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Maestria - 57, 61 étages


mtlurb

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C'est un peu fou de penser que juste là sous nos yeux, on voit l'équivalent du boom 62-64 ou encore de celui de 92-93 tout en sachant qu'il y a la même chose en bas de la côte près de la TDLB. :cool:

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J'ai vécu les deux périodes, celle de 1962-1964 et l'actuelle. La différence c'est que la première fois je croyais que c'était le début d'un temps nouveau alors qu'en réalité c'était l'apothéose d'une glorieuse époque qui avait commencée à prendre fin avec les premières bombes du FLQ posées en 1963, soit à mi-chemin entre 1962 et 1964 justement.

Cette fois-ci j'aurai été conscient dès l'élection de Denis Coderre en 2013 que quelque chose se passait à Montréal et que peut-être allions-nous connaître une nouvelle période plus dynamique que celle que nous avions vécue depuis 1976 particulièrement. D'ailleurs je priais pour que Coderre soit réélu en 2017 même s'il commençait à me taper sur les nerfs. Mais dans le fond la prospérité retrouvée de Montréal n'avait pas grand chose à voir avec la personne aux commandes de la Ville mais plutôt avec l'accalmie politique d'un côté et de l'autre la nouvelle génération qui n'a aucune idée qui est René Lévesque.

Si la période particulièrement faste que nous vivons présentement semble tirer à sa fin je me sens un peu comme un convive participant à un festin qui serait rendu au dessert, en l'occurence le parachèvement du Maestria, et qui fébrilement attend maintenant le digestif, soit le réaménagement de l'avenue McGill College, qui lui permettra d'aller se coucher dans une douce euphorie après avoir participé à un fastueux banquet.

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D'ailleurs y'a aucun thread sur le réaménagement de la rue McGill College sur le forum? On tape "Mcgill College" ou "Oscar Peterson" dans le moteur de recherche et ça sort rien.

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Le 2022-11-25 à 18:37, Normand Hamel a dit :

J'ai vécu les deux périodes, celle de 1962-1964 et l'actuelle. La différence c'est que la première fois je croyais que c'était le début d'un temps nouveau alors qu'en réalité c'était l'apothéose d'une glorieuse époque qui avait commencée à prendre fin avec les premières bombes du FLQ posées en 1963, soit à mi-chemin entre 1962 et 1964 justement.

Cette fois-ci j'aurai été conscient dès l'élection de Denis Coderre en 2013 que quelque chose se passait à Montréal et que peut-être allions-nous connaître une nouvelle période plus dynamique que celle que nous avions vécue depuis 1976 particulièrement. D'ailleurs je priais pour que Coderre soit réélu en 2017 même s'il commençait à me taper sur les nerfs. Mais dans le fond la prospérité retrouvée de Montréal n'avait pas grand chose à voir avec la personne aux commandes de la Ville mais plutôt avec l'accalmie politique d'un côté et de l'autre la nouvelle génération qui n'a aucune idée qui est René Lévesque.

Si la période particulièrement faste que nous vivons présentement semble tirer à sa fin je me sens un peu comme un convive participant à un festin qui serait rendu au dessert, en l'occurence le parachèvement du Maestria, et qui fébrilement attend maintenant le digestif, soit le réaménagement de l'avenue McGill College, qui lui permettra d'aller se coucher dans une douce euphorie après avoir participé à un fastueux banquet.

Je confirme ton propos puisque j'ai moi aussi vécu l'histoire moderne du développement immobilier à Montréal, dès le tout début des années 60. Je commençais alors, par la lecture quotidienne des journaux, à m'intéresser prématurément à la ville dans son entièreté.

Je sortais donc régulièrement de mon vieux quartier via le bus 79, qui passait devant ma maison sur la rue Charlevoix. Ainsi sans correspondance, je débarquais au coin Guy et Dorchester (R-L) pour admirer le large boulevard qui commençait à prendre forme avec ses nouvelles constructions.

Tout à coup le gros village de Montréal se donnait des airs futuristes avec ses premières tours à bureaux élancées. Je voyais d'ailleurs ces géantes d'acier monter rapidement, du balcon arrière du logement familial au troisième étage. Et j'étais carrément impressionné par cette audace qui changeait soudainement la physionomie de la ville.

Depuis cette époque lointaine dans ma jeune vie je suis devenu accro, intoxiqué par la notion de progrès, qui a fait surgir toujours plus de chantiers. Pas seulement des édifices, mais aussi des autoroutes, un pont gigantesque, un métro, puis l'Expo. Dire que je suis tombé dedans quand j'étais petit n'est certainement pas un euphémisme. 

Me voilà 60 ans plus tard toujours aussi enthousiaste vis à vis de ma ville chérie, car même loin des yeux elle demeure près du coeur. Bien sûr mon regard a changé, a muri et s'est approfondi, en suivant les hauts et les bas d'une métropole toujours fière, mais malmenée parfois durement par la politique et une économie en dents de scie.

Par contre aujourd'hui le tableau est tout autre. Les forces vives de Montréal ont pris le dessus durablement, la ville s'est ouverte aux investissements internationaux et se compare maintenant avantageusement aux plus dynamiques du continent.

Ce n'est donc pas un petit ralentissement actuel dont les causes sont extérieures, qui mettra fin à son expansion fulgurante. Puisque sa masse critique dans une foule d'industries, contribue à son enrichissement constant et à son rayonnement économique bien au-delà de nos frontières.

En fait la vraie force de Montréal se situe aux niveau humain. Ce sont les innombrables chefs d'entreprises, les chercheurs, les investisseurs, les artistes de grands talents, les influenceurs, les promoteurs et les politiciens qui l'on constamment dans la mire et la nourrissent aux mamelles d'une économie largement diversifiée. 

Tout ce beau monde qui croit au succès de la métropole font maintenant partie de son ADN. Ils dessinent la ville de demain, l'imaginent et la concrétisent à coup de projets à la hauteur de nos attentes et notre créativité. Oui, le génie est sorti de la bouteille et a pris tellement d'expansion qu'il ne peut plus physiquement y retourner.

J'en conclus que Montréal a brisé ses chaines et poursuivra plus que jamais son ascension. Parce qu'une fois qu'on a goûté au véritable succès, on ne veut plus ni ne peut plus en détourner le regard. Car rien n'est plus fort que la volonté commune de réussir, puisque le facteur humain est à la base de toutes les révolutions dans l'histoire du monde.

 

 

 

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il y a 42 minutes, acpnc a dit :

Je sortais donc régulièrement de mon vieux quartier via le bus 79, qui passait devant ma maison sur la rue Charlevoix.

Tu seras donc passé de la rue Charlevoix à la municipalité de Charlevoix. Cela vaut la peine d'être souligné, surtout lorsque cela concerne un passionné d'urbanisme comme toi. 😃

il y a 50 minutes, acpnc a dit :

En fait la vraie force de Montréal se situe aux niveau humain. Ce sont les innombrables chefs d'entreprises, les chercheurs, les investisseurs, les artistes de grands talents, les influenceurs, les promoteurs et les politiciens qui l'on constamment dans la mire et la nourrissent aux mamelles d'une économie largement diversifiée.

C'est d'ailleurs ce à quoi on fait référence lorsqu'on parle de la créativité de Montréal.

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