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ALÉNA: Gestion de l'offre


mtlurb
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Il y a 12 heures, mtlurb a dit :

Un gros débat de société, êtes-vous pour ou contre le système de gestion de l'offre canadien?

on devrait avoir un système de gestion de l'offre sur tout ce qui peut se faire ''gestionner'. Si on peut avoir un circuit fermé au Canada, on devrait le faire, surtout sur le plan alimentaire. Il n'y a absolument aucun avantage de faire importer des choses qu'on peut produire ici en grande quantité assez pour fournir la place.

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il y a 40 minutes, vivreenrégion a dit :

on devrait avoir un système de gestion de l'offre sur tout ce qui peut se faire ''gestionner'. Si on peut avoir un circuit fermé au Canada, on devrait le faire, surtout sur le plan alimentaire. Il n'y a absolument aucun avantage de faire importer des choses qu'on peut produire ici en grande quantité assez pour fournir la place.

Il y a 30 ans, made in Japan voulait dire cheap. Aujourd'hui, c'est made in China. Dans 20 ans, ça va être made in Africa.

En tout cas, je n'ai aucun problème à ce que mon opener de bière et mon porte clef n'a pas été produit au Québec....

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La Gestion de l'offre est aussi une limitation du nombre de tête de bétail produisant du lait, ce qui garde artificiellement les prix élevés. Oublion l'Aléna deux secondes,... pourquoi limiter la production intérieure? Si les agriculteurs pouvaient produire autant qu'ils le voudraient, les consommateurs pourraient profiter de meilleurs prix au détail.

Un bon résumé de la situation: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1120695/economie-alena-gestion-offre-canada

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Il y a 18 heures, franktko a dit :

Il y a 30 ans, made in Japan voulait dire cheap. Aujourd'hui, c'est made in China. Dans 20 ans, ça va être made in Africa.

En tout cas, je n'ai aucun problème à ce que mon opener de bière et mon porte clef n'a pas été produit au Québec....

ce n'est pas une gestion de l'offre produire un beer openeur. Le Québec devrait chercher à être le plus indépendant possible sur le plan de l'alimentation.

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il y a une heure, vivreenrégion a dit :

Le Québec devrait chercher à être le plus indépendant possible sur le plan de l'alimentation.

Il y a plus d'une façon d'envisager le concept «d'indépendance» alimentaire (aussi désigné par «autosuffisance» alimentaire, ou encore par «sécurité» alimentaire, ce qui est un peu différent).  On pourrait aussi parler «d'autarcie» alimentaire, ce qui est fort différent, et dans l'autre sens, «d'équilibre« dans le commerce des produits alimentaires).  Il faut donc s'assurer qu'on parle de la même chose avant de déterminer des moyens d'y parvenir (ou d'essayer).

L'équilibre dans les échanges commerciaux de produits alimentaires implique simplement que nos exportations sont égales à nos importations; par exemple, on peut produire plus de viande de porc que ne l'exigent nos besoins domestiques, et exporter la différence; en même temps, on importe des denrées impossibles à produire ici, comme le café et les oranges.

A l'autre extrême, l'autarcie impliquerait que tous nos besoins sont comblés localement; s'il nous est impossible de produire certaines denrées, on développe des substituts: ersatz (presque toujours moins bons..)

La sécurité alimentaire est un objectif plus réaliste (mais pas nécessairement optimal): il s'agit de pouvoir produire toutes les denrées essentielles à l'alimentation de la population, sans avoir recours à des importations.  Surtout, l'atteinte de cet objectif peut être illusoire.  Le meilleur exemple dont j'ai connaissance est celui de l'Allemagne avant et pendant la première guerre mondiale.  Au seuil de cette guerre, ce pays était parvenu à produire des quantités pratiquement suffisantes de toutes les denrées essentielles (céréales, viandes, légumes, sucre de bettrave, etc.)   Pourtant, après deux ou trois années de guerre, de graves pénuries sont apparues.  Que s'est-il passé? Certes le blocus naval de l'Entente (Grande-Bretagne etc.) avait compromis une grande partie des importations, mais (selon mon analyse) l'essentiel n'est pas là:  c'est la production domestique qui s'est effondrée.  Pourquoi?  -- Parce que les intrants ont été détournés en faveur des opérations militaires: main-d'oeuvre masculine, chevaux de trait, machinerie agricole et engrais chimiques qui étaient alors déjà utilisés en grande quantité (les éléments requis pour produire des engrais servent aussi à la production d'explosifs). 

La raison pour laquelle j'ai utilisé cet exemple n'est pas anodine, bien qu'elle passe trop souvent inaperçue: le fait est que l'agriculture moderne telle que celle pratiquée aujourd'hui au Québec est très dépendante de l'usage d'intrants qui doivent être importés.  (pétrole, produits chimiques, machinerie agricole).  C'est pourquoi je pense que dans le calcul de notre balance commerciale des produits alimentaires, il faudrait inclure le coût desdits intrants.

Par ailleurs, dans le cadre plus vaste d'une politique de l'agro-alimentaire (y compris mais aussi au-delà de la production des denrées de base), je me préoccupe de l'industrie de la transformation.  Déjà, ce sous-secteur occupe une place plus grande dans l'économie québécoise (emplois, valeur ajoutée).   A ce niveau, il est instructif d'observer le comportement des grands transformateurs, qui sont souvent des entreprises multi-nationales, basées à l'étranger.  Des entreprises fondées au Québec sont achetées, et (parfois) une partie ou la totalité de leur production est transférée ailleurs. (Par exemple les confitures de la marque «Vachon»). L'inverse est aussi possible (acquisitions par «Saputo»).  Au cours des dernières années, j'ai surtout remarqué le transfert aux USA (et au Mexique) de la productions des filiales canadiennes des multinationales; ces filiales étaient principalement établies en Ontario; aujourd'hui, leur rôle se limite à la distribution sur le marché canadien. Finalement, il ne faut pas négliger le secteur de la grande distribution aux consommateurs (Métro, IGA, Loblaws).  Ces grandes entreprises se trouvent souvent en position dominante (oligopsone) par rapport aux producteurs.

Pas simple hein!

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  • Administrator
Il y a 20 heures, vivreenrégion a dit :

ce n'est pas une gestion de l'offre produire un beer openeur. Le Québec devrait chercher à être le plus indépendant possible sur le plan de l'alimentation.

 

Il y a 20 heures, vivreenrégion a dit :

ce n'est pas une gestion de l'offre produire un beer openeur. Le Québec devrait chercher à être le plus indépendant possible sur le plan de l'alimentation.

Pourquoi? On vis pas en vase clos. 

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