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Comment Toronto est devenue la plus grande métropole du Canada, devant Montréal

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Émission audio très intéressante sur l’histoire de la rivalité entre Toronto et Montréal. On y apprend notamment que les raisons du déclin économique de MTL sont nombreuses et ne se résument pas uniquement au séparatisme. Une thèse assez surprenante est que le déclin economique et le départ des élites anglophones est la cause de la naissance du mouvement séparatiste. En tout cas voila le lien elle dure 23 minutes. J’aurais aimé qu’ils parlent un peu plus de la situation actuelle de MTL et des perspectives d’avenir.

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/segments/chronique/101093/toronto-montreal-rivalite-metropole

Comment Toronto est devenue la plus grande métropole du Canada, devant Montréal

PUBLIÉ LE LUNDI 7 JANVIER 2019

 


La Tour CN vue du Centre Rogers La Tour CN, vue depuis l'intérieur du stade du Centre Rogers, a été inaugurée le 8 octobre 1976.   Photo : Radio-Canada

Des pasteurs torontois parlaient de Montréal comme d'une ville du péché, rapporte un reportage de la radio de Radio-Canada qui date de 1976. Longtemps métropole du Canada, Montréal avait une réputation plus libertine au 20e siècle, au moment où Toronto, fondée par des puritains, l'a dépassée en termes de taille.

Si Montréal a été érigée par des missionnaires, c’est l’industrialisation qui lui a d'abord fait prendre le statut de plus grande métropole du Canada au 19e siècle, devant Québec. Fondée en 1793, Toronto a assuré son expansion rapide au 20e siècle par le développement de son centre financier, où beaucoup de capitaux ont été investis dans le secteur minier.

La crise économique des années 1930 ébranle tout le réseau urbain nord-américain. […] Au milieu des années 1930, on voit [déjà] que Toronto se remet plus rapidement que Montréal.

 Harold Bérubé, professeur d’histoire à l’Université de Sherbrooke

Le développement de l’ouest de l’Amérique et de l’économie américaine, puis de l’industrie automobile ont également permis à Toronto de devenir le moteur économique du pays. Plusieurs grands sièges sociaux et usines ont aussi quitté Montréal vers Toronto dans les années 1970. Leurs dirigeants affirmaient que le projet d'indépendance du Parti québécois menaçait l’aspect « canadien » de leur entreprise.

Selon la célèbre urbaniste torontoise Jane Jacobs (1916-2006), c’est le départ des élites anglophones et de son capital vers Toronto qui a entre autres permis aux francophones de reprendre entièrement le contrôle de leurs institutions au Québec, dans la foulée de la Révolution tranquille. Dans un livre paru pendant la campagne référendaire sur l’indépendance du Québec de 1980, elle expliquait ses craintes que Montréal ne s’appauvrisse si le Québec ne devenait pas indépendant, ce qui a choqué plusieurs de ses concitoyens torontois.

L'édifice Sun Life à Montréal est fait de pierres grises et se distingue par ses imposantes colonnes. Il est situé en face du Square Dorchester à Montréal. La construction de l'édifice Sun Life, à Montréal, a commencé en 1913 et s'est échelonnée sur 18 ans. Photo : Radio-Canada/Charles Contant

 

 

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« une thèse assez surprenante est que ... le départ de l’élite anglophone  est la cause de la naissance du mouvement séparatiste. »

En fait, l’historien mentionne que leur départ (ainsi que les capitaux) à partir de l’après-guerre est l’une des causes ayant favorisé la révolution tranquille et la reprise en main de la société québécoise par les francophones. Il ne mentionne pas le séparatisme en tant que tel. C’est plutôt Jane Jacobs qui a ensuite mentionné que Montréal profiterait de l’indépendance, puisqu’elle ne peut pas tirer son épingle du jeu avec la centralisation de la finance canadienne à Toronto depuis les années 50-60. Elle estimait que Montréal serait davantage marginalisée en étant dans l’ombre de Toronto. 

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il y a une heure, YMQ a dit :

Mtlurb members should spend more time in Toronto 

So what? Il y en a qui ne peuvent pas se retenir longtemps avant de dévier du sujet...

En quoi ton point apporte-t-il quelque chose d'éclairant à cette discussion?  

 

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Il y a 9 heures, plb a dit :

« une thèse assez surprenante est que ... le départ de l’élite anglophone  est la cause de la naissance du mouvement séparatiste. »

En fait, l’historien mentionne que leur départ (ainsi que les capitaux) à partir de l’après-guerre est l’une des causes ayant favorisé la révolution tranquille et la reprise en main de la société québécoise par les francophones. Il ne mentionne pas le séparatisme en tant que tel. C’est plutôt Jane Jacobs qui a ensuite mentionné que Montréal profiterait de l’indépendance, puisqu’elle ne peut pas tirer son épingle du jeu avec la centralisation de la finance canadienne à Toronto depuis les années 50-60. Elle estimait que Montréal serait davantage marginalisée en étant dans l’ombre de Toronto. 

Oui j’ai beaucoup simplifié l’explication je ne voulais pas « spoil » ceux qui n’avaient pas encore écouté l’émission

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J'avais déjà mis cette référence dans un autre fil.

Margaret W. Westley, Grandeur et déclin: l'élite anglo-protestante de Montréal, 1900-1950, Libre expression, 1990, 331 p.

Lecture très intéressante, notamment pour mieux comprendre  l'évolution de Montréal vs Toronto, un enjeu qui s'est déroulé entre anglophones, d'abord et avant tout. Les dés étaient joués bien avant la montée du souverainisme. 

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Montreal & Toronto 2 different cities. Each one having his own good and bad points.

Immigration is one of the principal factor of Toronto hegemonia. Receiving for decades,  twice the number of immigrants than Montreal.  The demography is growing way faster in Toronto. Bigger demography = bigger economy and everything else follow.

 

 

 

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I think I had posted this research article 10 years ago on this site

http://cjrs-rcsr.org/archives/22-1-2/Gad.pdf

 

Downtown Montreal and Toronto: Distinct Places with Much in Common

Discourses over the last twenty years have emphasized the differences between Montreal and Toronto, including the differences in the pace of development in their downtown areas. In spite of different growth rates and absolute size, these two downtown areas have shared a trajectory of urban development which has been shaped b y their membership in the Canadian economy, and more widely by their status as substantial cities with diverse economies within north-ea stern North America. This paper pays attention to these downtowns as places with distinct character shaped within a broader framework of change. A more detailed description of the last two decades highlights some of their current differences. The following text focuses to a large extent on office development and those activities which are accommodated in office buildings. The reasons for this emphasis are the dominance of offices in the downtowns between the 1950s and 1990s and my personal research interests. This paper reports on work in progress. While other features of downtown are considered, they deserve far more empirical research and critical reflection.

... rest in article with graphics

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