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Montreal's old clubs see new life with hip set


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Le Devoir dimanche 27 mai 2007 «II faut que nous présentions notre ville sous son meilleur jour» L'originalité de la métropole québécoise par rapport aux autres grandes villes nord-américaines et son art de vivre sont des atouts importants sur le plan touristique, affirme le président-directeur général de Tourisme Montréal, Charles Lapointe, qui note des progrès en matière de propreté. Entretien.

Tourisme Montréal cherche actuellement à attirer davantage de congrès américains dans la métropole. «On a une offensive particulière sur le marché américain dans le domaine des congrès. On augmente nos forces de vente à Washington et Chicago pour essayer d'avoir une plus large part du marché américain dans ce domaine», mentionne le président-directeur général de Tourisme Montréal, Charles Lapointe. L'objectif de l'organisme? «On a en général à peu près six congrès américains par année. On aimerait bien faire monter ça à dix», dit-il.

 

À l'heure actuelle, Toronto accueille davantage de congrès américains que Montréal. La métropole québécoise est par contre la ville canadienne qui attire le plus de congrès internationaux.

 

Un congrès important cet été

 

Montréal accueillera cet été, du 28 au 31 juillet, le World Education Congress (WEC), la rencontre annuelle de Meeting Professionals International (MPI), une organisation qui regroupe plus de 22 000 planificateurs de congrès et d'événements. Plus de 3700 délégués et exposants, pour la plupart américains, sont attendus à Montréal à l'occasion du WEC 2007.

 

«C'est certainement le congrès le plus important dans l'industrie touristique que nous ayons eu depuis les cinq dernières années», affirme M. Lapointe. Ce congrès a la particularité d'attirer à Montréal des personnes susceptibles d'y retourner pour y organiser des événements.

 

«On a un devoir de réussite, c'est-à-dire qu'il faut que nous présentions notre ville sous son meilleur jour, mais je pense que la ville elle-même va séduire les visiteurs», dit le président-directeur général de Tourisme Montréal. Les installations hôtelières et les lieux de congrès et de réunion leur seront présentés. «Nous allons donner l'occasion à ces organisateurs de réunions d'expérimenter la ville, [tels] les points forts comme le Vieux-Port, le Vieux-Montréal, les îles, le centre-ville animé, etc.» Le cocktail d'ouverture aura lieu à la gare Windsor et le gala de fermeture, dans le Vieux-Port.

 

Grâce au WEC 2007, plus de 12 000 nuitées ont déjà été réservées dans 12 établissements du grand Montréal, fait valoir Tourisme Montréal. L'organisme évalue les retombées économiques de ce congrès à près de 100 millions de dollars pour les cinq années suivant l'événement. «On pense qu'on peut tirer de cette réunion-là une dizaine de congrès américains», affirme M. Lapointe.

 

Une ville plus propre

 

Le p.-d.g. de Tourisme Montréal affirme par ailleurs avoir noté des progrès en matière de propreté. Lors d'une allocution en janvier devant des membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M. Lapointe avait déploré les «petites horreurs» de la ville, dont des rues sales, des bancs publics ayant besoin d'être repeints et des ampoules brûlées dans des lampadaires.

 

Le président-directeur général de Tourisme Montréal souligne des améliorations concrètes à ce chapitre. «J'ai constaté, en tout cas au centre-ville, qu'on avait par exemple sorti les aspirateurs mécaniques à peu près un mois plus tôt que l'année dernière», mentionne-t-il. «Les nouveaux règlements qui vont être en vigueur à partir du 1er juin dans l'arrondissement Ville-Marie vont également aider à s'assurer que les citoyens, les commerçants, les propriétaires mettent tous l'épaule à la roue pour que notre ville soit plus propre, et je suis assez confiant qu'on est en train d'opérer un tournant important.»

 

La nouvelle réglementation de l'arrondissement Ville-Marie rend notamment les commerçants et les propriétaires d'immeubles résidentiels responsables de la propreté de l'espace à l'avant de leur bâtiment, y compris le trottoir et les 60 premiers centimètres de la chaussée. Le nouveau règlement prévoit des amendes en cas d'infraction d'un montant minimal de 125 $ et maximal de 4000 $.

 

Quelle importance la propreté et l'état du mobilier urbain d'une ville ont-ils sur le plan touristique? «Il faut que nous projetions l'image d'une ville prospère et d'une ville bien aménagée. Ça comprend l'élément propreté. Ça comprend également l'élément de qualité du mobilier urbain, de l'aménagement», répond le p.-d.g. de Tourisme Montréal. M. Lapointe affirme que la métropole a des atouts importants, par exemple ses espaces verts, en particulier le mont Royal, mais aussi tous les autres grands parcs urbains. «Mais il faut porter une grande attention aux détails pour que les gens aient une bonne impression.»

 

Heureusement, poursuit-il, le WEC 2007 aura lieu à la fin du mois de juillet et «c'est en général à cette période-là que la ville peut être la plus belle, parce que les fleurs ont poussé dans les bacs à fleurs, et puis les parcs sont bien entretenus, etc., alors je ne m'inquiète pas trop», dit-il.

 

Touristes à Montréal

 

Selon des données de Tourisme Montréal, plus de 7,35 millions de touristes ont visité la métropole en 2005 et y ont fait des dépenses évaluées à plus de 2,5 milliards de dollars. La même année, le taux d'occupation des établissements hôteliers montréalais a été de 67 %.

 

Aux yeux de M. Lapointe, l'originalité de Montréal en Amérique du Nord et son art de vivre sont des cartes maîtresses. Tourisme Montréal fait valoir auprès des touristes potentiels la qualité de vie dans la métropole, son caractère francophone unique parmi les grandes villes nord-américaines et son caractère européen «très fort dans ses modes de vie». «Notre réputation est déjà très bonne en ce qui concerne la sophistication, la gastronomie, le plaisir d'être là, de marcher, de fréquenter la ville», ajoute le p.-d.g. de l'organisme.

 

Tourisme Montréal travaille actuellement à l'amélioration de son site Internet. La mise en ligne du nouveau site est prévue pour mars 2008. «Nous sommes en train de faire une refonte complète de notre site Internet, de le rendre beaucoup plus dynamique, beaucoup plus convivial et de le rendre transactionnel», dit M. Lapointe. C'est «un grand pas pour nous. Le touriste de partout à travers le monde qui voudra réserver un séjour à Montréal pourra le faire directement sur notre site, qui jusqu'à maintenant n'est qu'un site d'information».

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La Presse 27 mai 2007

 

Mme Le Blanc détient un Ph. D. en études urbaines. Elle est l'auteure de Des communautés plus ou moins civiques : le capital social et la gouvernance métropolitaine au Canada et aux États-Unis paru récemment aux Presses de l'Université Laval.

Dans une récente chronique, Alain Dubuc se réjouissait de la curiosité des Montréalais pour les nouvelles stations de métro, y voyant un regain de fierté. Il soulevait notamment l'importance de mobiliser les résidants de la métropole avec de grands projets.

 

De telles interventions sont plutôt rares par les temps qui courent. Dans La Presse en particulier, les Montréalais trouvent rarement de quoi se réjouir en ce qui concerne leur ville. Lorsqu'il y est question de Montréal, c'est souvent pour parler de malpropreté, de graffitis, d'ornières et de problèmes de financement. Est-il nécessaire d'en remettre chaque jour sur la canalisation qui fuit, sur telle poubelle qui déborde?

 

Et lorsqu'il s'agit du leadership du maire Tremblay, là non plus ce n'est pas très jojo. Gérald Tremblay est souvent désigné d'office pour l'ensemble des incuries dont on accuse Montréal. Pourtant, comme le soulignait M. Dubuc, il ne saurait être tenu responsable des fusions et des défusions mal ficelées, par exemple, ni de la grogne anti-métropolitaine que l'on croit déceler à l'extérieur du Grand Montréal depuis les dernières élections provinciales.

 

 

Difficultés répandues

 

 

D'ailleurs, les difficultés de Montréal ne sont pas uniques. Un rapport récent du Conference Board du Canada relevait les besoins particuliers des plus grandes villes du pays et leur sous-financement chronique. Pour que celles-ci puissent jouer pleinement leur rôle économique, le Conference Board rappelait l'importance de les doter des ressources financières suffisantes et insistait sur la présence d'un leadership municipal fort. Un autre aspect ayant retenu l'attention de l'organisation canadienne concernait la nature de la gouvernance, c'est-à-dire la capacité des élus locaux de travailler avec les parties prenantes, mais aussi avec l'ensemble des citoyens.

 

Ces conclusions sont congruentes avec les recherches que j'ai menées sur quelques agglomérations d'Amérique du Nord, dont Montréal. La comparaison sur le long terme des modes de gestion des agglomérations montre que les villes qui réussissent le mieux à adopter des politiques de développement sensibles à l'environnement et aux dimensions sociales sont celles qui peuvent compter à la fois sur des gouvernements supérieurs attentifs et sur des communautés locales vigilantes et solidaires.

 

Qu'en est-il de Montréal? Le 40e anniversaire d'Expo 67 a fourni l'occasion au maire Tremblay d'évoquer quelques projets visant à faire de la ville un milieu de vie attrayant. Invité par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le maire a parlé des projets lui tenant particulièrement à coeur, soit le renforcement des fonctions de technopole de Montréal, la mise en valeur des actifs culturels dans le Quartier des spectacles, et le réaménagement du Havre de Montréal. Fait à noter, tous ces projets s'inscrivent parfaitement dans la logique des recommandations formulées par le Conference Board, qui insistait sur l'économie du savoir et sur le développement durable.

 

L'allocution du maire se terminait par un appel à l'ensemble de la communauté: «Montréal sera ce qu'ensemble, nous en ferons. Car, c'est ensemble que nous pouvons faire la différence».

 

 

Havre de Montréal

 

 

Pour rallier les Montréalais, le principe sous-jacent à ces grands projets devrait être de (re)faire une ville pour ceux qui y vivent. À cet égard, l'idée de réaménager le vaste secteur du Havre de Montréal semble particulièrement prometteur et la mission générale de la Société du Havre de Montréal d'embellir les abords du Saint-Laurent et de «ramener la ville vers son fleuve» est un noble but, auquel il convient d'associer les citoyens.

 

La solution aux difficultés de Montréal n'est pas tant de privilégier des chantiers axés uniquement sur les demandes des entrepreneurs et de l'industrie touristique que de répondre à de vrais besoins.

 

En privilégiant des fonctions et des lieux qui correspondent aux attentes économiques, culturelles et sociales des Montréalais, ceux-ci y adhéreront, puis investiront ces nouveaux lieux, les animeront et ainsi, les rendront plus sécuritaires. Ce faisant, ils contribueront aussi à faire de leur ville une destination touristique de qualité.

 

Pour que les Montréalais redeviennent fiers de leur ville, il leur faut sans doute des projets qui suscitent leur enthousiasme, comme le soutient Alain Dubuc. Mais pour qu'ils y adhérent, il faut aussi que ces projets leur soient bien présentés, de façon à prévenir ce que certains voient comme de l'immobilisme.

 

À cet égard, ceux qui travaillent dans les médias ont une double responsabilité. D'une part, ils doivent renseigner de façon soutenue le public sur les projets et les enjeux, sans se départir de leur sens critique, bien entendu. Mais aussi, ils doivent faire preuve d'une attitude moins cynique et abandonner le ton morose que l'on retrouve un peu trop souvent.

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La Presse Le lundi 04 juin 2007

 

Regardez Montréal. Regardez Longueuil. Qui dira que les fusions ont été un succès?

Les anglophones de Montréal, qui ont mené l'essentiel de la lutte contre les fusions, avaient raison. Du moins, l'histoire des cinq dernières années leur a donné raison.

 

Cinq ans plus tard, il faut bien l'admettre, cette aventure mise en place en 2002 est un énorme fiasco.

 

Ce qui allait bien va moins bien. Ce qui allait mal va aussi mal.

 

Le président du syndicat des cols bleus de Montréal, Michel Parent, n'est pas fou. Au sortir de la réunion syndicale de samedi, il a posé une excellente question à l'administration municipale: comment pouvez-vous nous demander un gel des salaires pour 2007 quand les dépenses pour les élus augmentent sans cesse? Comment prétendre que la ville est en détresse financière avec le nombre d'élus que se paie Montréal?

 

L'île de Montréal comptait 290 élus avant la fusion; les 105 qui restent coûtent maintenant plus cher que quand il y en avait le triple.

 

Faut-il le rappeler? Toronto, qui compte un million de citoyens de plus, a 45 élus municipaux.

 

Un gaspillage, évidemment, ne prouve pas que Montréal roule sur l'or. Et puis, me direz-vous, cette dépense est anecdotique: que sont 13 millions pour payer les élus sur un budget de 4 milliards?

 

Ils sont un symbole. La partie visible de ce qui ne fonctionne pas. Et d'un manque de rigueur.

 

Bien entendu, personne ne croyait à la théorie des "économies d'échelle" résultant des fusions. Même les promoteurs de la fusion ne nous promettaient pas grand-chose à ce chapitre. Ce qu'on gagne en intégrant des structures, on le perd rapidement en égalisant les salaires vers le haut et en augmentant la bureaucratie. Montréal a plus de 1000 nouveaux cadres depuis 2002.

 

Non, le grand argument pro-fusion, c'était la cohérence administrative et politique qui émergerait de cette ville unifiée.

 

Montréal parlerait enfin d'une seule voix au plan international. Et puis, plus concrètement, on allait uniformiser la réglementation sur tout le territoire. Les sociétés qui veulent s'implanter à plusieurs endroits sur l'île n'auraient donc qu'un guichet à visiter. Il y aurait une sorte d'élan général qui naîtrait de tout ça.

 

Eh bien, c'est raté. Non seulement les défusions ont compliqué le problème, mais on a créé toute une série de mairies d'arrondissement à l'intérieur de l'ancienne ville de Montréal. On a donc découpé et démultiplié ce qui autrefois était centralisé. On voit déjà poindre de nouvelles luttes de pouvoir locales pour l'application des règlements et les priorités de développement. Des maires ont surgi de nulle part dans le Montréal d'origine, qui ont chacun leur marotte.

 

Oui, mais les secteurs plus riches paient davantage et, en ce sens, l'équité fiscale est améliorée. C'est possible, mais fallait-il tout ce bazar pour réussir cela? Non.

 

La fusion devait mettre fin au règne des roitelets de banlieue? On a inventé de nouveaux pouvoirs locaux qui n'existaient pas, tout en rendant moins efficace et plus coûteux ce qui se faisait à petite échelle.

 

On n'a plus de communauté urbaine, mais un conseil d'agglomération dont tout le monde se plaint, le maire de Montréal pour l'abolir, les villes de l'Ouest pour le faire grossir de 30 à 80 élus, rien que ça! Se surajoute à la chose la Communauté métropolitaine. Un préfet, avec ça?

 

On dira que ce n'est pas la fusion qui est en cause, mais la manière dont on l'a faite. On dira que les défusions bancales ont empiré la situation. C'est vrai dans les deux cas. On pourrait aussi blâmer Gérald Tremblay, mais ça devient lassant.

 

Le fait est que le bilan n'est pas glorieux. Montréal se plaint encore de manquer de pouvoirs. Le maire de Montréal ne semble pas avoir un meilleur rapport de force à Québec. Il n'est pas plus facile de faire des affaires depuis la fusion. Si les services sont meilleurs quelque part, c'est un secret bien gardé. Et les coûts ont continué à augmenter.

 

Les médias francophones étaient largement favorables ou indifférents aux fusions. On voyait bien qu'il fallait une forme de solidarité fiscale régionale, une mise en commun des meilleures ressources, et c'est encore vrai. Fallait-il pour cela une fusion?

 

Plusieurs ont présenté comme un combat d'arrière-garde l'opposition des communautés anglophones de Montréal. Comme une lutte mesquine pour le maintien de privilèges historiques mêlée d'un repli identitaire. Il y avait de cela, indéniablement.

 

Il y avait également plusieurs arguments de fond qui ont été écartés du revers de la main. Si l'on avait mieux critiqué ce projet, peut-être aurait-il pu être mieux fait. Ou tout simplement abandonné.

 

Peut-être est-il encore trop tôt? Cinq ans après les fusions, en tout cas, les fusionnistes n'ont pas de succès éclatant à faire valoir dans un avenir prévisible.

 

Peut-être faudra-t-il admettre que "les Anglais" avaient raison.

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La Presse Le dimanche 17 juin 2007 http://www.cyberpresse.ca/article/20070617/CPOPINIONS/706170576/5155/CPACTUALITES

 

Nous publions aujourd'hui le second éditorial sur les rapports entre société et marginalité.

Non encadrée, l'itinérance - la forme la plus visible de la marginalité - peut rendre invivables de larges secteurs d'un centre-ville. Ce n'est pas agréable à entendre, parce que la majorité des sans-abris est composée des êtres les plus miséreux de la société. Mais la réalité est têtue. Et plusieurs villes parmi les plus tolérantes s'y sont butées.

 

En matière d'équilibre social, la stabilité n'existe pas: une situation s'améliore ou elle périclite.

 

Ainsi, laissée à elle-même, l'itinérance et ses corollaires, consommation d'alcool et de drogue, prostitution, mendicité, vandalisme, dégénère rapidement en agressivité croissante, puis en violence... D'abord entre itinérants eux-mêmes, en vertu d'une réalité incontournable: les pauvres sont toujours les premières victimes des autres pauvres.

 

Un cas patent est celui de Vancouver. Il existe un véritable No Man's Land autour de Gastown où il est hasardeux de s'aventurer, la situation se détériorant sans cesse puisque la police n'a pas les effectifs suffisants pour intervenir (148 policiers par 100 000 habitants, contre 184 à Montréal).

 

Or, le besoin de sécurité étant réel et têtu, les agences de protection font fortune (on compte trois agents privés pour chaque policier!), ce qui fait craindre le dérapage et n'est pas conforme à l'idée qu'on se fait d'une justice démocratique.

 

Montréal n'en est pas là, bien sûr.

 

Mais le fait est que la violence entre itinérants est sérieuse. Il arrive que le vandalisme prenne la forme dangereuse de l'incendiat - on vient de le constater. Le niveau d'agressivité dans l'exercice de la mendicité est en hausse.

 

Or, c'est le droit de quiconque fréquentant le centre-ville d'avoir l'assurance raisonnable qu'il ne sera ni agressé, ni l'objet de menaces plus ou moins voilées - Hey, man! J'viens de sortir de prison, j'avais cassé la gueule d'un gars: as-tu une piasse pour m'aider?... Afin d'obtenir ce résultat, à peu près tout a été essayé. Rien d'autre n'a fonctionné que la répression systématique des actes illégaux - même mineurs, lorsque nécessaire - assortie d'une présence beaucoup plus visible de l'encadrement policier.

 

Une ville est une ville, on l'a assez répété. Mais ça ne doit pas être un guet-apens.

 

Bien sûr, ne pas tolérer l'illégalité implique qu'on tolérera l'itinérance, même spectaculaire, une fois entendu par tous qu'on ne lui permettra pas de présenter le moindre danger.

 

De plus, l'"institution humanitaire" que nous avons vue, hier, doit faire davantage d'efforts pratico-pratiques. Évidemment en pensant au long terme - bien qu'on ait compris, dans les colloques songés, à quel point il est difficile dans la vraie vie de sortir des individus de l'itinérance. Mais aussi à court terme.

 

Pour parler clair: interdire les chiens et leurs maîtres punks dans deux parcs du centre-ville n'a de sens que si, implicitement, on leur donne un autre endroit à fréquenter.

 

Un endroit encadré, si possible, à la fois par la discipline et par l'humanité.

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Le Journal de Montréal

17/06/2007

 

 

Il en coûterait 700 000 $ par année aux contribuables seulement pour gérer la liste d'attente des milliers de demandes d'habitations à loyer modique de Montréal.

 

 

Dix-sept personnes travaillent à temps plein uniquement sur la liste d'attente à l'Office municipal d'habitation de Montréal. Pour payer leurs salaires et leurs bureaux, environ 700000 $ sont nécessaires, selon la porte-parole Louise Hébert.

 

 

D'après les critères d'obtention d'un HLM, le demandeur le plus dans le besoin reçoit en priorité un logement. Les coûts sont donc élevés puisque la situation de chacun doit être réévaluée tous les ans.

 

 

«Scandaleux! tranche le coordonnateur de la Fédération des locataires d'habitations à loyer modique du Québec, Robert Pilon. Cet argent-là serait beaucoup plus utile pour rénover des logements désuets.»

 

 

Les coûts sont inévitables, selon Louise Hébert. «Les demandeurs veulent savoir si leur tour viendra bientôt ou appellent pour mettre à jour leur dossier. Cinq personnes répondent à temps plein aux appels téléphoniques.»

 

 

Critères justes?

 

 

Le règlement du gouvernement du Québec sur les HLM est «stupide», croit Robert Pilon. Pour lui, il devrait tenir

 

compte de l'ancienneté. De cette façon, l'ordre ne serait plus revu chaque année et beaucoup d'argent serait sauvé.

 

 

Seulement 2 000 des 20 382 HLM de Montréal ont été libérés en 2006, mais encore 23 087 demandes ont dû être réévaluées et 6 000 se sont ajoutées. Certaines sont à l'étude depuis 15 ans.

 

 

Les critères, en vigueur depuis 1984, sont revus par une table de concertation sur les HLM depuis un mois et demi, selon le président de la Société d'habitation du Québec, Robert Madore. Une révision du règlement pourrait être proposée à l'automne.

 

 

Changer les critères est peut-être une solution, mais «l'ampleur de la situation montre quand même le besoin criant de logements», croit le conseiller municipal responsable de l'habitation au comité exécutif de la Ville de Montréal, Cosmo Maciocia.

 

 

Offrir plus de logements

 

 

D'après le conseiller, la meilleure façon de réduire les coûts pour gérer la liste est d'offrir plus de logements sociaux. «Avec le dernier budget du gouvernement du Québec, il manquera 1 000 logements pour atteindre les 5 000 promis par la Ville entre 2006 et 2009.»

 

 

En 2009, le gouvernement du Québec aura permis de construire 22000 logements sociaux au Québec depuis 2003, rétorque Jonathan Trudeau, porte-parole du ministère des Affaires municipales.

 

 

Selon lui, 700 000 $ est un montant important, mais la révision des demandes est nécessaire.

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Finie la guerre entre Montréal et les régions

 

Entrevue avec le ministre Claude Bachand

 

Philippe.jpg par Philippe Beauchemin

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Article mis en ligne le 18 juin 2007 à 3:49

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12A1C2_me_PhotoRedukto.jpg Le ministre Raymond Bachand, responsable du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation. - (Photo: )

 

Finie la guerre entre Montréal et les régions

Entrevue avec le ministre Claude Bachand

Alors que la carte électorale montre un fossé entre Montréal, la banlieue et les régions, le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Raymond Bachand, croit qu’il est temps de mettre fin aux guerres de territoire.

Si l’économie de Montréal va bien, c’est tout le Québec qui s’en porte mieux. « Le discours de Québec contre Montréal ou des régions contre Montréal, ça me donne des boutons! » , s’exclame le député libéral responsable de la métropole depuis les dernières élections. Montréal se trouve en concurrence avec Boston ou Shanghai, pas avec Québec! »

 

Pour propulser la métropole dans les sphères internationales, le député d’Outremont mise sur la créativité montréalaise. « Après Boston, Montréal est la deuxième ville en Amérique du Nord où le taux d’étudiant per capita est le plus élevé », souligne le député d’Outremont également ministre du Tourisme.

 

La création de grappes industrielles arrive en tête de liste des priorités du ministre Bachand lorsqu’il évoque l’avenir de Montréal, un projet cher au maire Gérald Tremblay depuis longtemps. Déjà sous le gouvernement libéral de Robert Bourassa, il travaillait sur ce concept.

 

Des domaines comme les sciences de la vie, l’aéronautique, le cinéma et, tout récemment, les technologies de l’information (TIC), bénéficient déjà de ce genre de structure, permettant une forte concertation entre les entreprises d’un même milieu.

 

« Nous travaillons actuellement à mettre en place trois nouvelles grappes industrielles, dont une dans le domaine de la mode, » indique-t-il, un secteur durement touché au cours des dernières années.

 

Raymond Bachand compte également mettre tout en œuvre pour appuyer le plan de match Montréal 2025, une vision large de développement. C’est sous cette étiquette que se trouvent regroupés des projets d’envergure comme le futur quartier des spectacles, la cité du havre et le technopôle.

Un budget qui ne fait ni chaud ni froid

Dans le dernier budget, peu de nouvelles mesures ont été ajoutées par les libéraux pour mousser l’économie de la métropole. Reçu avec une réaction mitigée par l’administration municipale, le budget accorde toutefois 140 M$ d’argent neuf en cinq ans pour le développement économique de la métropole. « Ces montants viendront, entre autres, appuyer les initiatives des entrepreneurs. »

L’administration Tremblay-Zampino s’est également montrée déçue de ne rien lire à propos des nouveaux champs de taxation réclamés haut et fort par le maire Gérald Tremblay. Selon lui, il manquera près de 276 M$ pour boucler son budget en 2008 si rien ne bouge de ce côté. À l’instar de Toronto, Montréal aimerait donc élargir son champ de taxation au stationnement et même aux billets de spectacles ou encore à l’instauration de nouveaux péages.

 

Ces mesures ne font pas l’unanimité. Le milieu des affaires craint de voir de nouvelles taxes alourdir encore plus le fardeau des entreprises qui choisissent de s’établir sur l’île. « C’est pourquoi nous allons donner le choix aux élus locaux de décider des pouvoirs de taxation qu’ils désirent mettre en place. C’est certain qu’ils essaieront de ne pas se tirer dans le pied! », insiste le ministre Bachand.

 

Des dossiers comme la modernisation de la rue Notre-Dame, qui traîne en longueur depuis plus de 25 ans, ou la gestion du conseil d’agglomération seront également à surveiller au cours des prochains mois

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18/06/2007 Une économiste de l'Institut économique de Montréal propose de repousser graduellement, d'ici une douzaine d'années, l'âge normal de la retraite de 65 à 67 ans.

 

Norma Kozhaya y voit une façon de réduire l'impact du vieillissement sur les finances publiques et d'atténuer des pénuries de main-d'oeuvre. Mme Kozhaya est aussi d'avis qu'il faut cesser dès maintenant d'encourager les retraites anticipées.

 

Dans une note publiée par l'Institut, elle affirme «qu'il est important d'enclencher maintenant des réformes nécessaires avant que les phénomènes démographiques n'entraînent une plus faible croissance économique qui diminuera la création de richesse au Québec».

 

L'économiste suggère entre autres de favoriser davantage les retraites tardives en bonifiant dès maintenant les prestations du Régime des rentes du Québec de 0,5 à 0,7% pour les retraites prises après 65 ans. Du même coup, elle souhaite que l'on cesse de faciliter les retraites anticipées en appliquant un taux de réduction équivalent sur les prestations des bénéficiaires qui se retirent avant 65 ans.

 

Mme Kozhaya est également favorable à ce que l'on permette aux régimes privés d'introduire une pénalité pour les prises de retraite anticipées, qui sont actuellement permises, avec une simple réduction actuarielle, à partir de 55 ans.

 

Elle fait notamment valoir que les lois d'encadrement des régimes de retraite et les lois fiscales font en sorte qu'il est souvent peu payant de continuer à travailler comparativement à une prise de retraite hâtive.

Presse Canadienne

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Branding Greater Montreal

MONTREAL, June 20 /CNW Telbec/ - The Communauté métropolitaine de

Montréal (CMM) today launched a process aimed at giving Greater Montreal a

brand image. At the end of this process, which should take about a year, the

region will have a dynamic visual identity, a standardized graphic image and

be well positioned to promote itself on the international scene.

"The desire to give Greater Montreal its own brand image arises from the

need for greater cohesion in its international positioning and promotional

efforts," said Robert Charland, member of the city of Longueuil's executive

committee and chair of the CMM's economic development, metropolitan facilities

and funding commission.

 

This commission, made up exclusively of elected officials from the

metropolitan region, was given the assignment of overseeing the entire

project. To assist it in this process, the CMM engaged the services of

NATIONAL Public Relations, Léger Marketing and Desjardins Design, following a

public call for proposals. Throughout the process, a steering committee

consisting of various institutional players active on the international scene

will comment upon and validate the efforts of these professionals.

The brand image we select must convey a clear, consistent and distinctive

message for all stakeholders with activities abroad. It must also reflect a

unifying vision in which residents of all the region's municipalities

recognize themselves.

 

"Positioning and promoting Greater Montreal abroad are issues that affect

the entire metropolitan region. That's why it's important for all regional

stakeholders to have their say," said Benoît Labonté, borough mayor of

Ville-Marie, member of the city of Montreal's executive committee and member

of the economic development, metropolitan facilities and funding commission.

A collective, collaborative process

To ensure the highest level of participation and buy-in possible for this

major collective process, the CMM will seek suggestions and comments from the

public, elected municipal officials, and socio-economic and cultural

stakeholders at every stage of the project.

 

Starting today, anyone interested in contributing their ideas and

suggestions to the project can visit www.brandinggreatermontreal.com or send

an e-mail to [email protected].

Over the summer, the CMM, in cooperation with Léger Marketing, will hold

focus groups with municipal officials, opinion leaders active on the

international scene and brand image experts, to identify the distinctive

features of Greater Montreal's that could be reflected in its brand image. Web

surveys will then be conducted with municipal officials, CMM partners and the

population of the region to determine buy-in for the various features

identified. In the fall, individual interviews will be carried out with

opinion leaders to validate the results obtained.

 

During the winter, the design team will tackle the development of brand

expressions: logo, slogans, positioning statement, standardized graphic

design, and so on. The team will be supervised by Charles Desjardins of

Desjardins Design and assisted by Pierre Léonard, president of the Société des

designers graphiques du Québec.

 

Other focus groups will be held in spring 2008 to validate these brand

expressions. The final choice will be announced in the summer of 2008.

"Our primary objective is to ensure that the brand image selected will

receive buy-in and elicit pride throughout the Greater Montreal community.

That's why we are hoping for the greatest possible input from the public,

elected officials and opinion leaders throughout the process," concluded

Mr. Charland.

 

About the Communauté métropolitaine de Montréal (CMM)

-----------------------------------------------------

Formed by the territory of 82 municipalities, the CMM has a population of

3.6 million and covers an area of nearly 4,350 square kilometres. The CMM is a

planning, coordinating and funding body that is responsible for urban

planning, economic development, social housing, facilities, infrastructures,

services and activities of a metropolitan nature, public transit, the

metropolitan road network and the environment.

 

Note to journalists: Robert Charland, member of the city of Longueuil's

executive committee and chair of the CMM's economic development,

metropolitan facilities and funding commission, is available for

interviews.

 

For further information: Hugo Delaney, (514) 843-2355, Cell: (514)

804-1606; Source: Martine Ethier, CMM

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Le Journal de Montréal

06/08/2007 C'est à la très chic Île-des-Soeurs que l'eau du fleuve est le plus polluée autour de Montréal. L'endroit est une véritable fosse septique, mais le dossier n'est pas jugé prioritaire à la Ville.

 

À l'embouchure de l'égout pluvial, en aval du pont Champlain, on voit flotter les pires immondices: papier hygiénique, condoms, serviettes sanitaires, excréments.

 

À quelques mètres de là, sur le site de l'ancien club de golf, un promoteur commence la construction de condos de luxe (voir autre texte http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/08/20070806-075600.html ).

 

 

Les dernières analyses effectuées par la Ville dénombrent un taux de coliformes 650 fois plus élevé que ce qui est jugé sécuritaire par le ministère de l'Environnement.

 

Pas prioritaire pour la ville

 

 

Depuis 2004, tous les échantillonnages prélevés à cet endroit démontrent que l'eau y est excessivement polluée. C'est d'ailleurs le seul site qualifié d'insalubre par la Ville. «C'est certainement l'endroit le plus préoccupant du réseau», confirme Philippe Sabourin, à la Ville de Montréal.

 

 

Pourtant, à l'arrondissement de Verdun, la porte- parole Francine Morin soutient que «ce n'est pas une priorité pour la Ville».

 

 

En effet, huit ans après avoir été mis au courant du problème, l'arrondissement vient tout juste de découvrir l'une des sources du problème: 48 résidences déversent leurs eaux de toilettes dans l'égout pluvial, plutôt que dans l'égout sanitaire.

 

 

Leurs excréments se retrouvent donc directement dans le fleuve plutôt que d'être acheminés à l'usine de filtration de la ville.

 

Des études

 

 

Les résidences ont été ciblées par l'arrondissement mais aucune date, aucune solution concrète n'a encore été avancée. On procède encore et toujours à des études, en collaboration avec la Ville, pour savoir comment régler le problème.

 

 

Comme si ce n'était pas assez, l'arrondissement soutient que les raccordements croisés ne sont pas l'unique source de contamination. Mais on ignore les autres. «Il y a le tiers-monde et il y a l'Île-des-Soeurs», ironise l'environnementaliste Daniel Green, qui rappelle que de tels taux de contamination sont dangereux pour la santé.

 

 

En effet, le ministère de l'Environnement recommande de ne pas toucher à l'eau lorsque le taux de contamination dépasse les 200 coliformes par 100 ml d'eau. Or, lors du dernier échantillonnage en date du 30 juillet à l'embouchure de l'égout pluvial, on en comptait 130 000. La semaine d'avant, on en dénombrait 51 000.

 

Rire du monde

 

 

Cela dépasse toutes les données comptabilisées par la Ville, qui arrête généralement de compter à partir de 60 000 coliformes.

 

 

«Avec de tels taux d'infestation, on est dans une fosse septique», s'exclame Daniel Green.

 

 

«Il faut absolument mettre de la pression pour que cela cesse, clame André Bouthillier de la Coalition Eau Secours. C'est inacceptable de voir qu'en 2007, on envoie encore de telles quantités de coliformes au fleuve. Et après ça, ils viennent nous dire qu'ils ont le fleuve à coeur et qu'ils vont faire des plages...C'est rire du monde.»

 

 

Les égouts de Montréal

 

 

Très peu d'endroits à Montréal possèdent un réseau d'égout séparé.

 

 

À l'Île-des-Soeurs, où les infrastructures sont relativement récentes,on a opté pour cette solution afin d'éviter de traiter l'eau de pluie avec les eaux usées.

 

 

Dans chaque maison, trois tuyaux sont raccordés au système municipal.

 

 

Le premier tuyau amène l'eau propre. Le deuxième, raccordé à l'égout sanitaire, envoie les eaux domestiques (douche, toilettes, etc.) à l'usine de filtration de la ville.

 

 

Le troisième récolte les eaux du drain français qui longe la fondation pour drainer la pression de la nappe phréatique ainsi que les drains du toit. Ces eaux, avec l'eau de pluie récoltée dans les puisards, sont redirigées vers le fleuve sans traitement. Selon l'arrondissement de Verdun, le problème de raccordement croisé survient lorsque les propriétaires ou plombiers amateurs font des travaux de rénovation sans être au courant du réseau d'égout divisé.

 

 

Lorsqu'ils creusent pour raccorder leur tuyauterie, ils prennent alors le premier tuyau qu'ils voient. Certains se branchent alors sur le réseau pluvial sans le savoir.

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