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Montréal en tête de la croissance économique au pays


franktko

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https://www.lapresse.ca/affaires/201811/20/01-5204894-montreal-en-tete-de-la-croissance-economique-au-pays.php

 

Publié le 20 novembre 2018 à 10h25 | Mis à jour à 10h26

Montréal en tête de la croissance économique au pays

1594673-pour-premiere-fois-depuis.jpg

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« Pour la première fois depuis la compilation des premières données en 1987, Montréal peut se targuer d'avoir la croissance la plus élevée parmi les 13 villes analysées», a indiqué Alan Arcand, codirecteur, Centre d'études municipales du CBC.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
La Presse
 

Pour la première fois en 30 ans, Montréal domine le palmarès de la croissance économique parmi les 13 plus grands centres urbains au pays, selon le Conference Board du Canada. Le PIB de la métropole québécoise a augmenté de 2,9% en 2018, devançant Toronto et Calgary.

« Pour la première fois depuis la compilation des premières données en 1987, Montréal peut se targuer d'avoir la croissance la plus élevée parmi les 13 villes analysées», a indiqué Alan Arcand, codirecteur, Centre d'études municipales du CBC.

Cette performance s'explique par d'importants investissements dans le secteur non résidentiel, ainsi qu'une forte création d'emploi et la croissance de la population. La pénurie d'emploi a également contribué à hausser les salaires, ce qui a stimulé les dépenses.

Le Conference Board prévient que la croissance de Montréal risque de ralentir en 2019, pour s'établir à 1,8%. L'organisation s'attend à voir l'ensemble des centres urbains afficher une croissance inférieure l'an prochain. 

 

Croissance du PIB en 2018

Montréal (Québec)  2,9%

Winnipeg (Manitoba)          2,7%

Québec (Québec)    2,6%

Hamilton (Ontario)   2,6%

Vancouver (Colombie-Britannique)         2,6%

Calgary (Alberta)     2,5%

Victoria (Colombie-Britannique)   2,4%

Toronto (Ontario)     2,3%

Edmonton (Alberta) 2,3%

Ottawa-Gatineau (Ontario-Québec)        2,0%

Saskatoon (Saskatchewan)          2,0%

Halifax (Nouvelle-Écosse) 2,0%

Regina (Saskatchewan)     2,0%

 

Source: Conference Board du Canada

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il y a 18 minutes, franktko a dit :

https://www.lapresse.ca/affaires/201811/20/01-5204894-montreal-en-tete-de-la-croissance-economique-au-pays.php

 

Publié le 20 novembre 2018 à 10h25 | Mis à jour à 10h26

Montréal en tête de la croissance économique au pays

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« Pour la première fois depuis la compilation des premières données en 1987, Montréal peut se targuer d'avoir la croissance la plus élevée parmi les 13 villes analysées», a indiqué Alan Arcand, codirecteur, Centre d'études municipales du CBC.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
La Presse
 

Pour la première fois en 30 ans, Montréal domine le palmarès de la croissance économique parmi les 13 plus grands centres urbains au pays, selon le Conference Board du Canada. Le PIB de la métropole québécoise a augmenté de 2,9% en 2018, devançant Toronto et Calgary.

« Pour la première fois depuis la compilation des premières données en 1987, Montréal peut se targuer d'avoir la croissance la plus élevée parmi les 13 villes analysées», a indiqué Alan Arcand, codirecteur, Centre d'études municipales du CBC.

Cette performance s'explique par d'importants investissements dans le secteur non résidentiel, ainsi qu'une forte création d'emploi et la croissance de la population. La pénurie d'emploi a également contribué à hausser les salaires, ce qui a stimulé les dépenses.

Le Conference Board prévient que la croissance de Montréal risque de ralentir en 2019, pour s'établir à 1,8%. L'organisation s'attend à voir l'ensemble des centres urbains afficher une croissance inférieure l'an prochain. 

 

Croissance du PIB en 2018

Montréal (Québec)  2,9%

Winnipeg (Manitoba)          2,7%

Québec (Québec)    2,6%

Hamilton (Ontario)   2,6%

Vancouver (Colombie-Britannique)         2,6%

Calgary (Alberta)     2,5%

Victoria (Colombie-Britannique)   2,4%

Toronto (Ontario)     2,3%

Edmonton (Alberta) 2,3%

Ottawa-Gatineau (Ontario-Québec)        2,0%

Saskatoon (Saskatchewan)          2,0%

Halifax (Nouvelle-Écosse) 2,0%

Regina (Saskatchewan)     2,0%

 

Source: Conference Board du Canada

NOW WE’RE TALKING. Ça doit se poursuivre longtemps pour refaire notre retard par contre :))))

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C'est d'autant plus impressionnant que cette croissance économique s'appuie (probablement, je n'ai pas vérifié) sur une croissance démographique moindre qu'à Toronto --ce qui signifierait que la croissance du pib per capita est encore comparativement plus rapide.  A mes yeux, c'est ce dernier indice qui est le plus important.

L'article cité explique cette croissance par «d'importants investissements dans le secteur non-résidentiel, ainsi qu'une forte création d'emplois et la croissance de la population».  Il note aussi «la pénurie d'emplois», mais ça doit être une erreur  --il aurait dû dire «une pénurie de main-d'oeuvre»  (qui a contribué à hausser les salaires).  Mais ça demeure une analyse superficielle.  Les chiffres sont bons, et la mesure finale (croissance du pib) aussi; cependant, je serais particulièrement intéressé par une analyse qui fait la distinction entre les investissements publics et les investissements privés non résidentiels; quant à la création d'emplois, c'est une résultante et non une cause en soi, d'où la question: quels sont les moteurs de cette création nette d'emplois?  Finalement, la croissance de la population est à la fois une cause et un effet de la croissance économique.

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Il y a 3 heures, Né entre les rapides a dit :

C'est d'autant plus impressionnant que cette croissance économique s'appuie (probablement, je n'ai pas vérifié) sur une croissance démographique moindre qu'à Toronto --ce qui signifierait que la croissance du pib per capita est encore comparativement plus rapide.  A mes yeux, c'est ce dernier indice qui est le plus important.

Très bon point. C'est comme pour la dette où le ratio dette/PIB est plus important que la dette elle-même. Cependant, on veut que le ratio augmente par rapport à la population mais qu'il diminue en ce qui concerne la dette.

Il y a 3 heures, Né entre les rapides a dit :

quant à la création d'emplois, c'est une résultante et non une cause en soi, d'où la question: quels sont les moteurs de cette création nette d'emplois?

Je ne connais pas la réponse mais je dirais qu'une forte proportion vient sans doute du secteur technologique qui est très actif à Montréal présentement.

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Il y a 3 heures, nephersir7 a dit :

Avoir les les mégaprojets de Turcot, de Champlain et du REM en même temps, c'est une anomalie.

Il faudrait voir en détail.  La croissance anticipée est pour l'année en cours, 2018 et elle est mesurée par rapport au niveau de 2017.  Or, tant Turcot que Champlain étaient déjà bien actifs en 2017;  la contribution directe de ces deux mégaprojets à la croissance du PIB en 2018 doit être calculée comme étant la différence  entre les «montants» attribués pour 2018 et ceux pour 2017.  Il faut aussi, pour l'une et l'autre année, soustraire des dépenses affichées la partie qui provient de l'importation de biens et de services produits ailleurs qu'à Montréal, mais qui y sont livrés et qui participent à la réalisation de ces projets.   Ensuite, on doit ajouter  une estimation de la variation de la contribution indirecte, alias l'effet multiplicateur.

Je conviens que la croissance du PIB observée en 2018 est anormalement élevée, mais je ne peux pas l'attribuer majoritairement à ces deux projets. (Je n'ai pas mentionné le projet du REM, parce que j'estime que la valeur ajoutée durant cette période est comparativement insignifiante. Notons qu'on ne peut pas inclure le montant des acquisitions dans le calcul).

Pour mieux faire comprendre la distinction entre une contribution au PIB et une contribution à la croissance de celui-ci, imaginons que la valeur ajoutée dans le sous-secteur des mégaprojets de construction était de 3 milliards$ en 2018 et qu'il serait d'un montant égal en 2019:  sa contribution à la croissance en 2019 serait Zéro, même si ce montant de 3 milliards$ était anormalement élevé par rapport à (disons) la moyenne des dix dernières années.  Prenons aussi la précaution élémentaire de ne pas confondre le coût total d'un projet avec la valeur ajoutée durant une seule année, car ces projets s'étendent généralement sur plusieurs années.

Les mégaprojets sont peut-être la manifestation la plus visible et la plus spectaculaire de la croissance économique, mais dans une grande (relativement) économie comme celle de Montréal, ils ne représentent jamais plus qu'une fraction modeste de l'activité.  L'ensemble du secteur de la construction représente moins de 10% du total (à Montréal moins de 5% en 2016). Les services dominent très largement (plus de 80%).  Par contre, l'effervescence dans la construction (et plus particulièrement dans les mégaprojets) peut avoir un effet «psychologique» puissant: on dépense plus, on investit plus, parce que l'économie semble aller mieux:  une espèce de prophétie auto-réalisatrice (self-fulfilling prophecy) qui illustre bien l'importance de l'optimisme.

 Quand je considère le regain économique de Montréal, il y a un facteur qui me semble beaucoup plus important que les mégaprojets d'infrastructure: il s'agit d'un phénomène qu'on observe ailleurs dans le monde, et certainement aux USA, soit la montée des grandes villes disposant d'une masse critique de personnel hautement qualifié dans des secteurs de pointe.

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