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  • Administrator

Montréal: Trop de pauvreté

 

Jean-François Codère

06/04/2008 08h43 e-journaldemontreal.gif

pix.gifpix.gif20080406-084301-g.jpg Montréal n’est pas une ville comme les autres au Québec et, à ce titre, il serait surprenant de la voir pointer dans le top 5 un jour, croit l’auteur du palmarès.

© Le Journal/Archives Chantl Poirier

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La criminalité et la mauvaise intégration des immigrants jouent aussi un rôle

 

Dernière au classement des villes les plus heureuses de l'Indice relatif du bonheur (IRB), Montréal souffre du blues traditionnel des grandes villes : pauvreté, immigration et criminalité.

 

Le dernier classement de l'IRB place Montréal au 30e et dernier rang d'un palmarès dominé par deux de ses banlieues, Sainte-Julie et Repentigny.

 

Pour l'auteur de l'étude, Pierre Côté, c'est en grande partie attribuable au fait qu'on y trouve de façon naturelle des gens moins enclins à être heureux.

 

Gangs de rue

 

«Il y a beaucoup de pauvreté à Montréal», explique-t-il d'abord. «La famille avec moins de revenus va donner une évaluation plus faible de son bonheur.»

 

Pour progresser, Montréal doit, selon lui, régler le problème des gangs de rue, favoriser une meilleure intégration des immigrants et offrir de meilleurs services pour les jeunes familles.

 

«Montréal est une ville qui est de moins en moins faite pour les enfants, seconde Danielle Pilette, professeure d'urbanisme à l'UQAM.»

 

Condamnée aux bas-fonds ?

 

Montréal s'était classée 18e sur 25, à égalité avec deux autres villes, l'an dernier. Il serait toutefois étonnant, admet M. Côté, que Montréal puisse un jour pointer dans le top 5.

 

«Sa stature, sa population, autant son nombre que sa composition, son niveau d'activité et son unicité en font une société distincte en soi, mais pas au point d'excuser sa dernière position.»

 

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, n'était pas disponible pour commenter le sondage. Son attachée de presse, Renée Sauriol, s'est contentée de dire qu'on «ne pouvait comparer des pommes et des oranges».

 

* * *

 

MONTRÉAL EN BREF

 

L'ARGENT

 

À Montréal, 16,7 % des familles ont un faible revenu, soit cinq fois plus qu'à Sainte-Julie (3,5 %).

 

Le revenu familial moyen était de 53 451 $ à Montréal, comparativement à 77 657 $ à Sainte- Julie, selon les plus récentes données disponibles (2001).

 

«Demande à un gars qui vit à Verdun dans un troisième étage, c'est sûr qu'il va te dire : «la vie me fait chier» ", constate Marc Limoges, un citoyen montréalais rencontré à Saint- Henri. Mais les Montréalais pas heureux ne seraient probablement pas plus heureux ailleurs.»

 

EMPLOI, ÉDUCATION ET IMMIGRATION

 

Montréal a un très fort taux de diplomation universitaire : 24,3 %, contre 16,4 % en moyenne pour le Québec.

 

Pourtant, son taux de chômage est de 9 %, soit plus qu'à Alma (8,8 %), Rouyn-Noranda (8,4 %) et Rimouski (7,2 %).

 

Les immigrants sont souvent scolarisés, mais sous-employés. «Combien ont une scolarité élevée, mais sont chauffeurs de taxis à Montréal ?» demande Pierre Côté, auteur de l'étude. «Pas de job, donc pas d'argent, donc moins de reconnaissance.»

 

LES ALÉAS DE LA VILLE

 

Comme à chaque printemps, les déchets ont commencé à apparaître un peu partout dans les rues de la ville.

 

«Même les gens de Montréal trouvent que c'est sale», note Pierre Côté.

 

«C'est plate d'avoir une belle grosse ville qui n'est pas plus propre que ça», se désole Marc Limoges.

 

Souvent pointés du doigt pour les défauts de la ville, les cols bleus «doivent changer la perception qu'ont les gens selon laquelle ils sont accrochés à leur convention pour ne pas travailler», estime M. Côté.

 

Montréal, c'est souvent les petits espaces, le bruit des klaxons et les courses à gauche et à droite. La ville urbaine, quoi.

 

«En banlieue, les gens ont probablement plus le temps de s'arrêter, croit Pierre Therrien, un citoyen montréalais. Le contact humain est plus là.»

 

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/04/20080406-084301.html

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Bullshit hallucinante. D'abord, il est extrêmement pernicieux de placer l'immigration dans la liste des problèmes de Montréal, au même titre que la pauvreté et les gangs de rue. Les immigrants ONT un problème de chômage, mais ce ne sont pas eux le problème, mais plutôt les politiques d'intégration dans le marché du travail. L'immigration est une solution, un avantage, pas une épine dans le pied de Montréal.

 

Et puis ça veut dire quoi à la fin de l'article cette idée absurde que les gens en banlieue ont un meilleur contact humain que ceux en ville? Quel cliché absolument débile. Je vis dans une copropriété en plein Plateau, tous mes voisins sont devenus de bonnes connaissances et le contact humain est certainement d'aussi bonne qualité, sinon supérieur, à celui que je peux contaster chez ma soeur qui vit à Laval et qui ne parle presque jamais à ses voisins, comme si chacun vivait dans son bungallow comme dans une tour d'ivoire. Au Québec, il y a un préjugé tenace contre la vie urbaine. On est une société provinciale, qui voit encore la grande ville comme un réservoir de problèmes, de criminalité et de replie sur soi. Mais c'est tout le contraire!

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Montreal a un taux de crimes violents en dessous de la moyenne canadienne et au dessus de la moyenne Quebecoise. Dire que le crime est un point négatif pour Montréal est une exagération si on compare aux autres villes Nord-Américaine de meme taille. Par contre, coté pauvreté, ca vise plus dans le mille.

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  • Administrator

oui le problème d'immigration ça non plus j'ai pas compris c'est quoi le rapport.

 

Les immigrants ont plus de difficultés à se dénicher un emploi, mais est-ce exclusivement de leur faute... j'ai beaucoup de doutes là-dessus.

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Les problèmes de drogue, de criminalité, de pauvreté, les grandes villes comme Montréal ne les créés pas, mais elles les attirent. Regardez le nombre de futurs itinérants professionnels qui quittent les régions du Québec et d'ailleurs pour s'établir à Montréal. Montréal permet mieux à ces gens d'être anonymes. Si Montréal n'était pas là, je crois qu'il y aurait presque autant de drogués et de sans abris mais ils seraient répartis un peu partout au Québec dans des villes et villages pas équipés pour les recevoir.

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Si Montréal n'était pas là, je crois qu'il y aurait presque autant de drogués et de sans abris mais ils seraient répartis un peu partout au Québec dans des villes et villages pas équipés pour les recevoir.

 

D'accord avec toi, mais ils étaient tous équipés pour les recevoir avant la désinstitutionalisation. Il ne suffisait que d'une petite signature pour faire enfermer quelqu'un pour folie. On enfermait des gens qui ne devaient pas y être, certe, mais ceux qui y étaient pour une bonne cause ne trainaient pas dans les rues.

 

Faudrait-il réouvrir les hospices?

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Je crois que la désinstitutionalisation mur à mur fur une erreur. Peut être y était-il trop facile d'y interner quelqu'un qui n'aurait pas dû y être mais d'un autre côté, on a laissé sortir plein de gens incapables de fonctionner dans le monde. Y aurait-il un juste milieu entre interner tous ceux qui ne peuvent pas fonctionner dehors en les considérant comme "fous" et tous les laisser se débrouiller avec leurs problèmes. Plusieurs de ces gens pourraient contribuer à la société (selon leurs capacités) et être fiers de le faire, mais ils ont besoin d'aide pour réussir. Ils ne sont pas fous, mais ils ne sont pas autonomes non plus.

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Chaque fois que je vois un titre comme celui là je pars à rire.

 

Montréal n'est pas pauvre.

 

Montr.éal n'est juste pas encore assez développée.

 

La richesse de cette ville est incroyable. :openmouth:

 

Il suffit juste de la faire fructifier. :greedy:

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On parle d'intégration des immigrants !! Mais on devrait les intégrer à qui ? Les Québécois francophones ? Ils ont quittés la ville-centre au profit des banlieues !! Donc, si on veut intégrer les immigrants, il faut mettre en pratique des politiques qui permettraient aux immigrants de pouvoir accéder plus facilement à la classe moyenne. Faisant partie de la classe moyenne, ceux-çi souhaiteraient assûrément vivre en banlieue comme les autres membres de cette classe. Mais seulement voilà le hic : il y a certainement du profilage. Ce n'est pas dit, ce n'est pas reconnu officiellement mais ça doit sûrement exister. Ainsi, la ville-centre reste (à part quelques quartiers bien ciblés) le lot des pauvres, des laissés-pour-compte. Ces pauvres-là sont souvent issus de groupes ethniques visibles (noirs, arabes, sikhs, etc). Je le dis : le Québécois moyen est raciste. Il aime son immigrant blanc, catholique et hétéro.

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