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Le Québec, nouvelle puissance économique


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il y a 29 minutes, andre md a dit :

Juste a se promener dans le quartier Mile-End , Casgrain , De Gaspé St-Viateur  on y croise du monde de partout venu travailler dans les bâtiments utilisé´auparavant par l'industrie textile.

Cela confirme ce que je disais dans un post précédent: si il y de plus en plus d'Indiens à Montréal c'est parce qu'ils sont attirés par les emplois en informatique, un domaine où ils excellent. Et c'est dans le Mile End, ainsi que dans le Mile-Ex, que l'on retrouve la plus grande concentration de programmeurs à Montréal (jeux vidéo, images de synthèse, effets spéciaux, intelligence artificielle, etc).

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Ton jupon souverainiste dépasse, et il est évident que l'incertitude politique a été une chappe de plomb sur l'économie du Québec depuis 50 ans. Et comme par magie, Montréal et le Québec recommencent

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1 minute ago, Normand Hamel said:

Cela confirme ce que je disais dans un post précédent: si il y de plus en plus d'Indiens à Montréal c'est parce qu'ils sont attirés par les emplois en informatique, un domaine où ils excellent. Et c'est dans le Mile End, ainsi que dans le Mile-Ex, que l'on retrouve la plus grande concentration de programmeurs à Montréal (jeux vidéo, images de synthèse, effets spéciaux, intelligence artificielle, etc).

Et Parc Extension est juste à côté, là où la plupart de cette communauté habitent.

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à l’instant, Rocco a dit :

Et Parc Extension est juste à côté, là où la plupart de cette communauté habitent.

Je dois precisé que les indiens que je connais sont plus dans le transport que dans l'informatique. Je suis mécanicien. 

Je connais le mile-end car j'y ai habité au début des années 2000. Et c'est un quartier que je continue a frequenté comme le Mile-Ex. 

Ce qui fait la force de Montreal c'est les gros bâtiments industriel en plein milieu de la ville. Peu de villes nord américaine ont une concentration de tel immeubles. On peut en faire des espaces de travail a couts abordable ce que recherche les start-ups. 

Bengio a surement voulu abaisser les couts en établissant le MILA dans le Mile-Ex surement beaucoup moins cher que de s'installer dans le centre ville. 

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Il y a un autre aspect qui ressort de cette parenthèse sur l'immigration  --pour ma part c'était une évidence depuis longtemps mais les discussions sur la politique migratoire québécoise semblaient l'ignorer.  Il s'agit des migrations interprovinciales: prenons des immigrants reçus initialement ailleurs au Canada, par exemple en Ontario.  Devenus citoyens canadiens, il n'y a rien qui les empêche de venir ensuite s'établir au Québec quand les conditions économiques le favorisent --ce qui se produit dans les cas discutés ci-dessus apportés par @andre md.   Le seul "obstacle", qui est surmontable, concerne la langue d'enseignement des enfants issus de parents qui ne sont pas nés au Canada; mais ça ne concerne pas les personnes célibataires, les couples sans enfants, ni les parents dont les enfants sont en âge de fréquenter l'université.

Le corollaire, qui est paradoxalement mieux connu, est que des immigrants reçus initialement au Québec sont parfaitement libres de migrer ailleurs au Canada.  Et un dernier mot: même si on faisait abstraction de toute la question de l'immigration internationale, les migrations interprovinciales offraient et offrent toujours un mécanisme pour mieux distribuer la force de travail en fonctions des opportunités qui se présentent à l'intérieur du Canada; pendant des années, c'était l'Ontario, puis l'Alberta,  qui offraient les meilleurs opportunités et qui attiraient notamment des travailleurs québécois en grand nombre.  Le courant peut s'inverser.  Il y a bien une "barrière linguistique",  mais elle n'est pas bien haute --pour qui veut la franchir.   

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D ou l importance du gouvernement du Québec d être agressif pour ramener les Québécois partis en Ontario depuis longtemps. Fait intéressant les migrations internes entre le Québec et l alberta sont positives depuis l'année dernière . Ce qui n est jamais arrivé et l ecart devrait s'accentuer en faveur du Québec.Prochaine étape L Ontario.

Aussi la CAQ confirme son projet de ramener le seuil d'immigration a 52 000 en 2022. Maintenant ce serait mieux mais bon.

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Le Québec a réussi à renverser la vapeur sans à avoir à changer son identité, sans à avoir à sacrifier la langue française et sans à avoir à faire de Montréal un clone de Toronto.  On a amélioré notre situation en demeurant qui nous sommes, pas en devenant ce que le ROC voudrait que l'on soit.

Je ne suis pas souverainiste, je reconnais que la souveraineté n'a pas aidé l'économie du Québec, mais la souveraineté a le dos large.  Le déclin économique de Montréal était bien enclenché avant l'arrivée du mouvent souverainiste et se serait poursuivi sans.  Le déplacement de l'économie vers l'ouest était déjà commencé avec l'augmentation de la population dans ces régions, et avec la découverte de ressources importantes.  Montréal était plus centrée avec les échanges avec le Royaume-Uni et Toronto avec les États-Unis, l'augmentation de nos liens économiques avec notre voisin du sud s'est fait à la faveur de Toronto.  Le Pacte de l'auto et la création de la Voie maritime du St-Laurent ont été des cadeaux pour l'Ontario (dans le dernier cas, au détriment direct du Québec).  Les usines de Montréal vieillissaient, il était plus simple de les fermer et de construire des usines modernes plus proche des marchés ou des ressources (on a vu ça avec les raffineries entre autres).  L'establishment Canadian a préféré faire de Toronto son centre d'activité plutôt que Montréal, ça respectait davantage l'image qu'ils avaient d'eux-mêmes et du Canada qu'une ville a majorité francophone comme Montréal.  Avec le mouvement souverainiste et la francisation de l'image de Montréal, il a été facile pour les autres provinces de jouer la carte de la peur (et parfois aussi du racisme, admettons-le) pour aller chercher une partie de la population qui n'acceptait pas ce que Montréal devenait.  Une bonne partie de ces gens n'auraient été confortables que dans un Montréal avec une présence francophone minime ou invisible.

Un autre facteur qui a fait mal à Montréal mais qui était aussi inévitable est la présence grandissante de la Chine (et de d'autres pays) sur les marchés internationaux.  Certaines industries de Montréal (pensons aux vêtements et aux textiles) étaient basées sur une main-d'oeuvre qui ne coûte pas cher, et à ce niveau là on ne peut pas compétitionner avec les pays en développement.  Ces pertes d'emplois ont fait mal mais c'est un changement qui devait se faire.

Les améliorations économiques du Québec sont en partie redevables à la bonne tenue de l'économie mondiale et aux traités de libre échanges, mais aussi aux politiques publiques du Québec (de tous les partis).  L'équilibre budgétaire (tant les efforts sous Lucien Bouchard que ceux sous Philippe Couillard) ont fait mal, mais étaient nécessaires.  Depuis des décennies, le Québec offre des frais de scolarité très bas pour le cégep et l'université, on commence à en récolter les bénéfices.  Pourquoi ça a pris tant de temps?  Le coûts des études n'est qu'un facteur de l'accès aux études supérieures, un autre facteur important est à savoir si les parents d'un étudiant potentiel ont eux-même faits des études post-secondaires.  C'est un cycle qui ne se brise pas du jour au lendemain dans une société, même si la scolarité était gratuite.  Les garderies à 5 $ ont permis aux parents (aux femmes surtout) de retourner sur le marché du travail plus rapidement.  Ce programme a permis un plus grand taux d'activité (et donc de production) dans l'économie, de récolter des revenus fiscaux supplémentaires et de créer des emplois dans les garderies.  Les premières cohortes d'enfants des garderies subventionnées vont bientôt accéder à l'université et au marché du travail, nous verrons donc si les garderies et CPE ont eu une influence positive sur leur développement.  Sans compter les politiques de développement hydroélectriques qui rendent le Québec moins polluant que plusieurs autres états de taille semblable et qui nous rend indépendant à ce niveau tout en créant des emplois, engendrant des revenus pour l'État et en nous fournissant de l'électricité à bas prix.

En prime, Montréal est demeurée une ville qui ne coûte pas cher.  La quantité de terrains vacants en pleine ville permet (pour l'instant) d'absorber la demande de nouveaux logements sans créer une bulle.  Contrairement à plusieurs villes américaines, les quartiers centraux ne sont pas un no man's land mais bien des secteurs recherchés.  Ajoutons à ça un réseau bien développé de TEC et nous avons une recette de succès.  

Il ne faut cependant pas s'asseoir sur nos lauriers, il faut continuer à progresser.  Il va falloir rendre les entreprises plus productives (la pénurie de la main-d'oeuvre rend ce besoin encore plus urgent) et surtout rendre l'administration publique beaucoup plus efficace (ce que les syndicats n'aimeront pas) pour pouvoir réduire les impôts.  Il va falloir investir massivement dans le TEC pour désengorger nos routes, réduire la pollution, accélérer le développement économique, et réduire les montants d'argent qui quittent le Québec pour importer voitures et pétrole (dans ce dernier cas, l'électrification des transport et la voiture électrique joueront aussi un rôle).  Il ne faudra plus avoir peur de construire en hauteur pour densifier la population urbaine.  Il faut aussi continuer à investir en éducation, et pas seulement dans les université, mais aussi combattre le décrochage pour qu'un maximum d'élèves aient accès à un bon emploi.  Un faudra aussi investir dans la formation continue parce que ce n'est plus vrai qu'un étudiant sort de l'école à 17, 20 ou 25 ans avec un diplôme et qu'il gardera un emploi semblable jusqu'à la retraite.  Il faudra aussi développer et adapter les technologies dans nos vies pour diminuer les coûts des produits et services et pour améliorer l'efficacité des infrastructures (par exemple des feux de circulation intelligents).  Etc.

En somme, l'amélioration économique du Québec n'est pas que conjoncturelle, mais surtout structurelle.  On est bâti sur du solide.  Ça ne veut pas dire que c'est le temps de se reposer car avec la vitesse à laquelle le monde change, la moindre pause pourrait être néfaste.

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Il y a 1 heure, raphi a dit :

Aussi la CAQ confirme son projet de ramener le seuil d'immigration a 52 000 en 2022. Maintenant ce serait mieux mais bon.

La politique de la CAQ a deux aspects: un que je comprends bien (1) et un autre qui me laisse perplexe (2). Je m'explique.

1- Le gouvernement actuel est en train de revoir sa politique d'immigration avec l'idée d'arrimer le mieux possible les qualifications des immigrants avec celles qui sont en demande à tout instant dans l'économie québécoise. Cela aura à terme pour effet de diminuer le nombre de chômeurs instruits parmi les immigrés, du genre un chauffeur de taxi qui détient un doctorat en philosophie par exemple et qui fait ce travail parce qu'il ne trouve pas d'emploi dans sa spécialité.

2- Entretemps la CAQ a choisi de réduire les seuils d'immigration afin, disait-elle en campagne électoral, d'en prendre moins mais d'en prendre soin. Je veux bien, mais il me semble que l'un n'empêche pas l'autre. C'est à dire que selon moi on aurait pu continuer comme avant en attendant que le nouveau projet de loi soit adopté. Sur ce point je trouve que le ministre Simon Jolin-Barrette y est allé un peu fort et aurait dû procéder ne manière plus graduelle afin d'éviter de bouleverser des vies. Autrement dit avant d'en prendre moins il faut d'abord prendre soin de ceux qui sont dans le système.

Caricature: André-Philippe Côté, Le Soleil

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Il y a 1 heure, ToxiK a dit :

l'amélioration économique du Québec n'est pas que conjoncturelle

Effectivement, et la preuve c'est que lors de la dernière récession (2009) le Québec a continué de bien performer malgré une conjoncture défavorable.

De plus, contrairement à l'Ontario le Québec a dans l'interval éliminé son déficit et a commencé à réduire son ratio dette/PIB, et a même réussi à réduire sa dette en valeur absolue.

Tout cela mis ensemble confirme qu'il s'agit bien d'une amélioration structurelle de l'économie québécoise. Ce qui fait que même si une récession devait survenir on passerait sans doute au travers assez facilement.

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Le 2019-06-07 à 23:01, fmfranck a dit :

Les réserves évoquées en fin d'article ne portent aucunement sur la force relative de l'économie québécoise, mais plutôt sur les sources probables d'un ralentissement général. Un peu paresseux comme analyse.

Je suis d,accord. Évoquer un ralentissement mondial pour parler de faiblesse c'est comme dire qu'on va mourir un jour : une évidence qui n,a rien à dire de précis sur notre état de santé individuel.

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Le 2019-06-09 à 17:18, ToxiK a dit :

Le Québec a réussi à renverser la vapeur sans à avoir à changer son identité, sans à avoir à sacrifier la langue française et sans à avoir à faire de Montréal un clone de Toronto.  On a amélioré notre situation en demeurant qui nous sommes, pas en devenant ce que le ROC voudrait que l'on soit.

Je ne suis pas souverainiste, je reconnais que la souveraineté n'a pas aidé l'économie du Québec, mais la souveraineté a le dos large.  Le déclin économique de Montréal était bien enclenché avant l'arrivée du mouvent souverainiste et se serait poursuivi sans.  Le déplacement de l'économie vers l'ouest était déjà commencé avec l'augmentation de la population dans ces régions, et avec la découverte de ressources importantes.  Montréal était plus centrée avec les échanges avec le Royaume-Uni et Toronto avec les États-Unis, l'augmentation de nos liens économiques avec notre voisin du sud s'est fait à la faveur de Toronto.  Le Pacte de l'auto et la création de la Voie maritime du St-Laurent ont été des cadeaux pour l'Ontario (dans le dernier cas, au détriment direct du Québec).  Les usines de Montréal vieillissaient, il était plus simple de les fermer et de construire des usines modernes plus proche des marchés ou des ressources (on a vu ça avec les raffineries entre autres).  L'establishment Canadian a préféré faire de Toronto son centre d'activité plutôt que Montréal, ça respectait davantage l'image qu'ils avaient d'eux-mêmes et du Canada qu'une ville a majorité francophone comme Montréal.  Avec le mouvement souverainiste et la francisation de l'image de Montréal, il a été facile pour les autres provinces de jouer la carte de la peur (et parfois aussi du racisme, admettons-le) pour aller chercher une partie de la population qui n'acceptait pas ce que Montréal devenait.  Une bonne partie de ces gens n'auraient été confortables que dans un Montréal avec une présence francophone minime ou invisible.

Un autre facteur qui a fait mal à Montréal mais qui était aussi inévitable est la présence grandissante de la Chine (et de d'autres pays) sur les marchés internationaux.  Certaines industries de Montréal (pensons aux vêtements et aux textiles) étaient basées sur une main-d'oeuvre qui ne coûte pas cher, et à ce niveau là on ne peut pas compétitionner avec les pays en développement.  Ces pertes d'emplois ont fait mal mais c'est un changement qui devait se faire.

Les améliorations économiques du Québec sont en partie redevables à la bonne tenue de l'économie mondiale et aux traités de libre échanges, mais aussi aux politiques publiques du Québec (de tous les partis).  L'équilibre budgétaire (tant les efforts sous Lucien Bouchard que ceux sous Philippe Couillard) ont fait mal, mais étaient nécessaires.  Depuis des décennies, le Québec offre des frais de scolarité très bas pour le cégep et l'université, on commence à en récolter les bénéfices.  Pourquoi ça a pris tant de temps?  Le coûts des études n'est qu'un facteur de l'accès aux études supérieures, un autre facteur important est à savoir si les parents d'un étudiant potentiel ont eux-même faits des études post-secondaires.  C'est un cycle qui ne se brise pas du jour au lendemain dans une société, même si la scolarité était gratuite.  Les garderies à 5 $ ont permis aux parents (aux femmes surtout) de retourner sur le marché du travail plus rapidement.  Ce programme a permis un plus grand taux d'activité (et donc de production) dans l'économie, de récolter des revenus fiscaux supplémentaires et de créer des emplois dans les garderies.  Les premières cohortes d'enfants des garderies subventionnées vont bientôt accéder à l'université et au marché du travail, nous verrons donc si les garderies et CPE ont eu une influence positive sur leur développement.  Sans compter les politiques de développement hydroélectriques qui rendent le Québec moins polluant que plusieurs autres états de taille semblable et qui nous rend indépendant à ce niveau tout en créant des emplois, engendrant des revenus pour l'État et en nous fournissant de l'électricité à bas prix.

En prime, Montréal est demeurée une ville qui ne coûte pas cher.  La quantité de terrains vacants en pleine ville permet (pour l'instant) d'absorber la demande de nouveaux logements sans créer une bulle.  Contrairement à plusieurs villes américaines, les quartiers centraux ne sont pas un no man's land mais bien des secteurs recherchés.  Ajoutons à ça un réseau bien développé de TEC et nous avons une recette de succès.  

Il ne faut cependant pas s'asseoir sur nos lauriers, il faut continuer à progresser.  Il va falloir rendre les entreprises plus productives (la pénurie de la main-d'oeuvre rend ce besoin encore plus urgent) et surtout rendre l'administration publique beaucoup plus efficace (ce que les syndicats n'aimeront pas) pour pouvoir réduire les impôts.  Il va falloir investir massivement dans le TEC pour désengorger nos routes, réduire la pollution, accélérer le développement économique, et réduire les montants d'argent qui quittent le Québec pour importer voitures et pétrole (dans ce dernier cas, l'électrification des transport et la voiture électrique joueront aussi un rôle).  Il ne faudra plus avoir peur de construire en hauteur pour densifier la population urbaine.  Il faut aussi continuer à investir en éducation, et pas seulement dans les université, mais aussi combattre le décrochage pour qu'un maximum d'élèves aient accès à un bon emploi.  Un faudra aussi investir dans la formation continue parce que ce n'est plus vrai qu'un étudiant sort de l'école à 17, 20 ou 25 ans avec un diplôme et qu'il gardera un emploi semblable jusqu'à la retraite.  Il faudra aussi développer et adapter les technologies dans nos vies pour diminuer les coûts des produits et services et pour améliorer l'efficacité des infrastructures (par exemple des feux de circulation intelligents).  Etc.

En somme, l'amélioration économique du Québec n'est pas que conjoncturelle, mais surtout structurelle.  On est bâti sur du solide.  Ça ne veut pas dire que c'est le temps de se reposer car avec la vitesse à laquelle le monde change, la moindre pause pourrait être néfaste.

Nous ne sommes pas d'accord sur autre chose, mais ce texte-ci est parfaitement équilibré et très bien rédigé. Je suis totalement d,accord ici. Superbe.

Le 2019-06-09 à 17:30, Normand Hamel a dit :

La politique de la CAQ a deux aspects: un que je comprends bien (1) et un autre qui me laisse perplexe (2). Je m'explique.

1- Le gouvernement actuel est en train de revoir sa politique d'immigration avec l'idée d'arrimer le mieux possible les qualifications des immigrants avec celles qui sont en demande à tout instant dans l'économie québécoise. Cela aura à terme pour effet de diminuer le nombre de chômeurs instruits parmi les immigrés, du genre un chauffeur de taxi qui détient un doctorat en philosophie par exemple et qui fait ce travail parce qu'il ne trouve pas d'emploi dans sa spécialité.

2- Entretemps la CAQ a choisi de réduire les seuils d'immigration afin, disait-elle en campagne électoral, d'en prendre moins mais d'en prendre soin. Je veux bien, mais il me semble que l'un n'empêche pas l'autre. C'est à dire que selon moi on aurait pu continuer comme avant en attendant que le nouveau projet de loi soit adopté. Sur ce point je trouve que le ministre Simon Jolin-Barrette y est allé un peu fort et aurait dû procéder ne manière plus graduelle afin d'éviter de bouleverser des vies. Autrement dit avant d'en prendre moins il faut d'abord prendre soin de ceux qui sont dans le système.

Caricature: André-Philippe Côté, Le Soleil

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C'est ce que j'ai toujours pensé. Le seuil de 40000 était superficiel, juste électoraliste. Le revirement actuel en est la preuve, puisque Legault n'est (heureusement) pas un idéologue borné. Il comprend que ça n'avait pas d,allure et il remet les pendules à l'heure. Graduellement, pour ne pas avoir l'air trop fou, cela dit. Dommage, mais on va le prendre.

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