:

They are getting smarter tho… And quick 😂

If it wasn’t bullshit what they declared this summer for their shareholders!

🤷🏼‍♂️

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Teslarati

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Oh and By the Way, FSD Beta is coming this winter in Canada !

Tweet by Musk himself (But at that point, we’re waiting for something more reliable, so I’m not even relying his tweet 😂😂😅😅)

I saw that, if it does happen, that will be good for them. I saw a chart Toyota wants to try and switch all gas to hybrid or plug-in, and investing more into full-electric and hydrogen vehicles. 

I still think Hyundai/Genesis-Kia will beat them to the punch.

IMO Toyota could have been number 1, because they were first to market with a mass market hybrid, yet they were slow to scale up over the years.

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Le Québec en plein cœur du virage électrique de New York

Des entreprises québécoises envahissent la Grosse Pomme avec comme puissante arme leur savoir-faire

Olivier Bourque - Le Journal de Montréal

« C’est pas physique, c’est électrique », chantait Robert Charlebois. Et ça pourrait être le mantra de plusieurs entreprises québécoises, qui débarquent à New York dans le but d’électrifier la ville qui ne dort jamais. L’une d’entre elles, Effenco, a développé une solution hybride électrique pour différents types de camions. L’entreprise a même réussi à s’implanter au sein du Département d’assainissement de New York, dans l’un des plus gros garages municipaux de la planète, situé dans l’arrondissement du Queens. Le bâtiment est d’une longueur équivalente à la hauteur de l’Empire State Building.

L’une d’entre elles, Effenco, a développé une solution hybride électrique pour différents types de camions. L’entreprise a même réussi à s’implanter au sein du Département d’assainissement de New York, dans l’un des plus gros garages municipaux de la planète, situé dans l’arrondissement du Queens. Le bâtiment est d’une longueur équivalente à la hauteur de l’Empire State Building. 

« Nous avons toutes les ressources ici pour opérer une ville comme New York, 24 heures par jour, sept jours semaine. Ici au Département, nous avons une flotte de 6000 véhicules, dont 2000 camions à ordures. C’est la plus importante aux États-Unis si ce n’est au monde », nous dit fièrement Spiro Kattan, directeur du Département d’assainissement de New York, en entrevue avec Le Journal.  

Un long processus

Lors du passage du Journal, les camions hybrides développés par l’entreprise québécoise étaient sur le terrain pour les opérations entourant les inondations. Mais ils peuvent aussi être utilisés comme déneigeuses ou véhicules d’urgence. 

Dans cette immense installation, tout le monde connaît Effenco qui a développé une solution en collaboration avec la Municipalité pendant plusieurs années. 

« Nous sommes très chanceux d’avoir été sélectionnés, car ç’a été un processus très long, environ sept ans. Nous avons travaillé avec la Ville dans leur laboratoire, je restais plusieurs mois à New York. On a testé nos solutions, on a roulé dans tous les arrondissements, on a obtenu notre certification du fabricant Mach qui installe notre procédé. Mais au final, on a réussi », raconte David Arsenault, président d’Effenco. 

Plus de 1000 camions à convertir

Au total, l’entreprise de 80 employés va « électrifier » 1100 camions à ordures lors des trois prochaines années. 

« Ils ont développé la meilleure solution pour nous, très simple à implanter. Et nous allons continuer à travailler avec eux car notre flotte doit être complètement électrifiée pour 2040 », assure le commissaire du Département, Rocky DiRico, un solide gaillard qui répond directement au maire Bill de Blasio, lors d’un entretien avec Le Journal. 

M. DiRico a d’ailleurs été un allié dans le développement des véhicules hybrides à New York. « Il a convaincu les instances publiques de débloquer les fonds. Pour nous, ç’a été déterminant car au départ, c’était assez avant-gardiste », mentionne David Arsenault.

UN GIGANTESQUE MARCHÉ QUI GRANDIT À LA VITESSE DE LA LUMIÈRE  

Si l’entreprise québécoise Effenco a réussi à charmer la ville de New York, il pourrait s’agir de la première étape d’une opération visant à accaparer le marché américain. 

« Actuellement, on a le contrat pour une partie des camions à ordures, mais il y a 30 000 véhicules dans la flotte de la ville de New York. Notre solution pourrait s’appliquer aux autres véhicules », indique le président David Arsenault. 

Selon ce dernier, plusieurs États vont aussi adopter des normes plus vertes lors des prochaines années, comme New York ou la Californie.

« On sent que la demande sera multipliée par 50 pour notre type de produits. Donc, nous sommes confiants », ajoute le patron d’Effenco, qui a fondé l’entreprise en 2006. 

Contexte favorable

Pour la nouvelle déléguée générale à New York, Martine Hébert, on risque de voir de plus en plus d’entreprises québécoises débarquer à New York et pas seulement dans le secteur des transports. 

« Le contexte est très favorable. Il y a le Plan Biden, des investissements massifs dans le plan climatique de l’État de New York, et la ville est très proactive en matière de décarbonisation. Notre avantage, c’est que le Québec a pris de l’avance, on a investi, et tout le monde veut notre expérience », assure-t-elle. 

UNE MÉTROPOLE QUI A FAIM DE BORNES ÉLECTRIQUES   

Si Montréal et les villes québécoises ont installé depuis très longtemps plusieurs bornes de recharges, New York commence seulement l’implantation de son réseau grâce notamment à l’entreprise québécoise AddÉnergie.  

Le Journal a pu constater que, dans l’Upper East Side, un des quartiers les plus aisés de la ville, ces bornes sont déjà très populaires.

« J’adore avoir accès rapidement à des bornes, j’habite juste à côté », partage un New-Yorkais rencontré, casquette des Yankees vissée à la tête, café à la main. 

Made in Mauricie

« Nous sommes en phase d’implantation. Actuellement, il y a 15-20 stations qui ont été installées, principalement à Manhattan et dans le Bronx. Il s’agit de bornes qui peuvent recharger deux voitures en même temps », nous explique Rose Lenoff, responsable du développement commercial, en entrevue avec Le Journal. 

Au total, 120 bornes fabriquées dans l’usine de l’entreprise à Shawinigan, en Mauricie, seront installées dans le cadre du déploiement du réseau FLO à 34 emplacements différents, mais également dans quatre sites pour la Ville de New York. 

Ce chantier représente le deuxième déploiement urbain en importance aux États-Unis, après celui de Los Angeles. AddÉnergie est en mode croissance et a 275 employés un peu partout dans le monde.

https://www.journaldemontreal.com/2021/09/13/le-quebec-en-plein-cur-du-virage-electrique-de-new-york

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PME Innovation IngeniArts

Deux amis, un brevet et des batteries

Il y a toutes sortes de façons de réduire l’empreinte environnementale du secteur des transports. Philippe Beauchamp et Rami Jarjour, des amis de longue date, ont choisi un angle délaissé, celui des chariots élévateurs, qui sont déjà majoritairement électrifiés.

Hélène Baril - La Presse

L’idée

« On voulait donner de la valeur à la technologie brevetée sur laquelle on avait travaillé à l’Université de Sherbrooke, raconte Philippe Beauchamp lors d’un entretien avec La Presse. On a identifié les chariots élévateurs. On a bien fait parce que pour deux individus avec seulement un papier, la route est longue avant de vendre un produit à quelqu’un comme Nova Bus, disons. » 

IngeniArts Technologies, l’entreprise fondée en 2015 par les deux ingénieurs en électricité, a mis sur le marché une solution pour faciliter la vie des entreprises qui utilisent des chariots élévateurs. Il y a 10 millions de chariots élévateurs en usage en Amérique du Nord, et la majorité d’entre eux utilisent des batteries acide-plomb. 

Le produit

C’est un ami qui travaille dans une entreprise de transport qui a mis les deux entrepreneurs sur la piste de ce qui allait devenir UgoWork. Tout électrifiés qu’ils soient, les chariots élévateurs exigent une gestion complexe et chronophage de la recharge de leurs batteries. L’idée derrière UgoWork, c’est de simplifier cette opération en prenant en charge les batteries et la recharge, et d’offrir le tout à ses clients comme un service tarifé mensuellement. 

Les batteries au lithium-ion qui remplacent les batteries acide-plomb coûtent plus cher, mais à l’usage, les clients y trouvent leur compte, explique l’ingénieur. « Le coût total d’utilisation est plus bas pour le client », précise Philippe Beauchamp. L’opérateur du chariot peut rebrancher lui-même son véhicule lors de ses pauses et à la fin de la journée. L’entreprise est facturée en fonction de l’énergie consommée. 

UgoWork assemble les batteries dans ses installations de Québec, où 50 personnes travaillent. 

L’avenir

Beaucoup de possibilités s’offrent à la petite entreprise pour la suite des choses. UgoWork compte parmi ses clients de grands noms comme Toyota, Sleeman ou Bridgestone, qui peuvent leur ouvrir beaucoup de portes. Les deux cofondateurs sont aussi allés chercher des appuis de taille. Louis Têtu, de Coveo Solutions, et Pierre Marcouiller, qui dirigeait Camso avant son acquisition par Michelin, sont devenus actionnaires d’IngeniArts. Investissement Québec a aussi investi dans la PME. 

« On a des défis manufacturiers et des défis technologiques, explique Philippe Beauchamp, et on a les personnes qu’il nous faut pour nous conseiller. » 

La priorité des deux entrepreneurs est actuellement d’élargir leur marché. « On investit dans la recherche-développement pour rester un leader technologique. On est extrêmement focus. »

https://www.lapresse.ca/affaires/2021-09-20/pme-innovation-ingeniarts/deux-amis-un-brevet-et-des-batteries.php

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Un marché de 300 M$ à conquérir

Une petite entreprise de Longueuil, Exprolink, se convertit à l’énergie verte pour ses voiturettes-aspirateurs

Francis Halin - Le Journal de Montréal

Un fabricant québécois de voiturettes-aspirateurs délaisse le diesel pour s’attaquer au marché de 300 M$ des électriques en s’associant au californien Zero Motorcycles pour ses batteries.

« On s’attend à ce que plus de la moitié de nos revenus dans 24 mois vienne de l’électrique. Sur un horizon de cinq à dix ans, on sera exclusivement électrique », explique au Journal Jean Bourgeois, président d’Exprolink.

Fondée il y a 11 ans, Exprolink a fait l’acquisition de la gamme de produits d’aspirateurs Madvac un an plus tard avec ses six employés. Aujourd’hui, la PME en compte plus de 35 et s’apprête à ouvrir trois bureaux aux États-Unis.

« C’est Madvac, à Montréal, qui a inventé la voiturette-aspirateur, un peu comme Kleenex a inventé le papier-mouchoir », image Jean Bourgeois, à la tête de la PME qui a son siège social et son usine à Longueuil.

Dubaï, Montréal, New York, San Francisco, Singapour, Toronto et Washington DC... les voiturettes d’Exprolink nettoient déjà les rues des grandes villes aux quatre coins du globe. 

Plus de 80 % de ses véhicules-outils de nettoyage sont exportés à l’extérieur du Québec et du Canada. 

Trottoirs, ruelles, pistes cyclables, parcs, abris d’autobus, stationnements... chaque machine avec un opérateur à son bord est l’équivalent de six travailleurs avec leur porte-poussière, poursuit Jean Bourgeois.

Tesla des motos

Pour le fabricant nord-américain de ces voiturettes qui font partie de ce l’on appelle des petits véhicules électriques vocationnels (VEV), l’appétit pour l’électrique est palpable chez ses clients qui veulent miser sur l’énergie propre.

Il y a trois ans, Exprolink a électrifié son modèle le plus populaire de voiturette-aspirateur, mais la technologie n’était pas satisfaisante. Il fallait trouver mieux.

Après une étude avec le Centre des technologies avancées (CTA) de Sherbrooke, Exprolink a trouvé son groupe motopropulseur aux États-Unis.

« On s’est arrêté sur Zero Motorcycle. C’est un peu la Tesla des motos. Ça fait 15 ans qu’ils livrent des motos électriques », poursuit l’homme d’affaires.

Zero Motorcycles a son siège social à Scotts Valley, en Californie. La jeune entreprise a mis au point une moto électrique.

Or, comme sur une moto, la voiturette-aspirateur ne loge pas beaucoup. Elle doit avoir une batterie assez petite pour être performante, sans pour autant prendre trop de place sur le véhicule.

C’est exactement ce qu’il fallait pour Jean Bourgeois.

« On met deux batteries pour aller chercher une autonomie, qui excède huit heures de travail », explique-t-il avec fierté.

Au diesel, la voiturette coûtait 60 000 $, mais le même modèle électrique verra son prix gonfler de 30 000 $ à 90 000 $.

Avantageux après 4 ans

Cela dit, comme pour les voitures électriques, au fil des ans le jeu du retour sur l’investissement en vaudra la chandelle.

« On évalue que le retour sur investissement vient après quatre ans. Ce sont des véhicules qui roulent huit ans en général », souligne l’entrepreneur.

« Les quatre premières années, on paye “la prime électrique”, mais après les quatre dernières années, c’est l’économie de tous les frais associés au diesel », conclut-il.

https://www.journaldemontreal.com/2021/09/20/un-marche-de-300m-a-conquerir

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Dans le sillage d’Hydro-Québec à New York

Huit entreprises québécoises participent à la 32e édition du Fleet Show, afin de faire la promotion de leurs solutions pour la transition énergétique

Richard Hétu - La Presse

Qui donc oserait prétendre qu’il est « moins compliqué » de boucler une affaire à New York qu’à Montréal pour une entreprise québécoise ? 

Simon Poulin, directeur de marchés chez Effenco, a osé, en expliquant comment la société montréalaise avait réussi à convaincre la mégapole américaine d’adopter ses solutions hybrides électriques et 100 % électriques pour les véhicules lourds de son service de collecte des ordures ménagères. 

« À Montréal, on n’a pas une vision de qui est le boss », a-t-il déclaré en marge d’une exposition tenue dans un grand parc de l’arrondissement de Queens, à New York. « Ici, on sait qu’il y a trois ou quatre acteurs importants. Il n’y a pas quelqu’un de caché derrière. Il y a une vision claire. C’est plus simple à naviguer. C’est long, mais c’est plus simple. » 

Effenco figure parmi les entreprises québécoises qui, dans le sillage d’Hydro-Québec, jouent un rôle important dans le virage vert de la Ville de New York. Huit d’entre elles étaient représentées mercredi autour de l’Unisphere – vestige de la Foire internationale de New York de 1964-1965 – où se tenait la 32e édition du Fleet Show.

Il y a sept ans, Effenco participait pour la première fois à cette exposition réunissant des fournisseurs de véhicules et d’équipements routiers. Aujourd’hui, elle est prête à « électrifier » 1100 camions de collecte de déchets à New York, total qui s’ajoutera aux 28 déjà finalisés. 

Et ce pourrait n’être qu’un début dans une ville qui compte un parc de 30 000 véhicules. 

« On est la seule technologie électrique approuvée par la Ville », a noté Simon Poulin. 

Des succès avérés et espérés

D’autres entreprises québécoises sur place pouvaient également revendiquer des succès new-yorkais. C’était le cas de Lion Électrique, manufacturier de véhicules moyens et lourds zéro émission, qui a notamment déployé un réseau d’autobus scolaires électriques avec Con Edison à White Plains, en banlieue de New York. 

FLO, réseau de recharge pour véhicules électriques, tombait dans la même catégorie. La société a déjà installé une trentaine des 120 bornes qu’elle doit fournir à la Ville de New York. Et elle espère bien être dans le coup pour le reste. 

New York s’est donné récemment comme objectif d’avoir 10 000 bornes de recharge sur les trottoirs d’ici 2030. Nous espérons en installer le plus grand nombre possible. - Rose Lenoff, responsable du développement commercial chez FLO

Le succès de l’entreprise montréalo-américaine iSun est plus récent. Celle-ci a décroché en mai dernier un contrat pour l’installation d’un abri d’autos recouvert d’une quarantaine de panneaux solaires pour alimenter le parc de véhicules électriques de la prison de Rikers Island ou l’édifice lui-même. 

« Ce n’est que notre première installation à New York », a déclaré Sass Peress, chef de l’innovation et du développement des marchés chez iSun, en évoquant les nombreux services municipaux qui pourraient utiliser le concept vert de l’entreprise. « J’ai des rendez-vous jeudi et vendredi avec les gens du service des parcs, parce qu’ils voient ce qui s’en vient. » 

Également présente à New York, Sabine Le Névannau, présidente de l’entreprise sherbrookoise GeeBee, est aussi en négociation avec le service des loisirs et des parcs de New York au sujet de sa trottinette électrique, utilisée par une vingtaine de municipalités au Québec. 

« Si ça débouche, ça sera notre plus important contrat aux États-Unis », a-t-elle confié. 

Un « rôle pionnier » 

Ces succès confirmés ou espérés témoignent d’un « écosystème » qui permet aux entreprises québécoises de jouer « un rôle pionnier en Amérique du Nord », selon Patrick Gervais, vice-président au marketing et aux communications de Lion Électrique. 

« Les délégations du Québec nous aident énormément partout aux États-Unis, tant à New York qu’à Chicago ou en Californie. C’est vraiment extraordinaire », a-t-il déclaré. 

En tant que province, on a aussi une expertise, un écosystème, une chaîne d’approvisionnement qui est bien développée. On a beaucoup de connaissances. - Patrick Gervais, vice-président au marketing et aux communications de Lion Électrique

Cet écosystème s’est peut-être renforcé mercredi. À New York depuis le début de la semaine, qui est également celle de la Climate Week, Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, a annoncé l’adhésion du Québec à une coalition composée de 15 États américains et du district de Columbia, qui a pour objectif d’accélérer l’électrification des véhicules moyens et lourds sur le territoire de ses membres. 

« C’est un regroupement qui nous permettra non seulement de partager les meilleures pratiques, mais également de faire valoir le potentiel des entreprises québécoises », a déclaré le ministre à La Presse. 

M. Charette a assisté lundi à l’annonce par la gouverneure de l’État de New York, Kathy Hochul, de l’attribution du contrat de 25 ans à Hydro-Québec pour la fourniture d’énergie propre à la Ville de New York. Il a multiplié les rencontres avec les intervenants de l’État et de la Ville sur le virage vert. 

« Ce qui est fascinant, à travers ces rencontres, c’est l’admiration qu’ils ont pour le leadership québécois sur ces enjeux-là », a-t-il déclaré. « J’étais à l’autre annonce de la gouverneure [mardi]. Ils ont pour 2030, en matière d’électrification des voitures des particuliers, un objectif qui est inférieur à celui du Québec en nombre absolu. […] On a clairement pris les devants. »

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-09-23/dans-le-sillage-d-hydro-quebec-a-new-york.php

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Électrification des transports

Sous-traitance : derrière les Lion Électrique et autres champions

Fort d’une grappe industrielle de 234 membres, le Québec est bien placé pour développer un écosystème en transport électrique composé d’entreprises industrielles, d’opérateurs et de centres de recherche. Le développement et le déploiement des modes de transport terrestres intelligents et électriques passent par des entreprises bien en vue, mais aussi par une armée de sous-traitants.

« Et l’occasion est telle qu’il ne faut absolument pas la rater », explique avec enthousiasme Sarah Houde, présidente-directrice générale de Propulsion Québec, grappe des transports électriques et intelligents. 

Grâce à un écosystème particulièrement innovant, le secteur des transports terrestres électriques et intelligents fonctionne déjà à un bon rythme, indique Mme Houde. Les derniers chiffres montrent une contribution de 1,3 milliard de dollars au produit intérieur brut (PIB) québécois. La valeur des exportations se situe à 830 millions et celle des ventes atteint 2,2 milliards. Les entreprises du secteur fournissent 6240 emplois. 

Propulsion Québec a mis sur pied plusieurs grands chantiers, dont celui de Commercialisation et chaîne d’approvisionnement. Son mandat est de soutenir les entreprises de l’écosystème pour faciliter leur démarche de commercialisation. 

L’approvisionnement, un problème majeur 

Le développement de cet écosystème est d’autant plus important dans le contexte actuel où l’on parle beaucoup de rupture des chaînes d’approvisionnement, explique Jean-Daniel Binant, directeur général, développement des marchés, chez M2S Électronique.

Cette entreprise de Québec, fondée il y a 40 ans, est spécialisée dans la conception et l’assemblage de systèmes électroniques et électromécaniques intégrés. Bref, ils sont présents dans les bornes de recharge intelligentes et connectées, jusqu’au système d’alimentation d’urgence en cas de sauvetage, en passant par le contrôle évolué de piles et cellules. 

La rareté des puces électroniques et un approvisionnement souvent difficile en semi-conducteurs, exacerbés par la pandémie, causent des problèmes majeurs à de nombreuses chaînes d’approvisionnement, selon M. Binant. « Et on ne voit pas de retour à la normale avant 2023 », souligne-t-il. 

La solution, le surapprovisionnement

Pour contrer le problème, les firmes qui peuvent se le permettre adoptent une stratégie de surapprovisionnement. C’est le cas de Lion Électrique, fabricant de camions et d’autobus électriques de Saint-Jérôme. En conférence téléphonique avec les analystes financiers le mois dernier, Marc Bédard, président de Lion Électrique, affirmait que la mise en réserve d’intrants particulièrement importants pour sa production avait permis à la firme de se parer contre la perturbation des chaînes d’approvisionnement. 

Le surapprovisionnement est le seul outil à la disposition des fabricants. - Jean-Daniel Binant, directeur général, développement des marchés, de M2S Électronique

Mais le revers de la médaille est que cette stratégie crée une rareté, et conséquemment des hausses de prix. 

Évidemment, tous ne peuvent pas se surapprovisionner. Ainsi, le défi de l’approvisionnement est grand pour les petites entreprises et les jeunes pousses qui n’ont pas les reins financiers suffisamment solides pour utiliser cette stratégie. « Les start-up ne peuvent se permettre ces dépenses, ne sachant pas si les produits qu’elles achètent aujourd’hui serviront vraiment lorsque le moment de la production sera venu », explique M. Binant. 

Par ailleurs, si l’on regarde 10 ans devant nous, il est clair que le développement de l’électrification des transports sera exponentiel, croit M. Binant. La crise de l’apprivoisement que l’on perçoit actuellement n’est pas la première crise que rencontre l’industrie, et ne sera pas la dernière, selon lui. « On trouvera toujours les solutions. Nous sommes à la croisée des chemins, et cela est très excitant, car le Québec possède tous les atouts pour réussir », conclut-il.

https://www.lapresse.ca/affaires/portfolio/2021-09-28/electrification-des-transports/sous-traitance-derriere-les-lion-electrique-et-autres-champions.php

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