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Des milliardaires américains réclament un impôt sur eux-mêmes


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Publié le 24 juin 2019 à 11h24 | Mis à jour à 11h24

Des milliardaires américains réclament un impôt sur eux-mêmes

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/201906/24/01-5231462-des-milliardaires-americains-reclament-un-impot-sur-eux-memes.php

Agence France-Presse

New York

« Taxez-nous plus » : tel est le message d'un petit groupe de milliardaires américains comprenant l'homme d'affaires George Soros, le cofondateur de Facebook Chris Hughes et des héritiers des empires Hyatt et Disney aux candidats à la Maison-Blanche.

Dans une lettre publiée en ligne lundi, ce club de très riches Américains apporte son soutien à l'idée d'un impôt sur la fortune.

« Nous écrivons à tous les candidats à la présidence, qu'ils soient républicains ou démocrates, pour apporter notre appui à une taxe modérée sur les fortunes d'un dixième des 1 % des Américains les plus riches - sur nous », y affirment-ils. La richesse de ce 0,1 % de la population est presque aussi importante que celle de 90 % de la population américaine.

 

« Tout nouveau dollar émanant de nouvelles taxes doit venir des plus aisés financièrement, pas des Américains de la classe moyenne ou populaire », ajoutent les 18 signataires, issus de 11 familles.  

Plusieurs candidats à la primaire démocrate, dont Pete Buttigieg, le maire de South Bend dans l'Indiana, ou Beto O'Rourke, ancien élu de la Chambre des représentants, ont déjà exprimé leur soutien à une telle mesure.  

Mais la lettre met en avant la proposition spécifique de la sénatrice Elizabeth Warren, qui prévoit de taxer les ménages disposant de plus de 50 millions de dollars d'actifs, ce qui correspondrait à environ 75 000 familles. Elle pourrait, selon les estimations, rapporter 2750 milliards en 10 ans.

« Les États-Unis ont la responsabilité morale, éthique et économique d'imposer plus lourdement notre fortune », écrivent les signataires.

L'argent récupéré grâce à cet impôt supplémentaire pourrait servir à « aider à faire face à la crise climatique, à améliorer l'économie, à améliorer le système de santé, à créer plus d'égalité dans les opportunités, et à renforcer nos libertés » en ralentissant la croissance des inégalités, assurent-ils.  

Un tel impôt est aussi à leurs yeux « patriotique » puisque tous les Américains ont comme devoir de contribuer à hauteur de leurs moyens au succès du pays. « Et les plus riches ne doivent pas faire exception. »

Dans la lettre, les signataires font notamment référence à l'investisseur Warren Buffett, 3e fortune américaine, qui rappelle régulièrement qu'il paye relativement moins d'impôt que son secrétaire.

L'idée d'un impôt spécifique sur la fortune est, font-ils par ailleurs remarquer en s'appuyant sur des sondages, soutenue par une majorité d'Américains.

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En attendant, ces multimilliardaires ont toujours le loisir de se montrer plus généreux  par la philanthropie.  

Si on veut aller dans le sens d'une société plus égalitaire, mais quand même dynamique, l'idée d'imposer un impôt sur la fortune aux super riches est la meilleure.  La différence entre un tel impôt et le recours à la philantropie, c'est que c'est l'Etat qui choisit ce qu'on fait de cet argent, par les super riches.

Quant à une autre idée  (pas discutée directement dans le texte cité) --l'imposition plus lourde des revenus très élevés, elle comporte une faiblesse qui n'a pas été encore résolue, soit la possibilité (surtout pour les super riches) de détourner de mille façons les revenus sujets à l'impôt.  Elle a aussi le désavantage de ralentir la montée des simples millionnaires, souvent plus jeunes et plus dynamiques, consacrant ainsi le maintien du statu quo (considérant que les super riches d'aujourd'hui ont bénéficié pendant longtemps de taux effectifs*  d'imposition trop bas). 

Par ailleurs, je dirai ceci de la proposition de la sénatrice Elizabeth Warren: c'est bien, mais les sommes que sa proposition est censée recueillir (2750 milliards en dix ans) demeureraient très nettement insuffisantes en regard du déficit budgétaire accumulé prévu pour la période correspondante.  En d'autres mots, elles ne pallieraient pas adéquatement aux énormes besoins de ressources supplémentaires.  Il faudra trouver la différence ailleurs: dans les poches de qui?

* ce qui explique la déclaration (citée) de Warren Buffet, à l'effet qu'il "paye relativement moins d'impôt que son secrétaire".

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Il y a 4 heures, Malek a dit :

Qu’est ce qui leur empêche de simplement faire un chèque de don au fisc américain.

Rien, sauf qu'ils insistent peut-être pour que tous leurs pairs montent dans le même bateau (se soumettent tous au même impôt sur la fortune), question de pas se laisser "dépasser" par quelques-uns plus avares.  Il ne faut pas oublier que rendus à des hauteurs de fortune aussi stratosphériques, ce n'est pas l'usage d'un dollar supplémentaire qui compte (en jargon écon.: l'utilité marginale), mais seulement le prestige attaché à leur position respective sur la pyramide (ou sur le totem, si on veut donner une saveur plus authentiquement nord-américaine à l'image).

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