Recommended Posts

Pinned posts

Hôtel Art de vivre (hôtel et appartements)

bleurymaisonneuve.jpg

Citation

Emplacement: Ancien Jardin Domtar
Hauteur en étages: 35
Hauteur en mètres: 
Coût du projet: 
Promoteur: Canvar
Architecte: 
Entrepreneur général: 
Début de construction: 
Fin de construction: 
Site internet: 
Lien webcam: 
Autres images: 
Vidéo promotionnelle: 
Rumeurs: 
Autres informations: hôtel de 143 chambres et de 252 appartements locatifs, 191 cases de stationnement souterrain

 

Modifié par nephersir7

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
QUARTIER DES SPECTACLES

LE JARDIN DOMTAR SACRIFIÉ POUR UN PROJET IMMOBILIER

SUZANNE COLPRONLA PRESSE

Le Jardin d’arbres de la Domtar, adossé à une bouche du métro Place-des-Arts, sera bientôt chose du passé. Aménagé et géré par la papetière Domtar mais ouvert au public, ce coin de verdure unique dans le Quartier des spectacles sera vendu sous peu à un promoteur immobilier, a-t-on appris.

 

Dans un mot adressé aux employés, le 28 juillet, le premier vice-président, Développement corporatif, Patrick Loulou, précise qu’on y construira un immeuble regroupant un hôtel et des appartements. « Toutes les mesures seront prises pour minimiser les inconvénients durant la construction et de plus amples informations vous seront transmises à une date ultérieure », indique-t-il.

M. Loulou ajoute que le Centre de la petite enfance Origami, situé à la Maison Domtar, pourra continuer à occuper une parcelle clôturée du jardin comme aire de jeu. Cet espace extérieur, assure-t-il, sera amélioré à la suite de la construction de l’immeuble.

Quand les travaux vont-ils débuter ? Qui est le promoteur immobilier ? « Nous n’avons aucun commentaire à faire pour le moment », nous a dit par courriel Bérangère Parry, conseillère aux communications.

UN JARDIN PRIMÉ

Inauguré en 2002, le Jardin Domtar, l’un des rares jardins au centre-ville, a reçu deux prix en 2003 : le prix des designers de l’Association des architectes paysagistes du Québec et le prix Orange en design urbain de Sauvons Montréal. Ce projet, disait-on à l’époque, est un exemple de société qui contribue à la conscience écologique des centres-villes.

Situé sur un ancien terrain de stationnement, acheté en 2000 à la Ville de Montréal, au coin de la rue De Bleury et du boulevard De Maisonneuve, il occupe une superficie de plus de 2800 mètres carrés.

Le président et chef de la direction de la papetière, John D. Williams, avait déclaré en 2012 : « Le Jardin Domtar illustre parfaitement une de nos valeurs clés : l’engagement. L’engagement à être une société durable pour notre environnement, nos employés et nos communautés. »

Le lieu, dont le thème est « Une forêt pour tous pour toujours », se divise en deux parties. Le côté nord symbolise la forêt de l’est du Canada, tandis que le côté sud est plus urbain. D’un bord, on trouve une végétation indigène : chêne, érable à sucre, bouleau. De l’autre, des arbres utilisés et transformés par Domtar dans ses activités : chêne, frêne, peuplier.

Une large passerelle relie l’accès au métro Place-des-Arts et l’entrée principale du siège social de Domtar. Le jardin est ouvert tous les jours, de 7 h à 21 h. Les gens du quartier sont nombreux à le fréquenter, surtout à l’heure du lunch.

« C’est vraiment malheureux qu’on le détruise, c’est un choc », lance Malaka Ackaoui, présidente de l’agence d’architecture du paysage, d’urbanisme et de design urbain WAA, qui a réalisé le jardin en 2002.

« Il n’y a pas assez d’espaces verts au centre-ville. Que va-t-on faire des arbres devenus matures ? »

— Malaka Ackaoui, présidente de l’agence WAA

Une question à laquelle personne ne semble en mesure de répondre.

« Le Jardin Domtar est un espace privé, ouvert au public selon la volonté du propriétaire, rappelle Gabrielle Fontaine-Giroux, du service de communications. La Ville de Montréal n’a pas reçu de demande de permis de construction à cet endroit à l’heure actuelle. »

« UNE PERTE POUR MONTRÉAL »

C’est La Presse qui a appris l’existence du projet immobilier à Michel Saulnier, qui a réalisé la sculpture baptisée Écho, plantée au cœur du jardin : une œuvre en forme de totem à quatre mâts composée de 17 têtes d’ours en bois. L’ours est le symbole de la sagesse dans les cultures amérindiennes, explique l’artiste. « Sa présence nous rappelle sur ce site la nécessité d’être “sage” afin de conserver et de protéger la forêt ou la biodiversité des écosystèmes. »

Après vérification, M. Saulnier a appris que son œuvre serait entreposée durant les travaux de construction et déplacée par la suite, sans doute dans l’espace extérieur réservé au Centre de la petite enfance. « C’est dommage, dit-il, parce qu’il n’y a pas tellement d’espaces verts dans cette partie de la ville. »

C’est aussi La Presse qui a appris l’existence de ce projet à Héritage Montréal, dont la mission est de promouvoir et protéger le patrimoine architectural, historique, naturel et culturel de Montréal.

« Domtar a fait un très bel effort en créant ce jardin, note Dinu Bumbaru, directeur des politiques d’Héritage Montréal. Aujourd’hui, faut-il exproprier ? Je ne sais pas. Mais ça mériterait une discussion. Le quartier dans lequel se trouve ce jardin est en train de devenir hyper dense et très congestionné. »

« Ce n’est pas un jardin public, c’est un jardin d’entreprise, ajoute Bernard St-Denis, professeur à la faculté d’aménagement de l’Université de Montréal. Si la société renonce à le garder, on ne peut pas faire grand-chose. Mais c’est dommage parce qu’il n’y a pas beaucoup de jardins au centre-ville et qu’il n’y a pas beaucoup de jardins publics tout court. »

Selon M. St-Denis, un jardin offre une qualité d’expérience que d’autres espaces publics n’offrent pas. « Quand on entre dans un jardin, on est ailleurs. La disparition du Jardin Domtar est une perte pour Montréal. »

La papetière, d’après nos informations, aurait pris cette décision en partie parce que la Société de transport de Montréal (STM) menaçait depuis quelques années d’exproprier le tiers du jardin pour y construire un poste de ventilation à côté de la bouche de métro.

Il n’est toutefois plus question d’expropriation, assure Amélie Régis, conseillère aux affaires publiques de la STM. « Le poste de ventilation mécanique serait intégré à un projet d’un promoteur dont on ne peut révéler les détails, car nous sommes tenus à la confidentialité », précise-t-elle.

La Ville pourrait-elle racheter ce terrain pour conserver le jardin ?

« Oui, sans doute, répond Bernard St-Denis. Mais ça veut dire des millions de dollars. »

DOMTAR EN BREF

La papetière québécoise Domtar fournit des produits à base de fibre : des papiers de communication, de spécialité et d’emballage, et des produits hygiéniques absorbants. Elle compte près de 10 000 employés dans plus de 50 pays. Ses ventes s’élèvent à 5,1 milliards US par année, et ses actions ordinaires sont cotées aux Bourses de New York et de Toronto. Domtar conçoit et fabrique des produits d’incontinence pour adultes, comme les culottes protectrices, les culottes ajustables, les protège-draps, les serviettes et les débarbouillettes ainsi que les couches pour bébés et les culottes d’entraînement. Elle possède 10 usines : une à Windsor, au Québec, une à Espanola, en Ontario, et huit aux États-Unis.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
il y a 20 minutes, IluvMTL a dit :

ce coin de verdure unique dans le Quartier des spectacles sera vendu sous peu à un promoteur immobilier, a-t-on appris.

on y construira un immeuble regroupant un hôtel et des appartements.

Canvar, sans doute.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Dommage de perdre cet ilot de verdure qui trône dans un désert de béton. D'un côté je comprends que le site est hautement stratégique avec une entrée de métro qui y donne accès. Cependant il y a tellement de terrains à développer au centre-ville et même dans le secteur du QdS. Pensons notamment à l'ancien site du Spectrum dont le potentiel est important et encore plus stratégique à mon avis.

J'ose donc espérer que l'on puisse d'une façon ou d'une autre sauver cet espace ou à tout le moins en limiter la destruction. A défaut de quoi on devrait exiger un aménagement public accessible de la rue, pour offrir aux passants un mini-parc pour le repos et la détente, comme on fait déjà si bien à Vancouver.

D'ailleurs il serait plus que temps que l'on amende notre plan d'urbanisme dans un meilleur esprit de développement durable. Pourquoi ne pas obliger l'aménagement de ce genre d'espace vert qui représenterait un pourcentage moyen de la surface d'un terrain à construire, et qui serait spécifiquement réservé à l'espace public accessible de la rue? 

Retenons en même temps la leçon de Houston où il devient indispensable de favoriser la perméabilité des sols. Ce genre d'ilots en plus d'enrichir le paysage urbain, aurait comme fonction secondaire la rétention et la redirection des eaux pour une percolation supérieure. Aidant de surcroit le secteur à évacuer et mieux contrôler les précipitations soudaines qui deviennent de plus en plus fréquentes.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
6 minutes ago, Rusty said:

Il y a des belle roses et autres belles fleures ... mais je ne ressent rien .... il y a d'autres jardins en ville :ph34r: 

I think I know what you mean. I dont know if it's because it's cramped between 2 streets and behind the Métro station, but my impression of this park is that it's always in shade because of the surrounding buildings.  You'd think it would be an oasis,  but it's It's not a go to place for me when I'm in that area. Just not attracted to this space for some reason.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Ce sera définitivement une perte la disparition de ce parc, espérons qu'on va nous arriver avec un projet de qualité, pas une autre cochonnerie à la Griiffintown. Je ne peux pas croire qu'avec tous les terrains abandonnés situés au sud  de la Tour de la Bourse, qu'on ne puisse pas trouver preneur pour ces terrains.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Mais il est très agréable ce petit parc! Une sorte de sanctuaire en pleine ville. Quel dommage! Il y a tellement de terrains dans le coin pourtant. Je sais bien qu'ils n'appartiennent pas tous à Domtar, et qu'ils ont peut-être besoin de cash, mais ça reste très dommage.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

C'est vraiment triste. Le seul espace vert du coin. 

Je ne serais pas surpris qu'on force la Ville a négocier l'acquisition et qu'on monte les enchères avec cet "offre d'achat" secrète mais pas tant que ça.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


  • Contenu similaire

    • Par UrbMtl
      5480 Henri-Julien
      terrain vendu à un autre promoteur, projet annulé

       
       
    • Par mtlurb
      Le Palais des congrès prévoit s'agrandir
      Mario Girard
       
      La Presse
       
      Le projet de Quartier de la santé dont La Presse a dévoilé hier les grandes lignes incite d'autres partenaires à briser «l'immobilisme» dont on accuse la métropole. Le Palais des congrès de Montréal désire profiter de l'occasion pour prendre de l'expansion.
       
      La construction du CHUM engendrera une spectaculaire transformation urbanistique. Le recouvrement de l'autoroute Ville-Marie et la construction d'une quinzaine de bâtiments sont au coeur de ce projet désigné sous le nom de Quartier de la santé.
       
      L'élimination de terrains de stationnement et la création d'infrastructures favorisant les piétons et les cyclistes dans la zone bordée par les rues Saint-Urbain, Amherst, Saint-Antoine et le boulevard René-Lévesque, compléteront l'ensemble des travaux dont nous avons publié les plans.
       
      La Presse a appris que, dans la foulée, le Palais des congrès de Montréal voudrait emboîter le pas avec d'importants travaux d'agrandissement dans un quadrilatère voisin de son emplacement actuel. Le Palais y érigerait un nouveau pavillon qui accueillerait des salles d'exposition et de réunion de même qu'un centre de conférence réservé au CHUM et à une clientèle locale ou internationale.
       
      Ce projet, qui occuperait l'espace situé à l'est de la rue Saint-Urbain, impliquerait l'élimination d'un terrain de stationnement et la démolition du magasin de musique Steve's. «Personne ne nous a parlé de cela», s'est contenté de dire Sheldon, gérant de cette boutique qui a depuis plus de 40 ans son enseigne rue Saint-Antoine.
       
      Il y a longtemps que le président du Palais des congrès, Paul Saint-Jacques, convoite cet emplacement de rêve. Déjà en décembre 2004, dans un discours devant la chambre de commerce du Montréal métropolitain, il avait exprimé le désir que ce terrain lui soit réservé. Ce «désir» sera souligné au crayon gras demain soir aux audiences de l'Office de consultation publique de Montréal.
       
      Par la même occasion, on dévoilera les détails entourant la création du Centre international d'innovation thérapeutique (CIIT). Émanant du Technopôle Ville-Marie, mis sur pied par le CHUM, ce centre de recherche veut devenir un chef de file international dans l'évaluation, le transfert et l'implantation de solutions thérapeutiques, tant pour les enfants que pour les adultes.
       
      Le CIIT serait érigé à proximité du CHUM et couvrirait une superficie de 35 000 m2. Le Technopôle Ville-Marie envisage de retenir les services d'une firme internationale pour établir un plan d'affaires et confirmer le potentiel du projet.
       
      Benoît Labonté, maire de l'arrondissement de Ville-Marie et responsable du projet du CHUM et du Quartier de la santé, se réjouit de voir que ces visées prennent de l'ampleur. «C'est le plus important potentiel de développement économique que la ville de Montréal ait connu depuis fort longtemps, dit-il. Il n'y a pas eu d'investissement de cet ordre depuis 30 ans dans la métropole.»
       
      M. Labonté confirme que les idées et les plans publiés hier dans La Presse font effectivement partie du projet, mais il affirme que de nouveaux éléments s'y ajouteront. «Il y a d'autres études externes et internes qui sont menées actuellement, dit-il. Une étude est notamment en cours sur la circulation dans ce quartier.»
       
      Les responsables attendent maintenant un plan d'affaires du Technopôle Ville-Marie. Pierre Marc Johnson, qui en assure la présidence, devrait annoncer la composition de son conseil d'administration en janvier. Le Technopôle Ville-Marie sera chargé de pressentir d'éventuels partenaires privés pour le Quartier de la santé. «Je n'irai certainement pas déposer un plan sans des acquis solides, dit Benoît Labonté. Il faut démontrer une rentabilité certaine avant de s'engager.»
       
      Robert Laramée, directeur général du parti Vision Montréal, n'est pas surpris d'entendre parler de ce projet. Il en avait lui-même présenté les bases en compagnie de Martin Lemay, alors maire de l'arrondissement de Ville-Marie, en mars 2005, devant une commission parlementaire.
       
      «Ce qui me surprend, c'est de voir la participation de l'administration centrale à ce projet, alors qu'on s'était battu à l'époque pour obtenir sa collaboration, dit-il. C'est l'arrondissement de Ville-Marie qui avait payé les premières études et ça nous avait coûté 100 000 $.»
       
      Au ministère des Affaires municipales, on demeure prudent pour l'instant. «Comme rien n'a été officiellement déposé, nous ne pouvons commenter», dit Jonathan Trudeau, porte-parole de la ministre Nathalie Normandeau.
    • Par IluvMTL
      https://www.ledevoir.com/culture/547819/le-monastere-ouvre-un-cabaret-de-cirque-dans-une-eglise
      http://le-monastere.ca/
      Le Monastère ouvre un cabaret de cirque dans une église
      [Culture]
      Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Jeudi et vendredi, les trapézistes Shannon Gélinas (sur cette photo) et Evelyne Paquin-Lanthier se produiront à l’église anglicane St. Jax, s’entortillant dans un long tissu blanc devant des vitraux emblématiques.
      Caroline Montpetit
      14 février 2019
      Culture
      Evelyne Paquin-Lanthier s’élance du haut du plafond de bois de l’église anglicane St. Jax, s’entortille dans un long tissu blanc et atterrit au sol avant de remonter par le même chemin, devant un vitrail illustrant l’Ascension. Bienvenue au Monastère, cet organisme sans but lucratif qui s’est donné pour mission de tenir des cabarets de cirque à Montréal. Depuis peu, c’est dans la vieille église montréalaise de St. Jax, rue Sainte-Catherine, que l’organisme a élu domicile.
      Rosalie Beauchamp et Guillaume Blais, les deux fondateurs du Monastère, sont tous deux issus du milieu du cirque. Après avoir bourlingué à travers le monde, ils ont senti le besoin d’offrir une scène aux artistes de cirque québécois. Ceux-ci sont invités à y présenter leurs propres créations.
      Les cabarets se succéderont au rythme d’une dizaine par année, et seront présentés par un maître de cérémonie. Jeudi et vendredi, les 14 et 15 février, on pourra notamment y voir le duo des trapézistes Evelyne Paquin-Lanthier et Shannon Gélinas. On pourra aussi y voir en première montréalaise le duo de sangles de Guillaume Paquin et Nicole Faubert, qu’ils viennent de présenter au Festival mondial du cirque de demain, à Paris. Cette semaine, c’est Joe de Paul qui sera maître de cérémonie. « C’est l’un des meilleurs clowns de Montréal », dit Guillaume Blais.
      « Montréal est qualifiée de capitale du cirque, mais il n’y a aucun artiste qui travaille ici. Les gens viennent se former ici, mais personne ne présente ses oeuvres. Même pour les grosses compagnies, 90 % du marché est à l’international », dit Guillaume Blais. « Les artistes ont créé des numéros qu’on considère comme des oeuvres d’art », dit Rosalie Beauchamp. Les cabarets du Monastère leur permettent de les présenter à l’état pur.
       Ils veulent démontrer comment on peut ramener les gens dans les églises, à travers l’art entre autres
      — Rosalie Beauchamp
      Mais c’est vraiment le lieu qui donne toute sa particularité à cette nouvelle édition du cabaret du Monastère. L’église de style néogothique St. Jax a été inaugurée en 1864 sous le nom de Saint-James the Apostle. À l’époque, elle était située au milieu d’un champ. Comme la plupart des églises du Québec, depuis quelques années, elle a vu le nombre de ses fidèles baisser. Plutôt que de fermer ses portes, elle a décidé de diversifier ses activités.
      « Il y a encore une messe qui est célébrée tous les dimanches », dit Rosalie Beauchamp. L’église a cependant évacué les bancs d’église de son sanctuaire pour faire place à des chaises, qui peuvent être déplacées lors de la tenue de spectacles. En fait, les bancs d’église ont même servi à la construction d’un bar, où on servira des alcools locaux lors de la tenue des cabarets du Monastère.
      « C’est encore une église fonctionnelle, dit Guillaume Blais. Mais la réalité des églises d’aujourd’hui, c’est qu’elles ne sont pas pleines et qu’il y a des coûts d’entretien. Donc plutôt que de fermer l’église et de la vendre pour que cela devienne des condos, ils ont décidé de ramener des gens de la communauté ici, par l’entremise de projets artistiques sans but religieux. »
      « Ils veulent démontrer comment on peut ramener les gens dans les églises, à travers l’art, entre autres. C’est un projet-pilote de leur côté aussi », dit Rosalie Beauchamp.
      Les deux artistes circassiens avaient d’abord eu l’idée de présenter des spectacles dans une autre église, rue Jarry, abandonnée puis démolie depuis. Ils ont présenté l’an dernier quelques éditions de leurs cabarets au Théâtre Plaza, rue Saint-Hubert, avant de s’installer pour de bon à l’église St. Jax.
      L’aménagement d’une scène de cirque en pleine église a nécessité de nombreux travaux. « Il a fallu faire venir des ingénieurs », pour assurer la transformation des lieux, dit Guillaume Blais.
      Le Monastère
      Cabaret de cirque, 14 et 15 février, église St. Jax, Montréal
       
    • Par Gilbert
      Développement vert de l'îlot du Monument National, entre les rues Clark/René-Lévesque/St-Laurent/Ste-Catherine.