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Le Québec, nouvelle puissance économique


Normand Hamel

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Le Québec, nouvelle puissance économique?

Gérald Fillion - Radio-Canada

C’est la question que pose la Banque Royale (RBC) dans son dernier bulletin de projections économiques concernant les différentes provinces canadiennes, publié vendredi. Peut-on considérer que le Québec est devenu une puissance économique au regard de sa croissance économique récente, de son bilan budgétaire et des propos optimistes des agences de crédit?

« À court terme, écrivent les économistes Ramya Muthukumaran et Robert Hogue, peu de facteurs nous semblent susceptibles d’interrompre l’accélération économique au Québec. À ce stade-ci, l’essor reste impressionnant : d’après les estimations mensuelles de l’Institut de la statistique du Québec, le PIB est supérieur de près de 3 % au niveau d’il y a un an. »

La RBC écrit qu’il « n’y a pas si longtemps, l’économie du Québec était confinée dans la voie lente. La diminution de la population en âge de travailler, la faiblesse des investissements des entreprises et le retard en matière de productivité de la main-d’œuvre limitaient considérablement la croissance ».

Mais, depuis 2017, la meilleure année économique au Québec en 15 ans, la croissance est alimentée par « des taux d’intérêt exceptionnellement bas, des excédents budgétaires successifs, une vague d’immigration et un marché du logement prospère ». La RBC évoque une « frénésie d’embauches et de dépenses en immobilisations ».

Statistique Canada confirme d’ailleurs cette tendance : le taux de chômage est tombé à 4,9 % en avril, le plus bas niveau en plusieurs décennies. En mai, toutefois, il est remonté à 5 %, ce qui demeure historiquement très faible. Il s’est créé 50 000 emplois au Québec en 2019.

Les données sont impressionnantes en certains endroits du Québec : dans la région administrative de la « Capitale-Nationale », le taux de chômage est de 3,7 %. Et dans la seule région métropolitaine de recensement de Québec, le taux est à 2,8 %. L’Estrie, Chaudière-Appalaches et les Laurentides sont également sous la barre des 4 %.

Le rôle de l’immigration

Ce qui est important dans ce constat, c’est le fait que la population active a recommencé à croître légèrement au Québec, en raison notamment, mais pas seulement, de l’immigration. Le graphique ci-dessous, préparé par RBC, montre bien que le taux de croissance annuel de la population en âge de travailler, de 15 à 64 ans, a baissé de 2010 à 2016 pour même atteindre un taux de régression durant quelques années.

En 2018 et en 2019, la croissance est redevenue positive, même si elle est demeurée faible avec le départ à la retraite massif qui s’amorce.

Il est intéressant, au regard de ces données, de constater que le premier ministre François Legault et son gouvernement décident de revoir à la hausse les niveaux d’accueil des immigrants pour les prochaines années. Comme l’explique mon collègue Romain Schué, dans un texte publié vendredi, Québec réintroduit un scénario d’accueil pouvant atteindre 52 000 immigrants admis en 2022, après avoir décidé de réduire les seuils de 20 à 25 %. Le gouvernement mise sur une augmentation du nombre d’immigrants économiques.

Plusieurs organismes économiques, notamment la Fédération des chambres de commerce du Québec et le Conseil du patronat, sont d’avis que ces hausses du seuil d’immigration sont essentielles. Et ils demandent au gouvernement d’accélérer l’adoption du projet de loi 9 sur la sélection des immigrants, leur arrimage avec le marché du travail et la situation des travailleurs qualifiés étrangers qui sont en attente d’une demande de résidence permanente.

Ils demandent que le projet de loi soit adopté avant la fin de la session parlementaire, qu’on évite surtout de reporter le tout à l’automne. « Déjà, disent-ils, en février dernier lors des consultations particulières sur le projet de loi no 9, les organisations économiques demandaient aux parlementaires d'agir avec diligence en raison du besoin urgent de main-d'œuvre. »

« Un employeur, affirment les groupes économiques, devrait pouvoir sélectionner et offrir un poste à un candidat qui est encore dans son pays d'origine, en fonction des compétences recherchées. En assurant son arrivée dans un milieu où le candidat est attendu, ce dernier pourrait s'intégrer plus facilement, partout au Québec, pour travailler et apprendre le français. »

Les employeurs demandent de la prévisibilité. L’immigration fait partie de la solution pour soutenir le bassin d’emplois au Québec et le financement des services publics. Les statistiques économiques des dernières années le démontrent bien. Les organisations économiques sont d’avis qu’il faut mettre en place un « cadre légal bien défini » pour assurer une planification de l’immigration sur plusieurs années.

Les groupes demandent également « de toute urgence au gouvernement de trouver les mécanismes permettant de traiter immédiatement les dossiers des travailleurs étrangers inscrits au Programme régulier des travailleurs qualifiés en emploi au Québec et dont le dossier était déjà en traitement ».

Des perspectives économiques troubles

Le Québec, nouvelle puissance économique? Il faudra voir si ce grand titre peut tenir la route. Le Québec fait face à des défis de taille et n’est pas imperméable au ralentissement économique mondial. Les derniers chiffres sur l’emploi aux États-Unis, 75 000 postes ajoutés en mai, semblent confirmer le ralentissement de l’économie chez nos voisins du Sud. Rarement a-t-on vu au sud de la frontière une aussi faible création d’emplois depuis la dernière récession.

Alors qu’on évoquait à la fin de 2018 la possibilité de voir la Réserve fédérale augmenter ses taux à quatre reprises en 2019, il est question maintenant de baisses de taux. Les marchés envoient des signaux de baisse de taux en juillet, dans quelques semaines. Les tensions commerciales, qu’entretient l’administration Trump, contribuent à l’incertitude, et le Québec n’est pas à l’abri des effets économiques négatifs à prévoir.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1176615/quebec-croissance-emplois-immigration-banque-royale

Screen Shot 2019-06-07 at 8.59.08 PM.png

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Puissance économique?  -Je ne porterais pas ce jugement sur la seule base du taux de croissance du pib.  Quand on examine les données fournies par la Banque mondiale, on voit bien (et c'était prévisible) que les taux de croissance les plus spectaculaires se trouvent parmi quelques pays "à revenu faible et intermédiaire", par exemple Ethiopie, +10,2% en 2017, tandis que les pays "à revenu élevé" ont connu cette même année une croissance moyenne de 2,2%.  Le Sénégal (+7,2%) est-il davantage une "puissance économique" que l'Allemagne (+2,2%)?

Le faible taux de chômage au Québec est aussi un indice positif, tout comme sa performance budgétaire (sans compter toutefois sa part du déficit fédéral).

C'est également  bien que les perspectives démographiques soient prises en compte quand on jette un regard sur l'avenir.  (Ça interpelle notamment la politique d'immigration).  Et finalement, il va de soi que l'évolution économique mondiale, au premier chef celle des USA, pèsera toujours lourdement sur la santé de l'économie québécoise.  C'est incontournable, et il n'y a pas lieu de voir cela comme un défaut, mais plutôt comme un bémol  --qui s'applique à tous, et d'abord ceux dont la petite taille relative nécessite uine forte intégration aux marchés mondiaux pour assurer leur prospérité.

Pour l'instant, concernant le Québec, au lieu du terme "puissance économique", je préférerais l'usage du terme "économie prospère".

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il y a 41 minutes, Né entre les rapides a dit :

Puissance économique?

À noter que c'est la RBC qui pose cette question et elle le fait en ces termes:

<< Whether this qualifies Quebec as an economic powerhouse is
debatable. What’s undeniable is that the impressive growth spurt
is doing wonders to the Quebec government’s books. >>

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QUEBEC – A new economic powerhouse?

Quebec emerged as one of the more vibrant provincial economies over the past two years. 2019 is shaping up to be no different with most industrial sectors in expansion mode. We project growth to exceed the national average for a second-straight year.

Not that long ago Quebec’s economy was stuck in the slow lane. Declining working-age population, weak business investment and lagging labour productivity significantly restrained growth. Between 2012 and 2016, Quebec’s GDP growth consistently ranked in the bottom half of the provincial rankings, averaging just 1.2%. Things turned around in a big way in 2017 when the provincial economy recorded its strongest advance in 15 years (2.8%). A number of factors came together—including exceptionally low interest rates, successive provincial budget surpluses, an immigration wave and a thriving housing market—that boosted confidence across the province. Businesses went on a hiring spree and increased capital spending.

The good times continued to roll in 2018. Preliminary estimates place Quebec’s GDP growth rate (2.4%) second behind only Prince Edward Island (2.5%). The broad-based expansion—all major industrial sectors grew last year—kept the labour market very tight. Quebec’s unemployment rate fell to its lowest level (5.5%) in more than 40 years. This led to a sharp rise in the number of positions going unfilled. In fact, recruiting and retaining labour last year was one of the top challenges facing businesses.

We see little that would throw Quebec’s economy off its faster track in the near term. Momentum remains impressive at this stage with monthly GDP estimates from the Institut de la statistique du Québec running close to 3% above year ago levels. Most industrial sectors—including manufacturing, construction, and retail and wholesale trade—had a solid first quarter of 2019. After stalling briefly late last year, hiring resumed in the initial months of 2019 despite the pool of job seekers shrinking. The unemployment rate drifted lower to 4.9% in April.

More importantly, Quebec’s growth renaissance is being supported by improved economic fundamentals. A wave of immigrants and non-permanent residents has stemmed the decline in the working-age population—now growing for the first time since 2012. And labour productivity growth has accelerated thanks in part to a material rise in business capital investment in the past couple of years. Solid capital spending intentions this year bode well for these gains to be sustained. We believe that strong momentum and improved fundamentals will keep Quebec near the top of the provincial growth rankings this year with a rate of 2.0%. This would be more than 0.5 percentage points above the national average for the second-straight year.

Whether this qualifies Quebec as an economic powerhouse is debatable. What’s undeniable is that the impressive growth spurt is doing wonders to the Quebec government’s books. Strong revenue tracking has prompted the government to boost its 2018-2019 projected budget surplus to $3.6 billion—by far the largest on record in dollar terms. Staying out of the slow lane will keep the fiscal affairs in good standing.

http://www.rbc.com/economics/economic-reports/pdf/provincial-forecasts/provfcst-jun2019.pdf

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ONTARIO – Housing downturn leaves a mark

The sharp cooling of Ontario’s housing market is taking a toll on provincial growth. With little else to pick up the slack, 2019 will mark the first material growth slowdown in six years.

The downturn in the Toronto-area housing market finally caught up with Ontario’s economy in the late stages of 2018. Plummeting residential investment was a key factor contributing to growth slowing down below 1% in the fourth quarter—the first such occurrence since mid-2016. The provincial economy still ended up expanding at the respectable rate of 2.2% in 2018 as a whole (thanks to impressive vigour mid-year). But the hand-off to 2019 clearly was weak. And with the housing market slump carrying over to the initial months of 2019, the sluggish economic pace has persisted. This soft patch will affect growth overall in 2019, which we now forecast to moderate to a six-year low of 1.4%.

The drop in residential investment wasn’t a surprise. The writing was on the wall the moment provincial and federal policy makers took action in 2017 and at the start of 2018 to cool overheated housing markets in southern Ontario. The effect on the home resale market was nearly immediate but it took until the fall of 2018 for new home construction to gear down in a material way. After contributing 0.4 percentage points to the average 2.5% provincial growth rate between 2015 and 2017, residential investment subtracted 0.4 percentage points in 2018. This included an outsized 1.3 percentage-point drag on annualized growth in the fourth quarter (which finished at just 0.6%).

We expect the housing-related drag to ease in the remainder of 2019. Signs of a resale market bottom have emerged this spring and housing construction picked up recently. Yet we see little scope for a material rebound in residential investment this year or next. Severe affordability issues will continue to restrain housing demand in the Toronto area and shift activity toward lower-priced units.

Non-residential investment has been a generally positive—albeit volatile—factor for Ontario’s economy and we expect this to continue in 2019. The successful conclusion of the NAFTA renegotiations (provided the tentative agreement is ratified) and recent elimination of tariffs on Canadian steel and aluminum exports to the US should boost business confidence to invest in the province. Private and public organizations in fact plan to increase their capital spending for a third consecutive year. We are especially encouraged by a recent upswing in machinery and equipment investment. We believe that this will go a long way toward addressing significant labour shortage issues in the province.

The outlook for household spending is mixed. A persistently tight labour market is poised to generate more meaningful income gains at some point. However, past interest rate increases are still filtering down to borrowers and putting a squeeze on highly indebted Ontarians. Rising debt service costs will restrain spending budgets for big ticket, discretionary items.

http://www.rbc.com/economics/economic-reports/pdf/provincial-forecasts/provfcst-jun2019.pdf

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il y a 47 minutes, Normand Hamel a dit :

À noter que c'est la RBC qui pose cette question et elle le fait en ces termes:

<< Whether this qualifies Quebec as an economic powerhouse is
debatable. What’s undeniable is that the impressive growth spurt
is doing wonders to the Quebec government’s books. >>

Merci pour l'avoir souligné.

il y a 12 minutes, Normand Hamel a dit :

ONTARIO – Housing downturn leaves a mark

The sharp cooling of Ontario’s housing market is taking a toll on provincial growth. With little else to pick up the slack, 2019 will mark the first material growth slowdown in six years.

 

(Dans ma citation, je n'ai pas répété le texte à la suite du titre, mais j'en tiens compte)

J'ajouterais la possibilité (bien que je n'effectue pas l'analyse  qui supporterait mon assertion) que le niveau (présumément) élevé des paiements hypothécaires supportés par les nombreux propriétaires récents  affectera pour une longue période la capacité de ceux-ci à dépenser beaucoup  pour l'acquisition d'autres biens et services, constituant ainsi un frein à la croissance de l'économie en générale.  A la question de savoir pourquoi ce phénomène ne s'était pas (tellement) manifesté jusqu'à récemment,  je pense que la "différence" se trouve du côté du retournement des attentes (expectations en anglais) quant à l'évolution prochaine des prix de l'immobilier résidentiel: aussi longtemps que les prix montaient et que l'on s'attendait à ce que cela continue, un propriétaire pouvait se conforter à la pensée que la croissance de son endettement (hors hypothèque) était plus que compensée par la hausse de la valeur marchande de sa maison --et donc de son capital propre (equity) .  C'est ce que les Américains avaient décrit comme  "utiliser sa maison comme un guichet automatique" aux beaux jours de la bulle immobilière.

Maintenant, puisque ces attentes sont (largement) dissipées, il faut composer avec la réalité. 

Si la croissance doit repartir à la hausse en Ontario, ce ne sera pas dû à la croissance de la demande intérieure  --à l'exception de la composante induite par la croissance démographique associée principalement à l'immigration.   Alors, qu'est-ce qui pourrait rendre l'Ontario plus concurrentielle sur les marchés extérieurs? 

- Une dévaluation du CAD? (si l'Alberta continue à avoir de la difficulté à exporter son pétrole?)

- Une fiscalité plus favorable aux entreprises ? (oui mais,  puisqu'on doit réduire le déficit budgétaire, la marge de manoeuvre est moindre)

- Dans le contexte actuel, qu'est-ce qui motiverait les entreprises à augmenter leurs investissements?  (J'ai bien noté dans l'article cité qu'on observe une récente hausse des investissements en machinerie et en équipements, mais j'aurais besoin d'en savoir davantage sur ce point).

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Il y a 6 heures, Né entre les rapides a dit :

Le niveau élevé des paiements hypothécaires supportés par les nombreux propriétaires récents  affectera pour une longue période la capacité de ceux-ci à dépenser beaucoup  pour l'acquisition d'autres biens et services, constituant ainsi un frein à la croissance de l'économie en générale.

On pourrait dire la même chose de la dette du gouvernement, même si, étrangement, on en parle pas dans l'article (on en parle pour le Québec cependant). Avec une progression aussi faible du PIB les recettes fiscales du gouvernement de l'Ontario seront nécessairement moindres; ce qui rendra la tâche plus difficile au gouvernement Ford qui s'est engagé à retrouver l'équilibre budgétaire d'ici cinq ans, auquel cas les compressions gouvernementales devront alors être plus importantes que prévu.

Autrement dit le gouvernement se retrouve dans l'obligation de réduire ses dépenses au même moment où les consommateurs doivent faire la même chose et pour les mêmes raisons.

Dans le contexte actuel cela n'est pas aussi grave que cela peut paraître car l'économie de l'Ontario demeure très puissante. Cependant, si une récession majeure devait survenir d'ici là il pourrait y avoir de lourdes conséquences pour l'économie de l'Ontario.

Il y a 6 heures, Né entre les rapides a dit :

Si la croissance doit repartir à la hausse en Ontario, ce ne sera pas dû à la croissance de la demande intérieure  --à l'exception de la composante induite par la croissance démographique associée principalement à l'immigration.

L'immigration demeure la force de l'Ontario, et ce depuis longtemps maintenant. 

Il y a 6 heures, Né entre les rapides a dit :

Alors, qu'est-ce qui pourrait rendre l'Ontario plus concurrentielle sur les marchés extérieurs? Une dévaluation du CAD? (si l'Alberta continue à avoir de la difficulté à exporter son pétrole?)

Si la valeur du dollar canadien était couplée aux cours du pétrole jusqu'à tout récemment ce n'est désormais plus le cas. C'est que la disponibilité en abondance du pétrole de schiste aux USA a changé la donne. Et même si le Canada augmentait sa production les pipelines sont déjà à pleine capacité, de même que le nombre de wagons citernes.

Il y a 6 heures, Né entre les rapides a dit :

Dans le contexte actuel, qu'est-ce qui motiverait les entreprises à augmenter leurs investissements?  (J'ai bien noté dans l'article cité qu'on observe une récente hausse des investissements en machinerie et en équipements, mais j'aurais besoin d'en savoir davantage sur ce point).

C'est que ces investissements en machinerie et équipement augmentent la productivité, et par conséquent abaissent les coûts de production. De plus, cela permet de réduire les besoins en main d'oeuvre car l'Ontario, tout comme le Québec, souffre d'un manque de main d'oeuvre, même si sa population demeurera encore pour un certain temps un peu plus jeune que celle du Québec.

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il y a 33 minutes, YMQ a dit :

It's unbelievable what you can accomplish when you put sovereignty and other nonsense items behind you. We've had good governance and generally pro-business governments, and it has yielded an impressive turn around.

We still have a ton of catching up to do, it's only in the last 3 years that our REAL GDP has grown by 2% - we could use another 5+ years.

Lately i've seen many indian peoples moving from toronto to montreal. I'm curious to see the next  interprovincial migration numbers in the futur. 

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https://www.ledevoir.com/societe/556254/baisse-de-0-3-du-taux-de-chomage-en-mai-au-canada-a-5-4

Le taux de chômage à un creux historique au Canada

Photo: iStock L’augmentation du nombre d’emplois était entièrement attribuable à la création d’emplois à temps plein, les gains d’ensemble étant dus à une augmentation de 61 500 du nombre de travailleurs autonomes.

Craig Wong - La Presse canadienne à Ottawa

8 juin 2019

Société

L’économie canadienne a créé 27 700 emplois en mai et le taux de chômage est tombé à son plus bas niveau depuis que des données comparables ont commencé à être colligées, en 1976, a indiqué vendredi Statistique Canada.

Le taux de chômage a reculé à 5,4 % en mai, après avoir été de 5,7 % en avril, alors que le nombre de personnes à la recherche d’un emploi a fortement chuté, a précisé l’agence fédérale.

L’augmentation du nombre d’emplois, supérieure aux attentes, faisait suite à la création d’un nombre record de 106 500 emplois en avril. Les économistes s’attendaient en moyenne à observer un ajout net de 8000 emplois le mois dernier et un taux de chômage de 5,7 %, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.

La croissance moyenne annuelle des salaires horaires de tous les employés, un des indicateurs clés surveillés par la Banque du Canada avant ses prises de décision en matière de taux d’intérêt, s’est établie à 2,8 % en mai, contre 2,5 % en avril.

5%

Le taux de chômage établi au Québec en mai

L’augmentation du nombre d’emplois était entièrement attribuable à la création d’emplois à temps plein, le nombre d’emplois à temps partiel n’ayant pas changé. Les gains d’ensemble étaient dus à une augmentation de 61 500 du nombre de travailleurs autonomes, tandis que le nombre d’employés a diminué de 33 800. Cela comprenait une baisse de 13 100 employés dans le secteur public et une autre de 20 700 employés dans le secteur privé. Le secteur de la production de biens a créé 4900 emplois, tandis que celui des services a ajouté 22 800 emplois.

Depuis mai 2018, l’économie canadienne a créé 453 100 emplois, dont 299 000 postes à temps plein et 154 100 emplois à temps partiel.

Meilleur début depuis 2002

Jusqu’à présent en 2019, l’emploi au Canada a bondi de 250 000 postes, ce qui représente le meilleur début d’année depuis 2002, 77 % des emplois étant des postes à temps plein et 76 % ayant été créés dans le secteur privé », écrit Matthieu Arseneau, économiste à la Banque Nationale. L’Ontario a contribué le plus à cette performance remarquable, avec 56 % de la totalité de la progression nationale, alors que la province représente 39 % du marché du travail. « La croissance du PIB a traversé une phase de faiblesse dernièrement, mais les chiffres d’aujourd’hui [vendredi] indiquent que tel n’était pas le cas pour le marché du travail. Si on peut se fier au nombre d’heures travaillées, on a de bonnes raisons de croire que la faiblesse économique des deux derniers trimestres a pris fin. »

L’économiste indique que le nombre d’heures travaillées a augmenté de 2,6 % en rythme annualisé au cours du trimestre d’après les données de deux mois, soit le rythme le plus rapide en sept trimestres. « Alors que les tensions internationales restent préoccupantes pour la croissance future, un faible taux de chômage record et l’accélération des salaires ne donnent pas à croire qu’une baisse des taux d’intérêt soit nécessaire pour l’instant. »

Hausse du taux au Québec

Au Québec, le taux de chômage s’est établi à 5 % en mai, comparativement à un record de 4,9 % en avril, et le nombre d’emplois a reculé de 11 600, après une forte poussée de 37 900 en avril. Par rapport à mai 2018, l’emploi a progressé de 1,4 %. En Ontario, le nombre d’emplois a progressé de 21 000 en mai et le taux de chômage a diminué de 0,8 point de pourcentage, à 5,2 %, en raison du moins grand nombre de personnes à la recherche d’un travail.

1,4%

La progression de l’emploi par rapport à mai 2018 au Québec

« La diminution du nombre d’emplois au Québec en mai n’est pas surprenante. Il n’est pas rare de voir un recul du nombre de postes le mois qui suit une forte appréciation comme celle observée en avril », commente Joëlle Noreau, économiste principale au Mouvement Desjardins. La diminution est principalement attribuable au temps partiel. Depuis un an, l’emploi à temps plein a crû de 1,8 % et celui à temps partiel a diminué de 0,2 %, note l’économiste.

Difficultés aux États-Unis

Aux États-Unis, les créations d’emplois ont été très inférieures aux attentes en mai dans un contexte d’incertitudes sur l’impact de la guerre commerciale et face aux difficultés à trouver de la main-d’oeuvre. La première économie du monde n’a créé que 75 000 emplois en mai là où les analystes en attendaient au moins 180 000. Le ralentissement s’est ressenti en particulier dans la santé, dans l’éducation et dans la construction.

Qui plus est, pour mars et avril, le ministère du Travail a enregistré 75 000 créations d’emplois de moins que ce qu’il avait initialement estimé. En revanche, le taux de chômage est resté inchangé à 3,6 %, comme en avril, à son plus bas depuis fin 1969.

« Bienvenue dans le monde réel », note l’économiste Joel Naroff, qui estime que « toutes ces entreprises qui disaient ne pas parvenir à trouver des travailleurs qualifiés semblaient avoir dit la vérité et pas faire de l’infox ». Pour lui, ces chiffres confirment ceux publiés plus tôt cette semaine par la firme de gestion des fiches de paie ADP. Elle montrait que, le mois dernier, la majorité des destructions d’emplois étaient survenues parmi les entreprises de moins de 20 salariés, qui n’ont pas la latitude des grandes sociétés pour rendre leurs offres d’emplois plus attractives.

M. Naroff souligne par ailleurs que « l’économie américaine […] ralentit ». Mais pas pour Kevin Hassett, conseiller économique de M. Trump, pour qui la croissance reste sur une tendance de 3 % aux États-Unis grâce à la croissance des revenus, qui dope « la consommation », moteur traditionnel de l’économie américaine, a-t-il expliqué sur CBNC.

La rémunération horaire moyenne a augmenté de 0,2 % sur un mois et de 3,1 % sur un an, bien plus rapidement que l’inflation même si c’est moins que ce que prévoyaient les analystes au regard d’une économie où les entreprises doivent faire preuve d’imagination pour attirer les employés.

L’économie américaine a démarré 2019 sur les chapeaux de roues (+3,1 % en rythme annuel au premier trimestre), mais l’intensification de la guerre commerciale menée par Donald Trump et une inflation toujours au ralenti malgré le plein-emploi inquiètent.

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