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Globe and Mail sur Montréal


p_xavier
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Le 2018-06-29 à 10:22, p_xavier a dit :

Pour une fois que c'est positif :

 

https://www.theglobeandmail.com/opinion/article-toronto-take-a-lesson-from-montreal-cities-are-for-people/

 

Et encore plus étonnant, des commentaires assez positifs!

 

Cet article est basé sur un fait vécu et une comparaison indiscutable à partir d'une expérience personnelle. On reconnait immédiatement l'esprit des deux villes et la différence de style de vie. C'est sincère, honnête et tout à fait pertinent. D'un côté Toronto qui s'enlise dans le gigantisme et le démesuré et Montréal qui conserve son ambiance et son développement encore à échelle humaine. Finalement ce sympathique article du Globe and Mail nous rappelle une fois de plus, qu'une ville doit avant tout être un milieu de vie agréable, autant pour y résider, qu'y travailler et s'y divertir.

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Le 2018-06-30 à 19:26, acpnc a dit :

C'est sincère, honnête et tout à fait pertinent.

C'est bien plus que ça!

Si je suis d'accord avec tout ce que tu dis dans ton commentaire j'ai quand même eu l'impression en te lisant que tu n'avais pas bien saisi l'importance de cet aveu de la part d'une journaliste du Globe & Mail. Ce qu'elle nous raconte ici est le reflet de nos deux réalités qui sont totalement différentes. Et elle n'a même pas abordé la question de la langue!

Le fait est que je vois la même chose qu'elle depuis un certain temps déjà et je me demande combien de temps Toronto peut encore fonctionner avant que la ville reine ne connaisse une crise majeure de caractère social ou économique. Selon moi ce modèle-là ne peut pas tenir encore bien longtemps.

Il fut un temps où rien ne semblait fonctionner au Québec en général, et à Montréal en particulier. C'était la même chose à Québec lorsque j'y vivais (1977-1978): une ville qui s'en allait nul part, avec une économie qui tournait au ralentie et un taux de chômage élevé. Dans les années qui ont suivi Québec s'est complètement transformée et Montréal est en train de faire la même chose avec 25 ans de retard.

À Toronto pour l'instant tout semble fonctionner au maximum, like if there was no tomorrow! Or, selon mes observations il s'en vont droit dans le mur. L'avenir est particulièrement sombre pour les jeunes, pour qui le coût de la vie est beaucoup plus élevé qu'au Québec, alors qu'ils disposent d'un revenu seulement légèrement plus élevé. Cette situation est à mon avis intenable et c'est pourquoi Kathleen Winn voulait monter le salaire minimum à 15$ (dans le but de se faire réélire bien entendu).

D'entrée de jeu elle nous dit ceci: I know it’s a cliché for a Torontonian to fall in love with Montreal. Il doit bien y avoir une raison, non? Peut-être que la réponse est ici: ... a city more vibrant and relaxed. It's evident in almost every daily interaction, an easy, artistic vibe that’s just in the air. Cela fait capoter non seulement les Torontois mais également tous les touristes qui visitent Montréal, peu importe d'où ils viennent.

Mais là où le bât blesse à Toronto c'est ici: if they have to suffer after a long day earning barely enough to pay their mortgages, then so does everyone else. Et plus ils sont jeunes pire c'est. Les gens plus âgés ont généralement un bon bout de chemin de fait et il y  pour eux un meilleur équilibre entre les revenus et les obligation que pour les jeunes. Ce sont pour ces derniers que la situation est intenable et ils ne se rendront sans doute jamais où leurs aînés sont rendus aujourd'hui parce que le cycle économique est maintenant rendu trop loin pour eux. Ils ne pourront sans doute jamais rattraper la génération qui les précède.

Il y a un vieux dicton qui dit que lorsqu'on se regarde on se désole, mais lorsque l'on se compare on se console. Voici donc de quoi se consoler:

1- On just about every measure of livability, Montreal beats Toronto.

2- The rental vacancy rate is shockingly low – hitting 1.1 per cent in late 2017 – and purpose-built rental units saw costs spike 16 per cent in just the last year, which should simply be illegal.

3- Unemployment is currently lower in Montreal than in Toronto.

4- A Globe and Mail colleague in Montreal told me he spent $10,000 on care for three kids last year, when it cost me almost twice as much for just one.

5- In 2015, the average family income in Toronto was only about $17,000 more annually than in Montreal, a difference that’s more than made up for in housing and child-care costs.

6- Toronto’s broken transit system – which requires users to spend their lives waiting for overstuffed streetcars and buses likely to go out of service halfway through a journey – costs $146.25 to ride every month. That’s just one way our transportation morass keeps people from hanging out and having fun.

7- The country’s most populous city was just ranked the worst in North America for commuting. Toronto drivers crawl through permanent traffic, and they take their frustrations out on their fellow citizens.

8- Meanwhile, do you know how many kilometres of separate, protected bike lanes there are in Toronto? Thirty-seven. It’s an actual joke, and enough to make anyone who cares about air quality weep.

9- I love Toronto, but it’s bringing me down: It’s felt increasingly unlivable for years, and things really seem to be at a crisis point.

Meanwhile in Montréal:

The laneway behind the house where I’m staying, which is one of 360 car-free “ruelle vertes,” full of toys and children, playing freely without fear of being run over. Parents chit-chat while drinking wine on summer evenings, or tend the plants that help reduce the heat island effect of summers in a concrete jungle.

Oh, and every pool in the city is free.

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Ils commencent à parler en bien de Montréal car la menace séparatiste est éteinte. Donc Montréal redevient cool et on peut en parler en bien sans crainte d'être un traitre. Peut-être que les anglophones vont finalement revenir en masse à Montréal 50 ans après avoir quitté pour un monde 'meilleur'.

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il y a 29 minutes, Rocco a dit :

Peut-être que les anglophones vont finalement revenir en masse à Montréal 50 ans après avoir quitté pour un monde 'meilleur'.

Si je peux me permettre une petite correction: cela fait 40 ans qu'ils sont partis.

Ceci dit, je me pose la même question. Mais je n'ai pas encore vu de signe évident du Grand Retour. S'il y a migration de Toronto vers Montréal il s'agira à mon avis d'enfants de Montréalais qui sont nés à Toronto et qui viendront s'établir ici ironiquement dans l'espoir d'y trouver un monde meilleur eux aussi. Et lorsqu'ils retourneront à Toronto pour visiter leurs parents ils leur demanderont pourquoi ils ont quitté Montréal, une ville où il est pourtant si agréable de vivre!

Mom, dad, I just went to the Montreal Jazz Festival yesterday. It's just so cool! ❤️❤️❤️

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Il y a 9 heures, Rocco a dit :

Ils commencent à parler en bien de Montréal car la menace séparatiste est éteinte

Je trouve ça «tiré par les cheveux», mais qui sait? (seul son coiffeur le sait...)

En tout cas, ça m'inspire pour proposer une «explication» qui n'est sans doute pas plus plausible que la tienne. La voici: l'article vise à réveiller les Torontois, les sortir de leur rêverie selon laquelle leur ville serait la meilleure (du monde entier!) en toutes choses, et leur fournir des exemples de «mieux faire».  Et quoi de plus percutant que de mettre en exergue Montréal, la ville qu'ils s'étaient employés à dénigrer à propos de tout et de rien pendant des années!

 

Il y a 8 heures, Normand Hamel a dit :

Si je peux me permettre une petite correction: cela fait 40 ans qu'ils sont partis.

Ceci dit, je me pose la même question. Mais je n'ai pas encore vu de signe évident du Grand Retour. S'il y a migration de Toronto vers Montréal il s'agira à mon avis d'enfants de Montréalais qui sont nés à Toronto et qui viendront s'établir ici ironiquement dans l'espoir d'y trouver un monde meilleur eux aussi. Et lorsqu'ils retourneront à Toronto pour visiter leurs parents ils leur demanderont pourquoi ils ont quitté Montréal, une ville où il est pourtant si agréable de vivre!

Mom, dad, I just went to the Montreal Jazz Festival yesterday. It's just so cool! ❤️❤️❤️

Voila une vision bien romantique des choses!  Sans doute que quelques-uns feront le parcours que tu décrits; ça n'avait d'ailleurs jamais disparu complètement, et il est probable que ça s'accentue, notamment pour les raisons évoquées.  Mais je pense que ça demeurera marginal comme phénomène.  Non pas que Montréal ne soit pas «assez» attrayante, mais ça ne suffit pas.  On peut «tomber en amour» avec une ville, par exemple Venise ou Florence, mais il est très peu probable qu'on y déménage.  Les enfants et les petits-enfants de ceux qui sont «partis» à Toronto il y a 50 ans, s'ils choisissaient  de s'établir à Montréal, n'y retrouveraient pas la situation qui prévalait ex ante --quand Montréal était officiellement la métropole du Canada et continuait d'abriter une partie des grandes entreprises canadiennes, avec tous les emplois directs et rattachés que cela supposait.  Ils devraient se bâtir une carrière sur d'autres bases: possible dans certains secteurs seulement.  Il y a toute une différence entre une expérience vécue à titre de touriste, et la vie de tous les jours.  

 

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8 hours ago, Rocco said:

Ils commencent à parler en bien de Montréal car la menace séparatiste est éteinte. Donc Montréal redevient cool et on peut en parler en bien sans crainte d'être un traitre. Peut-être que les anglophones vont finalement revenir en masse à Montréal 50 ans après avoir quitté pour un monde 'meilleur'.

Semblerait que la migration interprovinciale est postive, (avec la forte hausse de l'emploi), mais je n'ai rien vu de concret comme chiffres.

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Il y a 9 heures, Né entre les rapides a dit :

Voila une vision bien romantique des choses!

Ce n'est pas une vision romantique des choses. C'est d'abord et avant tout de l'humour et de la spéculation. Permets-moi de me citer:

Il y a 10 heures, Normand Hamel a dit :

Ceci dit, je me pose la même question. Mais je n'ai pas encore vu de signe évident du Grand Retour.

Je n'ai en effet rien vu de significatif en ce sens.

Il y a 10 heures, Normand Hamel a dit :

S'il y a migration de Toronto vers Montréal il s'agira à mon avis d'enfants de Montréalais qui sont nés à Toronto et qui viendront s'établir ici ironiquement dans l'espoir d'y trouver un monde meilleur eux aussi.

Permets-moi une reformulation plus fidèle à ma pensée: S'il y a migration de Toronto vers Montréal il pourrait s'agir dans certains cas d'enfants de Montréalais qui sont nés à Toronto.

Ce que j'essayais de dire c'est que ceux qui sont partis ne reviendront jamais. Selon moi il en sera ainsi pour la très grande majorité d'entre eux.

Il y a 3 heures, p_xavier a dit :

Semblerait que la migration interprovinciale est postive, (avec la forte hausse de l'emploi), mais je n'ai rien vu de concret comme chiffres.

Moi non plus je n'ai pas vu de chiffres en ce sens. Cependant je ne serais pas surpris si dans les prochaines années un plus grand nombre d'Ontariens quittaient pour le Québec que l'inverse. Et comme je l'ai expliqué plus haut il s'agira sans doute de personnes relativement jeunes.

J'ajourerais à cela que dans bien des cas je m'attends à ce que des Québécois francophones qui pour des raisons professionnelles avaient migré en Ontario reviennent au Québec s'ils réussissaient à se trouver un emploi équivalent. Ce qui à mon avis sera de plus en plus facile à faire car nous sommes présentement en situation de pénurie de main d'oeuvre.

Edited by Normand Hamel
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@Normand HamelJe partage très largement ton opinion sur le sujet..  Les précisions que tu viens d'apporter sont bienvenues, mais je reconnaissais déjà la valeur du message précédent, qui m'avait toutefois inspiré ce «Quelle vision romantique...» uniquement à cause des❤️. Il semble bien que de qualifier quelque chose de «romantique» est une  taquinerie très efficace!

De retour sur l'article du Globe and Mail: on a spéculé sur des effets possibles sur Montréal, mais j'aimerais revenir  sur un aspect auquel je faisais allusion dans ma réplique à Rocco, soit l'intention (du G&M) de souligner indirectement des déficiences torontoises: un appel pour des correctifs.

 

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il y a 48 minutes, Né entre les rapides a dit :

j'aimerais revenir  sur un aspect auquel je faisais allusion dans ma réplique à Rocco, soit l'intention (du G&M) de souligner indirectement des déficiences torontoises: un appel pour des correctifs.

Selon la perception que j'ai de la situation respective des deux plus importantes communautés urbaines du pays je dirais que les problèmes de Montréal étaient essentiellement circonstanciels, principalement de nature politique. Tandis que les problèmes qui commencent à apparaître à Toronto ma paraissent davantage de nature structurelle.

Nous sommes en pleine remontée alors que Toronto commence à craquer de partout. Du moins c'est l'impression que je commence à avoir depuis un certain temps déjà, et l'article du G&B ne fait que renforcer cette perception.

En économie on parle souvent des fondamentaux, mais je crois que le terme pourrait tout aussi bien s'appliquer au développement urbain. Et à cet égard je dirais que Montréal a tous les fondamentaux nécessaires à un milieu de vie conçu pour des humains. Cela a d'ailleurs été noté dans l'article. Par contre Toronto semble commencer à souffrir de son développement effréné qui me parait avoir été planifié davantage pour maximiser le profit à court terme que pour donner aux Torontois un milieu de vie convivial dont ils auraient pu bénéficier pendant longtemps.

Ce que j'essaye de dire c'est que la situation de Montréal était relativement facile à corriger. Il s'agissait de retrouver un climat politique moins polarisé et de remplacer les générations qui ont vécu le traumatisme de ce passé trouble par une nouvelle génération qui a le regard davantage tourné vers l'avenir que le passé nostalgique de la magie perdue d'Expo 67.

Par contre pour Toronto la situation est beaucoup plus complexe. Jusqu'ici l'image que l'on a voulu projetée de la ville reine était principalement basée sur le dysfonctionnement apparent, et parfois même très réel, de Montréal. Or, au même moment où Montréal se redresse Toronto commence à montrer des signes d'épuisement professionnel. Autrement dit Toronto souffre d'un burnout mais a du mal à se l'avouer, et encore moins à le laisser paraître aux yeux et à la face du monde.

Edited by Normand Hamel
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