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La région de Montréal contre le pipeline d'Énergie Est

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http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/461144/transcanada-est-une-entreprise-tres-arrogante-dit-coderre

 

 

Énergie Est

TransCanada est «très arrogante», dit Coderre

26 janvier 2016 |Alexandre Shields | Actualités sur l'environnement

«Nous ne sommes pas contre le pétrole, mais c’est tolérance “zéro” sur les risques environnementaux», a dit Denis Coderre.

Le Devoir

Lire le rapport des consultations de la CMM sur Énergie Est

 

Le maire de Montréal Denis Coderre a répliqué aux partisans du projet Énergie Est lundi en soulignant que TransCanada est une entreprise « très arrogante ». Cette dernière a refusé de participer au processus de consultations mené par la Communauté métropolitaine de Montréal, processus qui a mené ses 82 municipalités à dire non au projet de pipeline conçu pour exporter le pétrole des sables bitumineux.

 

 

En point de presse, le maire a vivement critiqué l’attitude de TransCanada. « On nous arrive avec un projet, avec une compagnie très arrogante, qui ne veut pas nous parler, qui pense que ce n’est pas important, qui nous regarde de haut et qui se dit, de toute façon, qu’elle va s’arranger avec les autres paliers de gouvernements », a insisté M. Coderre

 

 

Il est vrai que TransCanada n’a pas participé aux consultations menées par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). L’entreprise a également refusé de déposer une étude d’impact pour son pipeline, malgré les demandes répétées du gouvernement du Québec. En fait, selon la pétrolière, il appartient au gouvernement fédéral de décider de la construction d’Énergie Est, qui traversera le territoire québécois sur près de 625 kilomètres.

 

 

Tolérance zéro

 

 

Pour M. Coderre, les élus de la CMM devaient donc prendre leurs « responsabilités » dans le dossier Énergie Est. Après tout, a-t-il rappelé, le pipeline traverserait le territoire de la CMM sur une distance de 100 kilomètres, franchissant des cours d’eau (dont certains servent de source d’eau potable), des milieux humides et des terres agricoles.

 

 

Il a tenu à souligner que la décision a été prise à la suite d’une véritable analyse du projet et de ses impacts potentiels, y compris les impacts économiques. « Nous ne sommes pas contre le pétrole, mais c’est tolérance “zéro” sur les risques environnementaux », a ajouté M. Coderre, qui est aussi président de la CMM. Il a ainsi fait valoir qu’une entente était intervenue avec la pétrolière Enbridge dans le dossier de l’inversion du flux dans le pipeline 9B.

 

 

« Nous n’avons pas pris une décision contre les Albertains ou contre les gens en Saskatchewan. Nous avons fait un travail rigoureux, avec plus de 200 intervenants, 150 mémoires, des consultations publiques et nous avons rendu public le rapport », a poursuivi le maire. « Je me suis battu pour ce pays toute ma vie, donc personne ne viendra me donner de leçons sur l’unité nationale », a ajouté celui qui a siégé aux Communes de 1997 à 2013.

 

 

Denis Coderre a également rappelé que deux projets importants de pipelines font présentement face à une vive opposition en Colombie-Britannique. « Nous ne sommes pas les seuls à nous opposer », a-t-il dit. Au terme d’une évaluation menée sur une période de 15 mois, la Commission de l’énergie de l’Ontario a par ailleurs conclu l’été dernier que le projet Énergie Est devrait générer de faibles retombées économiques, tout en faisant peser des risques bien réels pour la population et l’environnement.

 

 

Le maire Coderre a invité lundi le gouvernement Trudeau à réformer les évaluations environnementales menées sous l’égide de l’Office national de l’énergie, comme il s’est engagé à le faire en campagne électorale. Pour le moment, rien n’a été annoncé à ce sujet, alors que les évaluations de projets comme Énergie Est sont déjà en cours.

 

 

Les conservateurs répliquent

 

 

Les conservateurs, partisans avoués de l’exploitation du pétrole albertain, ont répliqué à leur tour lundi au refus d’Énergie Est par la CMM, qui représente près de quatre millions de Québécois.

 

 

Le dossier du pipeline Énergie Est « affecte l’unité du pays », a déploré la chef conservatrice intérimaire Rona Ambrose. Mais alors qu’elle assure ne pas vouloir jeter de l’huile sur le feu, elle s’en prend elle aussi au maire de Montréal, Denis Coderre, et l’enjoint de considérer le projet de TransCanada en se basant sur la « science » plutôt que du point de vue de la « pure politique locale ».

 

 

Selon des calculs réalisés par l’Institut Pembina, les émissions de gaz à effet de serre découlant du projet Énergie Est devraient dépasser les 30 millions de tonnes par année, soit l’équivalent de sept millions de véhicules. Un peu plus de 400 millions de barils couleront chaque année dans ce tuyau, à raison de 1,1 million de barils par jour.

 

 

Par ailleurs, selon la documentation présentée par TransCanada, une fuite dans l’oléoduc pourrait être stoppée en 13 minutes. Ce temps de réaction serait suffisant pour laisser fuir près de 10 000 barils de pétrole, soit 1,6 million de litres de brut des sables bitumineux.

 

 

Le pipeline traversera plusieurs centaines de cours d’eau au Québec, dont 31 majeurs. Plusieurs municipalités s’opposent à la construction de ce pipeline, qui fera de la province un partenaire important dans la stratégie d’exportation de pétrole de l’industrie albertaine. En phase d’exploitation, il doit générer 33 emplois directs au Québec.

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Je sais pas pour vous, mais je préfère acheter mon pétrole localement :rotfl:

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Je sais pas pour vous, mais je préfère acheter mon pétrole localement :rotfl:

Je préfèrerais ne pas acheter de pétrole ! Mais bon.

 

Personne ne veux d'un pipeline, les états unis ont dit non, la Colombie Britannique à dit non, ils ne doivent pas être fou.

 

Il leur reste une option à mon avis et avec le réchauffement climatique, c'est probablement la meilleurs, c'est de faire un pipeline jusqu'à Churchill et exporter le reste en bateau

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Je préfèrerais ne pas acheter de pétrole ! Mais bon.

 

Personne ne veux d'un pipeline, les états unis ont dit non, la Colombie Britannique à dit non, ils ne doivent pas être fou.

 

Il leur reste une option à mon avis et avec le réchauffement climatique, c'est probablement la meilleurs, c'est de faire un pipeline jusqu'à Churchill et exporter le reste en bateau

 

Très très facile de dire non quand le prix du pétrole est en chute libre, et qu'il n'y a pas de piasses à faire... on s'en reparle quand le prix remonte (s'il remonte).

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Le probleme de churchill c'est geler en hiver. Pour livrer du grain en automne ok sinon c'est fermer pendant la saison froide.

 

Coderre c'est pas fort de dire a la saskatchewan qu'ils sont 1 millions et que nous somme 4 millions c'est comme dire que mon pere est plus fort que le tien.

 

L'oleoduc energie-est va passer dans le meme secteur que le pipeline enbridge qui date de 40 ans et qui n'a pas eu de fuite majeur a ce que je sache. Juste les milliers d'emplois pendant la construction c'est pas a cracher dessus non plus. C'est pas mal plus que 33 emplois meme si c'est pour quelques années durant la construction c'est quand meme des milliard de $ pour la construction. Coderre a t'il un plan sinon pour creer de la richesse a part de cela. Son bilan economique n'est pas fameux avec 10.5% de chomage a montreal.

 

Et la monsieur Coderre parle des milieus humide et des boisés a proteger et pendant ce temps la son administration veut faire construire un projet domicilaire de 5000 habitations dans l'ouest de l'ile et detruire l'un des rare endroit naturel qui reste sur l'ile. :shiftyeyes:

Edited by andre md

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Ce projet est mauvais point. Faut arrêter de brailler sur le refus, pis on est dont pas fin, pis ci pis ça.

 

Ça donne des grenailles en termes d'emplois à long terme, des retombées économiques mineures par rapport aux risques encourus. Trans-Canada ne donne pas de preuve ni d'exemples de plans de contingence en cas de déversement, etc. etc.

 

On n'est pas des cons crisse. Y veulent juste passer sur le territoire avec le moins d'efforts possibles, comme si c'était une plaine inhabitée.

 

Pis, un pipeline qui a 40 ans, justement, il commence à vieillir!! Il n'a pas coulé? Calvaire, il est encore plus dû pour le faire.

 

La Colombie-britannique dit non, pis les États-Unis aussi. Il faut se rendre à l'évidence : le monde est en marche vers autre chose, vers une autre forme d'économie. Non, le pétrole va pas disparaître demain, mais ce genre de méga-projets ne ressemble plus en rien à de l'avenir.

 

Les Conservateurs nous ont englués dans cette économie du passé, plutôt que de bien gérer et préparer le futur. Pendant que le cash rentrait ils auraient dû investir en masse dans le R&D sur les technos vertes et l'innovation. Mais non. Là, le canada a du retard à rattraper.

 

Ben faisons-lé OPC et arrêtons de brailler pour des multinationales de l'ordre du Diplodocus.

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40 ans sans fuite majeure mechante bonne moyenne pour un pipeline. A comparer aux trains combien de deraillement ces dernieres années encore?

 

Et tout les jours je vois des convois de wagons citernes qui longe la 20 ouest.

 

Quand je verrai Coderre se promener en transport en commun et taxi plutot qu'en limousine qui roule au petrole. Il pourra se permettre de critiquer energie est. A propos aucun projet de TEC en branle en ce moment a montreal. Pourtant meme a Edmonton on procede presentement a l'expansion de nouvelle ligne de TEC.

Edited by andre md

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Oil from companies involved in the Alberta Tar Sands , so far OK Canadian oil from foreign companies operating in Canada. But what pisses me off is when you look at the players like Shell who knew one day they would pass under our noses and still decided to close the Montreal refining plant , cancelling 700 good paying jobs ; now they what to pass under our nose for free and refine there garbage else where . No , give a donation of 50 million a year to the Montreal municipalities after it is accepted if ever . The only problem they will make people in the Montreal area pay the highest refinement costs in Canada. I do not see socially how this one will fly ; a new refining installation in Montreal with 700 good paying jobs , might be a good start SHELL.

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    • By felixinx
      À compter du 25 mars 2019, l'horaire des trains exo5 et exo6 sera modifié pour permettre la construction du REM dans le tunnel du Mont-Royal. La voie sera alors simple de la jonction de l'est jusque dans le tunnel (j'imagine à la Gare Centrale car je ne pense pas qu'il y a d'autres aiguillages dans le tunnel).
      Plus de détails : https://exo.quebec/fr/service-clientele/avis#36294469 - https://rem.info/fr/actualites/ligne-deux-montagnes-hiver-2019
      exo5 - Modification 6 départs exo6 - Modification de presque tous les départs exo6 - Annulation d'un départ direction Montréal en PM exo6 - Vendredi - Annulation d'un départ supplémentaire direction Montréal en PM, annulation d'un départ en PM vers Deux-Montagnes. exo6 - Changement des numéros des trains
      Les gares Mont-Royal et Canora deviendront une seule gare, entre les deux! Les trains rouleront aussi sur la voie qui était enfouie, du côte ouest, pour permettre la construction du côté est.
      Les mesures d'atténuations de janvier 2020 seront annoncés bientôt.
    • By nephersir7
      Il semble que depuis la fin 2014, Montréal est en train d'explorer la possibilité de recouvrir l'autoroute Décarie dans le secteur Namur/De la Savane. Il y aurait au moins 2 hypothèses à l'étude. L'étendue de ce potentiel recouvrement n'est pas mentionnée.
       
       
      http://www.seao.ca/OpportunityPublication/ConsulterAvis/DuJour?ItemId=1a3f81aa-ccb1-4046-9821-9ffa7f0254e2
    • By greenlobster
      The reason of this  new subect is in english is that it concerns a company not from France . One of the top 10 ten Europen IT companies will build a new IT megacenter for North America in, notre belle ville de Montréal, annonce debut 2019. 1600 empois sur 5 ans .Ils construrions une centre de donnéesNord Americain de plus de 400 millions , oui dans lz region de Montréal. 
    • By monctezuma
      Voie réservée sur PIE-IX


       
       
       
       
       
       
       
    • By ScarletCoral
      Article dans la Gazette concernant l'achalandage dans les autobus
      Voir l'article pour l'achalandage par ligne de 2012 à 2018
      https://montrealgazette.com/news/local-news/despite-problems-bus-ridership-in-montreal-up-slightly-in-2018
      Despite problems, bus ridership in Montreal up slightly in 2018
      Passenger numbers are still far short of those from 2012 as complaints soar and punctuality hits its lowest mark since 2001.
      JASON MAGDER, MONTREAL GAZETTE 
      Updated: September 30, 2019
       
      Punctuality plunged, a record number of vehicles were parked for repairs and complaints soared to record levels — and yet, Montreal’s transit authority saw a slight increase in bus ridership last year.
      There were 637,908 more trips taken on city buses in 2018 compared with the year before — an increase of 0.28 per cent.
      It was the first time since 2013 that bus ridership grew.
      The figures, obtained through an access-to-information request, show 142 of 220 bus lines saw an increase in passengers.
      And yet, 2018 was a trying one for the Société de transport de Montréal.
      Because of a labour crisis in the maintenance department, an average of 1,341 buses out of a fleet of 1,807 were available for morning and afternoon peak periods.
      That represents the lowest number in a decade, and far less than the 1,424 required to deliver full service.
      The number of complaints soared by 32 per cent, and the on-time rate of buses was a meagre 79.5 per cent — the lowest since 2001, according to statistics from the STM’s website.
      The year was also marked by buses running out of fuel in record numbers while on the road.
      Despite the uptick in ridership, the numbers fall short of those from 2012. Since that time, 33.9 million fewer annual trips were recorded, accounting for a 13-per-cent overall decline.
      The increase in ridership for 2018 was surprising to Nick Chaloux, a transportation planner and former researcher at TRAM — Transportation Research at McGill.
      “The fact there is a slight growth is positive,” said Chaloux, who published a paper last year that highlighted concerns about the decline in the STM’s bus service.
      “The STM was operating with 100 fewer buses on average, with all the side effects that come with that. When you take that into consideration and you see that ridership was stagnant overall, that’s kind of impressive.”
      Sarah V. Doyon, the director of the transit lobby Trajectoire Québec, said her group was not surprised.
      “We’re finding that people are making more sustainable choices, both for the environment and because congestion is so heavy that public transit is seen as an efficient mode of transportation,” she said.
      It helps that the STM has been working to add more reserved bus lanes throughout its network, Doyon added.
      As for the record number of complaints and high number of late buses, Doyon speculated congestion played a role as buses get stuck in traffic just like cars.
      STM spokesperson Philippe Déry concurred, saying the agency is happy more Montrealers chose to take the bus during a trying year marked by major roadwork and traffic congestion.
      Déry said several measures were put in place to improve performance, including creating two new bus lines to serve the Rivière-des-Prairies and Griffintown sectors, and the merging of bus lines No. 19 with and 53 in the Ahuntsic-Cartierville borough.
      Altogether, the STM offered 68.9 million hours of service in 2018 — a 0.5 per cent increase from the year before, Déry said.
      Last spring, STM chairperson Philippe Schnobb admitted 2018 had been a difficult year and said the bus network was plagued by a deliberate slowdown by unionized employees during a labour conflict.
      In February, during a hearing of Quebec’s workplace tribunal, the STM blamed the union for a record number of buses parked in the garage for repairs.

      Breaking down the STM data by bus line, nine out of the 10 most-travelled routes continued to see ridership declines in 2018.
      Only the 51 Édouard-Montpetit line saw a 1.98 per cent increase in its ridership. That increase was enough to make it the only route in the top 10 to gain riders in the period covered by the data, from 2012 to 2018.
      Over that time, five of the 10 most-travelled buses saw declines of 20 per cent or more: the 69 Gouin, 139 Pie-IX, 121 Sauvé/Côte-Vertu, 165 Côte-des-Neiges and 67 Saint-Michel.
      The most-travelled bus is the 141 Jean-Talon Est, with 8.2 million trips recorded in 2018.
      The 51 Édouard-Montpetit was the second-most travelled bus with 7.7 million trips.
      The 161 Van Horne, the 18 Beaubien and the 24 Sherbrooke round out the top 10, and all saw declines of between one and 13 per cent.