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Des femmes exclues d’un chantier à proximité d’une mosquée


Flo
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Des femmes exclues d’un chantier à proximité d’une mosquée
TVA Nouvelles | Publié le 12 décembre 2017 à 12:59 - Mis à jour le 12 décembre 2017 à 19:57

Le propriétaire de deux mosquées a fait des pressions sur un entrepreneur pour qu’il n’y ait aucune femme sur des chantiers de construction à proximité de ses lieux de culte, le jour de la prière du vendredi.

Celui qui possède notamment la mosquée Ahl-Ill Bait, située dans l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, a d’abord demandé à l’entrepreneur de ne pas faire de travaux le vendredi pour ne pas nuire au jour de la prière. Cette requête lui a été refusée en raison des retards qui en auraient résulté.

Il a ensuite réclamé que les femmes ne soient pas visibles les vendredis sur les chantiers à proximité des deux mosquées. Cette clause est d’ailleurs écrite noir sur blanc dans le contrat signé par l'entrepreneur.

La mesure vise cinq femmes, quatre signaleuses et une ingénieure, qui ont dû être réaffectées ailleurs, selon une information obtenue via le compte Facebook de TVA Nouvelles.

«En retrait, juste un peu plus loin»
«Aujourd’hui, dans la construction, on a beaucoup de femmes, parce qu’on a réussi à les faire rentrer [dans le milieu]», a indiqué Jean-Sébastien Samson, contremaître pour l'entreprise G-Tech, à TVA Nouvelles.

M. Samson a mentionné qu’une travailleuse visée par la demande a «travaillé pareil», mais que sa présence a nécessité quelques accommodements.

«Elle n’a pas manqué de travail parce qu’elle ne pouvait pas être là, sauf qu’on l’a mise juste en retrait, un peu plus loin», a-t-il expliqué.

Pour sa part, le PDG de Map Signalisation n'a pris connaissance de cette exigence que lundi, car il était absent depuis deux semaines. «Je trouvais ça complètement inacceptable», a déclaré Marc-Alexandre Perreault à TVA Nouvelles.

Malgré tout, il s'est senti obligé de donner son aval à cette demande. «On m'a dit qu'elle serait en danger si elle travaillait le vendredi. Une fois, elle a été obligée de travailler et elle devait être accompagnée d'un travailleur», a ajouté M. Perreault qui a évoqué des menaces et de l'intimidation.

Il maintient que les femmes ont leur place sur les chantiers de construction. «Peu importe, le chantier, peu importe l'endroit, les femmes ont autant le droit de travailler sur n'importe quel chantier», a-t-il insisté.

«Inacceptable»
La porte-parole de l'opposition officielle en matière de condition féminine, Catherine Fournier, estime qu'il s'agit d'un cas de discrimination.

«Ça va à l'encontre de la Charte des droits et libertés du Québec. Moi, je trouve ça totalement inacceptable que la religion serve de prétexte pour violer l'égalité entre les hommes et les femmes», a affirmé la députée Catherine Fournier.

Les responsables des mosquées se défendent d'avoir demandé aux entreprises d'empêcher les femmes de travailler sur les chantiers le vendredi et parlent d'un coup monté. «Il y a quelqu'un qui est derrière ça, qui veut du mal à la mosquée. Je ne sais pas, moi», a affirmé l'un d'eux.

Le chantier est actif depuis un peu plus d’un mois dans ce secteur de la ville. Les femmes qui y oeuvraient ont été déplacées du site il y a trois semaines.

Les collègues des femmes visées songent à perturber la prière de vendredi en organisant une manifestation devant ces mosquées.

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The response of the protagonists when challenged by the female reporter @01:18 is epic. The fact of the matter is for sake of political correctness:

  • women did accept being withdrawn working contracts for fear of not offending those pure believers
  • employers did sign up for dire conditions imposed by way of threats and intimidation
  • this is a harsh reality check depicting the kind of immigrants securing the Certificate de Sélection... though dunno how much of a "selection" was done to come up with such "Quebecois" who contemptibly reply in gibberish English in response to a question clearly formulated in French.

So much for Montreal's cowardliness and hypocrisy for not taking a bold stance against obscurantism and legislating accordingly. For several reasons, it's starting to turn into a cocky city that's standing off from the rest of Quebec.

 

Video

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Diane Lemieux, la PDG de la CCG était en entrevue à la radio ce matin
http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/gravel-le-matin/segments/entrevue/51130/femmes-mosquees-montreal-construction-accommodements

 

 

Femmes exclues d’un chantier de Côte-des-Neiges : la CCQ enquête

PUBLIÉ LE MERCREDI 13 DÉCEMBRE 2017

 

 

Selon ce que rapporte TVA Nouvelles, deux mosquées de Côtes-des-Neiges auraient demandé qu'aucune femme ne soit présente sur un chantier situé devant leurs bâtiments le vendredi, jour de prière. Diane Lemieux, présidente-directrice générale de la Commission de la construction du Québec (CCQ), confirme que son organisation tente d'éclaircir cette affaire.

Dès que la nouvelle est parue, des vérifications ont été amorcées [...]. [Elles vont être] complétées dans les prochaines heures. Ce qu’on sait, c’est qu’il s’agit de travaux de génie civil commandés par la Commission des travaux électriques. Des témoins seront rencontrés. Notre travail, c’est de bien démêler les faits avant un jugement final.

 Diane Lemieux

Diane Lemieux mentionne que le droit au travail des femmes sur les chantiers de construction est acquis, tout comme le droit de travailler en paix.

« Là, on tombe sur un sujet encore plus délicat [en raison de sa nature religieuse], mais que ce soit un motif religieux ou du sexisme grossier, on ne peut pas compromettre le droit au travail des femmes », poursuit Diane Lemieux.

Elle rappelle que des accommodements, notamment par rapport au bruit, peuvent survenir entre les donneurs d’ouvrage et les voisins d’un chantier, mais ceux-ci ne doivent pas compromettre le droit au travail.

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Histoire non fondée de TVA?

http://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/201712/13/01-5146977-pas-de-femmes-pres-dune-mosquee-le-responsable-du-chantier-nie.php

 

Publié le 13 décembre 2017 à 11h08 | Mis à jour à 14h24

 

Pas de femmes près d'une mosquée: le responsable du chantier nie

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Le chantier près de la mosquée Ahl-Ill-Bait, dans Côte-des-Neiges.

Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

 

Isabelle Ducas, Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Vingt-quatre heures après que le réseau TVA ait affirmé que la mosquée Ahl-Ill-Bait, dans Côte-des-Neiges, avait fait pression pour que les femmes soient exclues d'un chantier situé tout près, le gestionnaire du chantier nie ce scénario.

Serge Boileau, président de la Commission des services électriques de Montréal (CSEM), qui gère le chantier, affirme qu'aucune demande officielle n'a été faite, ni à eux ni à l'entrepreneur, au sujet de la présence des femmes à proximité des mosquées.

«Nous avons une entente avec la mosquée Ahl-Ill Bait, parce que nous devions avoir l'autorisation de réaliser certains travaux sur leur terrain, explique M. Boileau. Ils nous ont demandé de ne pas travailler sur leur propriété pendant la période de la prière du vendredi, qui dure environ deux heures, pour limiter le bruit. Nous avons accepté, parce que nous pouvons tout de même poursuivre les travaux dans la rue à ce moment.»

Serge Boileau a confimé avec l'entrepreneur G-Tek, de Laval, qui réalise les travaux pour eux, que l'entente ne mentionnait pas la présence des femmes.

La personne qui surveille le chantier pour la CSEM est d'ailleurs une femme, souligne le président. «Elle est là depuis trois ou quatre semaines, et n'a pas été informée de quelque demande que ce soit, ni été importunée par quiconque.»

La Mosquée Ahl-Ill-Bait nie elle aussi en bloc: «Nous avions effectivement demandé l'accès au stationnement, sur l'heure du midi les vendredis, mais n'avons jamais demandé l'exclusion de personne. Cette requête, si elle existe, ne provient pas de notre organisation», a affirmé le porte-parole Moayed Altalibi par communiqué.

Selon le représentant de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), Marco Patenaude, qui se trouvait sur le chantier ce matin pour parler avec les employés concernés, il n'est pas impossible qu'un fidèle fréquentant la mosquée ait demandé à un contremaître, de sa propre initiative, que les femmes ne travaillent pas à proximité au moment de la prière. Mais il ne s'agirait pas des dirigeants du lieu de culte.

Une signaleuse aurait effectivement été déplacée à un autre endroit pendant la prière, à la demande de son contremaître, indique M. Patenaude. La travailleuse a cependant refusé de parler elle-même aux médias.

Aktar Ahmed, président de la mosquée voisine Masjid Baitul-Mukarram, «ne croit pas» qu'un fidèle ait pu faire une telle demande aux travailleurs de la construction. «Les femmes sont les bienvenues ici, dit-il. Nous sommes très paisibles.»

M. Ahmed s'inquiète cependant de la «désinformation» qui pourrait inciter des manifestants à cibler leur mosquée. L'administration a d'ailleurs demandé à la Ville de Montréal d'accroître la sécurité dans le secteur vendredi.

Par ailleurs, le groupe d'extrême-droite La Meute appelle à manifester ce vendredi devant la mosquée au centre de l'actualité depuis près de 24 heures.

«NOUS DEVONS NOUS MOBILISER pour dénoncer cet acte révoltant envers les femmes», a écrit Sylvain «Maikan», un dirigeant de La Meute, sur Facebook. «Ce genre de discrimination est INACCEPTABLE au Québec. Nous devons faire comprendre à ces gens qu'ici c'est le QUÉBEC et que les femmes ont les mêmes droits que les hommes. NOUS NE TOLÉRERONS PAS CE MÉPRIS ENVERS LES QUÉBÉCOISES !!!»

 

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