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Montréal veut plus d’espaces verts dans son centre-ville


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Montréal veut plus d’espaces verts dans son centre-ville

Par Simon Mauvieux Métro
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La Ville de Montréal vient de conclure une entente avec l’Université du Québec à Montréal (UQAM) afin d’aménager cinq espaces verts aux alentours du campus du centre-ville.

Cette entente a été rendue possible grâce au nouveau programme municipal Accès jardins, qui a été annoncé mardi par la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et qui visent à rendre accessibles au public pas moins de 100 000 mètres carrés d’espaces verts privés dans le centre-ville.

Pour transformer ces terrains, la Ville compte signer des ententes d’une durée de 25 ans avec les propriétaires privés. Ceux-ci devront s’engager à entretenir ces espaces verts, tandis que la Ville financera leur aménagement. Une dizaine de partenaires sont déjà pressentis pour participer à ce programme dans tout l’arrondissement de Ville-Marie.

Le chef de division du bureau de projet du centre-ville, Louis-François Monet, a expliqué que les institutions qui signeront des ententes avec la Ville doivent être «absolument convaincues» de prendre en charge et de maintenir des espaces verts.

«Ce programme permet de travailler avec des partenaires pour assurer des espaces partagés, utilisés ou sous-utilisés, de les rendre plus accessibles et de les verdir », défend la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

La Ville veut éviter que le scénario du jardin Domtar se répète. «Domtar, ça me brise le cœur. C’est un projet d’intérêt public qui n’avait aucune entente avec la Ville », a souligné Louis-François Monet.

Le jardin Domtar, situé derrière l’édicule de la station de métro Place des Arts de la rue De Bleury, sera démoli prochainement pour y construire un immeuble de 36 étages. Lorsque la Ville l’a vendu en 2000 au papetier Domtar, une clause obligeait bien le propriétaire à en faire un jardin ouvert au public. Or le jardin a été vendu récemment et la clause annulée.

À l’UQAM, de nouvelles places publiques seront aménagées autour de la place Pasteur, de la cour de l’église Saint-Jacques et de la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes. Les rues Sanguinet, Christin et Savignac seront par ailleurs verdies. Au total, la Ville investira 20M$ dans ce premier projet qui sera finalisé en 2025.

L’an dernier, l’administration de Denis Coderre avait annoncé des investissements provenant des ordres de gouvernement pour rénover le clocher de l’UQAM et aménager des espaces verts extérieurs.  «C’est l’initiative initiale. Là, on prend le relais avec encore plus», s’est réjoui Louis-François Monet.

Le centre-ville de Montréal est souvent critiqué pour son manque d’espaces verts et ses ilots de chaleur. Pour le responsable des campagnes touchant le espaces verts et les milieux naturels au Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal), Emmanuel Rondia, le verdissement permet de jouer un rôle de climatiseur en milieu urbain, mais aussi d’absorber l’eau des pluies pour éviter des problèmes de débordement d’égouts. «Il y a aussi toute la question de la biodiversité. La végétation contribue à la vie des oiseaux, des papillons, des insectes pollinisateurs», a-t-il soutenu.

«Encore faut-il que ces arbres soient préservés et en bonne santé», a-t-il ajouté.

«Il faut que les gens prennent conscience qu’un arbre est vivant. Si on attache un vélo dessus par exemple, ça peut l’abimer et il peut mourir.  Les gens le considèrent comme un mobilier urbain alors que c’est quelque chose de vivant», a insisté Emmanuel Rondia . Pour lui, il est important de sensibiliser les citoyens à la protection des arbres et des espaces verts urbains. «Chacun a un rôle à jouer parce que finalement, l’arbre nous rend pas mal de services», a-t-il souligné.

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Tout en déjeunant tranquillement au soleil sur le balcon de l'appartement d'un ami dans le 11ème, en faisant ma revue de presse matinale (ben oui même à Paris) j'ai vu cet intéressant article qui représente enfin un changement de vision pour le centre-ville. On pourra dire que le Jardin Domtar aura servi à la Ville de bougie d'allumage pour une réflexion plus approfondie du territoire urbain central, en vue de le verdir durablement.

Disons qu'à ce sujet la capitale française n'a pas nécessairement de leçons à donner à Montréal, bien qu'elle ait quelques bijoux remarquables en plein coeur de la ville. Je pense notamment au parc Citroën (mon préféré) https://www.google.fr/search?q=parc+citroen&client=firefox-b-ab&dcr=0&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwiW1cim4LHaAhXEOBQKHesqD-AQsAQIVw&biw=1440&bih=757, au Buttes Chaumont, aux Jardins du Luxembourg et quelques autres espaces exceptionnels.

Bien sûr ici pour la métropole on parle plutôt d'espaces circonscrits et limités qui pourraient tout de même cumuler 100,000 m2. Mais encore là verdir est un geste insuffisant, si on ne favorise pas en même temps la biodiversité, autant en essences variées qu'en faune appropriée. A ce sujet je retiens une idée formidable (dont je publierai une photo éventuellement) proposée par le parc Belleville (11è): un hôtel à insectes. 

En effet la faune en général (oiseaux, insectes, petits mammifères locaux) agit dans son milieu comme autant de cols bleus, qui entretiennent et favorisent un équilibre écologique, dont la pollinisation et le contrôle prédateur. D'où une intervention humaine moins intense pour un résultat optimal.

Conclusion: simplement aménager des espaces verts n'est pas durable, si on ne les traites pas dès le départ comme des milieux de vie dynamiques, au même titre qu'une ville pour les humains.

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