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les billets d’avion 55% plus chers au Québec


bxlmontreal
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Le coût du billet d’avion pour un vol régional au départ du Québec est 55 % plus élevé que dans les autres provinces canadiennes, dénonce l’Union des municipalités du Québec (UMQ).

En effet, le coût moyen d’un billet d’avion se chiffre à 1,20 $ canadien par mille nautique au Québec, comparativement à 0,77 $ canadien par mille nautique ailleurs au Canada. Cette situation contribue à ce que les gens utilisent trois fois moins le transport aérien au Québec que dans les autres provinces canadiennes. « Les aéroports doivent être considérés comme des outils indispensables de développement économique pour les régions. Dès lors, il est essentiel de maintenir les billets d’avion à un prix compétitif pour favoriser une plus grande utilisation de ce mode de transport, tant par les Québécois que par les touristes étrangers », a expliqué Bernard Sévigny, le président de l’UMQ. 

L’UMQ a identifié la situation quasi-monopolistique qui règne dans l’industrie aérienne au Québec comme cause première du prix élevé sur les liaisons régionales. En effet, 67 % des destinations régionales analysées sont desservies par une seule compagnie aérienne, en l’occurrence Air Canada, comparativement à 33 % ailleurs au Canada. Également, l’étude de l’UMQ note que les aéroports québécois imposent des frais d’atterrissage et de terminal plus élevés aux transporteurs aériens, qui se répercutent nécessairement sur les voyageurs. « Outre l’impact de la faible concurrence dans l’offre de transport aérien en région, les besoins financiers des aéroports régionaux minent également la compétitivité des prix et limitent le potentiel de ces infrastructures en tant que moteurs de développement économique. Nous rendrons d’ailleurs publics prochainement les résultats d’une seconde étude portant sur les besoins en immobilisations des 136 aéroports québécois », a souligné pour sa part monsieur Daniel Côté, maire de Gaspé et président du Comité sur les aéroports régionaux de l’UMQ.

L’étude comparative sur les coûts des billets d’avion est disponible sur le site Web de l’UMQ. Cette initiative s’inscrit dans la volonté du président de l’UMQ d’élaborer un plan économique pour les régions et fait suite à la Conférence municipale sur l’avenir du transport aérien en région, tenue à Lévis le 1er décembre dernier.

 

http://www.air-journal.fr/2017-05-28-canada-les-billets-davion-55-plus-chers-au-quebec-5182152.html

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J'ai lu avec intérêt l'étude sur laquelle s'appuie cet article.  Globalement, je l'ai trouvée instructive et bien faite.  Malgré les limitations inhérentes à une recherche comparative non exhaustive, je considère que la première conclusion est exacte --soit que le coût du billet d'avion pour un vol régional au départ du Québec soit plus plus élevé (+55%) que dans les autres provinces canadiennes.

Certaines des causes identifiées (eg. frais d'atterrissage plus élevés) sont incontestables.  L'étude identifie également la situation de monopole/présence de concurrence comme facteur.  J'y reviendrai.  Elle observe aussi que le taux d'utilisation du transport aérien (calculé en fonction de la population de la localité desservie) est beaucoup plus faible au Québec.

Etant moi aussi condamné à abréger et à simplifier, je me demanderais si 1) on l'utilise moins parce que c'est plus cher, ou 2) c'est plus cher parce qu'on l'utilise moins.  Mais une autre question se pose aussi: pourquoi choisit-on le transport aérien?  --a) à cause du gain de temps? ou b) parce qu'il n'y a pas de véritables alternatives?  c) dans quelle mesure le prix affecte-t-il le choix («élasticité prix de la demande»...), par exemple, si je suis un travailleur minier à haut salaire qui a grandement besoin de retrouver sa famille pour quelques jours, ce n'est pas la même chose que quelqu'un qui a tout son temps.  Ce qui m'amène à la «fameuse» question du monopole: demandons-nous pourquoi cette situation existe: est-ce parce que la demande (volume) est insuffisante pour justifier plus d'un transporteur?  Peut-on/veut-on subventionner certaines lignes?

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Subventionner une ligne ne devrait arriver que dans le cas ou c'est pour assurer la desserte aérienne d'une ville/région, exemple si l'abitibi perdait ses liaisons vers montreal par manque de rentabilité, il pourrait être bon d'étudier de subventionner une desserte minimale de ces régions afin de prévenir l'isolement. Par contre, subventionner pour les rendre moins chère, je suis loin d'être de cet avis, et si c'est le souhait d'une région de vouloir subventionner pour rendre moins cher, par exemple pour favoriser le tourisme (iles de la madeleine me vient en tête) ce dit budget devrait venir de l'enveloppe de promotion touristique si et seulement si cela s'avère rentable au total (les revenus touristiques sont supérieurs au coût de la subvention)

 

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  • 3 months later...

Publié le 27 septembre 2017 à 21h33 | Mis à jour le 27 septembre 2017 à 21h33

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201709/27/01-5137357-gaspe-cuba-moins-cher-que-gaspe-montreal.php

Gaspé-Cuba, moins cher que Gaspé-Montréal

L'Union des Municipalités du Québec dénonce le quasi-monopole... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

L'Union des Municipalités du Québec dénonce le quasi-monopole d'Air Canada sur les vols régionaux.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

(Québec) Aussi cher d'aller aux Îles-de-la-Madeleine qu'à Paris à partir de Québec, Gaspé-Cuba pour 62$ de moins que Gaspé-Montréal... Exaspérée par le prix des vols d'avion à l'intérieur de la province, l'Union des Municipalités du Québec dénonce le quasi-monopole d'Air Canada.

L'Union des Municipalités du Québec (UMQ) avait rassemblé une quinzaine de maires et mairesses, dont Régis Labeaume, mercredi, à Québec, pour un appel collectif au changement dans le monde de transport aérien régional. 

C'est que selon une étude commandée par l'UMQ, les Québécois payent en moyenne 55% plus cher que les habitants des autres provinces canadiennes pour leurs vols régionaux. Dans les mots de Régis Labeaume : «Air Canada pourrait réduire ses prix de moitié au Québec et continuer à faire un profit très raisonnable pour ce domaine-là». 

Si des investissements publics sont aussi nécessaires dans les infrastructures aéroportuaires régionales, 400 millions $ dans les cinq prochaines années selon l'UMQ, c'est surtout le prix des billets et le nombre de vols régionaux qui dérange. Or, ces deux derniers points seraient surtout dus à l'absence de concurrence. «Au Québec, 67% des vols sont opérés par une seule compagnie. Ailleurs au Canada c'est 33%», pointe le maire de Drummondville et V-P de l'UMQ, Alexandre Cusson. 

 

«Pourquoi un vol Timmins-Toronto coûte deux fois moins cher qu'un vol Montréal-Rouyn-Noranda, alors que c'est la même distance? À Timmins, tu as deux transporteurs réguliers [Porter et Air Canada], alors qu'à Rouyn tu n'en as qu'un», explique pour sa part le maire de Gaspé, Daniel Côté, qui préside le comité de l'UMQ sur le transport aérien régional. De chez lui, il est plus économique de prendre l'avion vers La Havane que vers Montréal, dénonce-t-il. «Ce n'est pas compliqué, je vais prendre des billets pour Cuba toutes les semaines et je vais débarquer à Québec en chemin. Ça n'a juste aucun sens.»

Agir dès maintenant

Certes, un sommet québécois sur le transport aérien régional est prévu en février, mais Alexandre Cusson sème le gouvernement d'agir en amont. «On va être prêt, mais on pense que l'on ne peut pas attendre jusqu'au mois de février pour lancer des idées et échanger sur des solutions possibles. Le statu quo n'est plus acceptable. Le transport aérien est un vecteur de développement économique extrêmement important, qui englobe aussi le développement touristique.»

«Personne n'a été capable de concurrencer Air Canada dans le passé parce qu'ils ont toujours cassé la concurrence. La question est de savoir s'il y a un modèle capable de les concurrencer. Présentement, ils chargent plus cher parce qu'ils savent que l'on est captif. Ils n'ont pas le désir d'élargir leur clientèle», poursuit Régis Labeaume. 

Or, le modèle qui forcerait Air Canada à baisser ses prix en raison de la concurrence en tout respect du libre-marché existe, selon les maires présents à Québec, mercredi. Mais pas question de détailler publiquement ce qu'ils ont en tête pour le moment, outre que des investissements de sociétés d'État seraient possiblement nécessaires.

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  • 3 months later...
2 janvier 2018 Mis à jour à 9h27

Le Soleil

Régions : prêt pour le décollage?

 
 
Tenir un sommet comporte toujours des risques pour un gouvernement, d’autant plus en année électorale, période propice à la surenchère d’attentes et de promesses. Un sommet sur le transport aérien régional se déroulera le 2 février, à Lévis. Est-ce la fin prochaine de l’aller-retour Gaspé-Montréal à 1200 $?
 

Le gouvernement devra manœuvrer habilement pour que la rencontre mène à des solutions durables pour les citoyens des régions et contribue au développement économique, notamment l’essor de l’industrie touristique, sur tout le territoire québécois. Les libéraux ont eu des relations tendues avec les régions en début de mandat. Il faut de bonnes nouvelles et l’assurance que le transport ne sera plus un frein au développement pour effacer les traces du «Touche pas à mes régions».

Il n’existe toutefois pas de solution miracle et simple pour améliorer le transport aérien régional, réduire le coût des billets et concilier les intérêts des voyageurs, des transporteurs (d’Air Canada à Air Inuit), des municipalités, des entreprises, de l’industrie touristique, des organismes gouvernementaux et de l’ensemble des Québécois. Le champ d’action du Québec est aussi restreint du fait qu’il ne possède pas d’autorité réglementaire en matière de transport aérien.

«La volonté est réelle sinon, on n’organiserait pas un sommet à Lévis», indiquait en novembre la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, au député Gaétan Lelièvre qui se demandait quand et comment le gouvernement réglerait le problème afin que les Québécois des régions n’aient plus à payer deux à trois fois plus cher pour avoir accès à leur métropole. Daniel Côté, le maire de Gaspé et responsable du dossier des aéroports régionaux à l’Union des municipalités du Québec (UMQ), tape aussi du pied sur le tarmac.

Les gens de Sept-Îles vivent la même situation. Un trajet Sept-Îles-Montréal réservé 7 jours à l’avance coûtait en février 2017, 755,67 $. Celui de Montréal-Beijing : 684,26 $. L’exemple est tiré du document de discussions produit par Isabelle Dostaler, du Think tank en aviation, de l’Université Concordia, en vue du sommet de février. On y rappelle que pour un transporteur, les coûts d’exploitation sont souvent indirectement proportionnels à la distance parcourue, compte tenu des frais occasionnés par les cycles de décollage, d’atterrissage, la densité de la population et les appareils utilisés.

La présence de concurrence favoriserait une baisse de prix. L’UMQ mise là-dessus, s’appuyant sur une étude commandée à la firme Octant Aviation indiquant que la présence de plus d’un joueur dans le reste du pays permet de parcourir la même distance à prix moindre.

Mais qui va se frotter à Air Canada et risquer de disparaître dans une guerre de prix? Il serait fort étonnant que le gouvernement devienne actionnaire majoritaire comme au temps de Québecair. Il faut donc convaincre les Porter, WestJet, Provincial Airlines et autres transporteurs que les clients, notamment les touristes, seront plus nombreux si les prix baissent. La fixation d’un prix plancher serait-elle un argument pour les persuader?

Il faut également que Québec donne aux municipalités les moyens de se doter de meilleures infrastructures aéroportuaires. Il y aura de l’argent investi à l’issue du sommet. Réduction de taxes et des frais d’atterrissage, incitatifs aux transporteurs? Dans l’objectif du déficit zéro, les libéraux ont aboli en 2015 le programme d’aide au transport aérien. Québec pourrait en créer un nouveau.

L’éloignement et l’occupation du territoire entraînent des coûts dont l’ensemble des Québécois doit assumer une partie de la facture. On paie le métro des uns et on s’assure que d’autres peuvent prendre l’avion.

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  • 3 weeks later...

Publié le 02 février 2018 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

http://www.lapresse.ca/actualites/national/201802/01/01-5152351-vols-regionaux-air-canada-reduit-ses-tarifs.php

Vols régionaux: Air Canada réduit ses tarifs

Air Canada, qui détient le monopole de plusieurs... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse)

Air Canada, qui détient le monopole de plusieurs liaisons au Québec, subit depuis plusieurs mois de vives pressions du milieu politique. Les élus, en particulier ceux des régions, dénoncent le coût exorbitant des vols intra-Québec.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse

Martin Croteau
Martin Croteau
La Presse

(Québec) Quelque 300 élus et gens d'affaires se réunissent à Lévis, aujourd'hui, pour tenter d'améliorer la desserte aérienne des régions et faire baisser le coût exorbitant des billets. Ottawa mise sur l'arrivée de nouveaux acteurs pour faire baisser les prix. Mais déjà, Air Canada révise ses tarifs.

Air Canada, qui détient le monopole de plusieurs... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse) - image 1.0

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Air Canada, qui détient le monopole de plusieurs liaisons au Québec, subit depuis plusieurs mois de vives pressions du milieu politique. Les élus, en particulier ceux des régions, dénoncent le coût exorbitant des vols intra-Québec.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse

Critiquée depuis des années pour le prix élevé des vols au Québec, Air Canada révise sa tarification. Le transporteur baisse le coût des vols en région pour les voyageurs fréquents et la clientèle d'affaires.

L'entreprise, qui détient le monopole de plusieurs liaisons au Québec, subit depuis plusieurs mois de vives pressions du milieu politique. Les élus, en particulier ceux des régions, dénoncent le coût exorbitant des vols intra-Québec.

Au terme de pourparlers avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Air Canada révise certains prix à la baisse. L'annonce sera confirmée aujourd'hui au Sommet sur le transport aérien régional, qui se déroule à Lévis.

 

Les voyageurs pourront se procurer des forfaits de 10 ou 30 allers simples pour profiter d'économies de volume. La formule existait déjà, mais le coût baisse, et le nombre de liaisons où la formule est offerte augmente. Un vol Gaspé-Québec pourra ainsi coûter 249 $ au lieu de 476 $ comme c'est le cas actuellement.

C'est le deuxième ajustement tarifaire d'Air Canada au cours des derniers mois. L'automne dernier, l'entreprise a baissé le prix des billets achetés plusieurs semaines à l'avance pour les liaisons en région.

Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, est aussi vice-président de la FQM. Il se réjouit de la décision d'Air Canada, mais il estime qu'il y a encore fort à faire pour améliorer la desserte aérienne des régions.

« Ce n'est pas parce qu'on obtient des gains aujourd'hui que la bataille est définitivement gagnée. »

- Jonathan Lapierre

Les élus municipaux dénoncent depuis des années le coût élevé du transport aérien, qu'ils présentent comme un frein au tourisme et au développement économique des régions. Ils montrent du doigt les taxes et les frais imposés par les aéroports aux transporteurs aériens, qui sont refilés aux consommateurs dans le prix des billets.

Ils pressent les gouvernements de réduire les taxes de vente sur les vols régionaux, comme le font certaines provinces, et de bonifier les programmes de soutien aux infrastructures aéroportuaires.

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, est responsable du dossier à l'Union des municipalités du Québec. Il s'attend à des annonces du gouvernement au Sommet d'aujourd'hui.

« Je m'attends à ce qu'on mette sur la table les principales pistes de solution et qu'on identifie les principales solutions », a indiqué M. Côté.

OTTAWA MISE SUR LA CONCURRENCE

De nouveaux transporteurs aériens pourraient bientôt desservir les régions du Québec, affirme le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, qui croit que les mesures mises en place par son gouvernement stimuleront la concurrence et feront baisser le prix des vols. En entrevue à La Presse à la veille du Sommet sur le transport aérien régional, M. Garneau a prévenu qu'il n'entend pas adopter des mesures précises pour faire baisser le coût des vols intérieurs au Québec. Pas question, donc, de plafonner le prix des billets ou d'imposer un prix plancher, comme le réclament les partis de l'opposition à Québec. « La compétition, c'est ça qui stimule le plus grand choix, l'offre de destinations et les prix moins élevés, explique le ministre. Je vais essayer de faire ça parce que c'est quelque chose que je peux contrôler au niveau fédéral. » Le gouvernement Trudeau a présenté l'an dernier un projet de loi qui augmentera de 25 à 49 % la part d'un transporteur aérien canadien qui peut être détenue par des investisseurs étrangers. Cette mesure devrait permettre l'émergence de nouveaux transporteurs à bas coût.

UN PROBLÈME ÉCONOMIQUE

Les élus ont beau dénoncer le coût élevé du transport aérien vers les régions, aucune mesure gouvernementale n'a pu s'attaquer au problème jusqu'ici, convient Jacques Roy, professeur à HEC Montréal. Le problème est simple, dit-il : les voyageurs sont trop peu nombreux à voyager vers Sept-Îles, Gaspé ou Rouyn-Noranda. « Le coût pour faire voler un avion est très élevé et ce coût diminue avec le nombre de sièges qu'on peut mettre dans un avion, résume-t-il. Quand on parle de transport régional, on utilise de plus petits avions. Et un plus petit avion, ça coûte plus cher par siège qu'un plus gros. » À ses yeux, deux options s'offrent aux décideurs : subventionner les vols intérieurs ou stimuler la concurrence.

 

COÛT D'UN VOL À PARTIR DE MONTRÉAL*

(Départ le 5 février, retour le 9 février*)

Au Québec

Montréal - Gaspé 900,54 $

Montréal - Rouyn-Noranda  907,44 $

Montréal - Sept-Îles  770,62 $

Montréal - Îles-de-la-Madeleine 861,45 $

À l'étranger

Montréal-Pékin  682,65 $

Montréal-Paris 659,98 $

Montréal-New York 374,62 $

* Recherche effectuée à partir du moteur de recherche Google Flight, hier

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