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Le pétrole est responsable de 26% des émissions de gaz à effet de serre au Canada


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http://www.lapresse.ca/actualites/201607/13/01-5000552-les-risques-lies-au-transport-du-petrole-en-hausse.php

 

Publié le 13 juillet 2016 à 06h16 | Mis à jour à 06h16

Les risques liés au transport du pétrole en hausse

 

La production de pétrole et de gaz est maintenant responsable de 26,2 % des émissions de gaz à effet de serre du Canada. Sur la photo, les sables bitumineux à Fort McMurray, en Alberta.

 

Martin Croteau

La Presse

 

Le nombre d'accidents qui surviennent pendant le transport du pétrole augmente, révèle une étude rendue publique par Statistique Canada. Si bien que l'or noir est désormais la marchandise dangereuse la plus souvent impliquée dans des accidents. Le rapport, rendu public hier, révèle par ailleurs que le pétrole dérivé des sables bitumineux est encore plus polluant qu'on l'avait estimé jusqu'ici.

 

Risque en hausse

 

Par camion, par bateau, par rail ou par pipeline, la quantité de pétrole qui est transportée au Canada ne cesse d'augmenter. Et les accidents sont en hausse eux aussi. « Le nombre d'accidents concernant des produits de pétrole brut a diminué après le ralentissement économique de 2008, mais il augmente constamment depuis et dépasse maintenant le nombre d'accidents concernant toutes les autres marchandises dangereuses », peut-on lire dans le rapport. On a dénombré un sommet de 283 accidents impliquant du brut en 2013, année de la tragédie de Lac-Mégantic. La tendance a semblé s'estomper en 2014.

 

Pipelines

 

De 2005 à 2014, on a dénombré en moyenne 55 accidents impliquant des pipelines chaque année. La grande majorité de ces événements, 84 %, a entraîné le rejet de pétrole, de condensat ou d'un produit raffiné. Le volume moyen de chaque déversement est de 36 000 L. Mais cette estimation est prudente : la loi qui rend obligatoires les rapports de déversement n'est entrée en vigueur qu'en juillet 2014. « Sur les 463 rejets accidentels de pipeline de pétrole signalés de 2005 à 2014, 70 % des rapports ne quantifiaient pas le volume de produit rejeté », révèle Statistique Canada.

 

Rail

 

Il y a eu en moyenne 780 déraillements par année sur des chemins de fer canadiens entre 2005 et 2014. De ce nombre, moins du tiers (31 %) impliquaient des trains transportant des marchandises dangereuses. Seule une fraction de ces accidents a entraîné le rejet de matières dangereuses, entre deux et sept cas par année. En 2013, année où un train de la Montreal, Maine & Atlantic a déraillé à Lac-Mégantic, on a dénombré six déraillements causant un rejet de matières dangereuses.

 

Pétrole polluant

 

Le pétrole bitumineux est plus polluant que le pétrole classique car il faut consommer de grandes quantités d'énergie pour chauffer le sable et en dégager le bitume. Lors de son étude du projet d'oléoduc Keystone XL, le département d'État américain avait calculé que le brut albertain émettait 17 % plus de gaz à effet de serre (GES) que le brut classique Mais l'écart est encore plus marqué, peut-on lire dans le rapport de Statistique Canada. L'organisme fait sien le calcul du Carnegie Endowment for International Peace, selon lequel le pétrole lourd non classique émet 50 % plus de GES que le brut léger.

 

Production en hausse

 

L'industrie canadienne du pétrole a profité de la baisse des réserves classiques, de progrès technologiques et de prix élevés sur les marchés mondiaux depuis 10 ans. Entre 2005 et 2014, la production au pays a crû de 51,9 %. La quasi-totalité de la hausse (97 %) est attribuable à la croissance de l'extraction de brut dérivé des sables bitumineux. La récente baisse des cours du pétrole ne devrait pas entraîner une chute de la production albertaine, bien que celle-ci ait diminué temporairement dans la foulée des incendies de forêt à Fort McMurray.

 

Émissions en hausse

 

La production de pétrole et de gaz est maintenant responsable de 26,2 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Canada, confirme Statistique Canada. Ce secteur industriel a dépassé celui des transports comme la plus importante source de pollution. À elle seule, l'industrie des sables bitumineux génère 9,3 % des émissions canadiennes.

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http://www.lapresse.ca/actualites/201607/13/01-5000552-les-risques-lies-au-transport-du-petrole-en-hausse.php

 

Voici un extrait de cet article mis en lien et daté d'aujourd'hui 13 juillet 2016: La production de pétrole et de gaz est maintenant responsable de 26,2 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Canada, confirme Statistique Canada. Ce secteur industriel a dépassé celui des transports comme la plus importante source de pollution. À elle seule, l'industrie des sables bitumineux génère 9,3 % des émissions canadiennes.

 

Des chiffres intolérables qui annulent tous les efforts des provinces au profit des pétrolières de l'Alberta. Poursuivre dans cette direction est non seulement scandaleux mais criminel vis à vis de la planète et des générations futures. A noter que ces chiffres ne tiennent pas compte de la croissance de l'industrie qui sera multipliée par 4 avec le pipeline d'Énergie-Est.

 

Et comme si ce n'était pas suffisant, on fait courir un risque énorme aux populations, et qui va croissant avec le transport de ces produits dangereux à travers tout le pays. Le pipeline ne réglera pas le problème, puisque le transport par train continuera à croitre de manière exponentielle et que le pipeline sera en sus du transport ferroviaire et routier. Nous serons donc submergés par cette ressource hautement polluante et mettrons en danger notre environnement et notre eau potable pour satisfaire la cupidité des riches actionnaires pétroliers.

 

Nous sommes donc assis sur une bombe à retardement au sens propre et figuré. Un piège que nous tend cette industrie dévastatrice qui est en train d'hypothéquer l'avenir écologique du pays pour au moins un demi-siècle, sinon plus si on laisse faire. Ce n'est pas le genre d'héritage que nous voulons laisser aux générations futures, ni le pays que nous voulons bâtir et c'est maintenant qu'il faut fermer les pompes avant qu'il ne soit trop tard.

 

Le Québec n'a pas à se faire complice de ce coup d'état environnemental, où il n'a en plus absolument rien à gagner et surtout tout à perdre.

Edited by acpnc
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Tu as lu ce rapport acpnc? C'est tout à fait en phase avec ce que tu dis.

 

Merci pour ce rapport scientifique indépendant que j'ai lu intégralement. J'y retiens un détail essentiel: c'est que pour satisfaire l'expansion des sables bitumineux, qui contribuera considérablement au dépassement des objectifs canadiens garantis dans l'accord de Paris en émissions ce CO2. Il faudrait pénaliser fortement le reste des industries canadiennes, avec des pertes économiques substantielles. Tout cela afin de compenser cette croissance injustifiée et sans pour autant arriver à respecter nos obligations internationales (qui seraient tout de même dépassées).

 

En d'autres mots: ou on déchire et renie l'accord COP21 avec les conséquences environnementales et politiques qui s'en suivraient. Ou on créé une récession économique dans l'est, en imposant des restrictions d'émissions démesurées aux entreprises, dans le seul but de permettre la croissance exponentielle de celle des sables bitumineux de l'ouest canadien. Un autre détail intéressant, le prix du pétrole des sables bitumineux ne sera jamais pleinement concurrentiel parce qu'il exigera toujours un prix supérieur à cause de la nature même de la ressource (beaucoup plus lourd notamment donc plus cher à raffiner) et le coût de son transport sur de très longues distances.

 

Si on ajoute les risques environnementaux attachés à un pipeline gigantesque sur des milliers de kilomètres. On réalise que c'est une grande partie du pays qui devra sacrifier une part importante de son économie et sa qualité environnementale, pour satisfaire la cupidité et l'enrichissement des pétrolières de l'ouest. Finalement quand on regarde toutes les retombées négatives sur le plan écologique, économique, social et politique. On prend conscience que les sables bitumineux sont non seulement lourd par nature, mais surtout lourds de conséquences vis à vis de l'avenir du pays.

 

En conclusion: si le Canada se laisse rouler dans la farine par l'odieuse désinformation des pétrolières, l'industrie des sables bitumineux et son transport deviendront littéralement un véritable money pit, en hypothéquant sévèrement les prochaines générations. Quant au Québec, il aura trouvé son meilleur argument pour justifier son indépendance.

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