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Milieux urbains

Faire des pelouses un « filet de biodiversité »

 

Photo Marco Campanozzi, LA PRESSE

De l’achillée millefeuille dans le gazon d’un terrain municipal de la Ville de Valleyfield

Les espaces gazonnés qui abondent en banlieue pourraient être de riches « filets de biodiversité » s’ils étaient un peu plus diversifiés. Salaberry-de-Valleyfield tente de changer « les codes de la pelouse » et mobilise les enfants pour former une escouade de semeurs.

Publié à 6h00

https://www.lapresse.ca/actualites/2022-06-20/milieux-urbains/faire-des-pelouses-un-filet-de-biodiversite.php

Jean-Thomas Léveillé La Presse

Sans pollinisateurs, il n’y aurait pas de Nutella.

Les enfants ont tout de suite compris, avec cette illustration concrète de Magali Joube, l’importance de la biodiversité, sans laquelle le cacao qui entre dans la fabrication de la célèbre tartinade n’existerait pas.

La classe de troisième année de « monsieur Sébastien », à l’école Sainte-Agnès, assistait à la présentation de la conseillère en communication de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, par un matin pluvieux de juin.

« À quoi sert la biodiversité ? », leur a-t-elle demandé.

« À rendre la nature plus forte », a résumé la petite Alice, 8 ans.

 

Photo Marco Campanozzi, LA PRESSE

Magali Joube, conseillère en communication à la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, anime des ateliers et distribue des semences de plantes indigènes dans les écoles pour accroître la biodiversité dans la ville.

Mais cette force vient, comme son nom l’indique, de la variété des espèces, qui est parfois pauvre dans les milieux urbains.

Pour y remédier, la Ville de Salaberry-de-Valleyfield veut enrichir l’espace vert le plus commun en banlieue : la pelouse.

Et pour y parvenir, elle met les enfants à contribution, en animant dans les écoles des ateliers et en y distribuant un mélange de semences de trèfle, de lotier et d’achillée millefeuille, des plantes indigènes.

« Si vos parents sont d’accord, vous allez pouvoir ensemencer votre terrain », leur a-t-elle annoncé.

Cercle vertueux

Salaberry-de-Valleyfield souhaite ainsi créer un « filet de biodiversité », des espaces contigus qui ont une forte valeur écosystémique.

Car la tourbe (le gazon précultivé) qui est déroulée massivement en zone urbaine est généralement faible en biodiversité, explique Magali Joube.

« C’est une monoculture », plus précisément de pâturin du Kentucky (Kentucky Bluegrass), le véritable nom de l’immaculé gazon.

Le trèfle, le lotier et l’achillée millefeuille qu’on y ajoute apporteront quelques fleurs qu’apprécieront les pollinisateurs et fixeront l’azote pour enrichir le sol.

« Il y a tellement de potentiel, tous les terrains privés peuvent avoir une forte valeur écosystémique », s’enthousiasme Magali Joube, qui précise que la tonte du gazon peut être maintenue, espacée ou abandonnée, selon le souhait de chacun – et si la réglementation municipale le permet !

L’augmentation de la diversité végétale a un impact sur la diversité et le volume d’insectes et de la faune, dit-elle.

C’est un cercle vertueux.

Magali Joube

L’idée de ce projet, baptisé « Semer la biodiversité », est née du constat que les conférences sur le sujet attiraient un public déjà intéressé par ces questions.

« On prêchait à des convertis, il faut s’adresser à un public plus large », déclare Magali Joube à La Presse, après sa présentation.

« Les enfants ont une curiosité naturelle, et ce sont de futurs citoyens, dit-elle. On les rend acteurs. »

 

Photo Marco Campanozzi, LA PRESSE

Magali Joube remet des semences de trèfle, de lotier et d’achillée millefeuille à Alice Arseneau, sous l’œil de son enseignant Sébastien Daoust-Charest.

Montrer la voie

Une quarantaine de classes de trois écoles primaires des dix que compte Salaberry-de-Valleyfield ont été visitées en cette première année du projet « Semer la biodiversité ».

Mais diversifier son gazon est moins simple qu’il n’y paraît, car les semences de plantes indigènes sont difficiles à trouver ; la Ville a dû faire fabriquer par une entreprise spécialisée le mélange qu’elle distribue.

« Les gens en demandent, mais c’est difficile à trouver », dit Magali Joube, qui explique que la Ville veut peser de tout son poids pour « être un leader » afin d’inciter l’industrie à bonifier son offre.

La démarche ne n’arrête d’ailleurs pas au gazon ; Salaberry-de-Valleyfield utilise désormais les plantes indigènes dans ses aménagements paysagers.

« La vertu des aménagements indigènes, c’est qu’à maturité, ils sont autonomes », ce qui se traduit par des économies, souligne-t-elle.

Plus les gens en demanderont, plus les villes en commanderont, plus l’industrie en offrira, souhaite-t-elle.

« Acheter, c’est voter », rappelle Magali Joube, qui souligne que Salaberry-de-Valleyfield partage le matériel de son projet sur son site internet pour qui voudrait s’en servir.

Consultez la documentation de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield

En savoir plus

8,7 millions

Nombre d’espèces vivantes sur terre, selon une étude réputée

source : Census of Marine Life

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Gestion différenciée: plus d’herbes, moins de tondeuses

La gestion différenciée aurait un impact sur la population des insectes, mais également celle des oiseaux. Photo: Gracieuseté, arrondissement MHM

https://journalmetro.com/local/mercier-anjou/2852246/gestion-differenciee-plus-herbes-moins-tondeuses/

Jason Paré

28 juin 2022 à 9h23 4 minutes de lecture

Malgré ce que peuvent penser certains, l’entretien des parcs de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve n’a pas été négligé ce printemps. L’arrondissement a plutôt mis en place une nouvelle pratique pour favoriser la biodiversité: «la gestion écologique de nos espaces», aussi appelée gestion différenciée.

C’est ce que le maire de MHM, Pierre Lessard-Blais, ainsi que l’agente de recherche en verdissement, Sier-Ching Chantha, ont expliqué en entrevue à Métro.

Ainsi, certaines zones de l’arrondissement ne seront tondues qu’une à deux fois au cours de l’été au lieu de l’être toutes les trois à quatre semaines.

Cette nouvelle pratique fait partie des diverses actions entreprises par MHM dans le cadre de son Plan climat 2022-2030 et s’inscrit dans le mouvement «Mai sans tondeuse».

«Ce qu’on réalise, c’est que les insectes ont beaucoup besoin de pollinisateurs au mois de mai, donc il y a tout un mouvement pour retarder les premières tontes», précise Pierre Lessard-Blais.

La tonte différenciée dans l’arrondissement, c’est une pratique qu’on souhaite faire dans des endroits moins utilisés par les citoyens et qui permet d’avoir un meilleur impact environnemental.

Pierre Lessard-Blais, maire de MHM

En plus de favoriser la biodiversité, cette pratique permet de réduire la chaleur, ajoute le maire de MHM.

Voici la liste des parcs visés par la pratique de la tonte différenciée:

Parc Félix-Leclerc (buttes et bordure de rue)

Parc Thomas-Chapais (bordure de rue)

Parc Pierre-Bédard (buttes)

Parc Francesca-Cabrini (zones particulières)

Parc Honoré-Mercier (buttes autour du planchodrome)

Parc de la Promenade-Bellerive (zones ciblées et en rive)

En plus de ces six parcs, les abords et les terre-pleins de certaines routes et autoroutes sont également ciblés, tels que la rue Notre-Dame et l’autoroute 25. Au total, cette pratique touche une superficie d’environ 150 000 m².

Plus d’insectes, plus d’oiseaux

Première conséquence observée par la gestion différenciée, des oiseaux ont profité de l’occasion pour aménager leur nid dans les herbes hautes de la Promenade-Bellerive.

Quand nos cols-bleus sont arrivés pour tondre dans certaines zones, ils se sont rendu compte de la présence de ces nids et d’oisillons dans ceux-ci.

Sier-Ching Chantha, agente de recherche en verdissement

Il est donc probable que certaines zones ne soient pas tondues jusqu’à la fin juillet afin de protéger les oiseaux. Selon les biologistes de la ville-centre, on parlerait du carouge à épaulettes et du bruant chanteur.

Et les tiques?

Lors du dernier conseil d’arrondissement, un citoyen avait exprimé des inquiétudes concernant la présence d’herbes hautes dans les parcs, redoutant que cela favorise la prolifération des tiques.

Est-ce que ces inquiétudes sont partagées par les équipes de l’arrondissement?

«On va faire un suivi là-dessus et vérifier auprès de la santé publique si jamais il y a des cas rapportés, mais à ma connaissance, il y a vraiment peu ou pas de cas rapportés de présence de tiques dans notre arrondissement», soutient Sier-Ching Chantha.

Si l’ouest de l’île de Montréal est considéré comme une zone endémique pour la maladie de Lyme depuis l’année dernière, les régions les plus fortement affectées demeurent le nord et l’ouest de l’Estrie, une grande partie de la Montérégie, le sud-ouest de la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec, ainsi que le sud-ouest de l’Outaouais.

Environnement

Des changements structurants proposés au Rendez-vous des collectivités viables

Une cycliste à Montréal. Photo: Istock/Marc Bruxelle

https://journalmetro.com/environnement/2849665/transition-villes-changements-structurants-proposes-au-6e-rendez-vous-des-collectivites-viables/

 

 

Ambre Giovanni - Collaboration spéciale

22 juin 2022 à 11h33 - Mis à jour 22 juin 2022 à 13h14 5 minutes de lecture

Les villes du Québec devront mettre les bouchées doubles et imposer des «changements structurants» pour s’attaquer aux changements climatiques, selon divers experts qui participent aujourd’hui à la 6e édition du Rendez-vous collectivités viables.

Métro a interviewé divers participants à l’événement pour connaître les solutions qu’ils proposent. Le menu est imposant. Des pistes d’actions pour les transitions des villes en matière d’habitation et de transport seront notamment mises de l’avant par un groupe d’experts.

«Les changements doivent être fondamentaux. On ne parle plus seulement de faire un petit effort, mais une transition vers quelque chose de différent. Il faut faire des choix structurants», déclare le directeur général de Vivre en ville, Christian Savard. 

Éviter-transférer-améliorer

La mobilité durable est essentielle. Elle doit être accessible à tous, sécuritaire et efficace, estime l’auteur de l’influente approche «Éviter-Transférer-Améliorer», Holger Dalkmann, au Rendez-vous collectivités viables. L’adopter, c’est réduire la consommation d’énergies fossiles et l’émission de gaz à effet de serre.

Cette démarche vise à restreindre les déplacements motorisés et la durée des trajets, à augmenter l’utilisation des modes de transport moins énergivores comme le vélo ainsi qu’à améliorer l’efficacité énergétique des véhicules en recourant à l’électrification ou aux énergies renouvelables.

Il faut qu’il y ait des offres de modes de transport alternatifs ainsi que des espaces où l’on peut marcher et faire du vélo. Cela permet aussi de réduire les aires de stationnement, que l’on peut utiliser pour créer de nouveaux espaces publics où l’on peut s’asseoir, boire un café ou déposer son vélo.

Holger Dalkmann

Il cite les exemples de Londres, en Angleterre, qui a créé des zones piétonnes dans l’entièreté de la ville, et de la Zambie, qui alloue 5% des investissements nationaux aux infrastructures destinées aux piétons.

L’approche «Éviter-Transférer-Améliorer» est d’ailleurs au centre de la «Politique de mobilité durable» du gouvernement du Québec. Elle a aussi été adoptée par le Programme des Nations Unies pour l’environnement et le partenariat sur le transport durable et à faible émission de carbone.

L’accessibilité tient également une place fondamentale. M. Savard explique qu’on peut réduire notre empreinte écologique en se rapprochant des services essentiels et du lieu de travail. Néanmoins, la hausse des prix des habitations peut nous contraindre à faire des choix qui ne réduisent pas notre empreinte.

Agir collectivement

Les besoins personnels et collectifs doivent se renforcer mutuellement, selon M. Savard. Ainsi, les citoyens et les gouvernements ont tous deux leur part à faire.  

D’une part, les décisions collectives doivent appuyer le désir des gens de réduire leur empreinte environnementale. Les administrations municipales et gouvernementales pourraient alors créer davantage de voies cyclables et de services de transport en commun, ainsi que rendre l’habitation plus abordable. 

D’autre part, M. Savard précise que c’est aussi aux citoyens d’exprimer leurs souhaits. «Une fois que ces deux éléments sont alignés, on tombe dans un cercle vertueux», pense-t-il. 

L’apparition de BIXI à Montréal a généré une forte demande individuelle, par exemple. La population a peu à peu réclamé des voies cyclables et, à présent, davantage de cyclistes roulent en ville.

Reproduire les solutions  

Les solutions des grandes villes sont applicables aux plus petites collectivités, selon l’ancien maire de Toronto et créateur de C40 Cities, David Miller, présent au Rendez-vous collectivités viables. Les villes peuvent agir sans attendre après les autres paliers de gouvernement. 

Il cite l’inspirante et importante planification de la ville de Copenhague au Danemark, contre les changements climatiques. 

Elle recourt notamment au système de chauffage urbain qui chauffe l’ensemble des foyers de la ville et à la construction de bâtiments économes en énergie grâce à l’utilisation de panneaux solaires, par exemple.

Puisque les aléas sont similaires en matière de transport, d’habitation et de planification dans une perspective de changements climatiques, les solutions sont alors identiques, selon M. Miller. 

En tenant compte des réalités spécifiques, il s’agit de penser aux mêmes systèmes. Il pense notamment aux moyens de transport actifs et autonomes ou à la réduction de l’étalement urbain. 

Si les plus petites villes attirent les gens vers le centre au lieu de construire des parcelles, alors elles deviennent plus agréables, plus attractives économiquement et meilleures pour l’environnement.

David Miller

Il appelle à réduire l’étalement urbain, qu’il oppose au modèle de la ville du quart d’heure, où tous les services essentiels se situent à 15 minutes à pied ou à vélo. Ce choix appartient aux villes, selon lui.

Pour ce faire, il est nécessaire que les maires et les mairesses recourent à la loi. Toronto utilise ainsi la loi de planification urbaine pour créer des immeubles verts.

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  • 4 weeks later...

François Legault refuse toujours de pénaliser l’achat de gros véhicules

 

PHOTO DOMINICK GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE

Les VUS et camions légers, qui représentaient environ 20,1 % du parc automobile en 2011, occupent maintenant près de 42,2 %.

(Montréal) François Legault refuse toujours de mettre un frein à l’achat de VUS et de camionnettes, et ce, malgré ses inquiétudes face au réchauffement climatique qui se manifeste brutalement en Europe, en Afrique et dans l’ouest du pays ces jours-ci.

Publié à 18h06

https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2022-07-21/francois-legault-refuse-toujours-de-penaliser-l-achat-de-gros-vehicules.php

Pierre Saint-Arnaud La Presse Canadienne

Interrogé à ce sujet lors d’une annonce partisane à Montréal, jeudi, M. Legault a reconnu que « le réchauffement climatique, c’est inquiétant pour toute la planète et c’est inquiétant surtout quand on pense à nos enfants, nos petits-enfants ».

« Il faut agir », a-t-il lancé.

Il a toutefois refusé même d’aborder la question de mesures désincitatives à l’achat de gros véhicules, malgré des questions insistantes à ce sujet. Plutôt, le premier ministre n’a voulu parler que des incitatifs offerts à l’achat de véhicules électriques, sur lesquels il mise énormément.

 

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

François Legault en conférence de presse le 21 juillet

« On a des incitatifs très importants pour ceux qui achètent des véhicules électriques », a-t-il d’abord rappelé, tout en reconnaissant qu’il y a un os : « Malheureusement, pour l’instant, il y a des délais de livraison qui sont longs, mais on va continuer d’y aller avec des incitatifs pour que les gens achètent plus de véhicules électriques. »

En fait, ces véhicules sont pour la plupart introuvables et les acheteurs se retrouvent sur des listes d’attente qui peuvent atteindre et même dépasser les deux ans. Pendant ce temps, les ventes de « camions légers » – un segment qui comprend les VUS et les camionnettes – ne cessent d’augmenter.

Principale cause de la hausse des GES

Or, le transport demeure le plus important producteur de gaz à effet de serre au Québec et selon un rapport publié en février dernier par la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal publié en février dernier, c’est la croissance des ventes de camions légers qui est la principale cause de l’augmentation des émissions de GES du Québec depuis 2014.

Cette croissance est phénoménale. Longtemps reconnu comme le plus grand consommateur de petites voitures économiques en Amérique du Nord, le Québec a depuis succombé aux charmes des gros véhicules lourds et énergivores.

Les VUS et camions légers, qui représentaient environ 20,1 % du parc automobile en 2011, occupent maintenant près de 42,2 %. La proportion d’automobiles, elle, a chuté de 71,3 % à 55,1 % du parc automobile québécois.

M. Legault a rappelé au passage que le Québec est l’État qui présente le plus bas taux d’émissions de GES en Amérique du Nord, une situation surtout imputable à la disponibilité d’une électricité renouvelable produite par les barrages hydroélectriques.

Aussi, a-t-il rappelé, « on a annoncé des projets importants dans le transport collectif, entre autres le REM de l’Est, entre autres la ligne bleue. Il y a en a aussi sur la Rive-Nord, sur la Rive-Sud ».

« C’est certain qu’on doit continuer d’agir », s’est défendu le premier ministre, réaffirmant son objectif d’atteindre la carboneutralité pour 2050. « C’est ce qu’on vise et on espère que les voisins vont faire la même chose. »

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  • 3 weeks later...

Nos lacs manquent d’amour

 

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Le lac Roxton, contaminé par les algues bleu-vert

Le Québec compte des centaines de milliers de lacs. Ils sont au cœur de notre histoire, de nos paysages, de notre imaginaire collectif. Et pourtant, ils manquent d’amour. On estime qu’une centaine de lacs, plus proches des lieux habités, sont mal en point, contaminés par les algues bleu-vert.

Publié à 5h00

https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2022-08-06/nos-lacs-manquent-d-amour.php

Suzanne Colpron La Presse

Des citoyens laissés à eux-mêmes

Si la détérioration des lacs québécois est un phénomène connu depuis longtemps, le réchauffement climatique empire les choses, parce qu’il prolonge la période de l’année où il fait plus chaud et où les espèces nuisibles peuvent se multiplier, que ce soit les algues bleu-vert, ou cyanobactéries, qui peuvent provoquer des problèmes de santé, ou encore les plantes envahissantes, qui accélèrent le vieillissement des lacs.

« On a de plus en plus de chaleur, de plus en plus de fortes précipitations. Et on sait que les lacs vont avoir encore plus de difficulté et que les cyanobactéries vont être juste plus heureuses, qu’elles vont pouvoir proliférer encore plus », explique Mélanie Deslongchamps, directrice générale d’Agiro, regroupement de citoyens voué à la protection du lac Saint-Charles et de son bassin versant, à Québec.

Cela dit, on est dans le noir parce que le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), responsable du dossier, ne recueille pas de données sur les cyanobactéries. Et surtout, parce que le gouvernement du Québec n’a pas de programme ou de stratégie structurée pour combattre ce fléau et mise plutôt sur le volontariat.

 

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

En 2021, l’analyse des échantillons d’eau du lac Roxton, en Estrie, a montré une présence d’algues microscopiques en suspension « extrêmement élevée ».

« Au Québec, les données sont très difficiles à obtenir », affirme Yannick Huot, géomaticien spécialisé en limnologie à l’Université de Sherbrooke. « On a très peu d’information. En fait, on n’a pas d’informations quantitatives sur lesquelles on peut se baser. Ce qu’on a, ce sont des études à plus grande échelle qui montrent que, oui, il y a une augmentation des cyanobactéries dans le temps. Mais, au Québec, on n’est pas capable de le voir à partir des données disponibles. »

Le seul suivi de la qualité de l’eau repose sur le Réseau volontaire de surveillance des lacs (RSVL). Ce mécanisme permet aux associations de citoyens de faire analyser l’eau de leur lac, moyennant des frais.

Et pour combattre ce fléau, c’est la même chose. La gestion de la salubrité des lacs est laissée au bon vouloir des riverains et des associations de protection composées de bénévoles.

Le MELCC n’intervient pas, sauf dans certains cas précis, comme lorsque le lac est une source d’eau potable. La lutte contre les organismes envahissants ou toxiques est ainsi considérée comme une responsabilité individuelle plutôt que gouvernementale, comme l’explique bien une page de foire aux questions du Ministère.

Consultez la page du MELCC

 

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Certaines espèces de cyanobactéries produisent des toxines qui peuvent être nocives pour les animaux et les humains qui les ingèrent.

« C’est sûr qu’il y aurait des actions importantes à prendre, croit Mélanie Deslongchamps, d’Agiro. Mais, pour l’instant, il n’y a aucun programme qui a été mis en place par le gouvernement. Il n’y a aucun programme pour suivre les cyanobactéries. On ne sait pas combien de lacs ont des “fleurs” d’eau d’algues bleu-vert ni combien de temps ça dure. On ne fait pas d’échantillonnages pour connaître les communautés de cyanobactéries et les changements dans les communautés. »

Dans le fond, on a très peu de connaissances.

Mélanie Deslongchamps, directrice générale d’Agiro

Pourtant, ce n’est pas un problème théorique. Les cyanobactéries posent un réel enjeu d’environnement et de santé publique. Les lacs touchés vieillissent prématurément, des poissons peuvent mourir par manque d’oxygène et des gens risquent de tomber malades.

Toxicité

Comme leur nom l’indique, on reconnaît les cyanobactéries, communément appelées algues bleues ou algues bleu-vert, à leur couleur. Ces microorganismes peuvent renfermer des toxines et causer des ennuis gastroentériques, des éruptions cutanées, des maux de tête, des vomissements ou de la fièvre. Si elles sont ingérées, elles peuvent aussi être nocives pour les animaux.

Leurs conséquences sont bien connues des riverains des lacs affectés. « S’il y a trop de toxines, il ne faut pas toucher à l’eau », prévient Sébastien Sauvé, professeur de chimie environnementale à l’Université de Montréal. « Il faut éviter du faire du canot, du kayak. Il ne faut surtout pas prendre sa douche ni faire cuire les pâtes dans cette eau-là. Quand les concentrations sont très élevées, l’eau est verte. C’est clairement un indice. » Et bien sûr, il faut encore moins s’y baigner.

Mais ces consignes de prudence sont parfois difficiles à respecter en raison de l’imprévisibilité des cyanobactéries. « Les algues peuvent se déplacer, explique M. Sauvé. Plusieurs espèces ont la capacité de choisir si elles flottent ou pas et à quel niveau elles flottent. Donc, il peut ne pas y en avoir beaucoup à la surface, mais il y en a plein dans la colonne d’eau. Puis, si, pendant la nuit, elles décident qu’elles préfèrent flotter, en quelques heures, un tapis peut apparaître à la surface. Et si les vents dominants changent, ça peut passer d’un bord du lac à l’autre bord. »

L’agriculture industrielle, le grand responsable

Les grands responsables de l’accumulation de ces cyanobactéries sont les activités humaines. D’abord l’agriculture industrielle. De trop grands apports d’éléments nutritifs comme le phosphore et l’azote favorisent leur prolifération, ce qui frappe surtout les régions où l’agriculture est plus présente. Mais cela n’épargne pas les régions moins agricoles, où les installations septiques « d’un autre siècle », le déboisement ou le remblaiement des rives, les coupes forestières, l’emploi d’engrais pour les pelouses contenant du phosphore contribuent au phénomène.

 

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Les propriétaires peuvent contribuer à la lutte contre les algues bleu-vert en évitant de mettre de l’engrais sur leur gazon et en maintenant une bande riveraine végétalisée sur leur terrain, entre autres.

« La cause, c’est l’agriculture industrielle, principalement avec le maïs et le soya. C’est la source principale de nos nutriments de phosphore et d’azote qui polluent nos eaux de surface et souterraines », assure Barry Husks, président de Blue-Leaf, une entreprise spécialisée en recherche et développement dans les milieux aquatiques et agricoles, qui a étudié pendant 12 ans le petit lac Saint-François. Contrairement à la croyance populaire, M. Husk estime que les embarcations à moteur ne jouent pas un grand rôle.

« Les bateaux à vague n’aident pas, mais sur une échelle de 1 à 10 sur les causes de cyanobactéries, c’est 1, dit-il. C’est très mineur. »

Yannick Huot, qui a mené une vaste étude sur 664 lacs au pays, de 2016 à 2019, arrive aux mêmes conclusions.

« Les gens qui habitent le long des lacs peuvent éviter de construire trop proche de l’eau, protéger les berges, ne pas mettre d’engrais sur leur gazon. Ce sont des solutions que les citoyens peuvent mettre en place, dit-il. Mais selon notre analyse, quand il y a 30 % du bassin versant d’un lac qui est utilisé pour l’agriculture, ça commence à aller moins bien dans le lac. »

Et que fait le gouvernement pour enrayer ce problème ? Pas grand-chose.

« Avant, il y avait un suivi beaucoup plus intense du gouvernement », note Sarah Dorner, professeure au département des génies civil, géologique et des mines de Polytechnique Montréal. « On était à en avance sur les autres provinces et même à l’international. On avait un beau programme de recherche, au Québec. Mais il n’y a plus rien. »

Il y a très, très peu de ressources qui sont attribuées au suivi des lacs au Québec. C’est un petit groupe au Ministère dont les membres se comptent sur les doigts d’une main. À mon avis, c’est ça, le problème.

Yannick Huot, géomaticien spécialisé en limnologie à l’Université de Sherbrooke

Mélanie Deslongchamps, d’Agiro, s’inquiète de son côté du « manque d’action très forte du gouvernement pour réduire les polluants vers les lacs ». « Il y a beaucoup de choses à faire et il y a beaucoup de choses qui sont dans la cour du gouvernement du Québec, dit-elle. Les municipalités ont besoin d’aide. Tout comme les associations de lacs. »

854 923

Nombre de lacs de plus d’un hectare au Québec

Source : Géobase du réseau hydrographique du Québec

Le lac Roxton face à l’envahisseur

 

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Simon Turcotte, au bord du lac Roxton, en Estrie

Simon Turcotte, 45 ans, habite depuis toujours au bord du lac Roxton, près de Granby. Un joli petit lac artificiel, mais un des pires du Québec.

L’analyse des échantillons d’eau, effectuée en 2021, a montré une eau « extrêmement trouble » et une présence d’algues microscopiques en suspension « extrêmement élevée ». Le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) a classé ce plan d’eau dans la catégorie hypereutrophe, soit en très mauvaise santé.

 

PHOTO FOURNIE PAR SIMON TURCOTTE

Vue du lac Roxton, en septembre 2021

L’eutrophisation découle d’un apport excessif de nutriments dans l’eau, comme l’azote ou le phosphate. Une de ses conséquences est la croissance excessive des plantes aquatiques. Au lac Roxton, on compte au moins 15 espèces, dont l’élodée du Canada et le myriophylle à épis. Elles ne sont toutefois pas toxiques, comme certaines des cyanobactéries.

Ces plantes envahissantes constituent l’autre grande menace pour les lacs. À faible densité, elles sont même normales et bénéfiques pour la santé d’un lac, mais leur croissance excessive affecte le développement de la vie aquatique.

« Les plantes envahissantes, c’est très désagréable, explique Sébastien Sauvé, professeur de chimie environnementale à l’Université de Montréal. Ça peut faire vieillir le lac de façon accélérée, car les plantes poussent sans arrêt. À un moment donné, ça fait tellement de matières organiques que ça meurt et ça se décompose. En se décomposant, ces plantes vont prendre de l’oxygène du lac. Plus le lac prend de l’âge, plus il y a de dépôts organiques, et au fur et à mesure que le fond s’épaissit, il y a moins d’eau. À un moment donné, ça devient un marais. »

Il existe des solutions spécifiques à la lutte contre les plantes envahissantes, comme les bâches pour entraver leur croissance, ou leur ramassage, qui peut même se faire avec des machines, les faucardeuses. Mais, tout comme dans le cas des cyanobactéries, ces efforts ne suffiront pas si on ne s’attaque pas à la source du problème, les nutriments comme le phosphore qui trouvent leur chemin jusqu’à l’eau du lac.

Simon Turcotte, membre depuis quatre ans du comité d’environnement du lac Roxton, multiplie les actions pour améliorer la qualité de l’eau de son lac. Il collabore notamment avec la municipalité et la MRC de la Haute-Yamaska pour trouver des façons de diminuer l’apport de nutriments en provenance des terres agricoles.

« Des fois, c’est décourageant, confie-t-il. Le ministère de l’Environnement joue plus au chien de garde qu’il ne contribue à apporter des solutions. On a l’impression qu’on doit montrer patte archiblanche avant d’être capable de faire quelque chose. »

 

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Simon Turcotte, membre du comité d’environnement du lac Roxton, habite au bord de ce plan d’eau depuis toujours.

À la quantité de lacs qu’on a au Québec, on devrait avoir un Ministère plus proactif sur la gestion des plans d’eau. On a des programmes de subventions pour faire des routes, mais pas vraiment de programmes pour entretenir des lacs.

Simon Turcotte, membre du comité d’environnement du lac Roxton

La déforestation

Si, dans de nombreux plans d’eau, l’accumulation de cyanobactéries est liée à la pratique agricole, au lac Brompton, le problème vient en partie de la déforestation. La présence d’arbres et de végétation limite en effet le ruissellement des sédiments et des nutriments vers les plans d’eau.

« Nous, on n’a pas de terres agricoles, mais on a eu de la déforestation parce que des entreprises ont exploité les forêts autour du lac, ce qui a transporté beaucoup de nutriments dans le lac », indique Lise Préfontaine, bénévole à l’Association pour la protection du lac Brompton. « C’est une des causes. Une autre cause, c’est sûrement les fosses septiques qui sont déficientes. »

D’autres outils permettent de combattre les cyanobactéries. Il y a cinq ans, le lac Bromont, en Estrie, a utilisé un traitement spécial pour améliorer la qualité de son eau et réduire la fréquence des éclosions d’algues bleu-vert : le Phoslock. Cette solution, très coûteuse, pourrait-elle s’appliquer à d’autres lacs affectés par les cyanobactéries, comme le lac Roxton ou le lac Brompton ?

« Ce produit fait précipiter le phosphore au fond de l’eau, souligne le professeur Sébastien Sauvé. L’idée n’est pas mauvaise, mais il faut s’assurer d’arrêter l’apport en phosphore. L’analogie que je vois, c’est comme si on a une solution pour vider la chaloupe qui est pleine d’eau, mais qu’on ne colmate pas le trou qui est dans le fond de la chaloupe. Le Phoslock, c’est un peu ça. On enlève le phosphore qui est dans le lac, on le met au fond, mais on ne ferme pas le robinet. »

Une épée de Damoclès

On a observé des éclosions de cyanobactéries au début de l’été, en Estrie, notamment au lac Brompton et au lac Bromont. Un phénomène qui survient habituellement à la fin de la saison chaude. Faut-il s’en inquiéter ? Pas nécessairement. Les éclosions de cyanobactéries varient d’une année à l’autre, en fonction des conditions météorologiques. Mais les changements climatiques pourraient empirer les choses.

« On ne sait pas ce qui va arriver avec ça, admet Yannick Huot, de l’Université de Sherbrooke. On est vraiment aux balbutiements pour essayer de comprendre ce qui va se passer. C’est un peu l’épée de Damoclès au-dessus des lacs. Dans une vingtaine d’années, ça va commencer à beaucoup changer. »

Au lac Brome, les premières éclosions sont survenues en juillet. « On a un été chaud et pluvieux à la fois », explique Anaïs Renaud, biologiste à Renaissance Lac Brome, un organisme voué à la protection et à la restauration du lac Brome et de son bassin versant. « C’est probablement pourquoi on a vu les cyanobactéries plus tôt cette année. On a eu des pluies très fortes qui ont contribué au lessivage des sols et à enrichir le lac. C’est souvent après ces fortes pluies, si on a une météo plus calme, qu’on voit apparaître les fleurs d’eau de cyanobactéries. »

Par contre, au lac Roxton, la situation est moins pire cette année, même si les fleurs d’eau de cyanobactéries sont de retour. « L’année 2021 a été de loin la pire année qu’on a vue », indique Simon Turcotte, qui habite au bord du lac depuis toujours. « Dans notre cas, le renouvellement de l’eau dépend des pluies. Il y a eu beaucoup de pluie au début de la saison et ça a aidé à avoir une eau plus fraîche. Mais avec la chaleur qu’on a eue dans les derniers jours, les algues sont apparues. C’est plus verdâtre, mais on n’est pas encore à l’étape où ça dégage des odeurs. »

 

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Hydro-Québec laisse tomber son usine d’hydrogène

 

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Le projet initial de Recyclage Carbone Varennes incluant Enerkem et Hydro-Québec avait été annoncé en grande pompe en décembre 2020 en présence du premier ministre et du ministre de l’Économie.

Hydro-Québec recule et ne construira pas ce qu’elle avait annoncé en grande pompe comme la plus grande usine d’hydrogène vert au monde, à Varennes.

Publié à 7h00

https://www.lapresse.ca/affaires/2022-08-25/hydro-quebec-laisse-tomber-son-usine-d-hydrogene.php

Hélène Baril La Presse

Cet investissement de 200 millions, qui devait servir à alimenter en hydrogène l’usine de biocarburant construite par Enerkem et des partenaires à proximité, ne fait plus partie des priorités de la société d’État, a fait savoir une porte-parole, Caroline Desrosiers.

« Au cours des derniers mois, le projet a été repensé pour combiner la production d’hydrogène et de biocarburant, a-t-elle précisé. On ne participe plus au projet, parce que le biocarburant ne fait pas partie des priorités d’Hydro-Québec. »

Les deux usines, celle de biocarburant et celle d’hydrogène, devaient être mises en service en même temps en 2023, avait-on appris lors de l’annonce du projet en 2020. « L’ensemble de la production [d’hydrogène] sera vendue à Enerkem à un prix intéressant pour les deux parties et qui générera un revenu pour Hydro-Québec », avait alors précisé Hydro-Québec.

C’est le gouvernement du Québec, par l’entremise d’Investissement Québec, qui sauvera le projet. Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a annoncé mercredi l’injection de 284,45 millions dans le projet connu sous le nom de Recyclage Carbone Varennes (RCV).

Cette mise de fonds supplémentaire porte à 365,45 millions les sommes investies par Québec dans ce projet estimé à près de 1 milliard de dollars. Investissement Québec est déjà par ailleurs actionnaire d’Enerkem.

Les partenaires d’Enerkem dans RCV, soit Shell, Suncor et Proman, un producteur de produits dérivés du gaz établi en Suisse, sont les autres investisseurs. Il a été impossible de connaître la contribution de chacun. Ces trois entreprises « auront la responsabilité d’appuyer l’implantation à Varennes d’un électrolyseur d’une capacité de 88 MW pour la production d’hydrogène vert et d’une usine de production de carburants propres », se contente d’indiquer le ministre dans un communiqué.

Hydro-Québec, de son côté, assure que la production d’hydrogène l’intéresse toujours. « On est ouverts à d’autres projets et prêts à en discuter », assure sa porte-parole, qui ajoute que l’entreprise n’a aucun autre projet d’hydrogène actuellement.

Un long cheminement

Recyclage Carbone Varennes doit être la première application commerciale au Québec de la technologie que développe Enerkem depuis 2014. La future usine veut transformer des déchets non récupérables en gaz de synthèse et en méthanol. Dans une phase subséquente, le méthanol pourrait devenir de l’éthanol et être mélangé à l’essence pour faire rouler des voitures.

Enerkem prévoit pouvoir traiter annuellement 200 000 tonnes de matières résiduelles et produire 135 millions de litres de méthanol, un alcool généralement utilisé comme solvant.

Les déchets viendront des sites de récupération des matériaux de construction et des résidus du sciage, qui seront acheminés à Varennes par trains et par camions.

Le projet de Varennes avait été annoncé pour la première fois en 2008.

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Il y a 7 heures, acpnc a dit :

Hydro-Québec laisse tomber son usine d’hydrogène

(titre de l'article cité par acpnc)

Si on se contente de lire le titre on est forcément déçu.  Mais finalement le projet va quand même de l'avant grâce à l'implication d'Investissement Québec.  Pour ma part, c'est tout ce qui importe.😅

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Concentrations record de gaz à effet de serre dans l’atmosphère en 2021

 

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

En 2021, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a atteint en moyenne 414,7 parties par million (ppm), soit 2,3 ppm de plus qu’en 2020.

(Washington) Les concentrations dans l’atmosphère des gaz à effet de serre responsables du changement climatique ont atteint des niveaux record en 2021, selon un rapport scientifique qui montre à nouveau que le réchauffement de la planète « ne donne aucun signe de ralentissement ».

Publié hier à 14h28

https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2022-08-31/concentrations-record-de-gaz-a-effet-de-serre-dans-l-atmosphere-en-2021.php

Agence France-Presse

« Les données présentées dans ce rapport sont claires : nous continuons à voir de plus en plus de preuves scientifiques des impacts mondiaux du réchauffement, qui ne montre aucun signe de ralentissement », a commenté Rick Spinrad, administrateur de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) dont les scientifiques ont dirigé ce rapport annuel sur le climat.

« Avec de nombreuses communautés frappées par des inondations qui ne se produisent que tous les 1000 ans, des sécheresses exceptionnelles et une chaleur historique cette année, cela montre que la crise climatique n’est pas une menace à venir mais une chose à laquelle nous devons faire face aujourd’hui », a-t-il ajouté.

En 2021, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a atteint en moyenne 414,7 parties par million (ppm), soit 2,3 ppm de plus qu’en 2020, selon l’étude publiée mardi dans la revue de la Société américaine de météorologie. Un record depuis le début des mesures et depuis au moins un million d’années.

Ce record n’est pas vraiment une surprise. Après la baisse exceptionnelle en 2020 avec la crise de la COVID-19, les émissions sont largement reparties à la hausse en 2021.  

Et dans tous les cas, le CO2 a une durée de vie dans l’atmosphère qui peut aller jusqu’à plusieurs centaines d’années.

Certains scientifiques comparent ainsi l’atmosphère à une baignoire. Même si on réduit le débit de l’eau qui y est déversée (les émissions issues des activités humaines), le volume d’évacuation (absorption du CO2 par les végétaux) n’est tout simplement pas suffisant pour compenser, et la baignoire continue à se remplir.

Les niveaux de méthane, gaz qui ne subsiste qu’une dizaine d’années mais a un pouvoir de réchauffement 80 fois supérieur au CO2 sur une période de 20 ans, ont également atteint un record, selon le communiqué de la NOAA, qui note une accélération « importante » de l’augmentation annuelle des niveaux de méthane ces dernières années.  

« Une planète de plus en plus petite »

Côté conséquences du réchauffement, pour la dixième année consécutive, le niveau moyen des océans est également à un niveau record : 9,7 cm au-dessus du niveau de 1993, année où les mesures par satellite ont commencé.  

La température des océans, qui absorbent la majorité de la chaleur supplémentaire liée au réchauffement, n’a elle non plus jamais été aussi élevée.

Et 2021 se classe parmi les six années les plus chaudes jamais enregistrées (5e ou 6e selon les mesures), malgré une période marquée par le phénomène La Niña qui provoque un refroidissement.  

Le rapport souligne également une activité cyclonique « bien au-dessus de la moyenne » en 2021, avec 97 cyclones et typhons suffisamment importants pour être nommés.

« Si nous prenons (ce constat) au sérieux et l’utilisons de manière avisée, il peut nous aider à prospérer sur une planète de plus en plus petite au regard des impacts de nos activités », a plaidé Paul Higgins, un responsable de la Société américaine de météorologie.

La planète a gagné en moyenne près de 1,2 °C depuis l’ère préindustrielle, provoquant déjà une multiplication des évènements météo extrêmes, des canicules aux tempêtes, en passant par les sécheresses et les inondations.  

Et ce n’est que le début. Alors que chaque dixième de degré compte, le monde se dirige en effet vers un réchauffement de +2,8 °C d’ici 2100 même si les engagements pris par les États dans le cadre de l’accord de Paris sont respectés, selon les experts climat de l’ONU (Giec).

Cet accord historique de 2015 vise à limiter le réchauffement bien en deçà de +2 °C, si possible +1,5 °C. Mais pour espérer tenir même l’objectif le moins ambitieux, il faudrait, entre 2030 et 2050, réduire chaque année les émissions comme en 2020, année exceptionnelle où une bonne partie de l’économie mondiale s’est arrêtée en raison de la COVID-19.

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Environnement

Des végétaux pour recycler les déchets électroniques

Certaines matières organiques pouvaient aider à extraire des composants de métaux rares, essentiels pour nos appareils électroniques. Photo: iStock

 

https://journalmetro.com/environnement/2895747/recyclage-dechets-electroniques/

 

Léa Drouelle - RelaxNews

31 août 2022 à 11h51 - Mis à jour 31 août 2022 à 11h52 2 minutes de lecture

Et si certaines matières organiques pouvaient aider à extraire des composants de métaux rares, essentiels pour nos appareils électroniques ? C’est l’idée d’une équipe de chercheurs américains qui pourrait porter ses fruits si elle était déployée à grande échelle. Voici en quoi elle consiste.

Néodyme : ce nom à la consonance barbare ne vous dit peut-être rien. Pourtant, on le retrouve dans de nombreux appareils électroniques du quotidien : nos ordinateurs, nos écrans de télévision… et même dans les moteurs de voitures hybrides ! 

Problème : comme la plupart des métaux qui composent nos appareils, ils sont extraits de ressources rares et non renouvelables. Sans compter que les appareils en question ont une durée de vie généralement limitée. Mais une méthode développée par une équipe de scientifiques américains de l’université de Penn State pourrait faire d’une pierre deux coups. Ces derniers ont conçu une solution aqueuse à laquelle ils ont ajouté des résidus de matières organiques.

Plus précisément, les chercheurs ont broyé de la peau de tomate et de l’épi de maïs, avant de la mélanger à de la pulpe de bois et du papier de coton en petits morceaux avant de les tremper dans l’eau. L’introduction de microproduit et de nanoparticules a ensuite provoqué une réaction chimique, activant le processus de séparation nécessaire à l’extraction d’échantillons de néodyme.

Si cette méthode est déployée à grande échelle, les chercheurs pensent qu’elle pourrait à la fois réduire la masse de déchets électroniques tout en limitant l’extraction minière nécessaire pour obtenir ces composants dont sont dotés nos appareils du quotidien.

« Dans un avenir proche, nous voulons tester notre processus sur des échantillons industriels réalistes », précise Amir Sheikhi, professeur adjoint de génie chimique qui a dirigé les travaux. Son équipe espère également étendre cette technique à d’autres métaux précieux tels que l’or et l’argent.

Selon une enquête commandée par le groupe parlementaire européen des Verts/ALE et publiée en décembre 2021, 40% de l’empreinte environnementale numérique en Europe est due à l’épuisement des ressources en métaux et à l’utilisation de ressources fossiles nécessaires pour fabriquer les appareils électroniques. 

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Québec garde secrète l’ampleur de la décontamination nécessaire à Rouyn-Noranda

Plus de 400 terrains seraient contaminés dans le quartier de la Fonderie Horne, estime la santé publique.

Au moins la moitié des terrains du quartier Notre-Dame devront être restaurés, selon une estimation de la Direction régionale de la santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Thomas Gerbet

Thomas Gerbet (accéder à la page de l'auteur)Thomas Gerbet

Publié à 4 h 00

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1909467/contamination-terrains-quartier-notre-dame-rouyn-fonderie-horne

Les résidents du quartier Notre-Dame, de Rouyn-Noranda, ont encore beaucoup de questions sans réponses, à quelques heures de leur rencontre avec le directeur national de santé publique du Québec et l'administratrice d'État, dans le dossier de la Fonderie Horne. Ils réclament des actions rapides, mais la tâche pour assainir leur air et leur sol pourrait nécessiter des années de travail.

Le médecin de famille Tanguy Veret sera présent à l'assemblée publique, jeudi soir (Nouvelle fenêtre), puisque sa fille fréquente l'école primaire Notre-Dame-de-Protection, située à 600 mètres de la Fonderie. Un des terrains de cette école a dû être décontaminé, en 2020, à cause de la présence trop élevée d'arsenic.

Le terrain avant de l'école Notre-Dame-de-Protection a été décontaminé, mais pas la cour de récréation située à l'arrière.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

C'est possible qu'on quitte la région. On y pense, avoue-t-il. Alors que l'Abitibi-Témiscamingue manque cruellement de médecins, plusieurs de ses collègues dans le milieu médical sont aussi en réflexion.

« J'ai le choix de vivre à peu près partout dans le monde. Pourquoi je choisirais de vivre sous une usine? Je ne voudrais pas le regretter dans quelques dizaines d'années, si ma fille développe quelque chose, parce que je l'ai laissée exposée à des toxiques. »

— Une citation de  Tanguy Veret, médecin de famille à Rouyn-Noranda

Tanguy Veret et d'autres médecins locaux déplorent que la santé publique n'ait pas recommandé les mesures les plus strictes pour que la Fonderie respecte la norme québécoise sur les émissions d'arsenic. Que la santé publique transige avec la santé, pour l'usine, je ne pense pas que ce soit son travail, dit-il.

Marie-Hélène Massy Emond, résidente du quartier Notre-Dame, à Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

La plupart des citoyens du quartier Notre-Dame ignorent l'ampleur de la contamination de leurs maisons. C'est tellement difficile en ce moment, témoigne Marie-Hélène Massy Emond, qui vit à 600 mètres de la Fonderie, près de l'aréna Glencore. Mes attentes sont très élevées, dit celle qui espère un plan très concret de la part des autorités.

« Je me demande comment le Dr Luc Boileau compte regagner notre confiance. On n'a pas du tout l'impression d'être protégés par la santé publique nationale [...] Nos espaces privés sont contaminés, l'air et le sol de nos maisons. »

— Une citation de  Marie-Hélène Massy Emond, résidente du quartier Notre-Dame.

Une enquête de Radio-Canada révélait récemment que les poussières intérieures de certaines maisons du quartier ont des concentrations d'arsenic supérieures au seuil de risque acceptable fixé par le gouvernement du Québec pour les terrains extérieurs.

À la suite de cette enquête, le 24 août, le gouvernement Legault a annoncé qu'il compte exiger de la Fonderie qu'elle décontamine tous les terrains du quartier dont la concentration d'arsenic excède la norme de 30 mg/kg de sol.

Québec cache l'étendue du travail à réaliser

Malgré une demande d'accès à l'information de Radio-Canada, le gouvernement refuse de rendre public un document de 2021 dans lequel la Fonderie Horne détaille au ministère de l'Environnement l'étendue de la zone à décontaminer et la durée nécessaire pour le faire.

Le ministère nous a expliqué que c'est l'entreprise qui a demandé à ne pas divulguer le document, et qu'après analyse, nous pouvons conclure que ses observations relativement à la confidentialité du document visé répondent aux exigences des articles 23 et 24 de la Loi.

Articles de loi invoqués par le MELCC pour ne pas rendre publique la documentation.

Photo : Radio-Canada / Thomas

Le ministère de l'Environnement nous a toutefois transmis une note interne avec des commentaires au sujet du plan de la Fonderie, sauf que des informations essentielles y sont caviardées, notamment sur l'ampleur de la zone à décontaminer et la durée des travaux requis.

Extrait d'une note caviardée par le ministère de l'Environnement du Québec.

Photo : Radio-Canada / Thomas Gerbet

On comprend toutefois, dans la note interne, que la réhabilitation des terrains se fera par étapes.

« Comme il ne sera pas possible d’intervenir sur tous les terrains à la fois, vu l’étendue de la zone d’étude et des désagréments que cela impliquerait pour la population locale, une gradation doit donc être réalisée dans la séquence de réalisation des travaux de caractérisation. »

— Une citation de  Extrait d'une note interne du ministère de l'Environnement, transmise à Radio-Canada grâce à la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.

Autre information issue de cette note : les contaminants qui seront pris en compte pour décontaminer les terrains seront l'arsenic, le plomb, le cadmium, le zinc et le cuivre.

Le terrain et l'intérieur de la maison de Nicole Gamache sont contaminés à l'arsenic et au cadmium, au-delà des normes.

Photo : Radio-Canada / Thomas Gerbet

Des échantillons prélevés par Radio-Canada sur le terrain d'une résidence de la 8e rue, à 150 mètres de la Fonderie, ont révélé une concentration dans le sol de 117 mg/kg pour l'arsenic (norme = 30) et de 10,5 mg/kg pour le cadmium (norme = 5).

Aucun des terrains que nous avons testés ne dépassait la norme pour le plomb de 500 mg/kg. Le plus élevé était à 357. Rappelons que la norme en Ontario est 120 et le Conseil canadien des ministres de l'Environnement, où siège le ministre québécois Benoit Charette, recommande 140.

La santé publique n'a pas un portrait précis de la situation

En 2019, le quartier Notre-Dame comptait 715 terrains répartis ainsi :

11 terrains à haute fréquentation d’enfants (garderies, écoles, parcs…)

63 terrains résidentiels avec des enfants de 6 ans et moins

641 autres terrains

Près de 80 maisons sont situées dans une zone très proche de la Fonderie, considérée par la santé publique comme beaucoup trop exposée aux contaminants.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Quels terrains sont contaminés et lesquels ne le sont pas? La santé publique régionale l'ignore. La Fonderie a plus d'informations sur les terrains que nous, actuellement, explique Daniel Proulx, de l'équipe de surveillance et santé environnementale au CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue. C'est la mieux placée pour avoir le portrait d'ensemble.

Nous sommes à terminer le protocole de caractérisation et réhabilitation volontaire et prévoyons le mettre en œuvre le plus rapidement possible, mentionne par courriel la porte-parole de la Fonderie, Cindy Caouette. L’application du nouveau protocole [...] nous permettra de répondre à cette question avec précision.

Plus de la moitié des terrains du quartier sont contaminés, anticipe la santé publique

En 2019, la Fonderie Horne a découpé le quartier en 31 blocs de maisons. Dans chaque bloc, un échantillon composite issu de 6 terrains a été testé. Au final, 18 des 31 blocs atteignaient ou dépassaient la limite acceptable de concentration d'arsenic.

On sait quels blocs sont plus élevés, mais on ne sait pas spécifiquement quels terrains le sont, précise Daniel Proulx. Si on suit cette logique-là, on peut s'attendre à ce qu'il y ait facilement la moitié des terrains qui puissent atteindre le seuil, ajoute son collègue Stéphane Bessette, chef d'équipe en santé environnementale.

Bloc de maisons du quartier Notre-Dame, selon leur fréquence d'échantillonnage (lignes rouges horizontales) et leurs résultats de tests de 2019. En bleu, les résultats sous la norme. En rouge : à la norme ou au-dessus.

Photo : Radio-Canada / Base de carte de la Fonderie Horne

Ainsi, si 58 % des blocs sont contaminés, c'est possiblement 415 terrains qui sont à restaurer. Au début des années 1990, près de 600 terrains avaient été décontaminés à cause de la trop forte concentration en plomb. Le projet avait duré trois ans.

« Les gens qui vivent le plus près de la Fonderie, dans le quartier Notre-Dame, font face à un risque qui, d'un point de vue de santé publique, est inacceptable. »

— Une citation de  Stéphane Bessette, chef d'équipe en santé environnementale et conseiller à la Direction régionale de la santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue.

La santé publique ne sait pas encore si l'opération pourra débuter dès cet automne. Une fois passée la fin octobre, les terrains auront commencé à geler et il faudra attendre le printemps 2023.

On commence par qui?

Si on avait à prioriser certains terrains, on prioriserait les terrains avec des enfants de moins de 6 ans, dit Stéphane Bessette. C'est la clientèle qui est la plus à risque.

La première étape serait déjà d'essayer d'identifier, à partir des informations qu'on a, les terrains où résident des jeunes enfants. Par la suite, ce serait de réaliser un échantillonnage rapide pour déterminer les dépassements, ajoute-t-il.

La santé publique a récemment demandé des informations à la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) pour avoir les adresses du quartier où résident de jeunes familles.

La Fonderie Horne organise une fête de quartier

La compagnie Glencore a annoncé mardi une fête de quartier à l'occasion d'une Journée opération recyclage, le 10 septembre, en plein cœur des consultations publiques au sujet des émissions polluantes de la Fonderie. Des activités pour les enfants seront organisées, alors que les adultes seront encouragés à déposer leurs appareils électroniques désuets pour que la Fonderie les fonde dans ses fours et en retire différents métaux de valeur.

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Les ministres de l’Environnement s’entendent sur la gestion du plastique à usage unique

Les ministres ont aussi ouvert la voie pour un premier plan d'adaptation aux changements climatiques.

Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos

Sarah Xenos (accéder à la page de l'auteur)Sarah Xenos

Publié hier à 22 h 24

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1909706/ministres-environnement-gestion-plastique-conseil

Les ministres de l’Environnement de partout au Canada se sont entendus sur la marche à suivre pour la gestion du plastique à usage unique au pays lors de la rencontre annuelle du Conseil canadien des ministres de l'Environnement.

L’objectif pour la gestion du plastique à usage unique reste le même, soit que le pays ne produise plus de déchet plastique d’ici 2030. Pour ce faire, les provinces et territoires sont prêts à emboîter le pas aux règlements fédéraux, assure le ministre de l’Environnement du Yukon, Nils Clark.

Nous nous attendons à nous aligner aux réglementations fédérales lorsque celles-ci seront confirmées, ce que nous espérons plus tôt que tard, dit-il.

Les ministres de l'Environnement souhaitent également améliorer l'étiquetage du plastique et s'assurer qu'il soit mieux recyclé en favorisant une économie circulaire.

La rencontre du conseil, qui s'est tenue cette année à Whitehorse, a aussi permis de paver la voie pour un premier plan d'adaptation aux changements climatiques, dont l'adoption est prévue pour l'automne.

Tous devront travailler ensemble sur ce dossier, prévient le ministre fédéral de l’Environnement, Steven Guilbeault en assurant vouloir respecter les compétences des provinces.

Cependant, alors que le nord du pays se réchauffe trois fois plus rapidement que le reste du monde, le plan d’adaptation devra prendre en compte les spécificités des régions, assure le ministre.

« C’est en travaillant ensemble comme ça qu’on va pouvoir identifier les solutions qui sont nécessaires et qui sont particulières au Grand Nord canadien. »

— Une citation de  Steven Guilbeault, ministre canadien de l'Environnement

Chercheuse en changements climatiques à l’Université du Yukon, Alison Perrin souligne que les impacts sont déjà observables partout au territoire, notamment avec les écarts de températures de plus en plus extrêmes et le dégel du pergélisol qui a un impact sur les infrastructures.

Je veux voir que le Nord a une importance dans ce plan, qu’on est prêt à supporter le Nord quand on fait de grands changements, souligne-t-elle.

Pour la première fois, le Conseil des ministres de l’Environnement a aussi consacré une journée à la rencontre de représentants autochtones de partout au Canada pour discuter des enjeux environnementaux dans leurs communautés.

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