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Marquage des rues: l’administration Plante admet que c’est un peu la maison des fous


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Gestion du marquage des rues: l’administration Plante admet que «c’est un peu la maison des fous»
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 Gestion du marquage des rues: l’administration Plante admet que «c’est un peu la maison des fous»
DAPHNÉE HACKER-B.
DAPHNÉE HACKER-B.
Mercredi, 25 juillet 2018 13:47
MISE à JOUR Mercredi, 25 juillet 2018 14:16
L’administration de la mairesse Valérie Plante l’admet: Montréal accuse d’un sérieux retard dans le marquage de rues et la gestion de ce dossier est problématique. Il suffit d'ailleurs de sillonner quelques rues pour se rendre compte que des bandes d’arrêt ou cyclables ont pratiquement disparu de la chaussée. 

Alors que plusieurs cyclistes exaspérés partagent sur les réseaux sociaux des photos de pistes presque effacées, la conseillère Marianne Giguère, responsable en matière de transports actifs, a déclaré que la complexité administrative entourant le marquage de rues lui faisait penser «à la maison des fous dans les douze travaux d’Astérix».

 Gestion du marquage des rues: l’administration Plante admet que «c’est un peu la maison des fous»
DAPHNÉE HACKER-B.
L'élue de Projet Montréal a tenu ces propos mercredi à l’émission de radio Gravel le matin que l’élue de Projet Montréal. Se disant consciente du retard dans le marquage de plusieurs rues, elle a expliqué que son administration avait à coeur ce dossier, mais qu’une fois arrivée au pouvoir, son équipe a pris du temps à comprendre qui, parmi les nombreux départements, assurait ce service.

 Gestion du marquage des rues: l’administration Plante admet que «c’est un peu la maison des fous»
MATHIEU BLANCHETTE
Il est vrai que cette situation parait complexe. L’équipe dédiée à la signalisation et au marquage des rues est basée dans l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, mais pourvoit au service à la majorité des arrondissements centraux. Cependant, selon ce qu'avait affirmé Valérie Plante lors d’une séance du conseil d’arrondissement de Ville-Marie en juillet dernier, l'équipe en question appartient à la Ville centre. «C’est pas Rosemont qui décide», avait-elle insisté.

Changer les choses


«C’est vrai que la gestion est particulière, mais Marianne Giguère a peut-être un peu exagéré en parlant de la maison des fous», laisse tomber Youssef Amane, attaché de presse au Comité exécutif de la Ville de Montréal. En entrevue avec le Journaldemontréal.com, il insiste pour dire que l’administration est très consciente des importants retards sur le marquage, qui seraient liés au printemps très pluvieux qui a longuement retardé le début des opérations. «Je vous assure que le mot d’ordre à nos équipes est de travailler le plus vite possible», indique M. Amane.

 Gestion du marquage des rues: l’administration Plante admet que «c’est un peu la maison des fous»
KARIM NESTA
Pour s’assurer de changer les choses pour les années à venir, la mairesse a récemment mandaté le service d’optimisation des opérations, qui se chargera de revoir la question de la gouvernance, de la taille de l’équipe dédiée au service, mais aussi d’étudier les types de peinture et de nouvelles technologies qui pourraient assurer une plus longue durabilité aux marquages.

 Gestion du marquage des rues: l’administration Plante admet que «c’est un peu la maison des fous»
MATHIEU BLANCHETTE
Certains marquages colorés pourraient se faire en thermoplastique, une substance plus coûteuse mais qui résiste mieux aux intempéries, avait laissé savoir Valérie Plante lors du conseil d’arrondissement du 4 juillet. «La question de la durabilité de la peinture au sol est délicate, expliquait-elle aux citoyens présents, car ce qui dure longtemps n’est pas nécessairement bon pour l’environnement». Elle avait conclu en disant que son administration souhaite avant tout prioriser les pistes cyclables protégées par des terre-pleins, ou encore celles munies de bollards, car elles sont plus sécuritaires et qu’elles règlent la question du marquage.


 Gestion du marquage des rues: l’administration Plante admet que «c’est un peu la maison des fous»
KARIM NESTA
QUELQUES CHIFFRES
L’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie assure le service de marquage de 11 arrondissements
L’équipe du marquage de rue assure avoir complété 290 km du marquage des pistes cyclables sur un total de 305
Le marquage des symboles prioritaires serait complété à 98% (passages piétonniers, lignes d’arrêt et blocs écoliers)
 

https://www.journaldemontreal.com/2018/07/25/marquages-des-rue

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Ça me rappelle une belle journée de mai 2017 où j'étais passé sur la rue Wellington l'avant midi et ils faisaient le marquage.

J'étais repassé l'après midi LA MÊME JOURNÉE et les sans-dessein de l'arrondissement du sud-ouest avaient fait ça au marquage frais peint:

IMG_20170529_102709.jpg

C'est resté dans cet état-là 4 mois jusqu'en octobre, quand  la voie partagée bus-vélo a été peinte.

Cet été ça vient d'être repavé et il ne reste plus de marquage du tout.

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le Sud-Ouest ne fait pas son propre marquage... c'est RPP qui le fait ....
Il y a un retard de plus d'un mois et demi!!! L'ingénieur de l'arrondissement m'a dit qu'ils sont en train de voir s'ils ne peuvent pas faire appel au privé, car c'est rendu une question de sécurité. Par exemple, avec la ligne jaune manquante sur Wellington à l'est de Peel, les automobilistes qui ne connaissent pas le secteur empiétrent souvent dans la voie inverse, car il ne savent pas qu'il il a juste une voie en direction est à parti de ce point...

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à l’instant, ScarletCoral a dit :

le Sud-Ouest ne fait pas son propre marquage... c'est RPP qui le fait ....

Oui, mais dans mon anecdote, c'était des cols bleus du Sud-Ouest (clairement identifiés par leur camionnette) qui avaient patché des nids-de-poule par dessus le marquage frais peint par leurs confrères sans poser de question ("not my job!"), et c'est l'arrondissement du Sud-Ouest qui a jugé acceptable de ne pas demander de correction et de laisser ça comme ça pendant tout le reste de l'année. 

On ne peut quand même pas jeter la faute du manque de coordination sur RPP. 

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Deux éléments:

a) Est-ce qu'il est temps de remettre en question la responsabilité énorme de l'équipe de cols bleus de RPP de réaliser le marquage dans pas moins de 11 arrondissements?

b) Est-ce qu'il pourrait être pertinent de donner suite aux recommandations d'un conseiller de Côte-St-Luc qui suggérait d'augmenter la résistance de la peinture pour ne pas avoir à la refaire chaque année (et parfois plusieurs fois)? Cette option contient néanmoins des contraintes environnementales dont je ne connais pas l'ampleur ni l'impact, mais qui ont mené à une interdiction de ce type de peinture par le ministère de l'environnement.

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  • 2 weeks later...

La Ville de Montréal réévaluera ses travaux de marquage des rues

Alors que des élus de Côte-des-Neiges sont insatisfaits du travail des cols bleus de Rosemont, le directeur général de la Ville de Montréal, Serge Lamontagne, lancera prochainement une évaluation des travaux de marquage des rues de la métropole, a appris Métro.

Entré en fonction à la fin juin, le nouveau directeur général, Serge Lamontagne, donnera un mandat très large pour revoir notamment les types de peinture utilisés, les coûts du marquage et les délais de réalisation, selon nos informations.

«Les conditions entourant le marquage ont évolué, notamment en ce qui a trait à l’aménagement, à la bonification du réseau cyclable, à l’augmentation des symboles routiers ou encore aux conditions météorologiques qui peuvent prévaloir. Afin d’optimiser ses façons de faire et de générer des gains d’efficience mesurables et durables, à la demande du directeur général, un mandat sera prochainement donné en lien avec les travaux de marquage», a confirmé la relationniste à la Ville de Montréal, Audrey Gauthier, sans vouloir donner plus de détails.

Métro révélait en juin que l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie (RPP), qui est responsable des travaux de marquage des rues de neuf arrondissements centraux, était en retard sur son échéancier.

Dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce (CDN–NDG), les travaux seront vraisemblablement complétés seulement à l’automne. La neige et la machinerie de déneigement effacent souvent une bonne partie de la peinture, qui doit être refaite l’année suivante.

Cette situation est décriée par de nombreux citoyens et jugée inacceptable par le conseiller de Snowdon, Marvin Rotrand. «Il y a un manque de qualité pour l’argent que les citoyens de l’arrondissement de CDN–NDG paient, a-t-il jugé. Je constate un certain rattrapage dans les dernières semaines, mais le standard qui devrait être respecté est de terminer tout le marquage au mois de mai.»

«On peut dire que le climat est plus dur à Montréal que dans d’autres villes [canadiennes], mais je refuse d’accepter cet argument, car le standard de compléter le marquage au mois de mai est respecté dans plusieurs villes liées de l’île de Montréal.» – Marvin Rotrand, conseiller de Snowdon

M. Rotrand déposera donc lundi prochain au conseil d’arrondissement, une motion pour que la direction de CDN-NDG trouve une solution pour ne plus faire appel aux services de Rosemont–La Petite-Patrie. «Ça peut être réalisé par nos cols bleus ou une entente avec notre syndicat pour faire ça au privé», affirme-t-il.

Le conseiller souhaite aussi faire pression sur le gouvernement du Québec pour qu’il revoie les types de peinture permis afin d’accepter des produits plus durables, mais qui sont parfois plus polluants.

Selon Véronique Cadieux, directrice des opérations d’Indik – une entreprise montréalaise spécialisée dans le marquage –, interviewée par Métro en juillet, les produits polluants ne sont pas nécessairement plus résistants à l’hiver. Toutefois, ces peintures peuvent être utilisées plus tôt au printemps, quand la température est encore basse.

Selon nos informations, des solutions technologiques seront évaluées dans le cadre du mandat donné par le directeur général. Des enduits à l’époxy ont déjà été testés par les cols bleus de Rosemont–La Petite-Patrie, mais il a été impossible de connaître les conclusions de cette expérience. Cette peinture, tout comme le thermoplastique parfois utilisé pour les voies réservées, est plus dispendieuse.

«Je suis heureux d’entendre que le directeur général fera une évaluation», indique Marvin Rotrand. Par contre, il compte quand même déposer sa motion. «Si les élus lâchent, rien ne va changer», croit-il.

L’évaluation faite par la direction générale concernera l’ensemble de la Ville et non uniquement les travaux faits par Rosemont–La Petite-Patrie. Une source au sein de l’arrondissement assure toutefois qu’il y aura une «pleine collaboration» de la part des services de RPP, étant donné leur rôle prépondérant dans ce domaine.

Priorité vélos?
Dans CDN-NDG le regroupement Piétons Montréal s’est plaint que le marquage des pistes cyclables ait été fait en priorité par rapport aux passages piétons. Dans sa motion, Marvin Rotrand souhaite que les passages piétons soient faits plutôt en priorité. «Si on croit vraiment dans une vision zéro, de protéger les piétons, le marquage est une stratégie primordiale», insiste-t-il.

Dans les trois dernières années, plus de 150 km de voies cyclables ont été ajoutés au réseau montréalais, une des raisons qui expliqueraient les retards dans le marquage, selon une source de l’arrondissement de RPP.

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