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Les TIC, moteur de la croissance montréalaise

 

 

Alain McKenna logo_presse.gif

21 février 2007 - 11h28

 

 

Même cinq ans plus tard, l'industrie montréalaise des technologies de l'information et des communications (TIC) vit encore avec le spectre de l'éclatement de la bulle techno. Pourtant, non seulement l'industrie a-t-elle rattrapé le temps perdu, elle est aujourd'hui le principal moteur de croissance de la métropole et de la province. Il serait temps qu'on s'en rende compte, clame Montréal International.

 

 

«Les TIC représentent l'industrie privée la plus importante à Montréal et 80% des emplois spécialisés au Québec», expliquait la semaine dernière Lyne Bouchard, vice-présidente de Montréal International, à l'occasion de la Boule de cristal du CRIM. «J'en ai marre qu'on la sous-estime. Les yeux des robots envoyés sur Mars par la NASA ont été faits à Montréal. La grande majorité des films produits par Hollywood passent par Montréal pour leur postproduction. Il est temps qu'on s'intéresse à ce qui se fait dans les TIC d'ici», dit-elle.

 

C'est pourquoi Montréal International vient de lancer un nouveau portail, appelé Techno Montréal (www.technomontreal.com), dont le but est d'informer les entreprises locales à propos… des entreprises locales. L'organisme montréalais croit que le maillage, une façon de développer des affinités entre entreprises, empêchera d'avoir à délocaliser une vaste majorité des emplois spécialisés en technos vers des marchés où la main-d'œuvre est plus abordable, comme en Asie.

 

Tisser des liens entre des entreprises pourrait aussi donner naissance à de plus grandes entreprises, qui pourront livrer bataille avec les plus gros acteurs à l'échelle mondiale.

 

Pas de doute, le maillage est un thème qui semble préoccuper de plus en plus de gens dans le milieu des technos, à Montréal et au Québec. Car malgré la vitalité du milieu et les nombreuses associations sectorielles (pensons seulement à l'Alliance numériQc pour le monde du multimédia), il n'y a toujours pas cette synergie qui pourrait avoir un effet boule de neige sur toute l'économie de la région.

 

Selon Lyne Bouchard, il faudrait que les entreprises spécialisées dans les télécommunications aillent voir ce qui se passe de bon dans le secteur des jeux vidéo. Ou que les développeurs de logiciels rendent visite aux créateurs d'arts numériques. «Personne ne se parle, dit-elle. Il faut qu'on regarde ce que font nos voisins, ailleurs dans les technos de Montréal.»

 

Les technos en santé au Québec

 

Les chiffres démontrent de façon éloquente que les technos québécoises, après la déconfiture entre 2000 et 2002, sont de nouveau en santé. Au total, les TIC montréalaises comptent pas moins de 2700 entreprises, la grande majorité, on s'en doute, étant de petite ou de moyenne taille.

 

En incluant les centres universitaires, les TIC emploient actuellement environ 110000 personnes, plus que les deux autres grands pôles technologiques de la métropole mis ensemble (aérospatiale: 38000 emplois et sciences de la santé: 40500). En gros, c'est 10% de l'ensemble des travailleurs de la région montréalaise. «À l'échelle nord-américaine, Montréal se classe au huitième rang au chapitre du nombre d'entreprises avec plus de 100 employés, et au troisième rang en termes de concentration», ajoute Mme Bouchard.

 

Le nombre d'emplois du secteur est donc de retour à son niveau record de 2000. Pour sa part, selon Industrie Canada, la croissance de son chiffre d'affaires a été presque trois fois plus rapide que celle du produit intérieur brut (PIB) canadien, entre 1997 et 2007, malgré la correction boursière subie au tournant du millénaire.

 

Les TIC montréalaises sont une industrie mature qui a le vent dans les voiles. Bonne nouvelle. Pourquoi, alors, ce sentiment d'insatisfaction de la part de la vice-présidente de Montréal International? «Si on ne s'intéresse pas à ce qui se fait ici, entre entreprises, on ne sera plus là pour en parler encore en 2012», dit Mme Bouchard.

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      Avec la collaboration de Benoît Chapdelaine