• Contenu similaire

    • Par IluvMTL
      Forage ce matin sur le terrain vacant à côté des Délices d'Amandine.

    • Par mtlurb
      Le Palais des congrès prévoit s'agrandir
      Mario Girard
       
      La Presse
       
      Le projet de Quartier de la santé dont La Presse a dévoilé hier les grandes lignes incite d'autres partenaires à briser «l'immobilisme» dont on accuse la métropole. Le Palais des congrès de Montréal désire profiter de l'occasion pour prendre de l'expansion.
       
      La construction du CHUM engendrera une spectaculaire transformation urbanistique. Le recouvrement de l'autoroute Ville-Marie et la construction d'une quinzaine de bâtiments sont au coeur de ce projet désigné sous le nom de Quartier de la santé.
       
      L'élimination de terrains de stationnement et la création d'infrastructures favorisant les piétons et les cyclistes dans la zone bordée par les rues Saint-Urbain, Amherst, Saint-Antoine et le boulevard René-Lévesque, compléteront l'ensemble des travaux dont nous avons publié les plans.
       
      La Presse a appris que, dans la foulée, le Palais des congrès de Montréal voudrait emboîter le pas avec d'importants travaux d'agrandissement dans un quadrilatère voisin de son emplacement actuel. Le Palais y érigerait un nouveau pavillon qui accueillerait des salles d'exposition et de réunion de même qu'un centre de conférence réservé au CHUM et à une clientèle locale ou internationale.
       
      Ce projet, qui occuperait l'espace situé à l'est de la rue Saint-Urbain, impliquerait l'élimination d'un terrain de stationnement et la démolition du magasin de musique Steve's. «Personne ne nous a parlé de cela», s'est contenté de dire Sheldon, gérant de cette boutique qui a depuis plus de 40 ans son enseigne rue Saint-Antoine.
       
      Il y a longtemps que le président du Palais des congrès, Paul Saint-Jacques, convoite cet emplacement de rêve. Déjà en décembre 2004, dans un discours devant la chambre de commerce du Montréal métropolitain, il avait exprimé le désir que ce terrain lui soit réservé. Ce «désir» sera souligné au crayon gras demain soir aux audiences de l'Office de consultation publique de Montréal.
       
      Par la même occasion, on dévoilera les détails entourant la création du Centre international d'innovation thérapeutique (CIIT). Émanant du Technopôle Ville-Marie, mis sur pied par le CHUM, ce centre de recherche veut devenir un chef de file international dans l'évaluation, le transfert et l'implantation de solutions thérapeutiques, tant pour les enfants que pour les adultes.
       
      Le CIIT serait érigé à proximité du CHUM et couvrirait une superficie de 35 000 m2. Le Technopôle Ville-Marie envisage de retenir les services d'une firme internationale pour établir un plan d'affaires et confirmer le potentiel du projet.
       
      Benoît Labonté, maire de l'arrondissement de Ville-Marie et responsable du projet du CHUM et du Quartier de la santé, se réjouit de voir que ces visées prennent de l'ampleur. «C'est le plus important potentiel de développement économique que la ville de Montréal ait connu depuis fort longtemps, dit-il. Il n'y a pas eu d'investissement de cet ordre depuis 30 ans dans la métropole.»
       
      M. Labonté confirme que les idées et les plans publiés hier dans La Presse font effectivement partie du projet, mais il affirme que de nouveaux éléments s'y ajouteront. «Il y a d'autres études externes et internes qui sont menées actuellement, dit-il. Une étude est notamment en cours sur la circulation dans ce quartier.»
       
      Les responsables attendent maintenant un plan d'affaires du Technopôle Ville-Marie. Pierre Marc Johnson, qui en assure la présidence, devrait annoncer la composition de son conseil d'administration en janvier. Le Technopôle Ville-Marie sera chargé de pressentir d'éventuels partenaires privés pour le Quartier de la santé. «Je n'irai certainement pas déposer un plan sans des acquis solides, dit Benoît Labonté. Il faut démontrer une rentabilité certaine avant de s'engager.»
       
      Robert Laramée, directeur général du parti Vision Montréal, n'est pas surpris d'entendre parler de ce projet. Il en avait lui-même présenté les bases en compagnie de Martin Lemay, alors maire de l'arrondissement de Ville-Marie, en mars 2005, devant une commission parlementaire.
       
      «Ce qui me surprend, c'est de voir la participation de l'administration centrale à ce projet, alors qu'on s'était battu à l'époque pour obtenir sa collaboration, dit-il. C'est l'arrondissement de Ville-Marie qui avait payé les premières études et ça nous avait coûté 100 000 $.»
       
      Au ministère des Affaires municipales, on demeure prudent pour l'instant. «Comme rien n'a été officiellement déposé, nous ne pouvons commenter», dit Jonathan Trudeau, porte-parole de la ministre Nathalie Normandeau.