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Québec met le cap sur le transport vert et le solaire


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Publié le 26 juin 2017 à 05h00 | Mis à jour à 06h03

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201706/25/01-5110672-quebec-met-le-cap-sur-le-transport-vert-et-le-solaire.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_les-plus-populaires-actualites_article_ECRAN1POS1

Québec met le cap sur le transport vert et le solaire

Le gouvernement Couillard investira 1,5 milliard de fonds publics... (photo Ng Han Guan, archives associated press)

Le gouvernement Couillard investira 1,5 milliard de fonds publics afin de mettre en branle un projet vert dans le secteur de l'énergie.

photo Ng Han Guan, archives associated press

Martin Croteau
La Presse

(Québec) Production d'électricité solaire, subventions au transport vert, disparition du charbon: le gouvernement Couillard investira 1,5 milliard d'ici trois ans pour encourager l'énergie propre et réduire la dépendance au pétrole, a appris La Presse. Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, dévoilera aujourd'hui un plan de 43 mesures pour atteindre ces objectifs.

Québec vise une réduction de 40 % du pétrole... (Photo Martin Tremblay, Archives La Presse) - image 1.0

Québec vise une réduction de 40 % du pétrole consommé dans la province d'ici 2030.

Photo Martin Tremblay, Archives La Presse

Hydro-Québec aménagera bientôt un parc d'électricité solaire de 100 mégawatts.... (photo CHANDAN KHANNA, archives agence france-presse) - image 1.1

Hydro-Québec aménagera bientôt un parc d'électricité solaire de 100 mégawatts.

photo CHANDAN KHANNA, archives agence france-presse

Le plan d'action que dévoilera le ministre vise à accélérer la transition vers des sources d'énergie propres. Québec vise une réduction de 40 % du pétrole consommé dans la province d'ici 2030.

La première série de mesures devrait entraîner une baisse de 6 % d'ici trois ans. C'est l'équivalent de 1,15 milliard de litres de carburant par rapport à 2013.

Cette économie donnera un coup de pouce à la balance commerciale du Québec, puisque la quasi-totalité du pétrole consommé dans la province est importée.

 

Tester le solaire

Le gouvernement souhaite qu'Hydro-Québec bâtisse une expertise dans la production d'électricité solaire. La société d'État aménagera bientôt un parc solaire de 100 mégawatts pour voir comment cette forme de production peut être intégrée à son réseau. Le site n'a pas encore été déterminé, mais le projet-pilote devrait être lancé d'ici la fin de l'année. Hydro mènera aussi un projet de démonstration d'une maison « intelligente et solaire ».

Plus de puissance hydroélectrique

Québec continuera d'appuyer des projets de mini-centrales. Hydro mettra à niveau ses barrages pour les rendre plus performants. Le plan prévoit aussi des études préliminaires pour déterminer la faisabilité technique d'un nouveau grand projet hydroélectrique, dont le site n'a pas encore été choisi. On devrait donc ajouter 1140 mégawatts à la capacité de production d'ici 2025. Québec mise sur des ententes à long terme de vente d'électricité hors-Québec pour hausser la rentabilité de la société d'État.

Voitures propres

Le ministre Arcand fixe un objectif de 100 000 véhicules électriques sur les routes du Québec en 2020. Pour ce faire, il va maintenir les subventions à l'achat de ces voitures et à l'installation de bornes de recharge dans les résidences et les commerces. Québec lancera aussi un projet-pilote pour encourager l'achat de véhicules électriques usagés. Le plan prévoit aussi un projet-pilote pour tester l'opération de voitures à l'hydrogène.

Camions propres

Moins de camions au diesel, plus de camions au gaz naturel. Le plan prévoit une série de mesures pour verdir les véhicules lourds. Le programme Écocamionnage qui subventionne les initiatives de réduction de carburant sera reconduit. Québec prévoit aussi des incitatifs à l'acquisition et à la conversion de camions. L'objectif est que 15 000 véhicules au propane et 12 000 véhicules au gaz naturel circulent sur les routes du Québec d'ici 2020.

Plus de biocarburants

Les biocarburants tels que l'éthanol devront obligatoirement être incorporés à l'essence qui est vendue dans les stations-service. Le gouvernement présentera un projet de loi qui imposera un seuil minimal de 2 % de contenu renouvelable dans le diesel et de 5 % dans l'essence. Au total, 100 millions de litres de diesel et 300 millions de litres d'essence seront ainsi fabriqués avec des carburants verts.

Chauffage vert

Le plan cible également la consommation énergétique des maisons. Québec subventionnera la conversion des systèmes de chauffage au mazout, ce qui touchera 25 000 ménages d'ici 2020. Hydro-Québec mènera pour sa part un projet-pilote en 2019 pour tester le chauffage interruptible. Cette initiative vise à réduire la consommation d'électricité à l'extérieur des périodes de pointe.

Plus de charbon

Certaines alumineries et cimenteries utilisent encore le charbon pour alimenter leurs installations. Québec veut faire cesser complètement l'utilisation de cette source très polluante de chaleur d'ici 2030. Son plan prévoit des incitatifs pour soutenir les entreprises industrielles qui adopteront des sources d'énergie propres. Ce programme visera aussi les entreprises, institutions et municipalités qui possèdent des systèmes au mazout.

Étendre le réseau de gaz

Le gouvernement prévoit subventionner l'extension du réseau de distribution de Gaz Métro. Cela signifie la construction de nouveaux gazoducs pour desservir la Beauce et Portneuf. Québec espère ajouter 65 kilomètres au réseau actuel d'ici trois ans.

Pétrole québécois

Même si son plan vise à réduire la consommation de pétrole, le ministre Arcand ne ferme pas la porte à une production québécoise d'hydrocarbures. Le plan prévoit le dépôt à l'automne de nouveaux règlements pour encadrer cette industrie. Il prévoit aussi donner aux municipalités la possibilité de désigner des zones incompatibles avec l'extraction. Un petit nombre de projets pétroliers et gaziers sont dans les cartons au Québec. Outre celui sur l'île Anticosti, qui est en eaux troubles, on compte trois petits projets en Gaspésie, soit Galt, Bourque et Haldimand.

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Anticosti : le gouvernement paie pour empêcher la création d'emplois

http://www.newswire.ca/fr/news-releases/anticosti--le-gouvernement-paie-pour-empecher-la-creation-demplois-637223043.html

 

MONTRÉAL, le 28 juill. 2017 /CNW Telbec/ - En soustrayant Anticosti à l'exploration pétrolière et gazière, Québec freine le développement économique et envoie un signal négatif aux investisseurs, après des années d'incertitude dans ce dossier.

Le gouvernement a confirmé vendredi qu'il fermait la porte à toute forme d'exploitation pétrolière sur l'île d'Anticosti, un territoire 16 fois grand comme l'île de Montréal et où habitent un peu plus de 200 habitants. Cette décision, et la négociation avec les entreprises concernées de l'abandon des droits de recherche, coûtera plus de 40 millions de dollars aux contribuables québécois, sans compter les dédommagements à verser à Trans American et Pétrolia, avec qui des ententes restent à conclure.

« Nous payons, avec nos impôts, pour empêcher la création d'emplois au Québec. C'est quand même paradoxal! », souligne Germain Belzile, chercheur associé senior à l'IEDM.

Au lieu d'encourager le développement économique du Québec, nos gouvernements laissent dormir les ressources dans le sol. Si nos élus cessaient d'être frileux et laissaient cours à la recherche et au développement de ces ressources, l'État et les contribuables y gagneraient.

Par ailleurs, le gouvernement mérite un « D » dans la gestion ce dossier. Il a décidé de danser la valse de l'incertitude : un jour, un projet l'intéresse; le jour suivant, il faut qu'il en devienne actionnaire pour donner son accord et signe un contrat à cet effet; le surlendemain, il n'est plus intéressé et cherche à se défiler de ses obligations.  « Un tel climat d'incertitude constitue une excellente recette pour faire fuir d'éventuels investisseurs dans toutes les régions et freiner le développement, comme le souligne d'ailleurs la littérature économique », ajoute M. Belzile.

« L'exploitation de nos ressources naturelles est une belle opportunité d'enrichir le Québec dans son ensemble. Et ce, sans avoir à subventionner qui que ce soit. C'est pourquoi il est souhaitable que le gouvernement demeure ouvert à cette exploitation », ajoute Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l'IEDM. « Surtout que les Québécois sont, par ailleurs, majoritairement en faveur de l'exploitation de nos ressources, selon les sondages. »

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