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Malek

Autopartage

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5 passagers, 4 portes et en plus, elles ne sont pas brandées...

 

 

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Edited by bryston

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Dommage !  Je trouvais que c'était un service fort utile pour réduire le nombre de voitures sur l'Île de Montréal. 

R.I.P. Car2go 

Car2go quitte Montréal

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PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

La plateforme d’autopartage Car2go quitte Montréal et l’ensemble de l’Amérique du Nord, a annoncé sa société-mère ShareNow.

Publié le 18 décembre 2019 à 14h03  |  PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD  |  LA PRESSE

L’entreprise se retirera à compter du 29 février prochain.

« La décision de fermer l’Amérique du Nord a été prise sur la base de deux réalités extrêmement complexes, a indiqué ShareNow dans un communiqué. La première est l’état volatile du marché global de la mobilité, et la deuxième est la croissante complexité des infrastructures de transport à laquelle fait face l’Amérique du Nord aujourd’hui. »

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/201912/18/01-5254224-car2go-quitte-montreal.php

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il y a 23 minutes, Chuck-A a dit :

Dommage !  Je trouvais que c'était un service fort utile pour réduire le nombre de voitures sur l'Île de Montréal. 

R.I.P. Car2go 

Car2go quitte Montréal

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PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

La plateforme d’autopartage Car2go quitte Montréal et l’ensemble de l’Amérique du Nord, a annoncé sa société-mère ShareNow.

Publié le 18 décembre 2019 à 14h03  |  PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD  |  LA PRESSE

L’entreprise se retirera à compter du 29 février prochain.

« La décision de fermer l’Amérique du Nord a été prise sur la base de deux réalités extrêmement complexes, a indiqué ShareNow dans un communiqué. La première est l’état volatile du marché global de la mobilité, et la deuxième est la croissante complexité des infrastructures de transport à laquelle fait face l’Amérique du Nord aujourd’hui. »

https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/201912/18/01-5254224-car2go-quitte-montreal.php

Avec Mercedes-Benz qui avait décidé d'arrêter de vendre des Smart fortwo au Canada, il aurait fallu que Car2go se tourne vers un autre type de véhicule. J'espère que Communauto continuera d'offrir son service FLEX

 

Le communiqué de presse

https://www.share-now.com/ca/fr/important-update

Le service prendra fin le 29 février

À nos clients,

SHARE NOW, conjointement avec ses actionnaires Daimler AG et The BMW Group, a pris la décision de quitter le marché nord-américain et de cesser ses activités à Londres, Bruxelles et Florence, à compter du 29 février 2020.

La décision de fermer l’Amérique du Nord a été prise sur la base de deux réalités extrêmement complexes. La première est l’état volatile du marché global de la mobilité, et la deuxième est la croissante complexité des infrastructures de transport à laquelle fait face l’Amérique du Nord aujourd’hui, comme l’évolution rapide de la concurrence, le manque d’infrastructures pour l’émergence de nouvelles technologies (notamment celles pour les voitures électriques partagées) et l’augmentation des coûts d’exploitation.

De plus, malgré nos meilleurs efforts et investissements à Bruxelles, Londres et Florence au fil des ans, nous ne sommes pas en mesure de poursuivre nos activités d'une manière durable pour notre entreprise en raison des faibles taux d'adoption.

À l'avenir, SHARE NOW se concentrera sur les 18 villes européennes restantes. Nous considérons, avec nos actionnaires, que ces marchés présentent un clair potentiel de croissance rentable et d'innovation en matière de mobilité.

Nous tenons à remercier chaleureusement tous les employés, clients, partenaires commerciaux et parties prenantes de la ville qui nous ont soutenus au fil des ans dans ces marchés. Nous regrettons profondément les désagréments causés par cette décision.

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il y a 4 minutes, ScarletCoral a dit :

Avec Mercedes-Benz qui avait décidé d'arrêter de vendre des Smart fortwo au Canada, il aurait fallu que Car2go se tourne vers un autre type de véhicule. J'espère que Communauto continuera d'offrir son service FLEX

Dans l'article de La Presse

Marco Viviani, porte-parole du concurrent Communauto, s’est dit désolé par le retrait imminent du service Car2go.

« C’est un joueur important de la nouvelle mobilité qui s’en va », a-t-il dit en entrevue téléphonique. « C’est dommage parce que Car2go a été un pionnier dans sa manière de développer l’autopartage. »

M. Viviani a affirmé que Communauto allait « élargir sa flotte » dans la foulée du départ de Car2go. « On doit tenir compte de la demande », a-t-il ajouté.

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https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/201912/29/01-5255269-autopartage-la-suite.php

Autopartage, la suite

Le départ de Car2Go (Share Now) de Montréal et de toute l’Amérique du Nord, annoncé une semaine avant Noël, ne signifie pas la fin de l’autopartage dans la métropole. 

Publié le 30 décembre 2019 à 6h30
MARIE-CLAUDE LORTIE
LA PRESSE

Communauto, l’entreprise québécoise fondée par Benoit Robert en 1994, est toujours là, rentable, solidement ancrée dans nos habitudes de partage de voitures ponctuel. 

Et sachant qu’elle n’a maintenant plus à partager le marché avec la société allemande, l’entreprise fondée à Québec va même ajouter 120 véhicules à son parc de voitures destinées au volet « Flex » dès janvier. Flex, c’est le programme de partage très souple du même type que Car2Go/Share Now qu’offre Communauto depuis 2013.

Puis elle commandera et ajoutera de 200 à 300 véhicules au printemps pour répondre à la demande que créera le départ de l’entreprise allemande. 

Il n’a pas été long et ardu de décider de faire cet investissement.

« À Montréal, on a le luxe de savoir que les clients de Car2Go étaient là », explique Marco Viviani, vice-président au développement stratégique et porte-parole de la société, avant de me rappeler que le type de service d’autopartage spontané proposé par Car2Go/Share Now était déjà offert par Communauto six mois avant l’arrivée à Montréal de cette entreprise appartenant à Daimler, maintenant fusionnée au service d’autopartage de BMW, et qui s’appelle Share Now. 

Ce n’est donc pas une nouveauté pour les Québécois.

Communauto s’est lancée dans ce projet dès qu’elle a su que les Allemands s’en venaient ici.

Pourquoi alors est-ce que la marque de l’ancien Car2Go semblait si forte dans ce créneau précis ? 

Communauto a des voitures argentées, des Toyota de modèles moins excentriques que les Smart blanc et bleu de Car2Go, donc moins visibles, moins typées, moins frappantes. Les communications de la société ont traditionnellement toujours été plus efficaces et centrées du côté des francophones, de sorte que la présence de la marque était moins connue dans certains marchés, notamment anglophones, de la métropole, propose Marco Viviani comme début d’explication. 

Reste que l’entreprise, même si elle était plus discrète, contrairement à celle qui quitte Montréal faute de rentabilité, est, elle, profitable. Et ce, depuis longtemps. En deux ans, après le début de Flex, l’entreprise atteignait ses objectifs d’utilisation, affirme M. Viviani.

Pourquoi ?

Probablement parce que l’entreprise québécoise s’est positionnée différemment côté prix, explique son porte-parole. 

Au lieu de faire concurrence au marché du déplacement court, très bien servi par les transports en commun ou les taxis ou encore les Uber de ce monde, Communauto s’est toujours concentrée sur sa prémisse de base : offrir une solution de rechange à l’achat d’une voiture.

Le service Flex ne propose donc pas juste de pouvoir prendre une voiture pour une demi-heure ou une heure — au lieu de prendre le taxi ou le métro — à des prix intéressants, mais propose aussi des locations pour un jour ou deux ou trois, à des tarifs qui font concurrence aux entreprises de location de voiture traditionnelles. Et ce faisant, on répond à une demande différente : on donne aux clients le même sentiment que celui d’avoir une auto, pour un moment, pour la période où on en a besoin. « Nous, c’est 50 $ par jour, et 35 $ pour la deuxième journée. Pour tout un week-end, c’est abordable », note Marco Viviani. « La garder plus longtemps n’est pas prohibitif. »

Le service occupe donc un créneau dans l’écart entre faire appel à Uber (ou au bus, au taxi ou au métro) ou bien louer une voiture à l’ancienne.

***

Communauto a été fondée en 1994 à Québec par Benoit Robert. « Il s’est dit : il doit y avoir moyen de partager les autos, et les Allemands le faisaient déjà », raconte Marco Viviani, expliquant que le but a toujours été, dès le départ, de trouver des façons de réduire le parc automobile global en optimisant l’utilisation de celui-ci. 

Au départ, le service était très simple. Un parc de voitures garées dans des stationnements spécifiques, à réserver pour un créneau horaire précis. 

La souplesse de type Car2Go ou BIXI — je prends mon auto sans la réserver, où je peux et veux, et je la rapporte quand moi j’ai décidé que c’était fini — est arrivée avec Flex, plus tard. 

Aujourd’hui, l’entreprise a 3000 voitures en circulation, dont 1100 au Québec — Montréal, Québec, Sherbrooke, Gatineau —, 150 à Paris, ainsi qu’ailleurs au Canada – Ottawa, Edmonton, Halifax, Toronto, le sud-ouest de l’Ontario. « Et on regarde Calgary », ajoute Marco Viviani. En outre, le développement va bon train grâce à une nouvelle ronde de financement conclue à l’automne, qui a vu Investissement Québec prendre 24 % des parts de l’entreprise, et où la firme MacKinnon, Bennett & Co a aussi injecté des fonds. Communauto, dit Marco Viviani, s’est aussi dissociée du groupe Peugeot-Citroën, qui avait investi dans la société québécoise en 2016. Raisons ? Objectifs différents. 

Et que réserve l’avenir, outre la récupération des clients de Car2Go/Share Now ? Plus de véhicules électriques, bien sûr, une tendance déjà amorcée avec l’ajout constant de véhicules hybrides ou tout électriques. Les Corolla et Yaris à essence sont de plus en plus rares, remplacées par des Prius, des Leaf, bientôt des Niro de Kia. « Mais en Amérique, l’électrification n’est pas aussi facile qu’en Europe », note M. Viviani. Question d’infrastructures. De densité. 

Bref, l’autopartage ne cessera certainement pas avec le départ de Car2Go/Share Now. Mais 100 % électrique ? Ça, ce n’est pas pour demain.

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À l'émission Le 15-18 aujourd'hui

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/le-15-18/segments/reportage/154951/communauto-autopartage-libre-service-mobilite

 L'avenir de l’autopartage à Montréal après Car2go

Reportage de Dominic Brassard

À partir du 29 février, il n'y aura plus de service d'autopartage Car2go en Amérique du Nord. Son principal concurrent à Montréal, Communauto, se prépare à recevoir une vague de nouveaux abonnés, mais il anticipe déjà des problèmes pour le printemps.

De nombreux clients de Car2go prévoient s’abonner à Communauto. C’est notamment le cas d’Émilie Chénier : Je vais m’abonner à Communauto parce qu’avoir une voiture à Montréal, ce n’est pas envisageable. Je pense que j’ai eu une voiture seulement pendant six mois dans toute ma vie. Ce que j’aimais de Car2go, c’était la spontanéité. Je faisais beaucoup de petits trajets de 15 à 20 minutes. J’espère que ça va se développer.

Ronan Bartolo espère lui aussi que Communauto augmentera son offre de service pour compenser la perte de Car2go. Il déplore le peu de voitures en libre-service disponibles dans Hochelaga. Il affirme que l’autopartage fait maintenant partie de sa vie quotidienne : Car2go faisait partie de mon bouquet de transports, avec la STM et Bixi. Avec ce bouquet, j’arrivais à me débrouiller facilement sans voiture, même avec des enfants.

De son côté, le vice-président au développement stratégique de Communauto, Marco Viviani, affirme que son nombre d’abonnés a augmenté de 50 % au cours des derniers mois. Il précise que la compagnie a déjà commandé plus de 300 voitures. Elles ne satisferont toutefois pas à la demande à court terme. On anticipe un potentiel problème au début du mois de mars parce que nous n’aurons pas encore reçu tous les véhicules que nous avons commandés, dit-il.

Une réelle solution de rechange à l’automobile privée

Selon les calculs effectués par la professeure Catherine Morency, de Polytechnique Montréal, si toutes les voitures sur l’île de Montréal étaient en autopartage libre-service et que les citoyens avaient à marcher 125 mètres pour s’en procurer une, il y aurait 470 000 véhicules de moins à Montréal.

Elle précise que les voitures privées sont stationnées 95 % du temps. Ça montre qu’on fait un usage assez mauvais de nos véhicules privés, croit-elle.

Catherine Morency estime que la Ville de Montréal doit encourager l’implantation de services d’autopartage en rendant des stationnements disponibles et en assouplissant sa réglementation.

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https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/202002/23/01-5262110-car2go-un-vide-a-combler.php

Car2go: un vide à combler

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PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE
L’entreprise Car2go a devancé son départ de Montréal. La quasi-totalité des Smart voitures bleues et blanches ont été retirées des rues de la métropole.

Car2go, c’est fini. La quasi-totalité des microvoitures bleu et blanc ont disparu de nos rues au moins deux semaines avant la date prévue du 29 février, laissant en plan plus de 50 000 abonnés. Une occasion en or pour la société d’autopartage concurrente, Communauto, qui fait le plein de nouveaux abonnés.

Publié le 25 février 2020 à 5h00
SUZANNE COLPRON
LA PRESSE

La déconfiture de Car2go (Share Now) en Amérique du Nord dégage la voie pour son unique concurrent, à Montréal, dont le nombre d’abonnés a explosé depuis le début de l’année. En janvier, les inscriptions de Communauto ont en effet bondi de 50 % comparativement à la même période, l’an dernier.

« Et ça continue, s’emballe Marco Viviani, vice-président de Communauto. On en avait déjà beaucoup. En moyenne, 1000 par mois. Là, c’est 1500 par mois. »

Communauto, pionnière de l’autopartage en Amérique du Nord, fondée en 1994 à Québec par Benoit Robert, a réagi au quart de tour en apprenant les déboires de Car2go, une semaine avant Noël. Pour répondre à la demande, l’entreprise a commandé 340 nouvelles voitures dans les jours qui ont suivi l’annonce de la suspension des activités de la filiale de Daimler et de BMW en Amérique du Nord.

Mise au rancart

Communauto possédait déjà 750 voitures en libre-service (VLS) dans la métropole, comparativement à 460 pour Car2go. Son parc passera à 1090 VLS d’ici la fin mai, ce qui représente une augmentation de 45 % : des voitures gris souris, moins tape-à-l’œil que les Smart bleu et blanc, mais plus pratico-pratiques et mieux adaptées à notre climat hivernal.

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PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE
Au total, Car2go met au rancart 460 voitures à Montréal, dont environ 350 Smart.

Cela permettra-t-il de répondre à la demande à la suite de la mise au rancart des autos de Car2go ?

« Il va y avoir une phase de transition, mais j’ai confiance », dit Catherine Morency, professeure à Polytechnique Montréal et titulaire de la chaire Mobilité. Cette spécialiste dans la recherche sur les transports souligne que « Communauto a fait ses preuves ».

Histoire d’un échec

L’échec de l’entreprise allemande sur notre continent — elle poursuit ses activités en Europe — s’explique par une conjugaison de deux facteurs. Le premier, c’est la concurrence exercée par l’entreprise de transport à la demande Uber et de nouveaux services de mobilité, comme Lyft ou Jump.

Uber n’était pas aussi présente il y a quelques années. Maintenant, elle nous fait de la compétition.

— Marco Viviani, vice-président de Communauto

La deuxième, c’est le manque d’infrastructures pour l’émergence de nouvelles technologies, en Amérique du Nord, notamment pour les voitures électriques, par rapport à l’Europe. Or, la prochaine génération de Smart sera entièrement électrique.

Cela dit, Car2go est loin d’être la seule grande entreprise d’autopartage à connaître des difficultés financières dans le monde. Autolib, Hertz Connect, Enterprise, Lime et bien d’autres ont jeté l’éponge ou abandonné certains marchés parce que la rentabilité n’était pas au rendez-vous.

L’exception, c’est plutôt Communauto, qui compte 95 000 utilisateurs dans le monde (au Canada et en France), dont 50 000 au Québec. « Ils ont une approche raisonnée et c’est sans doute la raison pour laquelle ils sont arrivés à survivre », avance Catherine Morency.

Un modèle différent

Le modèle de Communauté est différent, confirme Marco Viviani.

« Nous, contrairement à Car2go, on ne met pas l’accent sur les courts trajets vers le centre-ville. On pense qu’il y a d’autres moyens de transport pour s’y rendre : le métro, l’autobus, le taxi, le vélo, etc. Notre modèle, c’est de répondre aux besoins quand la voiture est la seule solution. C’est là qu’on essaie de se spécialiser. On n’est donc pas en compétition avec Uber. »

À l’automne 2019, Car2go s’était déjà retirée de Calgary, Chicago, Denver, Austin et Portland, disant avoir sous-estimé les ressources nécessaires pour réussir dans un secteur des transports en évolution rapide. Cela, après avoir quitté Toronto, 18 mois plus tôt.

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PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE
Communauto a commandé 340 nouvelles voitures après l’annonce de la fin de Car2Go à Montréal. D’ici la fin mai, son parc de véhicules en libre service passera de 750 à 1090 dans la métropole.

Communauto possède aujourd’hui 200 VLS à Toronto, et prévoit d’en offrir autant sous peu à Calgary. Elle est aussi présente à Halifax, Edmonton, Québec, Gatineau, Ottawa… Bref, dans toutes les villes canadiennes d’une certaine taille, sauf Winnipeg et Vancouver. Et depuis 2012, elle propose un parc de 200 véhicules à des stations fixes, à Paris.

« On se demande toujours : est-ce qu’on peut apporter quelque chose de nouveau ou est-ce qu’on fait de la compétition à quelqu’un qui fait du bon travail dans le domaine de l’autopartage ? », explique M. Viviani, qui reconnaît que son entreprise n’aurait pas pu se développer comme elle l’a fait si Car2go ne s’était pas implantée à Montréal, en 2013.

Ça nous a aidés, certainement. Quand on travaille seul et qu’on essaie de démontrer que quelque chose fonctionne, on est moins crédible. Car2go est un gros joueur, il a donné de la crédibilité à la formule. Et il a absorbé la moitié des dépenses de marketing et de relations publiques.

— Marco Viviani, vice-président de Communauto

Vers une hausse des tarifs ?

Communauto va-t-elle profiter de sa situation de monopole à Montréal pour gonfler ses tarifs ?

Marco Viviani jure que non. « On va sans doute faire de petits ajustements parce que l’essence coûte plus cher pour tout le monde, mais notre objectif est d’offrir des prix [concurrentiels] pour convaincre les gens d’adopter l’autopartage et de ne pas acheter de voiture. Lorsqu’on possède une automobile, on l’utilise même si on n’en a pas vraiment besoin. »

Or, la meilleure façon de ne pas polluer avec son automobile, c’est de ne pas l’utiliser. « Il y a énormément de voitures très peu utilisées, déplore Catherine Morency. C’est un épouvantable gaspillage qu’on fait. »

Les anciens véhicules Car2go seront vendus, « mais ils ne seront pas mis en vente au grand public », fait savoir Hélène Mercier Brûlotte, directrice générale de Car2go Montréal. Communauto pourrait-elle les acheter ? « Ils sont trop petits », lâche Marco Viviani.

Comment ça fonctionne ?

Qu’ils soient électriques, hybrides ou à essence, les véhicules en libre-service (VLS) font partie du paysage montréalais depuis 2013. L’Allemande Car2go a été la première à offrir ce service à Montréal, suivie de près par Communauto. Contrairement aux voitures partagées stationnées à des bornes, qu’on doit réserver, récupérer et retourner au même endroit à une heure convenue, les VLS sont accessibles d’un coup de pouce sur le téléphone intelligent. L’utilisateur peut les emprunter et les restituer n’importe où, à condition d’occuper un stationnement autorisé. Le coût de location, à la minute, comprend à la fois l’assurance et l’essence.

Entre particuliers

Implantée au Québec depuis 2016, l’entreprise californienne Turo propose la location de voitures entre particuliers, à la journée, à la semaine ou au mois. Les locateurs peuvent choisir et réserver leur voiture sur l’internet ou sur une application numérique parmi les 2500 qui sont offertes à la location chaque jour. « Montréal est la deuxième ville [en importance] en termes de voyages effectués par nos utilisateurs, après Toronto », indique Cédric Mathieu, directeur de Turo au Canada. Le tarif est fixé par le propriétaire de la voiture, qui touche 70 % du prix payé par le locataire. Selon M. Mathieu, c’est dans le secteur de la location entre particuliers que se concentre le gros de la croissance du marché de l’autopartage. « Notre modèle est basé sur les voitures existantes, souligne-t-il. Pourquoi ne pas faciliter l’accès à ces voitures plutôt que d’en ajouter d’autres ? » Les études démontrent que les automobiles sont immobiles 90 % de la journée.

 

Des utilisateurs déçus

Il n’y a pas que la mairesse Valérie Plante qui trouve dommage de voir Car2go quitter la métropole. Des utilisateurs de la première heure sont aussi déçus.

Jusqu’au bout

Abonnée de la première heure à Car2go, Marie-Pierre Bouchard compte utiliser ce service jusqu’à la toute fin même s’il n’y a pratiquement plus de voitures disponibles dans les rues de Montréal. « Je suis une habituée, dit-elle. Je m’en sers quand j’ai besoin de transporter des choses. Je saute dans un Car2go comme je sauterais dans un taxi. C’est quand même un gros avantage… » La fin de ce service de voitures à la demande la déçoit, bien sûr. « Je pensais que ça marcherait, Car2go, à Montréal. Il en faut des services comme ça si on veut délaisser nos voitures individuelles. Il peut même y avoir d’autres compagnies qui s’implantent. » En attendant, cette Montréalaise a décidé, comme de nombreux autres, de contribuer à faire grossir les rangs des abonnés de Communauto. « On va voir si c’est aussi efficace que Car2go », lance-t-elle.

Père de jumeaux

Daniel Nahmias-Léonard est aussi déçu d’assister au départ de l’entreprise allemande. « Il y a un besoin pour un service comme ça dans une ville comme Montréal, croit-il. Peut-être que le modèle n’était pas adapté à d’autres villes nord-américaines, mais je pense que ça fonctionnait à Montréal. » Le père de famille a toutefois cessé d’utiliser ce service à la naissance de ses jumeaux : « Ce n’est pas viable avec deux sièges d’auto. » Le parc de Car2go se composait, à Montréal, de 350 microvoitures à deux places Smart et d’une centaine de berlines Mercedes-Benz. « Je suis curieux de voir si Communauto va être capable de prendre la place laissée par Car2go. »

D’autres services attendus

Hugues Marceau n’entrevoit pas de difficulté majeure par rapport à la capacité de Communauto à répondre à la demande. « Aux dernières nouvelles, Communauto a acheté plus d’autos. Ça devrait bien se passer. Mais c’est dommage parce que c’était bien d’avoir deux entreprises concurrentes. » M. Marceau est déjà membre de Communauto, mais il préférait utiliser une Smart pour se rendre au centre-ville. Il lui arrivait aussi d’emprunter Car2go en Europe, dans l’une des 18 villes où l’entreprise est implantée. « C’est décevant, mais je suis sûr qu’il y aura d’autres services qui vont se développer à Montréal. Même Elon Musk a évoqué l’idée de mettre des Tesla en libre-service. »

Vie de banlieue

Ariane Charbonneau aimait bien sauter dans une Smart de Car2go pour aller au travail de temps à autre. Mais c’était avait qu’elle ne déménage sur la Rive-Sud de Montréal, où l’achat d’une voiture est devenu une nécessité. « Car2go ne desservait pas la Rive-Sud. En plus, ça revenait cher. » S’abonnera-t-elle à Communauto ? « Non, je n’en ai pas besoin, répond-elle. Mais si j’avais accès à un mode de transport partagé pour me rendre au centre-ville, je le prendrais volontiers. Je trouverais ça plus agréable et plus pratique que les transports en commun. »

Pas plus cher que le bus

Philippe-Olivier Contant est membre de Car2go, mais n’utilise à peu près jamais ce service. « Je préfère de loin Communauto parce que c’est une compagnie québécoise et que ses voitures sont plus pratiques que les Smart de Car2go », dit-il. Concepteur visuel, M. Contant ne possède pas d’auto et n’en veut pas. En moyenne, il effectue trois trajets par jour, sept jours sur sept, au volant d’un VLS de Communauto. « Ce n’est pas rare que j’en fasse six dans une journée », souligne-t-il. Le forfait auquel il est abonné lui permet de faire un nombre illimité de trajets de moins de 30 minutes, par mois, sans frais supplémentaires. « Ça me revient à 70 $ par mois. C’est moins cher que l’autobus et, contrairement au métro, ce n’est jamais en panne… C’est aussi plus agréable et plus confortable. Je dirais que ce service répond à 90 % de mes besoins. »

Vieille bagnole

Joanna Kotkowska, ex-abonnée de Car2go, croit que si toutes les voitures de Communauto ou d’un autre service d’autopartage étaient électriques, cela convaincrait plus de Montréalais de s’abonner et de délaisser l’auto individuelle. Dans son cas, elle a mis fin à son abonnement pour acheter une « vieille auto en bas de 3000 $ », en juillet dernier. Car2go lui coûtait environ 100 $ par mois. « C’était cher et ce n’était pas pratique si on devait aller en banlieue », explique-t-elle. Quant aux petites voitures à deux places, les Smart, « ça ne contenait pas beaucoup ». Mme Kotkowska dit avoir opté pour Car2go plutôt que Communauto parce que le processus d’abonnement en ligne était plus simple.

Solution de rechange

Frédéric Blanchard et sa conjointe habitent dans Rosemont–La Petite-Patrie avec leurs trois enfants, l’un âgé de 10 ans et les deux autres adolescents. Car2go constituait, pour eux, une solution de rechange à l’achat d’une deuxième voiture. Pratique pour conduire les enfants ou revenir du boulot en dehors des heures de pointe. « C’était moins cher que le taxi », dit M. Blanchard, qui compte s’abonner au service Flex de Communauto. En attendant, il utilise Uber quand il ne trouve pas de Car2go. « Ce n’est pas beaucoup plus cher que Car2go », assure-t-il. Un trajet au volant d’une Smart, du centre-ville à Rosemont, lui a coûté 21,43 $. Le même trajet en Uber : 22,52 $, pourboire inclus. Mais le premier a été fait à 16 h, en pleine heure de pointe, tandis que le second était à 22 h.

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https://journalmetro.com/actualites/montreal/2424106/communauto-acces-simplifie-centre-ville/

Communauto aura un accès simplifié au centre-ville de Montréal

13:05 27 février 2020
Par:  Henri Ouellette Vézina
Métro

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Photo: Archives Métro
Un véhicule en libre-service de Communauto.

Dès juin, Communauto permettra à ses usagers de laisser ses voitures devant un parcomètre dans le centre-ville, en échange d’un tarif «fixe» qui s’ajoutera à la facture de chaque trajet effectué. Cette nouvelle façon de procéder, entre autres conçue pour accommoder les utilisateurs dans la foulée du départ de Car2Go de Montréal, a été annoncée jeudi avec des représentants de la Ville.

«Ça nous permettra d’offrir un accès encore plus large au centre-ville. On est très contents de cette nouvelle mesure», explique à Métro le vice-président de Communauto, Marco Viviani.

Les frais supplémentaires chargés au client – qui n’aura plus à régler le paiement sur les bornes de stationnement – seront déterminés ultérieurement, dit le porte-parole. Ce dernier promet toutefois que les prix seront «acceptables», fixes, et surtout minimes par rapport à l’utilisation globale. C’est Communauto, avec les revenus engendrés, qui paiera la Ville pour l’utilisation de ses parcomètres.

M. Viviani se dit convaincu que «l’effet de rotation» des véhicules Communauto au centre-ville permettra d’optimiser la fluidité des flottes. Et donc de réduire les coûts associés, en plus de créer un engouement pour l’autopartage.

«On va beaucoup mieux utiliser l’espace, et ça donne une liberté au client. Tout le monde y gagne.» -Marco Viviani, vice-président de Communauto

Communauto travaillait à l’implantation de ce projet au centre-ville depuis plusieurs mois. Avant même que le départ de Car2Go ne pointe à l’horizon. Il n’est pas exclu d’étendre la mesure dans d’autres arrondissements avec le temps.

«En théorie, l’outil pourrait fonctionner sur tous les parcomètres de la ville», avance l’homme d’affaires.

Montréal «à l’avant-garde»

Appelé à réagir, le responsable de la mobilité de l’administration Plante, Éric Alan Caldwell, affirme que cette nouvelle entente place Montréal comme pionnière de l’innovation en autopartage. «On va développer un bon modèle, et les autres villes vont l’adopter par la suite. On sera toujours à l’avant-garde», a-t-il dit.

Questionné à savoir s’il craignait une surabondance des véhicules Communauto dans les zones de stationnement tarifées, l’élu s’est fait clair.

«Ça risque même d’améliorer l’accès et la rotation des places. Pendant qu’un propriétaire privé laisse sa voiture le temps dans la rue, l’auto Communauto peut en repartir à peine cinq minutes plus tard.» -Éric Alan Caldwell, responsable de la mobilité

«Au global, l’autopartage amène une réduction du nombre de voitures en ville», a renchéri M. Caldwell.

Rappelons que des inquiétudes grandissantes touchent actuellement le secteur de l’autopartage. Officialisé en décembre, le retrait du marché nord-américain de Car2Go (depuis renommé «Share Now») a eu l’effet d’une bombe pour plusieurs Montréalais habitués du service. Les dernières petites voitures blanches et bleues de l’entreprise allemande ont été retirées dans les derniers jours, un peu plus tôt que prévu.

Sans se réjouir de la nouvelle, Communauto ne cache pas son désir d’en profiter pour augmenter ses capacités. Le groupe s’attend à une augmentation de la demande au cours des prochains mois. Environ 320 véhicules de plus seront envoyés sur les routes dès cette année.

Plus de FLEX, plus de développement

L’entreprise fondée à Québec dit vouloir développer ses services FLEX de réservation instantanée dans plusieurs secteurs de la métropole, dont Saint-Jacques au bas de Côte-des-Neiges, mais aussi des «coins mal desservis» d’Outremont et de Ville Mont-Royal, qui étaient jusqu’ici pris en charge par Car2Go. Des tronçons de LaSalle et d’Ahuntsic-Cartierville seront également ajoutés à la zone d’exploitation.

Sur le Plateau-Mont-Royal et dans Rosemont-La-Petite-Patrie, plusieurs dizaines de voitures seront ajoutées en stations. Objectif: renforcer le service de réservation à long terme, qui ne dérougit pas non plus.

«Déjà l’été passé, on était très serrés dans ces secteurs-clés. La demande est très forte. On a eu beaucoup de difficulté à y répondre, parce qu’on n’avait pas assez de voitures, avoue Marco Viviani. On est en train de tester plusieurs solutions.»

En novembre, Québec annonçait le rachat de 24% des parts de Communauto pour soutenir sa croissance. Depuis 1994, environ 437 000 tonnes de GES ont été réduites grâce à Communauto à travers la province.

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