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http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/452087/science-un-chercheur-denonce-les-dommages-du-gouvernement-harper

 

 

«Science» dénonce Harper

Les politiques conservatrices ont été dévastatrices pour le milieu scientifique, affirme la revue

9 octobre 2015 |Pauline Gravel | Science et technologie

 

À moins de deux semaines des élections fédérales, la revue Science dénonce combien la politique du gouvernement de Stephen Harper a été dévastatrice pour la recherche scientifique menée au pays au cours des neuf dernières années.

 

 

En éditorial, la revue accuse notamment le gouvernement sortant d’avoir noyauté les conseils d’administration des trois agences fédérales de financement de la recherche universitaire par des dirigeants d’entreprise. Le but ? Favoriser les recherches appliquées au détriment de recherches plus fondamentales. James L. Turk, directeur du Centre for Free Expression, à l’Université Ryerson de Toronto, qui signe cet éditorial, appelle le prochain gouvernement à rectifier la situation et à inclure la recherche scientifique dans ses priorités.

 

 

La recherche en péril

 

 

C’est la prestigieuse revue Science qui a invité M. Turk à s’exprimer dans son éditorial afin d’informer la communauté scientifique internationale des périls que court la recherche scientifique canadienne. M. Turk a profité de cette tribune pour reprocher au gouvernement Harper d’avoir coupé les budgets destinés à la science et à la technologie dans 13 ministères et agences fédérales de 655 millions de dollars (en dollars 2013) entre 2008 et 2013. Et aussi d’avoir aboli, durant cette même période, l’équivalent de 2141 postes à temps plein de scientifiques fédéraux.

 

 

Les trois agences fédérales de financement de la recherche universitaire figurent parmi les grandes victimes du couperet conservateur, rappelle M. Turk. Le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH), qui a vu son financement chuter de plus de 10 %, est le plus éprouvé. Mais les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) n’ont pas été épargnés non plus, avec une diminution de plus de 7 % de leur financement, tandis que celui du Conseil de recherches en sciences naturelles et génie (CRSNG) a connu une baisse de 4 %.

 

 

La rentabilité d’abord

 

 

Et ce n’est pas tout, ajoute M. Turk. En plus de restreindre son financement, le gouvernement a convenu que cet argent serait alloué principalement aux « recherches dites rentables », qui répondent « aux priorités politiques du gouvernement ». Il en a résulté un « déclin de la recherche générale et fondamentale » au profit de « recherches plus ciblées visant l’innovation » et « effectuées en partenariat » avec l’entreprise.

 

 

« Le gouvernement s’immisce dans le choix des projets de recherche qui seront subventionnés alors qu’il devrait laisser les experts de chaque discipline évaluer les propositions qui ont été soumises [pour recevoir un financement] et déterminer celles qui seront financées. Il n’est pas sérieux que des politiciens prennent des décisions à portée scientifique, car seul le court terme leur importe », souligne M. Turk dans un entretien téléphonique.

 

 

Des conseils sans chercheurs

 

 

Cet ancien directeur général de l’Association canadienne des professeurs d’université décrie aussi le fait que le gouvernement a inclus au sein des conseils d’administration des trois agences de financement un nombre important d’individus provenant de l’entreprise ou du monde des affaires. Le conseil d’administration du CRSH, qui finance les recherches en littérature, histoire, anthropologie et sociologie notamment, compte parmi ses membres une majorité de spécialistes de l’économie et de l’administration des affaires, indique-t-il. Pour sa part, le conseil du CRSNG ne compte aucun biologiste, chimiste, physicien ou mathématicien, mais huit ingénieurs, quatre dirigeants d’entreprise et trois gestionnaires.

 

 

La science du climat asphyxiée

 

 

Dans son éditorial, Jim Turk souligne également « l’hostilité du gouvernement fédéral envers la science du climat », hostilité qui s’est soldée par l’asphyxie totale et définitive de la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère (FCSCA), qui finançait pas moins de 200 chercheurs canadiens, ainsi que du programme de la Région des lacs expérimentaux, un laboratoire naturel destiné aux recherches sur l’eau douce « unique au monde ».

 

 

Des données éliminées

 

 

Le gouvernement Harper a également supprimé la version détaillée et obligatoire du questionnaire de recensement qui constituait « la seule source de données fiables » pour de nombreuses recherches en sciences sociales, ainsi que pour « le développement et l’évaluation des politiques publiques ».

 

 

« Cette décision d’éliminer la version détaillée n’a aucun sens. Même plusieurs associations conservatrices s’y opposaient. En plus, elle n’a permis aucune économie, car la nouvelle formule coûte encore plus cher. Cette décision rend toutefois impossible l’évaluation de l’efficacité des politiques du gouvernement », ajoute M. Turk.

 

 

Les scientifiques muselés

 

 

L’éditorialiste dénonce aussi le musellement des scientifiques fédéraux qui ne peuvent répondre aux questions des médias au sujet de leurs travaux scientifiques sans avoir obtenu au préalable la permission du ministre. Il déplore aussi la transformation du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) en un « service de conciergerie » — dixit Gary Goodyear, le ministre des Sciences et de la Technologie d’alors —à la disposition du monde des affaires et de l’industrie. « Le CNRC était un fleuron de la science au Canada dont nous pouvions être très fiers. On y menait des recherches fondamentales de grande qualité », indique M. Turk.

 

 

Il espère que le prochain gouvernement comprendra l’importance de soutenir la recherche fondamentale, dont « on ne soupçonne souvent pas les applications qu’elle aura plusieurs dizaines d’années plus tard ». Pour ce faire, il recommande au gouvernement qui sera élu le 19 octobre prochain de créer un poste de haut fonctionnaire à la science, ainsi qu’un comité-conseil composé de scientifiques chevronnés, qui conseilleraient respectivement le premier ministre et le Parlement sur les questions scientifiques.

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Merci au petit pas-de-couille qui ne semble pas avoir le courage de se nommer après avoir laissé un commentaire de réputation sur ma page perso du forum. "Get lost Pinko" est drôlement convaincant.

 

Je sais que mon propre commentaire était plus acide que vraiment réfléchi, j'avoue. J'ai une réaction viscérale allergique au genre de politique que mène Harper. Mais j'ai au moins le mérite de ne pas m'être caché pour le faire.

 

Cela dit, j'ai un doute sur l'identité du gnome en question. Je ne serais pas surpris de savoir de qui il s'agit, en fait.

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Merci au petit pas-de-couille qui ne semble pas avoir le courage de se nommer après avoir laissé un commentaire de réputation sur ma page perso du forum. "Get lost Pinko" est drôlement convaincant.

 

Je sais que mon propre commentaire était plus acide que vraiment réfléchi, j'avoue. J'ai une réaction viscérale allergique au genre de politique que mène Harper. Mais j'ai au moins le mérite de ne pas m'être caché pour le faire.

 

Cela dit, j'ai un doute sur l'identité du gnome en question. Je ne serais pas surpris de savoir de qui il s'agit, en fait.

 

J'ai reçu moi aussi le même genre de commentaire agressif à propos de cet article publié plus haut et d'autres sur le même sujet, sûrement du même personnage. Ce genre de tabassage anonyme du genre chemises brunes est typique de la droite, dont la lâcheté et l'intimidation ont toujours fait recette dans l'établissement de dictatures.

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En effet! Tiens, le superhéro en question aura-t-il le courage defaire la même chose avec le journaliste du Guardian?

 

 

Canada's real barbarism? Stephen Harper’s dismembering of the country

 

The Conservative government is wiping away everything vital about Canada’s society and environment. They must be voted out

 

 

The threat of barbarism is grave, insidious and far-reaching. Those responsible are a small group nurturing a foreign-inspired ideology on Canadian soil. They pore over rigid doctrines in cloistered rooms. They scheme to impose their values, attractive only to a minority, on the majority of Canadian people. They have carefully veiled their true selves but their agenda is unmistakable: to erase the country’s achievements in security and fairness.

This threat comes not from a handful of niqab-wearing Muslim women. It has always come from Canada’s Conservative party. Their imported neoconservative ideology, baked into homegrown resentment toward the federal state, has never been palatable to a country with progressive ambitions. They have risen to power through other means: money and economic clout; a deep network of right-wing media and think tanks that have shaped policy options; and an unreformed electoral system that has allowed a party with only a quarter of the electorate’s support to rule unhindered.

 

They have not been one for grand gestures. Their approach has been a steady accumulation of small, methodical steps, animated by a long-term vision. That vision is to extinguish Stephen Harper’s perception of Canada: “a northern European welfare state in the worst sense of the term,” as he once described the country. That those Scandinavian governments are the world’s best in providing free healthcare and education, redistributing wealth, and guaranteeing political expression: this to Harper is cause for loathing.

 

Small gestures, yet an inexorable dismantling of the finest part of Canada’s governing tradition: the collective project to improve people’s lives and protect our environment. Budgets rammed through parliament, directives slipped in through the bureaucracy, cuts applied carefully, widely, incisively. It has amounted to an unprecedented assault on all that is most distinct and valuable about this country: universal healthcare, a natural world of varied beauty, our public broadcaster, the culture and land protection of Indigenous peoples, and a spirit of openness and tolerance unmatched in the world.

 

Harper’s greatest success in hampering the state from serving Canadians has been to strip it of its most important resource: taxes. Continuing a Liberal legacy, Harper’s cuts to taxes – GST, corporate and personal – have enriched corporations and denied the state a stunning $45 billion a year in revenue. This has deliberately starved the ability of this government – and of future ones – to pay for public services and address inequality or climate change. Such policies have reduced the country to depression-era divisions: Canada’s wealthiest 86 people now own as much as the 11.4 million poorest.

 

What welfare Harper has denied Canadians he has not spared the tar sands barons. His great fixation has been to elevate them to unparalleled influence, turning the state into a servant of their industry: granting them billions in handouts, the chance to write legislation, and the use of state officials as spies, spin-masters and overseas salesmen. This new character of the state has disfigured the environment beyond just the climate-torching tar sands: from the razing of the boreal forest to the opening of the Great Lakes to privatization, from the extension of oil prospecting in the Arctic to the refusal to list our most endangered species.

 

Applying the state to the most destructive ends, Harper has also ensured it will vacate the most essential. The Conservatives’ predecessor – the Reform party – once made the mistake of announcing their desire to privatize healthcare, the social program most valued by Canadians. Though his aim is the same, Harper has been wiser. No announcements, but he has set in motion cuts to healthcare have still been set in motion: a crippling $36 billion dollars over the next decade. The effect is obvious: as public medicare crumbles and complaints grow, those waiting in the wings will be profit-gouging companies.

 

The strangling of the state has had many victims, but none more than women. In Harper’s Canada, half of the population is now treated like a special-interest group. He has shuttered women’s centres that aimed to advance economic equality and eliminate gender violence. Deployed parliamentarians to try to reintroduce a debate over the right to abortion. And used tax policies to encourage one-income families – all the better to keep women tethered to the home. Adding a final insult to injury, Harper has sought to win re-election by stoking fears about Muslim women who choose to wear head-scarves at citizenship ceremonies, supposedly out of concern for their liberation. Racist pandering has scarcely been more shameless.

 

Certain other images of the Harper era are impossible to forget. A mountain of irreplaceable books from a scientific library discarded in a dumpster. Harper pantomiming empathy for a Syrian child washed onto Turkey’s shores, followed by news that he personally blocked the processing of the most desperate refugees. Or when Manitoba First Nations, stricken by the swine flu, appealed for medicine: Ottawa instead sent body bags. Images capturing the quality of a dark decade, the sneering state-backed contempt for our highest aspirations to grasp our ecological limits, to assist those abroad, and to protect the most vulnerable among us.

 

Stephen Harper may have changed the character of the Canadian state. He has not changed the character of its people. Stifled and suffering under his policies, an overwhelming majority clearly want a new direction. While reversing the damage he has inflicted will require time, a reformed electoral system and the growth of popular movements, it must start by the removal of his government. Vote strategically and above all with your conscience, but vote Harper out.

On 19 October, Canadians will have their chance to combat a home-grown threat – a threat posed not by veiled women, but by the dismembering of their country. When a regime so utterly ransacks its own lands and people, can we stop describing it as the governing of a nation? It is more akin to a barbarian invasion.

 

 

 

http://www.theguardian.com/environment/true-north/2015/oct/14/canadas-real-barbarism-stephen-harpers-dismembering-of-the-country#_=_

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J'ai reçu moi aussi le même genre de commentaire agressif à propos de cet article publié plus haut et d'autres sur le même sujet, sûrement du même personnage. Ce genre de tabassage anonyme du genre chemises brunes est typique de la droite, dont la lâcheté et l'intimidation ont toujours fait recette dans l'établissement de dictatures.

 

C'est vrai que la gauche ne fait jamais, jamais d'intimidation.... :sarcastic:

 

Je n'approuve certainement pas les courriels que tu as reçu, mais je n'approuve pas non plus le genre de commentaire que tu viens de faire qui se rapproche davantage de la propagande que de l'argumentation.

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Je partage entièrement l'analyse présentée par The Guardian http://www.theguardian.com/environment/true-north/2015/oct/14/canadas-real-barbarism-stephen-harpers-dismembering-of-the-country#_=_.

 

Les canadiens avaient voté pour le parti conservateur, mais ils se sont retrouvés avec le Reform party, ses valeurs, ses croyances négationnistes et anti-scientifiques, anti-culturelles et anti-sociales, dont la base évangéliste a en plus pris le contrôle de la politique internationale du pays. Une honte nationale.

 

Ça fait des années que je dénonce ce désastre social et politique. Aujourd'hui nous sommes au bord de l'abime, nous devons impérativement congédier ce gouvernement imposteur pour arrêter l'hémorragie. C'est sous le faux prétexte économique qu'Harper aura appauvri injustement une majorité de canadiens dans toutes les régions du pays, et enrichi scandaleusement les multinationales pétrolières déjà milliardaires. Tout cela n'étant en fait que la pointe de l'iceberg. :forbidden::forbidden::forbidden:

Edited by acpnc
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C'est vrai que la gauche ne fait jamais, jamais d'intimidation.... :sarcastic:

 

Je n'approuve certainement pas les courriels que tu as reçu, mais je n'approuve pas non plus le genre de commentaire que tu viens de faire qui se rapproche davantage de la propagande que de l'argumentation.

 

Tu as raison que certains gauchistes utilisent aussi l'intimidation, tout comme certains de droite sont très respectueux de la civilité.

 

ce qu'il ya , c'est que historiquement, la violence des deux se manifeste différemment.

 

Pour la gauche, c'est souvent sous forme de révolte contre un ordre établi qui refuse d'accommoder certains changements. Mvt de paysans médiévaux (bien que le terme de gauche soit largement ampoulé pour les décrire, traitons-le comme tel dans le sens où il véhiculait un besoin de changement pour l'amélioration des conditions de vie des plus pauvres d'une certaine société), mvts syndicaux du 19e siècle, etc.

 

La droite, quant à elle, va souvent défendre un ordre établi, inégalitaire et favorisant la dominance d'un minorité socio-économique. Cet ordre est souvent celui contesté par ceux nommés dans le paragraphe précédent. Ils utiliseront la force pour contrer la force utilisée par les contestataires. On peut discuter de la moralité de la chose, mais certainement pas de sa légitimité. Il peut arriver que les tenants d'un certain conservatisme font preuve de plus d'intelligence dans leurs convictions que certains radicaux d'opposition qui prennent des vessies pour des lanternes.

 

Là où le bât blesse, c'est quand les tenants d'un système social basé sur de profondes inégalités cherchent à maintenir cette inéquité simplement pcq elle les avantage personnellement (ce qu'ils ne soutiendront jamais dans ces termes, mais ce qui est tout de même la cas!). Au moment où arrive une contestation légitime (pcq un système clairement basé sur des inégalités sociale profondes et flagrantes ne peut pas être légitime, surtout s'il tend à perpétuer ces inégalités) pas particulièrement violente et surtout efficace au point d'ébranler les piliers dudit système, je constate (historiquement parlant) que la droite conservatrice et ses adeptes a plus tendance à tomber dans le piège primaire de l'intimidation et de la violence. Peut-être pcq son ascendant social souvent plus marqué l'amène à se sentir particulièrement insultée par une contestation (genre "Comment osent-ils?"). Je ne peut répondre à cette question.

 

Mais tout de même, pensez aux mvts contre l'esclavage, pour le vote des femmes, pour les droits LGBT, pour les droits civiques aux USA, etc. remarquez à quel point les militants du changement (et je ne parle pas des ti-culs dans les rues qui criaient, mais des intellectuels ou des journalistes ou politiciens qui défendaient ces points de vue) ont été de tout temps menacés, ridiculisés agressivement, parfois même violentés et tués. Les comptes-rendus historiques sont tout à fait clairs.

 

Quand un gauchiste accuse Harper de jouer au dictateur fasho avec sa loi C-51, il exagère, bien entendu. Mais il a en mémoire des cas historiques bien réels d'abus du pouvoir avec des lois limitant trop fortement la liberté de presse.

 

Quand un ministre Conservateur accuse un gauchiste d'être ami des pédophiles pcq il conteste sa loi de durcissement automatique des peines, il exagère également. Mais en plus, il n'a pas le mérite de se baser sur des faits historiques qui nous permettent de croire que des groupes risquent de prendre le pouvoir et de laisser les pédophiles sévirent comme ils veulent. C'est juste pas vrai et carrément trop con!

 

On a souvent l'impression, à entendre le discours ambiant, que les gauchistes hargneux sont plus dangereux que les conservateurs hargneux. C'est faux. Les gauchistes hargneux sont plus spectaculaires car ils n'ont pas d'autres moyens d'exprimer leur violence latente. Et on sait que si jamais pas miracle ils prennent le pouvoir, ils deviennent souvent autant sinon pire que leurs prédécesseurs. Mais les conservateurs hargneux sont aussi dangereux. C'est juste qu'ils peuvent souvent se dissimuler derrière l'état pour exercer leur mépris. Pcq ils sont souvent beaucoup plus près du pouvoir établi que les autres.

Edited by MtlMan
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