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ville-marie Appartements Dorchester - 36 étages

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Appartements Dorchester

Appartements Dorchester.jpg

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Emplacement: 
Hauteur en étages: 35
Hauteur en mètres: 
Coût du projet: 
Promoteur: 
Architecte: 
Entrepreneur général: 
Début de construction: Mars 2018
Fin de construction: 
Site internet: http://aptsdorchester.com/
Lien webcam: 
Autres images: 
Vidéo promotionnelle: 
Rumeurs: 
Autres informations: Le sujet pour la rénovation actuelle est ici:

 

 

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3 hours ago, Malcolmeyeal said:

@Marc90J'adhère à 100% avec ton premier paragraphe. Je te perd au deuxième. Des mauvais architectes? Je ne connais pas un architecte dont l'objectif premier est de faire des projets cheap et les moins aboutis pour reprendre tes paroles. Bien au contraire. Par contre, dans le contexte Montréalais actuel, l'architecte n'a malheureusement plus souvent qu'autrement le dernier mots autour de la table. Après les impératifs financiers des promoteurs, entrepreneurs, créancier et les contraintes réglementaires des villes et des instances gouvernementales,  la marge de manoeuvre, l'espace d'expression restant pour les architectes est un mince fil parsemé de compromis regrettables. Le marché dicte la pratique en se moment, et bien que les architectes peuvent et doivent dénoncer ce que tu mentionne avec lucidité dans ton premier paragraphe, il ne peuvent à eux seuls porter la responsabilité qui incombe à l'ensemble de la société. À défaut d'avoir les moyens de leurs ambitions, ils sont contraints de se plier aux exigences qu'on leur imposent...du talent en sourdine.

Si les architectes de Montréal n'ont que le dernier mot a dire, et que les promoteurs, la ville et ces règlements font la loi, pourquoi ils vont pas chercher des contrats a l'étranger et ne soumissionne plus dans ce marché ou tout est bloqué créativement et financièrement parlant.

De un, ils se complaisent dans ça, car ils ont  évidemment un intérêt financier (ils sont de mèche avec les promoteurs). L'important est que l'argent sorte peu importe les moyens mis a disposition.

Deuxièmement, il y a un manque de savoir faire au niveau de leur cursus universitaire. Les étudiants qui sortent des bancs des facultés d'architectures n'ont pas ou se pratiquer. Dans leur environnement, ils voient juste des formes carrés avec de la brique rouge et du spandrel.  Et Je ne crois pas qu'on leur offre des stages dans des grands cabinets d'architectures de renommer mondiale (Norman Foster, Bjarke Ingels etc.). Problème académique au niveau des universités du QC et on met trop l'emphase sur le ''business administration''et le ''génie'' au détriment d'autres programmes.

Edited by GIGI

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Il y a 7 heures, GIGI a dit :

pourquoi ils vont pas chercher des contrats a l'étranger et ne soumissionne plus dans ce marché ou tout est bloqué créativement et financièrement parlant.

Ils aiment Montréal et veulent participer à son développement. De plus, ce n'est pas simple d'oeuvrer dans un marcher étranger. Seul un club select de bureau ayant accès a des ressources quasi illimités peuvent s'y adonner. Je ne voit vraiment pas l'avantage pour Montréal d'envoyer ces créateurs faire profiter d'autres villes de leur talent, alors qu'il y a tant de potentiel ici?! Expliquez moi ça.

Il y a 7 heures, GIGI a dit :

De un, ils se complaisent dans ça, car ils ont  évidemment un intérêt financier (ils sont de mèche avec les promoteurs). L'important est que l'argent sorte peu importe les moyens mis a disposition.

Il ne se complaisent pas, ils suvivents. L'architecture est une passion. Regarder le salaire moyen des architectes et venez me dire qu'ils sont ''de mèche'' avec les promoteurs...

Il y a 7 heures, GIGI a dit :

Deuxièmement, il y a un manque de savoir faire au niveau de leur cursus universitaire.

Le cursus universitaire est solide et plusieurs étudiants ont la chance d'aller faire des stages à l'étranger pour élargir leurs horizons. Avez-vous suivi la formation en architecture pour émettre de tels énoncés?

PS: Désolé de ''polluer'' le fil en entretenant cette discussions parallèle mais étant directement impliqué, je me sens interpellé.

Edited by Malcolmeyeal

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On 2019-03-26 at 3:02 PM, Marc90 said:

Les architectes de Montréal (et du Québec) sont en situation de frustration constante, à cause de plusieurs politiques urbanistiques et réglementaires absurdes conçues pour que le plus idiot des idiots puisse survivre dans les situations les plus improbables (notamment les exigences des pompiers), à cause d'un désintérêt par les villes à faire des vrais milieux de vie urbains contemporains et à penser le bâti de façon intelligente, innovante, ambitieuse et durable en faisant appel aux professionnels en la matière, à cause d'un manque d'éducation flagrant des élues et élus quant à la discipline de l'architecture et à son histoire, à cause de l'absence totale d'ambition et d'intérêt de la grande majorité des promoteurs envers la qualité, et à cause de la mentalité générale québécoise de type Walmart, aka du "Tant que ça coûte pas cher".  

Et à travers tout cet univers de limites, d'ignorance collective et de barrières à la créativité, où même les rares éclaircies finissent par devenir des sous-produits bureaucrates frileux et allergiques au risque excluant d'office une foule de bureaux pourtant très compétents (comme par exemple les "concours" en architecture depuis quelques années déjà), il y a biensur des mauvais architectes aussi. Qui souvent finissent par faire les plus gros projets, parmis les plus visibles,  mais parmis les moins aboutis, les plus cheap. Comme en produisent Geiger Huot et Béïque Legault Thuot par exemple. 

Mais le commun des mortels s'en fout et même, pire, ne veut pas payer collectivement pour l'architecture, donc au final, on mérite ce qu'on a, il faut croire. Du moins, on finit par se rabattre sur ce constat castrant. Et le privé n'élève que peu ou pas du tout la barre, sauf en de très rares occasions (souvent à très petite échelle, aussi, et en ne commandant presque qu'exclusivement des produits de luxe qui contribuent à renforcer l'idée selon laquelle l'architecture et les architectes sont déconnectés du réel, et que le luxe qu'ils vendent définit aussi leur discipline).  

Remarque, les architectes sont artisans de leur malheur dans l'optique où ils ne sont que très peu présents pour dénoncer tout ça, et les plus gros acteurs du milieu continuent de s'en mettre plein les poches. 


Édito du jour. 

En tant qu'architecte, je trouve ton intervention plutôt simpliste à l'égard de la conception en architecture. C'est notre métier de composer avec les différents codes et réglementations qui régissent la construction de bâtiment. Le CCQ et les divers règlement de protection incendie existent parce qu'il y a des risques réels à la sécurité des occupants du bâtiment. Que les règles du Québec et du Canada soient plus strictes qu'ailleurs (ce qui n'est pas toujours le cas) ne change absolument rien à notre devoir de concepteur: concevoir le meilleur projet, avec les ressources qui nous sont accordées. Aussi, les règlements d'urbanisme existent pour des raisons évidentes d'encadrement du développement du territoire; mais sur ce point, je dois t'accorder que la Ville de Montréal devrait revoir complètement son règlement qui ne prône pas un développement intelligent du territoire, ni ne sous-tend une qualité architecturale représentative de notre talent. Les codes et règlements ne sont pas des freins à la créativité. Si un architecte n'est pas capable de concevoir à l'intérieur de ces cadres (relativement faciles d'exécution), peut-être devrait-il revoir la façon dont il travaille et se questionner sur sa capacité à concevoir ou à construire un ouvrage... et si même après tous ces questionnements, l'impasse demeure, reste toujours les demandes de mesures différentes qui permettent de contourner la plupart des règlements en échange d'une solution acceptable.

Cela dit, ce n'est pas à la ville de juger de la qualité architecturale d'un projet, mais bien à l'architecte qui le propose, et à travers une meilleure éducation du côté des promoteurs. Je ne suis pas d'accord avec l'idée que la bonne architecture devrait être réservée à de richissimes promoteurs, puisque nous avons de très bon projets publics, qui sans avoir l'esthétique la plus actuelle, présentent des concepts aboutis et une fonctionnalité digne des meilleurs projets du monde. Je parle ici de projets d'hôpitaux récents, de musées, de bibliothèques d'équipements urbains publics, et aussi de projets privés qui tranquillement changent le visage de la ville. Aussi, la Ville n'est pas là pour flatter l'ego des architectes qui dessinent les projets, elle est là pour défendre l'intérêt de ses citoyens, et c'est précisément ce qu'elle s'efforce de faire régulièrement.

Maintenant, est-ce que les architectes sont les artisans de leur propre malheur? Probablement, considérant la propension de plusieurs d'entre-nous à brosser du revers de la main toute production commerciale, ou encore issue des "gros bureaux". Mais aussi artisans de leur propre malheur en acceptant encore et toujours des honoraires trop bas, qui empêchent un travail de profondeur sur la conception en architecture. Malheureusement, il n'est pas donné le luxe à tout le monde de travailler gratuitement pour faire le meilleur projet...

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Le 2019-03-28 à 22:09, Malcolmeyeal a dit :

@Marc90J'adhère à 100% avec ton premier paragraphe. Je te perd au deuxième. Des mauvais architectes? Je ne connais pas un architecte dont l'objectif premier est de faire des projets cheap et les moins aboutis pour reprendre tes paroles. Bien au contraire. Par contre, dans le contexte Montréalais actuel, l'architecte n'a malheureusement plus souvent qu'autrement le dernier mots autour de la table. Après les impératifs financiers des promoteurs, entrepreneurs, créancier et les contraintes réglementaires des villes et des instances gouvernementales,  la marge de manoeuvre, l'espace d'expression restant pour les architectes est un mince fil parsemé de compromis regrettables. Le marché dicte la pratique en se moment, et bien que les architectes peuvent et doivent dénoncer ce que tu mentionne avec lucidité dans ton premier paragraphe, il ne peuvent à eux seuls porter la responsabilité qui incombe à l'ensemble de la société. À défaut d'avoir les moyens de leurs ambitions, ils sont contraints de se plier aux exigences qu'on leur imposent...du talent en sourdine.

Je suis très d'accord avec ce que tu dis, mais malheureusement, il faut reconnaître que, comme dans tous les métiers, il y a des mauvais architectes. Sans même avoir la compétence pour pointer des individus, on peut clairement affirmer sans se tromper que :

  • Il y a des mauvais médecins. 
  • Il y a des mauvais enseignants. 
  • Il y a des mauvais avocats. 
  • Il y a des mauvais politiciens.
  • Il y a des mauvais ingénieurs.

Ce n'est que pure logique, mais la résultante est qu'il y a donc des mauvais architectes. Le terme "mauvais", un adjectif que je reconnais être très simpliste ici, mais qui illustre efficacement le propos, peut revêtir une foule de définitions et se décline en plusieurs comportements, pouvant être combinés ou être pris séparément : Des architectes qui font du rubber stamping, d'autres qui n'ont absolument aucune vision contemporaine et de talent en design et en conception mais qui en font quand même (mais qui des fois savent gérer une firme correctement et même bien le faire, côté économique, donc ils ont quand même un talent fou pour la business, au grand dam du paysage montréalais). Il y en a qui ont énormément de talent de conception, mais aucune idée quoi faire côté promotion de leur pratique. D'autres n'ont que l'envie de faire gros, vite, cheap, et que ça rapporte. Ces problèmes existent, comme dans plein de professions. Je conçois mal pourquoi celle d'architecte serait à l'abri. Je crois qu'on ne sert absolument pas la discipline de l'architecture et sa perception dans la société en refusant l'auto-critique de nos pratiques respectives, de nos projets, et en affirmant que tout ce beau monde sert "the greater architectural good".  Car ce n'est tout simplement pas vrai, c'est limite hypocrite. Et risqué :  les mauvaise pratiques et l'incompétence de certains, à différentes échelles, entachent la réputation de tous les autres, au final. Je ne suis pas apte personnellement à juger qui est quoi, qui n'est pas quoi, etc. mais objectivement, ce n'est que pur raisonnement logique, il me semble, que de conclure à ce constat. Qui n'est, au final, pas si pire que le portrait exagérément sombre que je dresse dans ce paragraphe, dois-je ajouter. 

Ensuite, en effet, au-delà du talent ou de son absence, il y a tout le contexte dont tu discute. 

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Le 2019-03-30 à 16:40, arch a dit :

En tant qu'architecte, je trouve ton intervention plutôt simpliste à l'égard de la conception en architecture. C'est notre métier de composer avec les différents codes et réglementations qui régissent la construction de bâtiment. Le CCQ et les divers règlement de protection incendie existent parce qu'il y a des risques réels à la sécurité des occupants du bâtiment. Que les règles du Québec et du Canada soient plus strictes qu'ailleurs (ce qui n'est pas toujours le cas) ne change absolument rien à notre devoir de concepteur: concevoir le meilleur projet, avec les ressources qui nous sont accordées. Aussi, les règlements d'urbanisme existent pour des raisons évidentes d'encadrement du développement du territoire; mais sur ce point, je dois t'accorder que la Ville de Montréal devrait revoir complètement son règlement qui ne prône pas un développement intelligent du territoire, ni ne sous-tend une qualité architecturale représentative de notre talent. Les codes et règlements ne sont pas des freins à la créativité. Si un architecte n'est pas capable de concevoir à l'intérieur de ces cadres (relativement faciles d'exécution), peut-être devrait-il revoir la façon dont il travaille et se questionner sur sa capacité à concevoir ou à construire un ouvrage... et si même après tous ces questionnements, l'impasse demeure, reste toujours les demandes de mesures différentes qui permettent de contourner la plupart des règlements en échange d'une solution acceptable.

Cela dit, ce n'est pas à la ville de juger de la qualité architecturale d'un projet, mais bien à l'architecte qui le propose, et à travers une meilleure éducation du côté des promoteurs. Je ne suis pas d'accord avec l'idée que la bonne architecture devrait être réservée à de richissimes promoteurs, puisque nous avons de très bon projets publics, qui sans avoir l'esthétique la plus actuelle, présentent des concepts aboutis et une fonctionnalité digne des meilleurs projets du monde. Je parle ici de projets d'hôpitaux récents, de musées, de bibliothèques d'équipements urbains publics, et aussi de projets privés qui tranquillement changent le visage de la ville. Aussi, la Ville n'est pas là pour flatter l'ego des architectes qui dessinent les projets, elle est là pour défendre l'intérêt de ses citoyens, et c'est précisément ce qu'elle s'efforce de faire régulièrement.

Maintenant, est-ce que les architectes sont les artisans de leur propre malheur? Probablement, considérant la propension de plusieurs d'entre-nous à brosser du revers de la main toute production commerciale, ou encore issue des "gros bureaux". Mais aussi artisans de leur propre malheur en acceptant encore et toujours des honoraires trop bas, qui empêchent un travail de profondeur sur la conception en architecture. Malheureusement, il n'est pas donné le luxe à tout le monde de travailler gratuitement pour faire le meilleur projet...

Je ne suis pas architecte mais comme n'importe quelle discipline professionnelle, il y a des tendances que tous essaient de reproduire pour satisfaire leur client. Dans 20 ans, ce sera quelque chose d'autres et tout le monde va s'aligner sur cette nouvelle tendance à la mode.

Il ne s'est à peu près rien bâti à Montréal durant des décennies, et bien que je sois très critique des vieux immeubles des années '60, aujourd'hui nous sommes dans une nouvelle phase d'effervescence ou tout le monde propose grosso-modo la même chose. Ce n'est pas nécessairement la faute des architectes. En terme d'originalité, il suffit de regarder toutes les belles proposions des étudiants pour le Faubourg Molson pour s'en convaincre. Ce n'est pas le manque de talents ou de compétence, mais la réalité économique oblige bien des sacrifices malheureusement.

Mon souhait étant qu'il y ait encore plus de projets pour forcer les promoteurs à se distinguer des autres par une architecture innovante. Je fais allusion ici à des projets comme le Noca, le Brickfield, l'Avenue et d'autres encore qui ont su se démarquer des formes très régulières qu'on essaie de vendre comme des icônes en avance sur la tendance actuelle.

Alors, bravo pour les architectes. Leur travail n'est pas des plus faciles.

 

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il y a 7 minutes, Mtlarch a dit :

Ce n'est pas le manque de talents ou de compétence, mais la réalité économique oblige bien des sacrifices malheureusement.

Tout en reconnaissant qu'il y a bien d'autres points pertinents, je voudrais m'attarder à celui-ci que je cite, simplement parce que je m'y sens plus à l'aise. 

Commençons par établir une distinction entre les projets financés par les gouvernements, et ceux qui relèvent du secteur privé.  

 Projets publics.  D'une part, les considérations économiques sont bien réelles (on ne voudrait pas qu'il en soit autrement).  D'autre part,  les gouvernements, à titre de représentants de l'intérêt public en général, ont toutes les raisons d'être plus sensibles à l'impact des projets qu'ils envisagent sur l'esthétique de la ville.  Ceci est une considération supplémentaire à prendre en compte,  alors qu'on n'en attend pas autant des promoteurs privés.

 Projets privés.  L'hypothèse cardinale veut que les promoteurs cherchent à maximiser leurs profits.  Cependant, cela n'implique aucunement que les promoteurs feront toujours des choix moins coûteux (et présumément moins esthétiques).  La maximisation des profits ne passe pas seulement par la minimisation des coûts, mais tout autant par la maximisation des revenus .  Or ces revenus proviendront des clients.  Ceux-ci seront corporatifs dans le cas d'édifices à bureaux et/ou à vocation commerciale;  et si c'est pour du résidentiel, les clients seront (généralement) des individus, propriétaires s'il s'agit de condos, ou locataires.  Tous ces clients (corporations ou individus) ne pensent pas seulement à payer le moins cher possible; le prestige attaché au bâtiment  peut compter aussi --d'où une préférence pour la beauté (ainsi que la fonctionnalité, mais on s'écarte du sujet).  Pour dire les choses avec des mots simples: les clients (le marché) sont-ils disposés à payer plus cher pour avoir plus beau?  Pour les grandes corporations en particulier, la question sous-jacente est: est-ce que ça vaut la peine?  S'agira-t-il de la tour étendard (flagship) d'une entreprise pour laquelle le prestige est une composante importante de sa stratégie?.  S'il s'agit seulement d'un bureau secondaire qui a seulement besoin de faire acte de présence dans la ville parce que des clients s'y trouvent, l'élément de prestige compte bien moins.  De plus, l'importance de l'image de marque varie en fonction de la clientèle visée:  pour une banque d'affaires, un cabinet d'avocats ou d'experts-conseils, les marques de produits de luxe (bijoux,  vêtements, automobiles, etc.) le prestige des bureaux déteint sur l'image de la firme; par contre, si la clientèle visée dispose de moyens modestes et est connue pour rechercher les aubaines/bas prix, il serait mal avisé d'avoir un siège social "prestigieux", même si la corporation est milliardaire --Je pensais par exemple à Wal-Mart: eh bien oui, comme je l'imaginais, leur nouveau siège social dans l'Arkansas est dans cet esprit: "Tradition, Not Frills".  Quant au secteur résidentiel  --le plus actif ces années-ci au centre-ville de Montréal, on doit se demander: qui achète (ou loue) et dans quel but? --  Si c'est simplement pour se mettre un toit sur la tête, l'apparence comptera peu (mais la localisation compte quand même, eu égard aux préoccupations quant aux déplacements pour le travail etc.);  si c'est pour faire de la location à court terme à des touristes, le site et le (bas) prix sont plus importants que l'esthétique.  Pour les plus riches, est-ce que ce sera un pied-à-terre ou la résidence principale?  Le luxe intérieur comptera beaucoup.  Quand est-ce que la beauté architecturale du bâtiment deviendra une considération incontournable?  --Peut-être quand il y aura suffisamment de personnes pour lesquelles cela est une raison de fierté ou de prestige.  Alors, les promoteurs s'empresseront de répondre à cette demande.   Conclusion: le fardeau (onus en anglais) est sur les clients, davantage que sur les promoteurs.  Il faut instiller un désir du beau parmi les clients.  Ça ne concerne pas seulement les "riches"; les plus modestes eux aussi doivent être plus sensibilisés, et privilégier les projets démontrant un réel souci de l'esthétique même quand les moyens (et les prix) sont plus modestes.

Quant aux gouvernements, ils devraient donner l'exemple. Je préférerais six beaux projets à dix qui jurent par leur utilitarisme flagrant.  Les quatre derniers attendront leur tour.  Parfois, il vaut mieux ne rien faire (en attendant) que de faire du laid.

 

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Il y a 8 heures, Né entre les rapides a dit :

Tout en reconnaissant qu'il y a bien d'autres points pertinents, je voudrais m'attarder à celui-ci que je cite, simplement parce que je m'y sens plus à l'aise. 

Commençons par établir une distinction entre les projets financés par les gouvernements, et ceux qui relèvent du secteur privé.  

 Projets publics.  D'une part, les considérations économiques sont bien réelles (on ne voudrait pas qu'il en soit autrement).  D'autre part,  les gouvernements, à titre de représentants de l'intérêt public en général, ont toutes les raisons d'être plus sensibles à l'impact des projets qu'ils envisagent sur l'esthétique de la ville.  Ceci est une considération supplémentaire à prendre en compte,  alors qu'on n'en attend pas autant des promoteurs privés.

 Projets privés.  L'hypothèse cardinale veut que les promoteurs cherchent à maximiser leurs profits.  Cependant, cela n'implique aucunement que les promoteurs feront toujours des choix moins coûteux (et présumément moins esthétiques).  La maximisation des profits ne passe pas seulement par la minimisation des coûts, mais tout autant par la maximisation des revenus .  Or ces revenus proviendront des clients.  Ceux-ci seront corporatifs dans le cas d'édifices à bureaux et/ou à vocation commerciale;  et si c'est pour du résidentiel, les clients seront (généralement) des individus, propriétaires s'il s'agit de condos, ou locataires.  Tous ces clients (corporations ou individus) ne pensent pas seulement à payer le moins cher possible; le prestige attaché au bâtiment  peut compter aussi --d'où une préférence pour la beauté (ainsi que la fonctionnalité, mais on s'écarte du sujet).  Pour dire les choses avec des mots simples: les clients (le marché) sont-ils disposés à payer plus cher pour avoir plus beau?  Pour les grandes corporations en particulier, la question sous-jacente est: est-ce que ça vaut la peine?  S'agira-t-il de la tour étendard (flagship) d'une entreprise pour laquelle le prestige est une composante importante de sa stratégie?.  S'il s'agit seulement d'un bureau secondaire qui a seulement besoin de faire acte de présence dans la ville parce que des clients s'y trouvent, l'élément de prestige compte bien moins.  De plus, l'importance de l'image de marque varie en fonction de la clientèle visée:  pour une banque d'affaires, un cabinet d'avocats ou d'experts-conseils, les marques de produits de luxe (bijoux,  vêtements, automobiles, etc.) le prestige des bureaux déteint sur l'image de la firme; par contre, si la clientèle visée dispose de moyens modestes et est connue pour rechercher les aubaines/bas prix, il serait mal avisé d'avoir un siège social "prestigieux", même si la corporation est milliardaire --Je pensais par exemple à Wal-Mart: eh bien oui, comme je l'imaginais, leur nouveau siège social dans l'Arkansas est dans cet esprit: "Tradition, Not Frills".  Quant au secteur résidentiel  --le plus actif ces années-ci au centre-ville de Montréal, on doit se demander: qui achète (ou loue) et dans quel but? --  Si c'est simplement pour se mettre un toit sur la tête, l'apparence comptera peu (mais la localisation compte quand même, eu égard aux préoccupations quant aux déplacements pour le travail etc.);  si c'est pour faire de la location à court terme à des touristes, le site et le (bas) prix sont plus importants que l'esthétique.  Pour les plus riches, est-ce que ce sera un pied-à-terre ou la résidence principale?  Le luxe intérieur comptera beaucoup.  Quand est-ce que la beauté architecturale du bâtiment deviendra une considération incontournable?  --Peut-être quand il y aura suffisamment de personnes pour lesquelles cela est une raison de fierté ou de prestige.  Alors, les promoteurs s'empresseront de répondre à cette demande.   Conclusion: le fardeau (onus en anglais) est sur les clients, davantage que sur les promoteurs.  Il faut instiller un désir du beau parmi les clients.  Ça ne concerne pas seulement les "riches"; les plus modestes eux aussi doivent être plus sensibilisés, et privilégier les projets démontrant un réel souci de l'esthétique même quand les moyens (et les prix) sont plus modestes.

Quant aux gouvernements, ils devraient donner l'exemple. Je préférerais six beaux projets à dix qui jurent par leur utilitarisme flagrant.  Les quatre derniers attendront leur tour.  Parfois, il vaut mieux ne rien faire (en attendant) que de faire du laid.

 

Excellente intervention! Je n'ai plus de upvotes à donner, mais en voici un!

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      Proposition législative ou réglementaire, résolution, orientation, programme ou plan d'action
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