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Véhicules/Voitures Electriques - Electric Cars/Autos/Vehicles


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Véhicules électriques AddÉnergie double sa production de bornes

PHOTO SYLVAIN MAYER, LE NOUVELLISTE

AddÉnergie fabrique des bornes de recharge pour véhicules électriques à Shawinigan.

AddÉnergie, qui fabrique des bornes de recharge pour véhicules électriques depuis 2014, veut tirer parti d’un marché sur le point d’exploser en Amérique du Nord en doublant sa capacité de production à Shawinigan.

Publié le 16 juin 2021 à 5h00

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-06-16/vehicules-electriques/addenergie-double-sa-production-de-bornes.php

Hélène Baril La Presse

« Nous sommes sur le point d’assister à un phénomène de masse », estime le président et fondateur de l’entreprise, Louis Tremblay, en faisant part de ses projets d’expansion.

Lors d’un entretien avec La Presse, M. Tremblay a expliqué que les projets d’investissements « agressifs » annoncés par les grands manufacturiers de véhicules nord-américains dans l’électrification des transports se traduiront par une augmentation de l’offre de voitures électriques à des prix comparables à ceux des voitures à essence et à une demande accrue pour les installations de recharge.

La demande pour les produits d’AddÉnergie est déjà telle que l’entreprise est à l’étroit dans ses installations de Shawinigan, où travaillent 50 personnes. L’entreprise a loué un édifice à la Société de développement économique de Shawinigan, situé à côté, pour augmenter sa production. L’investissement se limite « à quelques milliers de dollars », selon Louis Tremblay. De 13 500 qu’il était l’an dernier, le nombre de bornes assemblées dans les deux usines passera à 20 000 cette année et à 30 000 l’an prochain. Une trentaine de personnes s’ajouteront à l’équipe qui fait l’assemblage final des produits.

AddÉnergie exploite déjà un réseau de 40 000 bornes de recharge au Canada et aux États-Unis.

PHOTO SYLVAIN MAYER, LE NOUVELLISTE

Louis Tremblay, président d’AddÉnergie

« Nous mettons les pieds dans une phase d’accélération importante de nos volumes de production », affirme Louis Tremblay. La prochaine expansion sera probablement sur le sol américain, précise-t-il.

Le Québec reste le principal lien d’affaires de l’entreprise et le pivot de la croissance canadienne d’AddÉnergie, dont les principaux sous-traitants sont locaux.

Au Québec, où 100 000 véhicules électriques sont déjà sur les routes, l’objectif du gouvernement est d’augmenter ce nombre à 1,5 million en 2030.

Cet objectif sera dépassé, prévoit déjà Louis Tremblay.

AddÉnergie s’attend à une augmentation importante de la demande de bornes résidentielles, parce que 80 % de la recharge des véhicules électriques se fait à la maison.

Un « baume » pour Shawinigan

Pour la ville de Shawinigan, qui mise sur l’électrification des transports pour renaître après la perte de ses activités industrielles traditionnelles (aluminium, pâtes et papiers), l’annonce de l’expansion d’AddÉnergie est « un baume sur une plaie qui est encore ouverte », a commenté le maire Michel Angers.

Shawinigan vient d’apprendre que Nemaska Lithium, qui s’était installée dans une ancienne usine de pâtes et papiers de la ville pour investir dans la fabrication de lithium de qualité batterie, lui a tourné le dos pour déplacer ses activités dans le parc industriel de Bécancour.

La région s’est mobilisée pour dénoncer la décision de Nemaska Lithium, dont le principal actionnaire est le gouvernement du Québec.

PHOTO FOURNIE PAR NEMASKA LITHIUM

Nemaska Lithium quittera Shawinigan.

« Ce n’est pas une décision politique, a plaidé la députée de la région, la caquiste Marie-Louise Tardif. C’est une décision rationnelle basée sur une étude d’une firme d’ingénieurs. »

La députée s’est dite aussi déçue que tout le monde de voir le projet de Nemaska Lithium échapper à la région. « On va grafigner pour en avoir d’autres », a-t-elle assuré en conférence de presse.

Depuis ses débuts, AddÉnergie a bénéficié d’appuis importants de la part du gouvernement du Québec et d’Hydro-Québec. Investissement Québec et la Caisse de dépôt et placement du Québec sont au nombre de ses actionnaires.

À la fin de 2020, l’entreprise a récolté 53 millions dans une ronde de financement privé pour accélérer son expansion.

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  • 1 month later...

La PDG d’Hydro-Québec aura sa Tesla

La PDG d’Hydro-Québec Sophie Brochu est en voiture et deviendra bientôt la première dirigeante de la société d’État à rouler dans un véhicule de fonction 100 % électrique, a appris Le Journal.

Francis Halin - Le Journal de Montréal

« Ça sera une voiture Tesla modèle Y 100 % électrique. Il n’y aura plus aucune émission de gaz à effet de serre (GES) liée au véhicule de fonction », a confirmé au Journal le porte-parole d’Hydro-Québec, Louis-Olivier Batty.

D’ici la fin de l’année, la numéro 1 de la société d’État délaissera son hybride rechargeable pour une voiture 100 % électrique, qui pourra lui offrir assez d’espace pour « un bureau de travail mobile ».

« La Volvo XC 90 hybride rechargeable avait un coût d’achat de 82 000 $, alors que la Tesla modèle Y coûtera 73 000 $. On parle quand même de 9000 $ de moins », a détaillé Louis-Olivier Batty.

Des épargnes

Au Journal, le porte-parole d’Hydro-Québec fait également valoir que les coûts d’utilisation et d’entretien du véhicule seront eux aussi revus à la baisse.

Avant, la société d’État payait 5000 $ d’essence par année pour les 40 000 kilomètres de sa présidente, alors qu’avec la Tesla 100 % électrique, les coûts fonderont comme neige au soleil à 1000 $ d’électricité.

À cela s’ajoutent des frais d’entretien qui seront eux aussi revus à la baisse et qui feront économiser un autre bon 400 $ annuellement.

« On parle donc de gains assez importants : 9000 $ de moins à l’achat et de près de 4500 $ de moins par année, sachant qu’un véhicule de fonction se garde de quatre à sept ans », résume Louis-Olivier Batty.

Hier, il a rappelé que le Québec est un leader en électrification. « Près de la moitié des véhicules électriques (VÉ) vendus au Canada sont ici », a-t-il dit.

« C’est une bonne nouvelle de voir qu’une PDG d’Hydro-Québec se commet avec un véhicule 100 % électrique », a applaudi Daniel Breton, de Mobilité Électrique Canada (MEC), auteur du Guide pratique de la voiture électrique.

« C’est un véhicule tendance à la mode. Ça semble coller à l’image de Sophie Brochu », a observé Germain Goyer, producteur de contenu automobile au Guide de l’auto.

Du chemin à faire

Seul bémol, il craint que la Tesla soit de moins bonne qualité. « C’est moins bien assemblé qu’une Volvo et la qualité des matériaux est moindre », a-t-il analysé.

Par ailleurs, pour ce qui est du reste de sa flotte, Hydro-Québec a encore du chemin à faire. Seulement 35 % de ses autos, minifourgonnettes et petits véhicules utilitaires sport (VUS) sont hybrides, hybrides rechargeables ou 100 % électriques.

Et si l’on compte les autres véhicules légers (pick-up, fourgonnettes cargo et grands VUS), pour lesquels Hydro-Québec dit qu’il n’y a pas d’offres disponibles en ce moment sur le marché, ce chiffre plonge à 15 %.

https://www.tvanouvelles.ca/2021/07/30/la-pdg-dhydro-quebec-aura-sa-tesla

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Toyota. C'est simple. Ils ont fait leur richesse à cause de leur ventes apres-vente. Leur chaine d'approvissionnement est immense. Ils ont trainé leur pieds car l'entretien d'une vehicle electrique est pratiquement nul comparé à une véhicle petrole. Après plus que 3 ans dans une véhicle electrique, ma grande totale de cout d'entretien est 0,00$ Pas de huile de motor, pas de transmission, pas de freins a grand usage, rien zéro. Ca c'est la raison pourquoi les grand marques d'automobiles ont fait des complots contre Tesla pendant des années avec leur fausses nouvelles.

Juste mon avis, soyez pas dupé pas les hybride. Ils ont toujours les meme couts d'entretien que les vehicles à essence.

Toyota is dead. 

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Il y a 5 heures, peekay a dit :

Toyota. C'est simple. Ils ont fait leur richesse à cause de leur ventes apres-vente. Leur chaine d'approvissionnement est immense. Ils ont trainé leur pieds car l'entretien d'une vehicle electrique est pratiquement nul comparé à une véhicle petrole. Après plus que 3 ans dans une véhicle electrique, ma grande totale de cout d'entretien est 0,00$ Pas de huile de motor, pas de transmission, pas de freins a grand usage, rien zéro. Ca c'est la raison pourquoi les grand marques d'automobiles ont fait des complots contre Tesla pendant des années avec leur fausses nouvelles.

Juste mon avis, soyez pas dupé pas les hybride. Ils ont toujours les meme couts d'entretien que les vehicles à essence.

Toyota is dead. 

Toyota fait pression auprès du gouvernement américain pour retarder les VE.

Toyota is quietly pushing Congress to slow the shift to electric vehicles

https://www.theverge.com/2021/7/26/22594235/toyota-lobbying-dc-ev-congress-biden-donation

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On 2021-07-30 at 2:51 PM, peekay said:

Toyota. C'est simple. Ils ont fait leur richesse à cause de leur ventes apres-vente. Leur chaine d'approvissionnement est immense. Ils ont trainé leur pieds car l'entretien d'une vehicle electrique est pratiquement nul comparé à une véhicle petrole. Après plus que 3 ans dans une véhicle electrique, ma grande totale de cout d'entretien est 0,00$ Pas de huile de motor, pas de transmission, pas de freins a grand usage, rien zéro. Ca c'est la raison pourquoi les grand marques d'automobiles ont fait des complots contre Tesla pendant des années avec leur fausses nouvelles.

Juste mon avis, soyez pas dupé pas les hybride. Ils ont toujours les meme couts d'entretien que les vehicles à essence.

Toyota is dead. 

Toyota is stupid to make only a few of their models hybrid, they should have done it across all models after releasing their first Prius. By now, they could have slowly transitioned into making electric vehicles. What funny, they put most of their eggs into hydrogen and they have nothing to show for it, except the Mirai. I only saw one on the road and it was in Vancouver, because they have a few stations and here in Quebec we only have 1. Yes, hydrogen stations cost a fortune to make.

Toyota will have to make a huge switch of be left behind, while Hyundai-Kia (Korea) and other brands start eating up their market share. 

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  • 2 weeks later...

Un « électrochoc » de 885 M$ pour l'électrification des transports à Montréal

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a présenté lundi sa Stratégie d’électrification des transports 2021-2023, dont l'objectif est d'accélérer la transition vers des moyens de transport plus propres, à commencer par la flotte d'autobus et de véhicules de la Ville.

Stéphane Bordeleau - Radio-Canada

Cette stratégie, dotée d'un budget de 885 millions de dollars sur trois ans, comporte 23 objectifs que l’administration Plante compte atteindre avec la collaboration d’une cinquantaine de partenaires, dont Hydro-Québec, la Société de transport de Montréal (STM), Communauto Québec et le Bureau du taxi, pour n’en nommer que quelques-uns.

C’est un peu comme un électrochoc que l’on donne à notre stratégie d’électrification. - Valérie Plante, mairesse de Montréal

Arrimée avec le Plan climat 2020-2030 présenté par la Ville l'an dernier, cette stratégie s'attaque de front à la décarbonisationdes transports collectifs, individuels et du transport de marchandises.

Quand on regarde les secteurs qui émettent le plus de gaz à effet de serre, c’est le transport qui est en haut de la liste. Ça représente plus de 40 % des émissions [de GESgaz à effet de serre]. C’est le secteur auquel on doit s’attaquer pour atteindre nos cibles, a expliqué la mairesse de Montréal lundi en conférence de presse.

Des autobus jusqu'aux BIXI

Concrètement, la Ville compte accélérer en priorité l’électrification du parc d’autobus de la STMSTM, mais aussi de ses garages.

Des 885 millions de dollars dont sera dotée cette stratégie, près de 80 % seront d'ailleurs consacrés aux transports collectifs et aux infrastructures qui y sont reliées, notamment les terminaux qui devront être munis d'infrastructures de recharge capables d'accueillir un volume plus élevé de bus électriques. Rappelons qu'à compter de 2025, la Ville de Montréal entend n'acheter que des autobus électriques. 

En ce qui a trait aux véhicules municipaux, le plan prévoit le remplacement de tous les véhicules à essence sous-compacts en fin de vie utile par des modèles électriques. Pour ce qui est des autres véhicules et équipements, des modèles électriques seront aussi privilégiés lors de leur remplacement, lorsque cela sera possible.

Dans le cas contraire, des véhicules et équipements plus écoresponsables seront priorisés, précise la Ville. 

Sur le plan des transports partagés, Montréal, qui bénéficie déjà de la plus importante flotte de vélos électriques en partage au Canada, compte sur l'ajout de 725 BIXI électriques dans ses rues en 2021 pour porter à 2100 sa flotte de vélos électriques en libre-service.

Stationnements réservés aux voitures électriques

Toujours dans le but de rendre les moyens de transport électriques plus attrayants, l'administration Plante compte réserver des espaces de stationnement exclusivement consacrés aux véhicules électriques. Un peu comme on le fait actuellement avec les stationnements pour les personnes handicapées. 

Ces espaces marqués par des bornes vertes pour les distinguer des autres espaces seront cependant tarifés par des parcomètres au même prix que les voitures à essence.

Soixante-six emplacements de stationnement répartis sur 34 sites seront ainsi désormais réservés aux véhicules électriques au centre-ville de Montréal, a annoncé Valérie Plante, qui a du même souffle incité les arrondissements à instaurer des tarifs préférentiels aux propriétaires de voitures électriques pour l'obtention d'une vignette de stationnement sur rue.

Les arrondissements de Ville-Marie, Rosemont–La Petite-Patrie et Mercier–Hochelaga-Maisonneuve auraient déjà adopté la mesure, selon Mme Plante.

Multiplication des bornes de recharge

La Stratégie d’électrification des transports 2021-2023 prévoit également, en collaboration avec Hydro-Québec, l’installation d’au moins 1000 bornes de recharge de niveau 2 supplémentaires à Montréal d’ici 2025.

Cette mesure portera à 2000 le nombre de ces bornes dans la métropole et permettra à la Ville de faire face à la hausse de la demande anticipée pour des véhicules électriques.

L’administration Plante compte également augmenter sensiblement le nombre de bornes de recharge rapide tout en incitant les entreprises à en faire de même pour leurs employés. Des mesures pour faciliter la recharge à domicile dans les immeubles multirésidentiels sont aussi promises.

Je suis extrêmement fière de cette nouvelle stratégie, qui prouve une fois de plus aux Montréalaises et aux Montréalais que l’environnement est un dossier qui nous est cher et que nous posons des gestes concrets, explique la mairesse Valérie Plante, qui maintient le cap vers l’atteinte de la carboneutralité dans sa ville d’ici 2050.

Cette stratégie-là va venir propulser Montréal en tête des villes nord-américaines les plus avancées sur la question de l’électrification. - Valérie Plante, mairesse de Montréal

Dans son Plan climat, l’administration municipale s'est fixé pour objectif de faire en sorte que 47 % des véhicules qui sillonneront les rues de la métropole en 2030 soient électriques.

Rappelons également que le 29 juin dernier, le gouvernement fédéral a de son côté annoncé la fin des ventes de véhicules neufs à essence – voitures et camions légers à passagers – au Canada à compter de 2035

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1817038/strategie-montreal-transport-electrification-trois-ans

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Le 2021-07-30 à 14:51, peekay a dit :

Toyota. C'est simple. Ils ont fait leur richesse à cause de leur ventes apres-vente. Leur chaine d'approvissionnement est immense. Ils ont trainé leur pieds car l'entretien d'une vehicle electrique est pratiquement nul comparé à une véhicle petrole. Après plus que 3 ans dans une véhicle electrique, ma grande totale de cout d'entretien est 0,00$ Pas de huile de motor, pas de transmission, pas de freins a grand usage, rien zéro. Ca c'est la raison pourquoi les grand marques d'automobiles ont fait des complots contre Tesla pendant des années avec leur fausses nouvelles.

Juste mon avis, soyez pas dupé pas les hybride. Ils ont toujours les meme couts d'entretien que les vehicles à essence.

Toyota is dead. 

Je suis mécanicien et je peut dire que les vehicules électrique  vont tassé les voitures a combustible fossile. Par contre question suspension et direction je ne risque pas de manquer de travail. 

Alors on repassera pour le zero entretien. 

On rajoute les pneus a changer les balais d'essuie glace et surement d'autre trucs qui peuvent casser. 

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Transport scolaire

Hydro-Québec veut faciliter la transition électrique

La filiale InnovHQ lance un projet pilote pour améliorer la gestion de la recharge des autobus électriques

Marc Tison - La Presse

La gestion de la recharge d’un parc de véhicules électriques commerciaux est un enjeu avec lequel les entreprises de transport de biens ou de personnes devront de plus en plus composer. 

« On est des opérateurs, mais on n’est pas des gestionnaires de parc électrique. C’est ce qui inquiète beaucoup les transporteurs », affirme Stéphane Boisvert, président d’Autobus Séguin. 

Pour mieux comprendre les besoins des propriétaires d’autobus scolaires électriques et pour les aider à bien gérer la recharge de leurs véhicules, la filiale d’Hydro-Québec InnovHQ lance un projet pilote avec Autobus Séguin. 

Vous savez, gérer un parc électrique, ce n’est pas seulement l’achat du véhicule. Il faut une infrastructure pour la recharge, mais surtout, l’enjeu majeur est d’avoir un logiciel ou un système de gestion de parc en fonction du kilométrage parcouru chaque jour par chaque véhicule, des habitudes de conduite de mes chauffeurs, du temps nécessaire pour la recharge. - Stéphane Boisvert, président d’Autobus Séguin

Le transporteur de Laval, qui possède quelque 300 autobus scolaires, avait annoncé au début de l’année une entente avec Lion Électrique pour l’acquisition de 60 autobus électriques en cinq ans. Les 10 premiers ont été livrés le 13 septembre dernier. 

Recharge et surcharge

Entrée en activité il y a à peine un an, InnovHQ « a la mission d’accélérer la transition énergétique », précise son président Simon Racicot-Daignault. 

L’organisme a constaté qu’un des principaux freins à l’électrification des parcs commerciaux avait trait aux contraintes de recharge simultanée. 

Dans le cas de notre projet pilote, si tous les autobus se branchent en même temps, il va y avoir un tel appel de puissance que ça va se répercuter sur leur facture d’électricité. - Simon Racicot-Daignault, président d’InnovHQ

Au contraire de ce qui se passe pour les particuliers, le tarif des entreprises peut augmenter en fonction des pics de consommation. 

« Un opérateur de flotte n’est pas habitué à jouer avec ces paramètres-là. La consommation pour ses bureaux, son édifice ou ses garages est relativement stable. C’est un nouveau contexte qui peut lui jouer de mauvais tours s’il n’est pas préparé », poursuit Simon Racicot-Daignault. 

« On s’est dit que les clients gagneraient à se faire accompagner pour optimiser leur recharge. »

Dans une entente « clés en main » d’une durée de 12 mois, InnovHQ procure à Autobus Séguin 12 bornes de recharge, un ensemble de transformateurs réunis dans un petit conteneur, le système de gestion de recharge à distance et le soutien technique. 

La gestion de la recharge se fera chez InnovHQ. 

« Je vais avoir un préposé qui va brancher les véhicules, décrit Stéphane Boisvert. Quand la recharge va-t-elle commencer et finir ? Pour être franc, dans la prochaine année, ce n’est pas vraiment Autobus Séguin qui va le gérer, c’est Hydro-Québec. C’est ça, l’entente. » 

InnovHQ aura ainsi accès aux données pertinentes du transporteur — télémétrie des véhicules électriques, consommation, kilométrage par circuit, habitudes de conduite des chauffeurs, horaire d’utilisation — et pourra en tirer des enseignements. 

« Notre apport est axé principalement autour du déploiement et du dimensionnement d’une infrastructure qui est adéquate, qui répond aux besoins du transporteur, indique Jeff Desruisseaux, PDG en résidence chez InnovHQ. Et dans le contexte du projet pilote, on cherche à aider les clients à bien cerner l’ensemble des enjeux, à naviguer à travers les défis d’électrification. Donc, on porte conseil, on accompagne. » 

Plusieurs fournisseurs québécois participent à ce projet, dont Lion Électrique, Malco Électrique et AddÉnergie. 

Les suites

Au terme du projet pilote de 12 mois, une entente commerciale pourrait être signée entre Autobus Séguin et InnovHQ. « On espère que oui ! », a lancé le président d’Autobus Séguin. 

À plus long terme, pour InnovHQ, « l’objectif est d’avoir le plus grand impact sur la transition énergétique, indique Simon Racicot-Daignault. L’objectif ultime serait d’aider à peu près n’importe quel opérateur de flotte ».

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-08-19/transport-scolaire/hydro-quebec-veut-faciliter-la-transition-electrique.php

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  • 2 weeks later...

Camions 100 % électriques : la nouvelle baie James du Québec?

Si l’État du Michigan est le leader de l’automobile en Amérique du Nord, le Québec est en voie de devenir le chef de file de la construction de camions moyens et lourds 100 % électriques. Bienvenue dans l’ère du  truck sans pot d’échappement  made in Quebec.

Début juin, lors de ma visite un lundi matin à l’usine de Lion Électrique à Saint-Jérôme, dans les Laurentides, une vingtaine de recrues viennent d’entrer en poste. La semaine prochaine, ça sera la même chose. Et ainsi de suite dans les semaines à venir. Le fabricant de véhicules lourds à zéro émission a le vent dans les voiles et embauche à gros volume.

L’entreprise, fondée en 2008 par Marc Bédard, a livré en 2020 une centaine de camions et autobus 100 % électriques. La production augmentera à 650 exemplaires en 2021 et d’ici moins de 24 mois, l’usine au maximum de sa capacité devrait en livrer 2500 par année! « Nous comptons 650 employés au 1er juin, mais à très court terme, nous serons plus de 1000 », annonce Patrick Gervais, vice-président marketing de Lion Électrique, entreprise qui vient de faire une entrée remarquée en bourse.

Ce nombre exclut les emplois qui seront créés par la mise en service, en 2022, d’une usine d’assemblage de batteries à Mirabel, qui embauchera 135 personnes à court terme et 250 personnes à plein rendement. « D’ici 2 ans, le développement à vitesse grand V de Lion Électrique entraînera la création de plus de 11 000 emplois directs et indirects uniquement au Québec », soutient Patrick Gervais.

Et ce n’est peut-être qu’un début dans le secteur des camions électrifiés. Si le Québec n’a jamais réussi à faire sa niche dans le secteur de la construction automobile, il en va tout autrement dans le monde du camionnage électrique moyen et lourd. En plus de Lion Électrique, qui fait surtout affaire avec des fournisseurs locaux pour les composants de ses véhicules, d’autres acteurs du secteur « camion sobre en carbone » sont en pleine expansion dans la province, dont Effenco, qui électrifie des camions lourds et qui prévoit tripler ses effectifs d’ici trois ans, passant de 80 à 240 employés, ou encore Dana TM4, une filiale détenue à 45 % par d’Hydro-Québec qui fabrique des moteurs électriques à Boucherville.

En haut de la vague

Les acteurs du secteur sont catégoriques : le Québec se place en position de tête afin de surfer sur la vague électrique qui frappe le monde entier. Et ce n’est pas le fruit du hasard. « Depuis une décennie, l’électrification des transports a été érigée au rang de priorité nationale au Québec. Les politiques publiques favorisent la recherche et le développement et encouragent les partenariats entre les acteurs, ce qui nous a permis de prendre les devants par rapport au reste du monde », explique François Adam, directeur général de l’Institut du véhicule innovant (IVI), qui a comme mission première d’accélérer les innovations dans le domaine du transport en mettant à la disposition de ses partenaires une quarantaine d’experts et de l’équipement.

Là où on s’est démarqués, au Québec, c’est dans la volonté manifeste de réussir dans l’électrification des transports. « Les Américains n’y ont jamais cru. Quand les manufacturiers étatsuniens lancent un véhicule électrique, ils changent le moteur thermique par un moteur électrique dans le camion. C’est juste du tape-à-l’œil », observe François Adam.

Peu de sociétés ont procédé comme Lion Électrique, qui a revu complètement la manière de concevoir des véhicules lourds. « Le moteur électrique n’est qu’un des ingrédients. Pour que la recette fonctionne, le moteur doit être bien mélangé avec les autres ingrédients. C’est pour cette raison que nous avons développé notre propre système de batteries, notre propre châssis, notre propre cabine, etc. », explique Patrick Gervais, de Lion Électrique.

« C’est le début d’un temps nouveau »

L’avance prise par le Québec sur le reste de l’Amérique du Nord pourrait engendrer des retombées économiques considérables. « C’est le début d’une nouvelle baie James », affirme avec enthousiasme Karine Villeneuve, vice-présidente marketing et développement de Propulsion Québec, la grappe industrielle des transports électriques et intelligents qui a été créée en 2017.

Même son de cloche de Patrick Gervais:

«  C’est le domaine d’avenir au Québec, comme l’ont été dans le passé l’industrie aérospatiale et les jeux vidéo. On a le potentiel pour développer encore plus de produits et d’attirer des entreprises évoluant dans ce secteur  », dit-il. Mais il faut se dépêcher, car tous les grands industriels s’intéressent maintenant à l’électrification des transports : « L’enjeu, c’est de maintenir notre avance. »

En plus de la conception et l’assemblage des camions électriques, Propulsion Québec croit qu’il y a aussi un secteur fort prometteur à développer ici : la fabrication de batteries de A à Z, de l’extraction des minéraux jusqu’à leur assemblage, en passant par la fabrication de cellules. « Propulsion Québec rêve d’une chaîne d’approvisionnement local. Nous avons tout ce qu’il faut pour y parvenir, comme les minéraux et l’expertise locale, développée notamment par Hydro-Québec », estime Karine Villeneuve. Sans compter le potentiel de jobs dans le recyclage des batteries.

Un autre exemple, parmi d’autres, du foisonnement dans le monde québécois du camion décarboné : l’IVI, Propulsion Québec et le Conseil national de recherches du Canada planchent sur la conception d’un camion zéro émission adapté à l’industrie minière à ciel ouvert. « Ce camion sera en démonstration en 2022 », indique François Adam, directeur général de l’IVI.

C’est le début d’un temps nouveau, chantait Renée Claude en 1970; cette fois-ci, c’est dans le monde du camion sans émission.

https://unpointcinq.ca/sinspirer/camions-electriques-chef-de-file-quebec/?utm_source=Twitter&utm_medium=article&utm_campaign=unpointcinq

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