franktko

Montréal en tête de la croissance économique au pays

Recommended Posts

il y a 55 minutes, urbino a dit :

Gardez-vous une petite gêne avant de dire aux autre que ce qu'ils avancent  est "tout à fait faux"

@urbino J'avais mis à jour mon commentaire avec des mots mieux pesés.

Il est important de bien séparer les faits des affirmations.

Le fait demeure que les revenus de l'hydroélectricité sont tout à fait comptés. Permettez-moi de citer un expert:

 
La nuance est que bien que les revenus soient tout à fait comptés dans le calcul, une théorie affirme que c'est justement le fait que ce soient les revenus qui soient comptés qui est problématique, puisque ça donnerait un incitatif aux provinces récipiendaires de la péréquation de diminuer les redevances hydrauliques qu'elles exigent à leur société d'état.

L'affirmation veut que ces provinces pourraient vendre leur électricité à rabais, diminuant du même coup les revenus versés à l'état, mais l'état récupérerait une partie du rabais à travers la péréquation reçue en raison des revenus plus faibles:

[...] A more fundamental and long-recognized problem is the incentive for provinces receiving equalization payments to underprice the water-rental rates they charge for hydro production. Lowering water-rental rates has the effect of reducing provincial hydro revenues, which can entitle those provinces to larger equalization payments, while benefitting residents with cheaper hydro rates. Looked at empirically, “have-not” provinces do charge lower average rates for hydro than do “have” provinces, lending credence to the criticism that non-recipient provinces subsidize cheaper energy for residents of recipient provinces. The increased development of competitive North American wholesale electricity markets in recent decades has made it more feasible to assess what a fair market price for water-rental rates could be. Updating the equalization formula to consider not water-rental revenue, but water-rental fiscal capacity, should be the highest priority of all in reforming Canada’s equalization formula to align it more closely to the principles behind its creation.[...]
https://www.policyschool.ca/wp-content/uploads/2016/03/feehan-equalization.pdf (2014)

Toutefois, puisque la valeur marchande de l'électricité a chuté ces dernières années, en raison de la production accrue de gaz naturel aux USA, l'auteur du rapport mentionne aussi que ce supposé incitatif a plus ou moins disparu.

Now is the time to deal with this lingering sore point of undervalued water rentals. While it has been long recognized as a problem, and a rather unique one, the inherent difficulties of setting an accurate value for hydroelectricity has been cited as a barrier to addressing the matter. Also, the potential dollar-implications for some recipients might have been problematic, especially in the past where the hydro values may have been very high. However, these considerations have changed. First, the increased development of competitive wholesale electricity markets in North America has resulted in prices that can serve as indicators of the value of electricity. In particular, U.S. markets adjacent to the Canadian border — such as the New England, New York, Mid-Columbia, and Midwest markets — are where Canadian electricity can be sold, and both Alberta and Ontario have moved to market-based systems. In effect, these markets provide a “world price” benchmark, much the same as the Brent and West Texas Intermediate (WTI) benchmarks provide for crude oil. Secondly, with declining prices of natural gas, wholesale electricity prices have softened. With these markets providing relatively low reference prices to start with, the use of market prices would be unlikely to cause an immediate dramatic shift in equalization entitlements, especially if water rentals remain subject to the 50 per cent equalization rule.

Modifié par nephersir7

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Le 2018-12-08 à 17:44, Normand Hamel a dit :

 

Jai vécu deux ans à Québec et je peux dire qu'il sont très anti-Montréal. 

Pas juste anti-Mtl, mais surtout anti-tout-ce que-Mtl-représente, genre immigration, gauche féministe, environnementaliste, artistique, militantisme LGBTQ+, cosmopolitisme, etc.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 14 heures, nephersir7 a dit :

@urbino J'avais mis à jour mon commentaire avec des mots mieux pesés.

Il est important de bien séparer les faits des affirmations.

Le fait demeure que les revenus de l'hydroélectricité sont tout à fait comptés. Permettez-moi de citer un expert:

 
La nuance est que bien que les revenus soient tout à fait comptés dans le calcul, une théorie affirme que c'est justement le fait que ce soient les revenus qui soient comptés qui est problématique, puisque ça donnerait un incitatif aux provinces récipiendaires de la péréquation de diminuer les redevances hydrauliques qu'elles exigent à leur société d'état.

L'affirmation veut que ces provinces pourraient vendre leur électricité à rabais, diminuant du même coup les revenus versés à l'état, mais l'état récupérerait une partie du rabais à travers la péréquation reçue en raison des revenus plus faibles:

[...] A more fundamental and long-recognized problem is the incentive for provinces receiving equalization payments to underprice the water-rental rates they charge for hydro production. Lowering water-rental rates has the effect of reducing provincial hydro revenues, which can entitle those provinces to larger equalization payments, while benefitting residents with cheaper hydro rates. Looked at empirically, “have-not” provinces do charge lower average rates for hydro than do “have” provinces, lending credence to the criticism that non-recipient provinces subsidize cheaper energy for residents of recipient provinces. The increased development of competitive North American wholesale electricity markets in recent decades has made it more feasible to assess what a fair market price for water-rental rates could be. Updating the equalization formula to consider not water-rental revenue, but water-rental fiscal capacity, should be the highest priority of all in reforming Canada’s equalization formula to align it more closely to the principles behind its creation.[...]
https://www.policyschool.ca/wp-content/uploads/2016/03/feehan-equalization.pdf (2014)

Toutefois, puisque la valeur marchande de l'électricité a chuté ces dernières années, en raison de la production accrue de gaz naturel aux USA, l'auteur du rapport mentionne aussi que ce supposé incitatif a plus ou moins disparu.

Now is the time to deal with this lingering sore point of undervalued water rentals. While it has been long recognized as a problem, and a rather unique one, the inherent difficulties of setting an accurate value for hydroelectricity has been cited as a barrier to addressing the matter. Also, the potential dollar-implications for some recipients might have been problematic, especially in the past where the hydro values may have been very high. However, these considerations have changed. First, the increased development of competitive wholesale electricity markets in North America has resulted in prices that can serve as indicators of the value of electricity. In particular, U.S. markets adjacent to the Canadian border — such as the New England, New York, Mid-Columbia, and Midwest markets — are where Canadian electricity can be sold, and both Alberta and Ontario have moved to market-based systems. In effect, these markets provide a “world price” benchmark, much the same as the Brent and West Texas Intermediate (WTI) benchmarks provide for crude oil. Secondly, with declining prices of natural gas, wholesale electricity prices have softened. With these markets providing relatively low reference prices to start with, the use of market prices would be unlikely to cause an immediate dramatic shift in equalization entitlements, especially if water rentals remain subject to the 50 per cent equalization rule.

J'ai surtout voulu dire que la façon dont on prend en compte l'électricité n'est pas une "faveur" qui aurait été faite au Québec. 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Quand est-ce qu'on va réclamer à l'Ontario (Haut-Canada / Canada Est) le remboursement de notre moitié de la dette dont on a hérité grâce à l'Acte d'union?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Notre forum a réussi à aborder et même à approfondir plusieurs angles du thème «Montréal en tête de la croissance»:applause:

Parmi les plus récents messages, la question de la péréquation a ressurgi.   Les tableaux fournis par @nephersir7 fournissent tout l'éclairage nécessaire sur la réalité présente.  En résumé, le Québec progresse, mais sa capacité fiscale demeure un peu inférieure à la moyenne.  Par analogie (parce que ce n'est pas la même chose), Montréal est (ou s'est récemment trouvé) en tête de la croissance parmi les grandes villes canadiennes;  ça ne veut pas dire que sa performance mesurée en termes de produit intérieur brut par habitant a dépassé, ni même rejoint, le niveau atteint par nos principales rivales.  Nous avons encore du rattrapage à faire. 

 

 

 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Publié le 08 janvier 2019 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/quebec/201901/07/01-5210243-montreal-a-cree-lessentiel-des-nouveaux-emplois-au-quebec-en-2018.php

Montréal a créé l'essentiel des nouveaux emplois au Québec en 2018

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
La Presse
 

Plus de 41 000 emplois ont été créés l'an dernier dans la grande région métropolitaine, dont plus de la moitié sur l'île, alimentant l'essentiel de la croissance de la province.

La création d'emplois s'est avérée positive en 2018 au Québec alors que 38 900 postes se sont ajoutés, selon les plus récentes données de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ). Cette croissance s'est essentiellement concentrée dans la grande région de Montréal. Pas moins de 22 600 des nouveaux emplois se trouvent sur l'île et 17 100, à Laval.

La croissance montréalaise est toutefois plus modeste que l'an dernier. La création d'emplois en 2018 représente un peu plus de la moitié de la hausse enregistrée en 2017.

Recul du chômage

 

Devant cette croissance de l'emploi à Montréal, le taux de chômage a continué à diminuer sur l'île. Il s'est ainsi établi à 7,2% en 2018. C'est un point de moins que l'année précédente et loin du sommet de 11,3% atteint en 2009, dans la foulée de la crise économique.

«On est très satisfaits. Ça confirme que Montréal est le moteur économique du Québec, que Montréal a de l'impact», s'est réjoui Robert Beaudry, élu responsable du développement économique.

Prévenir la crise

Alors que le marché de l'emploi roule à plein régime, l'administration montréalaise dit maintenant vouloir s'attaquer à la pénurie de la main-d'oeuvre, qui touche les entreprises de la métropole. «C'est un gros défi», dit Robert Beaudry. Montréal veut ainsi améliorer sa qualité de vie pour demeurer attrayant et ainsi attirer des travailleurs de l'extérieur.

«Montréal n'est pas en concurrence avec les régions avoisinantes, mais avec le monde. On est le plus important pôle de recherche au Canada, alors on attire des talents, mais on veut aussi les garder», dit M. Beaudry

Baisse de l'emploi à Québec

À l'extérieur de la région de Montréal, l'emploi a été stable ou a même diminué dans certaines régions. Québec a ainsi encaissé un recul l'an dernier, 6800 postes ayant disparu ces 12 derniers mois. Malgré cette baisse, la région a continué à afficher un bas taux de chômage, à 4,1%.

Cette situation s'explique par le vieillissement de la population de la capitale québécoise. Près de 20 000 personnes ont en effet quitté le marché du travail au cours de l'année, réduisant la taille de la population active.

Outre Québec, le Saguenay-Lac-Saint-Jean a encaissé une perte de 5000 emplois en 2018.

Hausse de l'emploi à temps plein

Cette création de 38 900 emplois en 2018 au Québec ne dit pas tout. Dans les faits, il s'est créé 61 300 emplois à temps plein, mais il s'est perdu 22 300 postes à temps partiel. Le nombre d'emplois à temps plein est en forte progression depuis plusieurs années. Le Québec compte 3 470 700 emplois à temps plein et 791 500 à temps partiel.

Les femmes en profitent

La création d'emplois a principalement bénéficié aux femmes en 2018. Les deux tiers des nouveaux postes ont en effet été occupés par des femmes, soit 27 000. Les hommes demeurent néanmoins majoritaires sur le marché de l'emploi, ceux-ci occupant 2 225 200 postes, contre 2 037 000 pour les femmes.

Poussée chez les 55 ans et plus

L'emploi a particulièrement progressé chez les 55 ans et plus, l'an dernier. Ceux-ci ont en effet décroché près des trois quarts des postes créés en 2018, soit 28 900. En comparaison, il s'en est créé 7600 chez les 25 à 54 ans, groupe qui représente pourtant la majorité des travailleurs.

Nombre d'emplois sur l'île de Montréal

2007 : 927 700

2008 : 938 800

2009 : 905 100

2010 : 941 300

2011 : 929 300

2012 : 935 300

2013 : 963 300

2014 : 947 300

2015 : 969 000

2016 : 997 000

2017 : 1 035 900

2018 : 1 058 500

Source : Institut de la statistique du Québec

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Publié le 08 janvier 2019 à 08h10 | Mis à jour à 08h10

L'économie en 2019

Montréal continuera sur son élan, croit Desjardins

L'image de Montréal est très bonne à l'international,... (Photo EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, La Presse)

L'image de Montréal est très bonne à l'international, ce qui fait venir les touristes en masse et contribue aussi à améliorer l'offre touristique.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, LA PRESSE

HÉLÈNE BARIL
La Presse

Après avoir enregistré la plus forte croissance économique au Canada en 2018, la région de Montréal poursuivra sa route à bonne vitesse encore cette année, prévoit Desjardins. L'économie montréalaise sera poussée et tirée par de nombreux projets d'investissements. Et un ingrédient en plus : « Il y a comme une nouvelle mobilisation qui permet de faire avancer les projets », estime l'économiste Chantal Routhier, auteure de l'étude.

Des projets de 12,7 milliards

L'économiste senior de Desjardins, Chantal Routhier, suit l'économie de la région de Montréal depuis des années. « Depuis trois ans, Montréal est redevenu la locomotive du Québec, constate-t-elle. L'investissement est reparti à la hausse, alors que ça stagne pour l'ensemble du Québec. » L'économiste a dressé une liste de projets actifs totalisant 12,7 milliards qui vont de la construction d'un nouveau siège social pour la Banque Nationale (500 millions) à la modernisation de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau (2,5 milliards). Il s'agit d'une hausse de 8,5 % par rapport à l'année précédente.

Population en hausse

La région montréalaise a les mêmes défis de recrutement de main-d'oeuvre que le reste de la province, mais son problème est moins aigu, explique l'économiste de Desjardins. Le flot continu d'étudiants étrangers et les travailleurs attirés par les entreprises des secteurs innovants, comme les jeux vidéo et l'intelligence artificielle, permettent à la population de la région de continuer de croître. Cette croissance alimente tous les secteurs d'activité, de l'habitation au commerce de détail. « C'est particulièrement évident pour le marché de l'habitation, où il y a des risques de surchauffe selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement », note Chantal Routhier.

Une ville cool

L'image de Montréal est très bonne à l'international, ce qui fait venir les touristes en masse et contribue aussi à améliorer l'offre touristique. Ce cercle vertueux est aussi alimenté par un taux de change qui fait de la métropole une ville abordable. Montréal se démarque particulièrement dans le secteur très compétitif des congrès internationaux. En 2017, le Palais des congrès de Montréal a accueilli 149 événements internationaux, soit trois fois plus que New York et cinq fois plus que Toronto. Qualité de vie, meilleure expérience étudiante, abordabilité, la ville fait bonne figure dans les classements internationaux, souligne l'économiste.

Fenêtre sur l'innovation

La brasserie Molson, une entreprise centenaire, quittera Montréal pour poursuivre son expansion sur la Rive-Sud. Une entreprise qui part n'est pas nécessairement le début d'une tendance lourde à la désindustrialisation, estime l'économiste de Desjardins. Montréal a réussi à ouvrir des fenêtres sur de nouveaux secteurs de croissance, comme les jeux vidéo et les applications de l'intelligence artificielle, qui ont déjà une renommée internationale. Les projets se multiplient dans ces activités nouvelles, qui ont et auront une incidence dans les secteurs plus traditionnels. Le futur Quartier intelligent du manufacturier innovant, à Saint-Laurent, en est un exemple, selon l'économiste, tout comme le projet du Port de Montréal d'intégrer ces nouvelles applications dans ses activités.

Défis à relever

En plus du manque de main-d'oeuvre qui se fera de plus en plus sentir, la région de Montréal a un problème de transport à régler. « La fluidité des personnes et des marchandises est un enjeu important pour les entreprises et pour les villes qui veulent les attirer et les garder », explique Chantal Routhier. Mais Montréal semble avoir pris les moyens pour trouver des solutions à ce problème auquel toutes les grandes agglomérations urbaines sont confrontées. Le Réseau express métropolitain, dont la construction est commencée, fait partie de la solution, comme l'ajout de 500 autobus sur le réseau de la Société de transport de Montréal et le prolongement de la ligne bleue du métro.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
On 2018-12-09 at 5:06 PM, ToxiK said:

On nous dit que c'est l'Alberta qui paye les garderies subventionnées (c'est un raccourci ridicule) mais en fait ce programme est financé par nos impôts et ultimement se paye tout seul

Je crois que ce qu'ils veulent dire c'est que sans les 13 milliards que nous recevons en péréquation, peut être que le Québec ne pourrait pas se payer plusieurs des services qu'il offre à ses citoyens...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

C'est une période excitante qui promet de joyeux lendemains. A noter que cette effervescence est la troisième plus importante dans l'histoire moderne de Montréal. Mais cette fois-ci elle n'est pas soutenue par un événement international de grande envergure comme les deux premières fois, mais plutôt par le dynamisme de sa nouvelle économie.

A mon avis, c'est un facteur beaucoup plus encourageant et déterminant pour l'avenir de la métropole, parce qu'il est entrainé par les forces vives de son économie grandement diversifiée et par des industries de pointe en pleine expansion. Une tendance lourde qui devrait s'intensifier avec les années.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant