Jump to content

Recommended Posts

Un article de La Presse sur la situation du commerce dans le Grand Montréal. On parle toujours de l'île, du centre-ville, du Plateau, des rues traditionnelles... Mais on prend rarement la peine de regarder la situation commerciale globale avec la périphérie, les petits centres commerciaux, etc...

 

http://plus.lapresse.ca/screens/11975cca-2967-460f-9da8-28f82f5e2cef%7C6.mAjfA3Z821.html

 

Les locaux commerciaux vacants abondent

 

Marie-Eve Fournier

La Presse

 

Le taux d’inoccupation dans les centres commerciaux et sur les artères commerciales de la région de Montréal atteint 9,2 %, selon une récente compilation menée par le Groupe Altus. Il s’agit d’un taux pratiquement deux fois plus élevé qu’en situation dite d’équilibre.

 

Il est généralement estimé que le taux d’inoccupation des locaux commerciaux est d’environ 5 % dans la région montréalaise. Or, selon le groupe Altus, « aucune analyse sérieuse » ne s’est vraiment penchée sur le sujet depuis deux décennies.

 

Pour mettre fin au manque de données, l’entreprise de services-conseils en immobilier commercial a procédé à un vaste recensement sur le terrain, l’été dernier. La Presse Affaires a obtenu les résultats.

 

L’étude porte à la fois sur les centres suprarégionaux (tels que le Carrefour Laval), les centres régionaux (comme Place Longueuil), les centres communautaires (comme les Galeries Terrebonne), les mégacentres et centres lifestyle (DIX30), les galeries marchandes au centre-ville (comme le Centre Eaton) et 13 artères commerciales. En tout, 90 lieux ont été passés au peigne fin.

 

L’EFFET TARGET

 

Premier constat : les taux d’inoccupation varient beaucoup. Alors qu’il est de zéro dans certains centres commerciaux, il atteint 42 % ailleurs.

 

Il faut dire qu’à lui seul, le départ de Target a provoqué un effet considérable dans le marché. Pas moins de 12 locaux anciennement occupés par le géant américain demeurent vides. Ensemble, ils totalisent 1,3 million de pieds carrés et « représentent 40 % des pieds carrés vacants des centres commerciaux recensés », précise l’étude.

 

Sans ces fermetures, le taux d’inoccupation serait de 6,2 %.

 

« Il est peu probable que ces locaux […] trouvent preneur à court et peut-être même à moyen terme. »

 

— Jean-François Grenier, directeur principal d’Altus

 

La situation risque même de s’aggraver, selon Altus. « La disparition probable de Sears à court terme ajouterait dans le marché montréalais environ 1,4 million de pieds carrés vacants et ferait passer le taux de vacance à 12,4 %. »

 

LE CENTRE-VILLE RÉUSSIT BIEN

 

Parmi les différentes typologies commerciales, les centres régionaux – qui n’attirent pas les consommateurs d’un vaste rayon, par définition – sont ceux qui affichent le pire résultat : leur taux moyen d’inoccupation atteint 13,1 %. Suivent de près les centres communautaires (12,1 %) et les artères commerciales (9,8 %).

 

Les galeries marchandes au centre-ville (6,9 %), les centres suprarégionaux (7,1 %), les mégacentres et les centres lifestyle (7,2 %) s’en tirent mieux que la moyenne.

 

« Quand le taux de vacance augmente, les loyers sont renégociés à la baisse. Donc, il y a un impact sur la valeur des centres commerciaux », explique Jean-François Grenier.

 

Altus rappelle que les ventes au détail au Québec ont « considérablement » ralenti depuis la crise de 2009. Alors qu’auparavant, elles progressaient annuellement de 4 à 6 %, la hausse se limite désormais à 2,5 %, tout au plus.

 

Le vieillissement de la population, l’endettement des ménages et la stagnation des revenus font partie des facteurs évoqués par la firme d’experts en immobilier.

Link to comment
Share on other sites

Les locaux commerciaux abondent partout, c'est un peu beaucoup dommage. Mais je crois qu'il manque un élément important dans leur conclusion. Il est vrai que l'achat en ligne change les mentalités et nuit beaucoup aux commerces. D'ailleurs, il est temps que le gouvernement taxe les achats faites en ligne et qui proviennent la plupart du temps des entrepôts de Mississauga.

 

Il y a aussi, selon moi, le trop grand nombre de petit ou moyen centre commerciaux. Entre eux ils se mangent. Et malheureusement ils peuvent aussi nuire aux commerces sur les artères commerciales de la ville.

 

Mais il y a les taxes élevés qui sont le plus grand frein à l'occupation des locaux vacants. Tout ce que j'entends parler parmi les petits commerçants, restaurateurs, c'est les taxes et les trop nombreuses constructions. Il ne se passe pas une semaine, dans les médias, pour qu'un commerçants ferment ses portes principalement parce que les taxes sont trop hautes et que els interminables bouchons repoussent les gens.

 

Et, parmi les restaurateurs, on oublie l'effet négatif qu'à provoqué le gouvernement en les forçant à utiliser l'espère de bidule pour les factures. Plusieurs restaurateurs ne chialaient pas trop contre les taxes parce qu'ils compensaient en ne facturant pas tous les clients. Du coup ils s'en mettaient un peu plus dans les poches et réussissaient à payer les taxes de cette façon. À mon avis ce fut une très mauvaise mesure qui ne cherchait qu'à aller chercher plus de revenus de taxes mais qui à cause de la fermeture de nombreux restaurants, provoque une perte pour la ville.

Link to comment
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
 Share

×
×
  • Create New...