Normand Hamel

Le Québec, nouvelle puissance économique

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Le 2019-06-09 à 11:55, Rocco a dit :

Ton jupon souverainiste dépasse, et il est évident que l'incertitude politique a été une chappe de plomb sur l'économie du Québec depuis 50 ans. Et comme par magie, Montréal et le Québec recommencent à naître économiquement depuis la 'mort' du mouvement et du PQ il y a déjà quelques années, confirmé par la récente élection provinciale de 2018. Arrêtez de vous mettre la tête dans le sable. 

La pire faute du mouvement souverainiste est de ne pas avoir fait... l'indépendance!

Qui sait où serait le Québec aujourd'hui si l'indépendance avait été faite dès 1962 par le gouvernement de Lesage, qu'on avait véritablement été « Maîtres chez nous » pour les 60 dernières années, sans incertitude et instabilité politique et sans gouvernement fédéral qui torpille notre économie?

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il y a une heure, Fortier a dit :

La pire faute du mouvement souverainiste est de ne pas avoir fait... l'indépendance!

Qui sait où serait le Québec aujourd'hui si l'indépendance avait été faite dès 1962 par le gouvernement de Lesage, qu'on avait véritablement été « Maîtres chez nous » pour les 60 dernières années, sans incertitude et instabilité politique et sans gouvernement fédéral qui torpille notre économie?

Oups! Pas sûr.  A cette époque, l'économie du Québec était beaucoup plus ancrée dans celle du reste du Canada, et par conséquent plus dépendante des relations  avec celui-ci. En quelque sorte, on avait une économie "bicéphale", soit une prédominance de "secteurs mous" (textiles, meubles, etc. ) à bas salaires mais protégés de la concurrence extérieure, combinée avec une présence (plus forte qu'aujourd'hui) à Montréal de sièges sociaux canadiens.   Le niveau d'éducation était encore bas, empêchant une conversion vers des secteurs à plus grande valeur ajoutée (ce qu'on commença vraiment à faire à partir des années 1980, et qui est aujourd'hui très apparent).  Il n'y avait pas non plus d'accords commerciaux comme l'ALENA (depuis 1994) ou son prédécesseur avec seulement les USA (1988) sous Mulroney et ardemment promu/supporté par toutes les instances québécoises.  Une indépendance déclarée vers 1962 nous aurait placés dans une situation précaire, et aurait gravement compromis les progrès réalisés dans les années suivantes.

La "Révolution tranquille"  fut le début d'une grande oeuvre de modernisation et de sécularisation de la société québécoise.  On ne parla toutefois pas d'indépendance.  Cette question  n'a vraiment pris d'importance qu'à la fin des années 1960, culminant avec la victoire du Parti Québécois en novembre 1976.  L'élection du PQ contribua sans contredit à l'accélération de l'exode des sièges sociaux de Montréal vers Toronto (mais ce mouvement avait été amorcé bien avant).  Des transformations encore plus importantes allaient survenir dans les années suivantes jusqu'à nos jours.

Aujourd'hui, après maintes tribulations, l'économie du Québec est florissante, le Québec fait encore partie du Canada et les velléités de séparation semblent très affaiblies, mais on est très loin de la situation qui prévalait jusqu'en 1959: le Québec est beaucoup plus compétent, plus branché sur l'international et moins attaché (dans tous les sens du terme) au reste du Canada.    

En même temps, par la force des choses, le Canada d'aujourd'hui n'est plus ce qu'il était dans les années 1950 ou 60.  Il ne reste à peu près plus rien de la "Politique nationale" mise sur pied par Macdonald dans le dernier quart du 19e siècle.  Un retour en arrière est impossible.  

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Il y a 8 heures, MtlMan a dit :

Nous ne sommes pas d'accord sur autre chose, mais ce texte-ci est parfaitement équilibré et très bien rédigé. Je suis totalement d,accord ici. Superbe.

On ne peut pas toujours être en désaccord...     :highfive:

Je pense que tout le monde sur ce forum (à une exception près...) est d'accord pour dire que Montréal va bien présentement et que cette prospérité est bâtie sur du solide, pas sur une bulle.  Oui, une récession ferait mal mais ce ne serait pas mieux ailleurs de toutes façons.

Profitons de cette bonne période qui passe et surtout, ne nous endormons pas.

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Il y a 3 heures, ToxiK a dit :

Oui, une récession ferait mal mais ce ne serait pas mieux ailleurs de toutes façons.

Non seulement ce ne serait pas mieux ailleurs mais ce serait en fait bien pire.

Lors de la dernière récession le PIB du Québec a reculé d'un maigre 1% alors que celui du ROC a reculé de 3%. Ce serait sans doute plus ou moins la même chose aujourd'hui si une nouvelle récession majeure devait survenir, et le Québec pourrait même faire encore mieux qu'en 2009.

Prenons l'Ontario comme point de référence. Non seulement le gouvernement ontarien est en déficit non-stop depuis la dernière récession (2009) mais dans la même période la population s'est considérablement endettée à cause du prix exorbitant des maisons.

Pendant ce temps là au Québec le gouvernement accumule des surplus année après année tout en réduisant sa dette. Et du côté de la population les Québécois sont moins endettés que les citoyens du ROC en général. Et malgré une augmentation soutenue de la valeur des maisons il demeure encore abordable à Montréal de faire l'acquisition d'une propriété. De plus, un panier représentatif de biens et de services qui coûtait 1 000 dollars à Toronto en 2017 ne coûtait que 836 dollars à Montréal.

Par ailleurs, avant la signature du traité de libre-échange avec l'Europe (merci à Jean Charest) le Québec exportait 85% de sa production vers les États-Unis alors que ce n'est plus que 70% aujourd'hui (c'est de là d'ailleurs que vient en bonne partie la croissance fulgurante du port de Montréal).

Donc le Québec en général, incluant Montréal, est en excellente posture pour faire face à une éventuelle crise économique et s'en tirerait certainement beaucoup mieux que le ROC.

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Article du Globe and Mail sur le pouvoir d'achat dans les grandes villes nord-américaines. Montréal deuxième, malgré un taux de taxation plus élevé. Comme quoi, il faut relativiser l'importance des taxes et impôts sur la qualité de vie des individus.  

The grass isn’t always greener. How tax and living costs compare in eight Canadian and U.S. cities 

(...)

"Standard of living in each city – strictly from a financial perspective – ranks as follows, from best to worst: Orlando, Montreal, Calgary, Phoenix, Vancouver, Toronto, Los Angeles, then New York, with these last two coming in well behind the others."

https://www.theglobeandmail.com/investing/personal-finance/taxes/article-the-grass-isnt-always-greener-on-the-us-side-of-the-border/

Capture d’écran 2019-06-14 à 12.34.41.png

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That calculation is great but how many people per 1000 have a salary of 100k in Montreal vs Toronto or Calgary vs New York City.

this star should help normalize this table  

 

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il y a 19 minutes, Malek a dit :

That calculation is great but how many people per 1000 have a salary of 100k in Montreal vs Toronto or Calgary vs New York City.

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Le 100k n'est qu'un dénominateur commun pour simplifier le calcul. Est-ce nécessaire de gagner ça pour bien vivre à Montréal? Poser la question est y répondre. Tu peux diviser le nombre par deux si tu le souhaites, ça donnera le même classement 😉

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5 minutes ago, plb said:

Le 100k n'est qu'un dénominateur commun pour simplifier le calcul. Est-ce nécessaire de gagner ça pour bien vivre à Montréal? Poser la question est y répondre. Tu peux diviser le nombre par deux si tu le souhaites, ça donnera le même classement 😉

Hein je crois pas que tu comprennes ce que j’essaie d’avancer. Le 100k est un dénominateur commun, mais ici on parle de pouvoir d’achat d’un citoyen. Donc si dans une ville x le pouvoir d’achat a 100k est meilleur qu’une autre ville y, mais que son occurrence est rare... ce n’est pas une comparatif juste. 

Un bon calcule serait, exemple salaire médian d’une personne en finance, informaticien, infirmière, professeure etc dans ces villes et là pondérer le tout. 

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il y a 15 minutes, Malek a dit :

That calculation is great but how many people per 1000 have a salary of 100k in Montreal vs Toronto or Calgary vs New York City.

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Je pense comprendre le sens de ton message.  L'article du G&M cité par @plbse limite à comparer le "niveau de vie financier" pour une personne gagnant 100K: un tel calcul ne saurait prétendre (je ne pense pas qu'ils le font d'ailleurs) comparer intégralement le niveau de vie financier dans les villes ayant fait l'objet de l'étude, parce qu'elle ne tient pas compte des revenus gagnés par l'ensemble de la population de chaque ville ni de sa distribution statistique.

Un premier pas pour "normaliser" le tableau consisterait à  appliquer le facteur "coût de la vie relatif ("cost of living factor") établi dans le tableau, sur les statistiques de revenu moyen et de revenu médian dans chacune des villes.  Mais ce serait toutefois insuffisant pour fournir un portrait complet: d'abord, ni le revenu moyen ni le revenu médian ne parviennent à capter adéquatement  l'importance et la distribution des revenus; deuxièmement, et peut-être encore plus important,  cela fait abstraction du fait que la structure des dépenses des ménages n'est pas uniforme  --elle change en fonction des revenus.  Par exemple, une personne gagnant 300 K ne dépensera pas trois fois plus que celle gagnant 100 K pour des éléments comme la pinte de lait ou les frais de garderie.   Par ailleurs, la pression fiscale relative n'est pas un facteur fixe; elle peut être (et est effectivement) plus ou moins comparativement lourde ou légère selon les classes de revenus.

Une meilleure façon de produire un tableau pertinent consisterait à mettre en relation, par classe de revenus bruts, le revenu net et le pouvoir d'achat correspondant  --ce qui fait trois colonnes, là où l'article cité n'en compte que deux.   Ce faisant, ce ne sont pas uniquement ceux qui gagnent "exactement" 100K à Toronto (qui est pris comme point de référence: facteur "1") qui pourraient voir le montant équivalent nécessaire dans une autre ville pour profiter d'un niveau de vie financier équivalent.  Celui qui gagne 50 K, l'autre qui en gagne 200 ou 400, pourraient arriver à des conclusions différentes.

La question de savoir dans quelle ville le niveau de vie financier "global" (donc pas celui d'une personne en particulier) est différente, est autrement plus compliquée à établir d'une façon crédible  --car elle impose "d'additionner" les conditions de toutes les personnes et de déterminer (arbitrairement) l'utilité marginale d'un revenu supplémentaire  --par exemple en simplifiant, comment comparer deux villes: la première a une moitié très pauvre et l'autre moitié très riche, tandis que la seconde est très égalitaire.

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