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Le réseau routier croule plus vite qu'on ne peut le réparer


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Le réseau routier croule plus vite qu'on ne peut le réparer

Pont fermé sur l'autoroute 20, à Saint-Hyacinthe.... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

 

Pont fermé sur l'autoroute 20, à Saint-Hyacinthe.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

BRUNO BISSON
La Presse
 

Le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports (MTMDET) ne parviendra pas à freiner la détérioration des ponts, des structures et des chaussées de son réseau routier dans les prochaines années, même s'il réalise tous les chantiers prévus jusqu'en 2020, qui totalisent près de 5 milliards.

Dans un avis transmis au sous-ministre des Transports Marc Lacroix, au début de cette année, un comité formé de trois experts indépendants brosse un portrait préoccupant de la capacité financière et opérationnelle du Ministère à atteindre les cibles fixées pour améliorer l'état de ses ponts et de ses chaussées.

Ces trois experts étaient appelés à fournir un avis sur la programmation 2018-2020 des travaux routiers du MTMDET, annoncée en mars dernier. Cette programmation prévoit des investissements de 4,8 milliards pour financer la construction ou la réfection de 674 ponts sur le réseau routier supérieur, 263 ponts sur les réseaux municipaux (un total de plus de 2000 chantiers).

Se réjouissant de l'augmentation prévue du niveau d'activité par rapport à l'exercice précédent, le comité conclut toutefois que «même si tous les travaux programmés étaient pleinement réalisés, le résultat ne permettrait pas d'atteindre les cibles du plan stratégique 2017-2020 à l'égard du pourcentage des structures et des chaussées en bon état. En fait, il y aura une détérioration au cours des prochaines années, selon les prévisions du Ministère».

 

Des progrès compromis

Ce comité est formé par Jean Bédard, professeur de comptabilité et gouvernance des sociétés à l'Université Laval, Jacques Girard, ingénieur et expert en travaux routiers et en normalisation, et Louis Lévesque, ancien sous-ministre de Transport et Infrastructure Canada. C'est la deuxième fois que ces experts sont appelés à se pencher sur les travaux du MTMDET.

«Le volume des travaux réalisés dans les deux dernières années est insuffisant pour maintenir les progrès observés au cours de la dernière décennie au chapitre de l'état des structures et du réseau routier.» - Extrait de l'avis sur la programmation 2018-2020 des travaux routiers du MTMDET

Ces progrès ont été permis par l'injection de dizaines de milliards de dollars dans un vaste plan de redressement du réseau routier lancé il y a 10 ans «en réponse à l'effondrement du viaduc de la Concorde» à Laval en 2006. L'effondrement avait fait cinq morts et six blessés graves et avait mis en lumière la vulnérabilité d'un réseau routier ayant souffert d'un manque d'entretien flagrant durant des années.

Les améliorations obtenues au terme de ces investissements colossaux sont toutefois fragiles, disent les experts, comme en témoignent les difficultés rencontrées par le Ministère l'an dernier. Les inondations du printemps 2017 et le conflit de travail dans l'industrie de la construction ont ralenti les chantiers du MTMDET. Ces problèmes étaient largement hors de son contrôle, mais le ralentissement qu'ils ont provoqué ne peut pas être rattrapé.

«Cette réduction des travaux réalisés en 2017 aura un impact négatif permanent sur l'état du réseau, expliquent-ils, puisque les travaux effectués en 2018, qui auraient dû être effectués en 2017, retarderont d'autres travaux à 2019, et ainsi de suite.»

Manque de compétence et de main-d'oeuvre

Pour assurer la réalisation d'un volume de travaux suffisant pour améliorer l'état des ponts et chaussées du Québec, les experts plaident pour «une augmentation de la capacité opérationnelle et des ressources financières du Ministère», tout en identifiant une de ses principales faiblesses : «des carences au niveau des ressources humaines, en nombre ou en compétence, ont un impact important sur la capacité à préparer des projets».

Le Ministère a de la difficulté à recruter et à retenir sa main-d'oeuvre, particulièrement en région, affirment-ils. Et lorsqu'il arrive à convaincre des professionnels compétents d'y travailler, ceux-ci «se voient convoiter par plusieurs employeurs, dont de grandes sociétés privées offrant des conditions très avantageuses».

Appelé à commenter cet avis du comité d'experts indépendants, le Ministère, qui est actuellement sans ministre à la suite des élections de lundi dernier, n'a pas répondu hier à l'invitation de La Presse.

https://www.lapresse.ca/actualites/201810/04/01-5199139-le-reseau-routier-croule-plus-vite-quon-ne-peut-le-reparer.php

 

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Le constat est simple. Trop d'infrastructure routière pour nos moyens! Et surtout beaucoup trop pour la population que nous avons. Il faut faire une concentration, et surtout avec des moyens de transport en commun fiable et diversifié pour le municipal, inter-municipale et provinciale. Le tout a l'auto n'a rien apporté de bien bon seulement un énorme coût d'entretien et même qu'ont ne suffit pas a la tâche.

Sans parlé des régions métropolitaine ou le trafic cause d'énorme perte de temps et de productivité. Il est vraiment temps de donné un sérieux coup de barre et surtout de faire les bon choix. Les études le disent depuis un certains temps. Il faut changer notre façon de faire. Les gens attende seulement d'avoir le choix pour changer. Pour l'instant un grande partie des déplacements sont fait en auto par manque de service en transport en commun efficace. Les gens eux même le disent lorsque qu'ont leur demande, j'aimerais le faire autrement qu'en voiture mais je n'ai pas le choix! Alors ont attend quoi? 

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Il y a 1 heure, berlude a dit :

Le constat est simple. Trop d'infrastructure routière pour nos moyens!

Un ingénieur disait ce matin à Gravel le matin qu'il y a 3500+ km de route par habitant au Québec!! C'est quasi impossible de maintenir ce réseau.
à titre de comparaison, il a dit que c'est 300+ km par habitant en France

Entrevue avec Normand Tétreault État de nos infrastructures routières https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/gravel-le-matin/episodes/417190/audio-fil-du-vendredi-5-octobre-2018/23

 

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Le chiffre de 3500 km/habitant est douteux! (par exemple sur wikipédia il est inscrit 30 km/1000 habitant) mais la disproportion reste la même 2 fois plus de kilomètre que les français, 33% de plus que les américains ect. J'ignore quelle sont les vrai chiffre mais il est claire que l'on a beaucoup (trop) de route a s'occuper! 

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Il y a 2 heures, amos404 a dit :

Le chiffre de 3500 km/habitant est douteux! (par exemple sur wikipédia il est inscrit 30 km/1000 habitant) mais la disproportion reste la même 2 fois plus de kilomètre que les français, 33% de plus que les américains ect. J'ignore quelle sont les vrai chiffre mais il est claire que l'on a beaucoup (trop) de route a s'occuper! 

On peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres aussi. La France est plus petite que le Quebec et 8 fois plus peuplée donc il est evident que le nombre de km par habitant sera plus faible. Pour atteindre le meme resultat au QC il aurait fallu que toute la population soit cantonné dans une zone de la province plus ou moins restreinte. Donc balancer 3500km par habitant ça parait énorme mais c’est surtout du à notre géographie/démographie. 

Edited by Ousb
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C'est sur qu'avoir toute ces routes la coûte cher, mais je crois que le problème est plutôt un manque d'entretien chronique couplé à des méthode de construction déficiente. Juste le fait de faire les poutre en acier au lieu du béton rendra l'entretien plus facile et la durée de vie plus longue. Beaucoup de structure qui sont en mauvais état aujourd'hui aurait du durer plus longtemps. 

De plus on a un territoire énorme à couvrir. C'est sur qu'il faudra beaucoup de route pour tout relier.

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Il y a 6 heures, ScarletCoral a dit :

Un ingénieur disait ce matin à Gravel le matin qu'il y a 3500+ km de route par habitant au Québec!! C'est quasi impossible de maintenir ce réseau.
à titre de comparaison, il a dit que c'est 300+ km par habitant en France

Entrevue avec Normand Tétreault État de nos infrastructures routières https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/gravel-le-matin/episodes/417190/audio-fil-du-vendredi-5-octobre-2018/23

 

D’ailleurs comment ça 3500km par habitant lorsque on a un réseau de 185000km pour 8+ millions d’habitants ? Un simple calcul donne 0,023km par habitant. 

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Il y a 2 heures, Davidbourque a dit :

De plus on a un territoire énorme à couvrir.

L'écoumène québécois n'est pas minuscule, mais il est quand même beaucoup plus petit que celui de la Saskatchewan ou de l'Alberta, pourtant moins peuplées.  Il n'y a pas de routes dans le Grand Nord (au nord du 55e parallèle).  Les routes les plus septentrionales sont la route de la Baie James, la route Transtaïga, la route du Nord (qui rejoint la précédente en partant de la r-167), la r-389 (Fermont) jusqu'à la frontière du Labrador (devient r-500).  Beaucoup plus au sud, il n'y a que des chemins forestiers entre la r-117 et la r-155 (qui se rend au lac Saint-Jean).  La r-131 ne va pas plus loin que le lac (réservoir) Taureau.  

Comme on sait, la population est très concentrée dans l'axe du fleuve Saint-Laurent, de la frontière avec l'Ontario jusqu'à la capitale, Québec.  La RMR de Montréal à elle seule regroupe la moitié du grand total, et cette proportion dépasse les cinq-huitièmes en y incluant les régions adjacentes hors RMR (Montérégie, Laurentides et Lanaudière).  De plus, dans ces régions en particulier, les routes numérotées (à l'exception des autoroutes) sont majoritairement d'anciens chemins ruraux  dont la géométrie laisse souvent à désirer (elles méritent à peine le qualificatif de «route»).

Dans les comparaisons avec l'Ontario, dont l'occupation du territoire comporte des similitudes avec celle du Québec (i.e. forte concentration dans le sud), il faut prendre en considération le fait que les routes de comtés (ou municipalités régionales) n'y sont pas comptabilisées dans le total sous la responsabilité du ministère provincial des transports, alors qu'au Québec la portion sous responsabilité locale est bien moindre (corollaire: c'est le MTQ qui l'assume).

Quel «message» ressort de ces remarques?  --  C'est que le Québec n'est pas uniquement «désavantagé» par la taille de son territoire.  On ne demande pas à notre réseau routier de desservir un million et demi de kilomètres carrés!  Les localités/établissements du Grand Nord sont desservis par air et par mer.

A notre décharge, on doit toutefois noter la rigueur du climat, de même que les coûteuses (mais nécessaires) traversées du fleuve, dans la partie méridionale beaucoup plus habitée.

Il y a une autre chose qui mérite d'être soulignée: le Québec n'a pas le monopole des routes en mauvais état.  Les cas répertoriés aux USA sont légion (ne me parlez pas du Vermont ou d'autres régions similaires... allez voir les endroits où la circulation est dense).  En Allemagne, jadis célèbre pour son réseau autoroutier,  les axes majeurs et les ponts tombent en décrépitude, et les réparations/améliorations tardent à venir.  Et en France, qu'on vantait pour la qualité de ses routes, les sections problématiques/négligées s'accumulent.  Le point commun: par souci d'économie (de bout de chandelle), on a reporté à plus tard les réparations qui s'imposaient.  Pis encore, on a préféré se lancer dans de nouveaux projets dans des régions où le besoin était douteux (sous prétexte d'y attirer du «développement»).  Alors, quand on se compare, on se console (un peu): au moins au Québec on a reconnu le sérieux de la situation, et on a commencé à agir, en y consentant des efforts notables.

Pour l'avenir: un consensus assez large s'est formé pour mettre plus d'emphase sur les infrastructures de transport en commun, dans les grandes villes.  Parallèlement, on a mis un frein (partiel) sur les projets routiers qui favorisent  indûment l'étalement urbain.  Surtout, on commence à comprendre qu'on ne peut pas simplement empêcher l'usage de l'automobile si on n'offre pas une alternative viable par le TEC.  Il reste toutefois un aspect de la question (des transports) qu'il faudra aborder plus sérieusement: le transport des marchandises.  A cet égard, j'ai déjà suggéré qu'il ne faut pas se limiter à considérer les moyens alternatifs (rail, eau) d'augmenter l'offre, mais aussi d'examiner les causes de l'explosion de la demande (e.g. livraison juste à temps, centralisation de la production et de la distribution).  Tout un programme!

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