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Démission de Luc Ferrandez

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https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1170112/succession-luc-ferrandez-mairie-plateau-mont-royal

Qui va succéder à Luc Ferrandez?

Publié aujourd'hui à 4 h 26
Mis à jour aujourd'hui à 6 h 57

Romain Schué

Quels candidats tenteront de succéder à Luc Ferrandez à la tête du Plateau-Mont-Royal? Après la démission fracassante du célèbre maire de l'arrondissement, plusieurs noms de personnalités défendant la cause environnementale, tels Steven Guilbeault et Karel Mayrand, surgissent déjà. Ces derniers ne ferment pas la porte à une candidature.

Pour remplacer Luc Ferrandez, qui avait été réélu avec 65 % des voix sous les couleurs de Projet Montréal en 2017, « je pense qu’un candidat externe va être privilégié. Ça va permettre de renouveler cette dynamique », glisse un proche de Valérie Plante. Il ajoute que « les souliers sont grands » pour lui succéder.

« Ça va prendre une personne qui a de la crédibilité et qui est capable de parler à la fois aux commerçants et aux groupes de l’arrondissement », précise Jimmy Zoubris, conseiller de la mairesse.

« Il faut quelqu’un avec une vision », ajoute-t-il.

En considérant le profil recherché – notamment une fibre environnementale et une relation de proximité avec les élus actuels – trois noms provenant de l’externe se dégagent en coulisses pour occuper ce poste occupé durant 10 ans par l’ancien chef de Projet Montréal.

Guilbeault déjà approché par le PLC

Devenu conseiller auprès du gouvernement fédéral, l’écologiste Steven Guilbeault a déjà été approché pour une fonction élective à Montréal. L’ancien maire Denis Coderre lui a notamment fait les yeux doux, tout comme Projet Montréal pour la direction du parti.

L’ex-directeur d’Équiterre avait décliné ces offres et est en pleine réflexion pour être candidat avec le Parti libéral du Canada (PLC) dans la circonscription de Laurier–Sainte-Marie, qui englobe notamment Le Plateau-Mont-Royal, tel qu’il l’a révélé à Radio-Canada au début d'avril.

Pourrait-il pencher finalement pour le municipal? « Je n’ai pas vraiment pensé à ça », assure-t-il en entrevue téléphonique, après une période d’hésitation lorsque la question lui a été posée.

« J’ai d’abord une décision à prendre dans un avenir pas très lointain », ajoute-t-il, sans clairement exclure cette possibilité, tout en félicitant le travail de Luc Ferrandez.

« Moi, je suis en deuil. Je regrette son départ. Il a changé la face du Plateau. Certains de l’extérieur trouvent ça terrible, mais pas les résidents », indique celui qui demeure dans l’arrondissement.

« La personne [qui succédera à Luc Ferrandez] doit réaliser qu’elle a de gros souliers à chausser. Il faut quelqu’un de solide et de déterminé. »

 Steven Guilbeault

Au sein de l’équipe de Valérie Plante, on doute néanmoins de convaincre Steven Guilbeault « qui est très actif avec le fédéral ». « C’est notre contact avec le gouvernement », dit-on.

Mayrand est apprécié par l’équipe Plante

Autre personnalité évoquée : Karel Mayrand, qui dirige la Fondation David Suzuki. Ce dernier avait lui aussi été sondé il y a quelques années par Luc Ferrandez pour se présenter à la tête de Projet Montréal.

Le maire démissionnaire couvre encore d’éloges cet environnementaliste qui « a des affinités avec la mairesse », mentionne-t-on au sein de la garde rapprochée de Valérie Plante. « Il est apprécié et ce serait la personne la plus crédible », confirme un autre proche.

Qu’en pense l’intéressé, qui dit avoir été aussi approché pour des postes au provincial et au fédéral? « Je suis flatté qu’on pense à moi, lance-t-il. Honnêtement, je n’y ai pas réfléchi. »

La façon de faire de Valérie Plante, en tentant de « convaincre les gens » et d’y aller « étape par étape », « c’est mon style », admet-il.

« La porte n’est pas fermée, mais elle n’est pas ouverte non plus. La mairesse m’avait déjà proposé d’être candidat [en 2017] et j’avais refusé. »

 Karel Mayrand, directeur de la Fondation David Suzuki

Engagé récemment par la Ville de Montréal avec un salaire de plus de 160 000 $ par année (la rémunération du maire du Plateau avoisine les 80 000 $, sans compter d’éventuelles fonctions au comité exécutif) pour diriger le Bureau de la transition écologique et de la résilience, Sidney Ribaux, cofondateur d’Équiterre avec Steven Guilbeault, aurait également le profil pour ce poste, a-t-on souligné à Radio-Canada.

Hors de question, répond l’intéressé, d’envisager une telle issue. « Je viens de commencer cet emploi. Mon poste est justement au cœur de la discussion de Luc [Ferrandez]. J’ai été engagé, car la Ville veut en faire plus. »

« Pour être élu sur le Plateau, quel que soit le palier de gouvernance, il faut se préoccuper de l'environnement. »

 Sidney Ribaux, cofondateur d’Équiterre

« Prématuré » pour les élus actuels

D’autres candidatures, à l'interne, pourraient également être explorées. Chef de cabinet adjoint de Valérie Plante, Guillaume Cloutier serait déjà très sollicité depuis l’annonce de son ancien mentor.

Ce dernier, qui a dirigé le cabinet de Luc Ferrandez sur le Plateau, aurait « la pleine confiance de la mairesse et des élus locaux », a rapporté à Radio-Canada un autre proche de Mme Plante. Son profil, précise-t-on, serait idéal.

Questionné sur cet intérêt, cet homme de l’ombre de l’administration municipale écarte néanmoins cette éventualité.

Des élus actuels de l’arrondissement pourraient-ils être intéressés? « Il y a bien sûr le réflexe normal de vouloir attirer des vedettes, mais on a des gens qui connaissent les dossiers et le quartier de fond en comble », explique Luc Ferrandez, sans vouloir avancer un nom.

Nommé maire par intérim, le conseiller Alex Norris a déjà précisé qu’il ne se présentera pas. Richard Ryan, qui œuvre activement dans les dossiers de l’habitation, n’a pas l’intention, non plus, de se lancer dans cette course, confie-t-il. Conseillère d’arrondissement, Maire Plourde reste de son côté évasive. « On n’en est pas là. C’est le bien commun qui dictera nos décisions », commente-t-elle.

L’opposition officielle à l’hôtel de ville, Ensemble Montréal, compte également présenter un candidat à la mairie. Celui-ci ne devrait cependant pas être l’entrepreneur montréalais Zach Macklovitch, candidat de l'Équipe Coderre en 2017.

Une élection à l’automne

Cette élection partielle doit avoir lieu, au plus tard, le 13 octobre. Cette date, trop proche des élections fédérales (21 octobre), ne devrait pas être retenue par l’administration, qui souhaite « favoriser le plus important taux de participation ». Pour éviter que la campagne électorale, d’une durée de 45 jours, ne se déroule dans l’anonymat d’un mois d’août, le scrutin pourrait avoir lieu aux alentours de la fin septembre, début octobre. Une décision sera prise prochainement en concertation avec le greffier de la Ville de Montréal.

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Il y a 10 heures, mont royal a dit :

Irrespective of one`s ideology, left, right or center, every citizen in a democracy has the choice to play a role in his or her governance. Most opt out of doing anything; for several possible reasons, including ignorance and plain disinterest. I include ignorance because for anybody who has actually lived in, or visited non-democratic states, it becomes hard not to be grateful for living in a democracy and, by extension, undertaking the minimum commitments of civic responsibility.

A slim majority head to the ballot boxes every 4 years (much lower rates at the municipal level). Although that is the minimal commitment of any citizen, it is a vital one; I always vote even if it is only to destroy my ballot, since I am profoundly aware of how many people have given their lives so that I may vote.

And then, there is someone like M. Fernandez. He is driven by a passionate commitment to a social vision. He clearly feels that he must contribute as meaningfully as he can as a citizen. Not too surprisingly perhaps, he opted to become a politician. He gives his all for several years and now...he resigns from being a politician (however, not from politics in my opinion.) He has simply decided that he can do more to achieve his social vison outside of the formal political system.

This is not unusual; there are hundreds of thousands of activists around the world who have made the same choice. They prefer to attempt to influence form the outside rather than from the inside. They are not defined by ideology. The could easily decide to join the National Rifle Association as they might join METOO.

Why work from the outside rather than the inside? Mainly because of the freedom from constant compromise. Politics is `the art of the possible`. That means finding a denominator that can move society in one direction without totally alienating those who are in disagreement with that position. It is evolutionary, painstaking and demands enormous patience, stamina, diplomacy and strategic adeptness. Outside of the system, one can participate fully and passionately in advocating for your preferred social vision. As an activist your views can be expressed without nuance. At the same time, if you really want to move the political system forward you have to adopt some of the tactical skills of the politician.

If this system breaks down and if social activists  have no role to play, then society risks moving towards authoritarianism of the left or right variety and the climate becomes more ripe for a revolutionary option. M. Fernandez will no doubt continue to be a social activist. That is his choice and it would appear to suit his personality. Good luck to him.

My concern is that we are entering an era where compromise is disappearing and where absolutism is increasing...across the political spectrum. Partisanship is solidifying; extremism is mounting; and the issues are increasingly global in nature and beyond legitimate governance structures. While the one body responsible for global governance, the UN, claims that we are heading for catastrophic climatic change, its own member states squabble among themselves, do everything they can to weaken or bypass the UN, and cling desperately to an irrelevant past.

So, I am not surprised at his choice. The city of Montreal, the government of Quebec or even the government of Canada are largely irrelevant institutions in the face of the global issues he is concerned about. But, he has more choices to make. As an activist now on the outside, does he put his efforts to influence action at the local level where he has visibility and access, or at the global level where the real decisions will be made?   .

"My concern is that we are entering an era where compromise is disappearing and where absolutism is increasing..."

Post of the year on MtlUrb! 🏆

Thank you for your very intelligent and well articulated opinion.

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Luc Ferrrandez était à l'émission Médium Large ce matin

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/medium-large/segments/entrevue/118889/luc-ferrandez-voulait-sauver-ville

Luc Ferrandez, le pessimiste

PUBLIÉ LE MERCREDI 22 MAI 2019

En annonçant avec fracas sa démission comme maire du Plateau Mont-Royal, la semaine dernière, le politicien controversé a mis au jour ses désaccords avec la mairesse Valérie Plante, notamment au sujet de l'écologie, et évoqué les mesures encore plus drastiques de décroissance qui seraient selon lui nécessaires pour la ville et la planète. Luc Ferrandez explique à Catherine Perrin qu'à son avis, aucun politicien n'aura jamais la volonté nécessaire pour faire ce qu'il faut pour renverser les changements climatiques.

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il y a 7 minutes, ScarletCoral a dit :

Luc Ferrrandez était à l'émission Médium Large ce matin

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/medium-large/segments/entrevue/118889/luc-ferrandez-voulait-sauver-ville

Luc Ferrandez, le pessimiste

PUBLIÉ LE MERCREDI 22 MAI 2019

En annonçant avec fracas sa démission comme maire du Plateau Mont-Royal, la semaine dernière, le politicien controversé a mis au jour ses désaccords avec la mairesse Valérie Plante, notamment au sujet de l'écologie, et évoqué les mesures encore plus drastiques de décroissance qui seraient selon lui nécessaires pour la ville et la planète. Luc Ferrandez explique à Catherine Perrin qu'à son avis, aucun politicien n'aura jamais la volonté nécessaire pour faire ce qu'il faut pour renverser les changements climatiques.

Donc, il n'y a pas d'acceptabilité sociale à ses mesures, on doit donc passer à autre chose.

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