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Je savais que l'Ontario rattrapait rapidement le Québec mais il me semble maintenant que c'est chose faite! Le QC est donc en 3e place après TNL et l'Ontario. L'Alberta risque de devancer le Québec dans les prochaines années également. Qui aurait cru ce revirement il y a 5 ans?

 

 

http://www.debtclock.ca/provincial-debtclocks/ontario/

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Quel est la vrai dette du Quebec. Sur la debtclock la dette du Quebec est de 181 milliards mais sur cet autre compteur elle est de 279 milliards!!! Qui dit vrai.

http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise

Je savais que l'Ontario rattrapait rapidement le Québec mais il me semble maintenant que c'est chose faite! Le QC est donc en 3e place après TNL et l'Ontario. L'Alberta risque de devancer le Québec dans les prochaines années également. Qui aurait cru ce revirement il y a 5 ans?

 

 

http://www.debtclock.ca/provincial-debtclocks/ontario/

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A peu près tout le monde connait la différence entre la dette accumulée et le déficit budgétaire courant. L'un et l'autre comportent des implications qui leur sont propres, bien qu'en même temps il est évident qu'ils ne sont pas indépendants l'un de l'autre. Ainsi, au niveau le plus facile à comprendre, le déficit budgétaire d'une année s'ajoute à la dette déjà accumulée; vu sous cet angle, on peut «accepter» qu'une province ayant une dette accumuleé relativement faible peut se permettre, pour une période limitée, d'encourir des déficits courants plus élevés qu'une province, comme le Québec, qui a déjà une importante dette. (Dans toute cette discussion, je tiens compte implicitement des actifs détenus en contrepartie, par exemple Hydro-Québec)

 

Cependant, les choses ne sont pas exactement aussi simples. Le principal problème réside dans le fait qu'il n'est pas «facile» de faire la transition entre un déficit courant majeur et l'équilibre budgétaire. J'ai souligné le qualificatif «majeur» pour faire une distinction entre un déficit conjoncturel -- qui est temporaire et qui est appellé à disparaître une fois la conjoncture économique retournée, et un déficit structurel -- qui subsistera même avec une amélioration normale de la conjoncture; en effet, dans ce dernier cas, il sera obligatoire d'opérer une combinaison «durable» de hausses et taxes et/ou de coupures de services gouvernementaux. Si cela est fait trop brusquement, l'impact macro-économique peut être dévastateur, sans compter les perturbations sociales prévisibles.

 

Sans aller dans les détails, mes propres analyses m'amènent à conclure que l'Ontario et l'Alberta souffrent d'un déséquilibre budgéraire structurell. Le niveau des dépenses est trop élevé par rapport aux revenus prévisibles. Pour l'Alberta, le problème a surgi brusquement quand les prix mondiaux du pétrole ont chuté fortement; or, malgré une légère remontée depuis, rien ne laisse entrevoir à court et à moyen terme, un retour aux prix élevés qui prévalaient juste avant; malheureusement, une compression proportionnelle des dépenses ne se fera pas sans douleur. Dans le cas de l'Ontario, la détérioration de la situation budgétaire s'est produite plus graduellement, un peu comme l'image de la grenouille plongée dans l'eau d'abord tiède et qui ne se rend pas compte que la température de l'eau s'élève vers le point d'ébullition: on trouve d'une part des dépenses trop élevées, causées en partie par des niveaux salariaux excessifs dans le secteur public ontarien, et d'autre part, un manque d'appréciation des conséquences durables de la concurrence internationale dans la production des biens, qui s'est traduite par soit la fermeture d'usines, soit par des salaires réels diminués, ou encore par un recours accru à la robotisation. Dans une certaine mesure, le boom immobilier, surtout torontois, est parvenu jusqu'à présent à dissimuler le déclin de la base économique de la province, mais cela ne peut durer indéfiniment. Heureusement, la dépréciation du dollar canadien a agi comme facteur d'ajustement automatique --ce qui est aussi vrai pour le pétrole albertain et les manufacturiers québécois, qu'ils soient exportateurs ou en concurrence avec les importations sur le marché domestique.

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