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320 Notre-Dame Ouest (rénovation) - 5 étages


nephersir7
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source:

Accorder une dérogation mineure relativement à l’aménagement

d’une aire de stationnement pour le bâtiment situé au 320, rue

Notre-Dame Est

 

Le site

Le site se trouve en bordure de la rue Notre-Dame dans le site patrimonial déclaré de

Montréal. La maison William-Maitland, aussi connue sous le nom de maison Beaujeu a été

construite en 1796 suite à la démolition de la veille maison en pierre d’un étage, construite

par la famille Ramezay. La maison compte deux étages et est entourée d’un grand terrain

donnant sur la rue Notre-Dame sur lequel un vaste jardin y est aménagé, qui est considéré

comme l’un des plus beaux jardins privés intra-muros.

 

Le projet

Le projet proposé consiste à agrandir en aire de bâtiment le sous-sol, le rez-de-chaussée, le 2e étage et le 3e étage et ajouter un 4e et 5e étage pour aménager un hôtel de 28 chambres. Un stationnement extérieur de 7 unités sera aménagé principalement dans la cour latérale.

 

Éléments d’analyse

Le Règlement d’urbanisme (01-282) exige pour le projet hôtelier à l’intérieur de la maison

William-Maitland, un minimum de 3 unités et un maximum de 28 unités de stationnement à

fournir. L’emplacement désigné pour l’aire de stationnement correspond à la cour latérale

qui se trouve circonscrite entre deux bâtiments. Puisque la demande de stationnement pour

les utilisateurs de l’hôtel est réelle et que l’espace prévu pour l’aménagement des unités de

stationnement est limité, le projet prévoit fournir 7 unités de stationnements, dont 6 de

petites dimensions et 1 pour personne à mobilité réduite.

Malgré que l’aire de stationnement est considérée comme étant aménagé à l’extérieur, cette

dernière ne sera pas visible de la voie publique puisqu’elle sera complètement couverte et

accessible par une entrée cochère. Afin de faciliter la circulation, un service de valet sera

offert aux utilisateurs de l’hôtel.

Bien que le secteur soit desservi par des parcs de stationnement publics, le stationnement

demeure un service complémentaire à l’hôtel et permet de diminuer le stationnement sur

rue qui est très en demande dans le secteur du Vieux-Montréal.

La dérogation mineure ne porte pas atteinte à la jouissance, par les propriétaires des

immeubles voisins, de leur droit de propriété. La dérogation mineure ne concerne pas

l’usage ni la densité d’occupation du sol. La demande respecte les objectifs du Plan

d’urbanisme.

 

Compte tenu des éléments d’analyse précédents et considérant le préjudice réel causé par

les dispositions réglementaires en jeu et considérant l’absence d’inconvénient pour le

voisinage, la Direction de l’aménagement urbain et des services aux entreprises est

favorable au projet. Comme l’emplacement est situé dans un site patrimonial déclaré, le

ministère de la Culture et des Communications devra émettre une autorisation visant les

travaux de transformations.

Lors de sa séance du 13 août 2015, le comité consultatif d'urbanisme avait émis un avis

favorable pour cette demande avec la suggestion suivante:

- Prévoir un matériau de pavage fragmenté et perméable pour le stationnement et l'allée

qui y mène depuis la voie publique, plutôt qu'un matériau monolithique comme l'asphalte

ou le béton coulé.

 

 

http://ville.montreal.qc.ca/documents/Adi_Public/CA_Vma/CA_Vma_ODJ_LP_ORDI_2015-11-10_19h00_FR.pdf

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Conseil du 10 novembre 2015

 

Finalement, une dérogation mineure a été accordée relativement au Règlement d'urbanisme quant à l'aménagement d'une aire de stationnement pour le bâtiment situé au 320, rue Notre-Dame Est. Il s'agit de la maison William-Maitland, aussi connue sous le nom de maison Beaujeu. Elle a été construite en 1796 à la suite de la démolition de la veille maison en pierre d'un étage construite par la famille Ramezay. Cette demeure compte deux étages. Le projet consiste à agrandir en aire de bâtiment le sous-sol, le rez-de-chaussée, les 2e et 3e étages ainsi qu'à ajouter un 4e et 5e étage pour aménager un hôtel de 28 chambres. Un stationnement extérieur de 7 unités sera aménagé principalement dans la cour latérale.

 

sent via Tapatalk

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Ce n'est pas très intelligent : au lieu d'ajouter des étages au-dessus de l'édifice existant il aurait mieux valu que la Ville exige la rénovation de la maison telle qu'elle apparaissait à l'époque de sa construction avec son toit en pente et de permettre une construction à l'arrière dans le terrain de stationnement. Je crains d'être du du résultat final. Cet administration prend de plus en plus des décisions "à la Drapeau" !!

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Ce n'est pas très intelligent : au lieu d'ajouter des étages au-dessus de l'édifice existant il aurait mieux valu que la Ville exige la rénovation de la maison telle qu'elle apparaissait à l'époque de sa construction avec son toit en pente et de permettre une construction à l'arrière dans le terrain de stationnement. Je crains d'être du du résultat final. Cet administration prend de plus en plus des décisions "à la Drapeau" !!

 

Ton point est défendable, mais je serais tenté d'approuver la décision de la Ville. Surtout qu'il y a probablement des contraintes qu'on ne connait pas et qui limitent peut-être la liberté de construire autrement? N'oublions pas non plus que le terrain est exigu. Or les étages retranchés de la bâtisse principale, s'ajouteraient obligatoirement derrière, par une construction probablement encore plus élevée que la hauteur permise pour le quadrilatère.

 

Une autre point aussi à la défense du projet tel que proposé: le promoteur respecte le règlement d'urbanisme du secteur avec seulement une petite dérogation mineure qui n'a aucune incidence sur ses voisins. Donc aucune raison de lui refuser son permis.

 

Quant à l'idée de retourner à l'apparence antérieure du bâtiment, je crois qu'elle n'est plus d'actualité, puisque l'ajout des étages supérieurs fait aussi partie de son histoire. C'est aussi sans compter qu'on rendrait plus difficile, sinon trop risquée, la rentabilité d'un éventuel petit hôtel boutique qui ajoutera pourtant au charme du coin. En plus comme la façade de l'édifice est sur la rue Notre-Dame, normal alors qu'il ait l'apparence d'une construction commerciale de l'époque, qui s'intègre davantage aux autres immeubles voisins.

 

J'aime cependant l'idée de la porte cochère pour l'entrée latérale du stationnement. Ce détail est un justement un rappel de la maison ancienne que l'on voit sur la troisième photo mise en lien par IluvMTL http://www.vieux.montreal.qc.ca/inve...hp?sec=a&num=2 . On remarque effectivement la présence d'une porte cochère donnant sur la rue N-D sur la version de 1896.

 

Restera à voir comment ils intégreront les deux nouveaux étages supplémentaires. Heureusement on trouve déjà beaucoup d'exemples satisfaisants de rajouts semblables dans le Vieux-Montréal. Un bon architecte saura aussi innover, en relevant ce type de défi, tout en préservant l'esprit des lieux.

 

Finalement on constate que ce n'est pas toujours facile de développer des projets à Montréal, tout en respectant l'âme de la ville. Comme on dit: il y a plusieurs façon de bien faire. Sans toutefois oublier au passage la nécessaire rentabilité, qui autrement condamnerait plusieurs bâtiments à l'abandon et éventuellement à la démolition pure et simple.

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Même dans les pire années Drapeau des édifices qui avaient été transformés et rendus méconnaissables furent rénovés à l'original. C'est le cas de la maison Papineau et de la maison Edward-William Gray.

 

Alors, pourquoi permettre un truc du genre ? ce projet est totalement à l'opposé de ce que devrait être fait !! Je suis surpris de ton raisonnement acpnc :

 

Sans toutefois oublier au passage la nécessaire rentabilité, qui autrement condamnerait plusieurs bâtiments à l'abandon et éventuellement à la démolition pure et simple.

 

Avec une volonté politique courageuse et responsable, les autorités municipales auraient pu trouver une solution beaucoup plus acceptable. On risque de se retrouver avec une horreur comme ce qui est en train de se construire sur la rue Saint-Amable.

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Avec une volonté politique courageuse et responsable, les autorités municipales auraient pu trouver une solution beaucoup plus acceptable. On risque de se retrouver avec une horreur comme ce qui est en train de se construire sur la rue Saint-Amable.

C'est quoi que tu trouves problématique avec le projet sur St-Amable? Qu'aurais-tu suggéré à la place?

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Même dans les pire années Drapeau des édifices qui avaient été transformés et rendus méconnaissables furent rénovés à l'original. C'est le cas de la maison Papineau et de la maison Edward-William Gray.

 

Alors, pourquoi permettre un truc du genre ? ce projet est totalement à l'opposé de ce que devrait être fait !! Je suis surpris de ton raisonnement acpnc :

 

 

 

Avec une volonté politique courageuse et responsable, les autorités municipales auraient pu trouver une solution beaucoup plus acceptable. On risque de se retrouver avec une horreur comme ce qui est en train de se construire sur la rue Saint-Amable.

 

Je comprends ton point de vue et disons que dans un monde idéal, ce serait le meilleur scénario. Cependant la Ville ne peut pas se substituer aux propriétaires légitimes et décider de la fonction et de l'apparence de chaque bâtiment sur son territoire. Elle n'a pas non plus le personnel, ni le budget pour faire des propositions de développement, à part pour ces propres propriétés. Finalement ce n'est pas du tout son mandat.

 

Les maisons historiques dont tu fais mention sont effectivement de très beaux exemples de rénovations-reconstructions http://www.vieux.montreal.qc.ca/inventaire/fiches/fiche_bat.php?num=4&sec=d http://www.vieux.montreal.qc.ca/inventaire/fiches/fiche_ensemble.php?TYPE_REQUETE=ensemble&ENSEMBLE_DEMANDE=100041:Maison+et+entrep%F4t+Edward-William-Gray et avaient une apparence grandement négligée, pour ne pas dire en ruine.

 

En lisant l'historique de ces deux restaurations, on constate justement que ce sont les propriétaires qui en ont pris l'heureuse initiative. Le fait que certains bâtiments soient classés peut aussi grandement aider pour obtenir des subventions et entreprendre les coûteux travaux. Ce qui ne semble pas être le cas pour le projet de la Maison William-Maintland.

 

Alors autant on voudrait protéger le patrimoine et lui redonner son cachet original. Autant on est limité par la loi pour imposer des actions qui encourraient des déboursés importants de la part d'un tiers, sans lui assurer en contre-partie une rentabilité certaine. En conséquence on peut comprendre que la Ville ne s'engagera jamais dans une action aussi risquée.

 

Le plus qu'elle peut faire dans ce genre de dossier (surtout si l'édifice n'est pas classé), c'est tenter de limiter les dégâts en évitant de trop dénaturer l'immeuble. Cependant tant que le propriétaire se conforme aux règles d'urbanismes, il a plein droit de disposer de son bien en vue d'en tirer un profit raisonnable.

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