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Des efforts à Montréal comme dans toutes autres villes et pays "riches" sont bienvenus et doivent être encouragés,  mais tout cela sera vain si les émissions de gaz à effet de serre en Asie et éventuellement en Afrique ne sont pas aussi restreintes.  Pour l'Afrique en particulier, cela interpelle le sujet de sa croissance démographique galopante, car même en imaginant des modes de vie et de consommation ayant un effet environnemental bénin par capita, l'effet cumulatif sera insupportable --à l'échelle de la planète.  

Si le Sommet de l'ONU sur l'urgence climatique ignore/fait abstraction de cette évidence, il aura échoué, même s'il pourrait se "mériter" des louanges dans l'immédiat.  En 2030, quand on fera à nouveau le point, on pourra vraisemblablement constater des progrès mesurables à Montréal et à quelques autres endroits: bravo, vous avez atteint vos cibles!  Mais en même temps, on "découvrira" qu'à l'échelle planétaire la situation s'aggrave encore.  A quoi cela servirait-il de pouvoir dire qu'on a fait notre part, si le résultat global est toujours aussi (en fait: plus) mauvais?

Ce que je souhaite: 1) Que les pays riches poursuivent leurs efforts domestiques.  2) Mais que cela s'accompagne d'un effort encore plus grand de ces pays riches pour soutenir les autres pays dans leurs propres efforts de limitation/réduction.  Ce soutien peut et doit prendre plusieurs formes: aide financière directement liée à l'objectif, transferts technologiques,  soutien et encouragement à limiter la croissance démographique  (quand est-ce que cela cessera d'être un sujet tabou dans certains cercles?)  Il faudra aussi voir  (un rôle pour l'ONU) à mieux encadrer les "multinationales" (en réalité: sans patrie) qui font des choix nocifs et qui disposent de moyens puissants de les imposer à des pays démunis, au détriment de ces derniers et de toute la planète.

Politiquement, il semble que les "esprits" les plus éclairés, les plus sensibilisés à l'urgence climatique se trouvent très majoritairement dans les grandes villes des pays développés.  En un sens c'est normal, parce que cela va de pair avec d'autres "valeurs" communes à ces lieux.  Je les invite (et ça m'inclut) à regarder plus loin que dans leurs propres cours, et à porter un regard planétaire objectif libéré d'un quelconque sentiment de "culpabilité", car la solution, la seule qui peut réussir, concerne tous les humains d'aujourd'hui et de demain.  La Ville de Montréal a-t-elle la force de tenir ce discours à la face du monde?

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  • 2 months later...

Exclusif

Les bouteilles d’eau et de vin seront consignées

https://www.lapresse.ca/actualites/201912/09/01-5253075-les-bouteilles-deau-et-de-vin-seront-consignees.php

Pour le gouvernement Legault, l’année 2020 devrait être celle de l’environnement. Rapidement, après les Fêtes, Québec compte annoncer la mise en place progressive d’un réseau de dépôts destinés à récupérer le milliard de bouteilles d’eau en plastique qui, chaque année, se retrouvent majoritairement dans les sites d’enfouissement.

Publié le 10 décembre 2019 à 5h00 Mis à jour à 7h02

 

Denis Lessard
La Presse

Dans un document interne du conseil exécutif, obtenu par La Presse, on indique que le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, « devrait annoncer prochainement son plan visant la modernisation du système de consigne et la réorganisation de la collecte sélective ». Le ministre Charette se trouve actuellement à la conférence sur les changements climatiques COP25, à Madrid. 

Son automne avait été occupé avec la refonte du Fonds vert, la mise en place d’un système de récupération des appareils électroménagers et un projet de loi sur les aires protégées qui permettra de mettre à l’abri l’île d’Anticosti des projets de promoteurs. En octobre, une brochette d’acteurs importants du secteur du détail et de la transformation alimentaire étaient montés au créneau en intervenant directement auprès du cabinet de François Legault pour le dissuader d’aller de l’avant.

Le plan de « consigne élargie » de Québec ne se limitera pas aux bouteilles d’eau ; les bouteilles de vin seront aussi consignées, récupérées dans un nouveau réseau de dépôts spécialisés ou dans certaines succursales de la SAQ qui pourront, physiquement, les recevoir. 

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Le plan de « consigne élargie » de Québec ne se limitera pas aux bouteilles d’eau ; les bouteilles de vin seront aussi consignées.

« Dernièrement, le premier ministre a clairement indiqué son intention de voir appliquer une consigne aux bouteilles de vin et de spiritueux. Il ajoutait qu’il souhaitait voir cette consigne s’appliquer à d’autres contenants de boisson qui malheureusement se retrouvent bêtement à l’enfouissement », indique le document. 

On rappelle aussi qu’en mai dernier, les membres de la CAQ, réunis en conseil général, avaient voté une résolution en faveur de la consigne des bouteilles d’eau. En 2015, sous Philippe Couillard, le ministre de l’Environnement David Heurtel avait un projet similaire, mais il n’avait jamais vu le jour. Pourtant, le Québec traîne de la patte. Avec le Manitoba, seulement deux provinces canadiennes n’ont pas de consigne sur les bouteilles de vin.

Réseau de 400 dépôts

Le document ne le précise pas, mais des sources proches du dossier confient que Québec envisage une consigne de 10 cents par bouteille d’eau retournée dans un nouveau réseau de dépôts équipés de gobeuses ; 400 de ces dépôts étaient envisagés, selon un document de Recyc-Québec révélé par La Presse en octobre. 

En Alberta, la consigne est de 10 cents pour les bouteilles de moins de 1 litre et de 25 cents pour les plus grandes. Recyc-Québec prévoit aussi que 1500 détaillants voudront accueillir ces gobeuses mécaniques, car ce service est susceptible d’attirer la clientèle. Le système se finance à partir des consignes payées sur les contenants qui ne sont pas rapportés ; c’est déjà le cas pour les bouteilles de bière et les canettes d’aluminium. Dans ce dernier cas, la vente du métal est une autre source de revenus. 

La mise en place de tout ce système s’étalera sur trois années, donc d’ici à la fin du mandat du gouvernement.

Pour les bouteilles d’eau, le polytéréphtalate d’éthylène (polyethylene terephthalate ou PET) peut être recyclé en flocons pour faire d’autres bouteilles. Dans certains pays, on l’utilise pour confectionner des vêtements ou des tapis.

Un système de consigne augmente beaucoup le taux de récupération et de recyclage de ces contenants de plastique dont l’accumulation dans la nature « crée des problématiques environnementales graves ». Chaque année, il se vend 1,1 milliard de bouteilles d’eau en plastique ; la croissance de la consommation atteint 8 % par année. 

Or, seulement 40 % d’entre elles se retrouvent dans des centres de tri et sont potentiellement recyclées. Le reste, soit quelque 700 millions de bouteilles, se retrouve dans la nature, perdu, dans des sites d’enfouissement, sans valeur ajoutée. La consigne permet aussi de récupérer le plastique sans les contaminants qui constituent un obstacle au recyclage.

Appui populaire

Dans sa stratégie de communications, suggérée par le ministère, le gouvernement devra souligner qu’il ne s’agit pas d’une taxe déguisée, puisque la consigne est un système de financement administré par les entreprises. La somme prélevée lors de l’achat d’une bouteille d’eau est redonnée au consommateur au retour du contenant ; les consommateurs connaissent déjà cette formule.

Le gouvernement s’appuie sur des sondages qui démontrent tous que la population est massivement en faveur de l’élargissement de la consigne. Une enquête SOM de février 2019 montrait que 94 % des gens appuyaient une modernisation de la consigne, que 84 % souhaitaient que la consigne soit étendue aux bouteilles d’eau et que 92 % étaient favorables à une consigne sur les bouteilles de vin.

Partout dans le monde, la consigne est plus étendue qu’au Québec ; 80 % des systèmes de consigne récupèrent les bouteilles d’eau. Des États comme l’Allemagne, l’Estonie, l’Australie, le Michigan et la Colombie-Britannique sont à moderniser leurs équipements. Des États, dont l’Oregon, ont augmenté leur consigne, de 5 à 10 cents. Au Québec, la consigne de 5 cents est restée inchangée depuis plus de 25 ans.

Quelques comparatifs

Le ministère de l’Environnement a sorti sa calculatrice pour illustrer l’ampleur de la consommation annuelle de bouteilles d’eau au Québec. Si on écrasait les 1,1 milliard de bouteilles — de 500 millilitres en moyenne — et qu’on les mettait côte à côte... 

• Leur superficie correspondrait à 7,7 fois le parc du Mont-Royal recouvert de bouteilles en plastique (190 hectares) ou à 43 fois le parc La Fontaine (34 hectares). 

• On pourrait recouvrir 204 fois le Centre Bell (72 000 m2).

• Une surface qui atteint 14,3 fois celle des plaines d’Abraham (103 hectares).

• Mises bout à bout, ces bouteilles couvriraient une distance de 229 900 km, soit six fois le tour de la Terre, ou 42 fois la distance Montréal-Paris (5500 km).

• Ces mêmes bouteilles en enfilade représentent 235 fois la distance entre Valleyfield et Gaspé (977 km) ou, finalement, 900 fois les 255 kilomètres de distance entre Québec et Montréal.

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  • 1 month later...

Les ventes d’essence à un sommet sans précédent

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

(Montréal) Les ventes d’essence au Québec ont dépassé le cap des 10 milliards de litres en 2018, révèle la dernière édition de l’État de l’énergie au Québec 2020, qui trace un portrait peu rassurant de l’évolution de nos habitudes énergétiques.

Publié le 17 janvier 2020 à 11h00

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/202001/16/01-5257103-les-ventes-dessence-a-un-sommet-sans-precedent.php

Hélène Baril
La Presse

« Je suis très déçu d’avoir à constater les mêmes tendances, qui s’accélèrent année après année », commente Pierre-Olivier Pineau, le titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie HEC Montréal qui réalise ce bilan annuel.

> Consultez la publication l’État de l’énergie au Québec 2020

Comme par les années passées, « les tendances de consommation sont contraires aux objectifs énergétiques et de réduction des gaz à effet de serre », déplore le professeur. Il faudra changer radicalement nos habitudes parce que les mesures en place, comme le marché du carbone, ne sont pas suffisantes, dit-il.

Car malgré les bonnes intentions et les beaux discours, la consommation de pétrole continue d’augmenter au Québec. « Si la tendance des six dernières années se maintient, les ventes totales de produits pétroliers en 2030 seront de 32 % plus élevées qu’en 2013, alors que la cible est de-40 % par rapport à 2013 », précise le document.

Les ventes de véhicules électriques sont en forte hausse, mais les voitures électriques et rechargeables ont représenté à peine 3 % des ventes totales de véhicules neufs en 2018.

Ce sont encore les camions légers (VUS et camionnettes) qui se sont le mieux vendus, avec 64 % des ventes totales de véhicules neufs, suivis par les voitures, avec 33 % des ventes totales.

Depuis 2015, les Québécois achètent plus de VUS que de voitures.

Les ventes de véhicules, toutes catégories confondues, augmentent plus rapidement que la population. Il y a plus de véhicules et ils sont plus gros, ce qui explique que les ventes d’essence sont à la hausse même si les moteurs sont plus économiques en carburant.

Des maisons plus grandes

Les Québécois sont parmi les plus gros consommateurs d’énergie par habitant dans le monde. Ça s’explique en partie parce qu’ils habitent des maisons de plus en plus grandes. De 1990 à 2017, la surface moyenne des logements a augmenté de 19,1 %, en partie parce qu’il se construit plus de maisons unifamiliales que d’appartements. Le chauffage des espaces habitables représente 65 % de la consommation d’énergie d’un ménage.

L’État de l’énergie 2020 fait état de certains progrès dans la décarbonisation de l’économie, notamment la production de gaz naturel renouvelable qui figure pour la première fois dans le bilan énergétique de la province.

Selon Pierre-Olivier Pineau, il y a des choses à faire sans attendre pour accélérer la transition énergétique. Par exemple, le transport de marchandises par camions devrait être réduit et le transport par train devrait augmenter. « Transporter une tonne de marchandise par train plutôt que par camion représente une réduction de la consommation d’énergie de 92 % », illustre-t-il.

De même le covoiturage pourrait être beaucoup plus utilisé, avec toutes les plateformes électroniques qui existent. « Ceux qui veulent rester en banlieue pourraient facilement utiliser le covoiturage pour se rendre à la gare ou au à la station de métro », dit-il.

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Suite à cet article plus haut on peut sérieusement se poser des questions sur le sérieux de la population, car il y a de toute évidence une contradiction profonde. Dans un autre fil https://mtlurb.com/topic/227-les-québécois-sont-les-plus-préoccupés-par-lenvironnement/?tab=comments on affirme que les québécois sont les plus préoccupés par l'environnement.

Il est vrai que l'article date de 2007 à l'origine, mais rien ne nous laissait croire à un renversement aussi drastique de la tendance. En fait sans vouloir tirer des conclusions trop rapidement, il faut avouer que nous nageons en apparence à contre-courant en matière d'énergie, notamment en ce qui concerne le pétrole.

Il est donc clair que le message ne passe pas et qu'il faudra des mesures sévères pour responsabiliser la population vis à vis de la surconsommation d'essence, qui finira par couter plus cher à tout le monde d'une façon ou d'une autre. Dans les années 70 le prix de l'essence avait atteint des sommets records durant la crise du pétrole. Les gens ont répondu au phénomène par des véhicules plus petits qui consommaient moins et des limites de vitesse réduites. 

Aujourd'hui c'est une autre urgence, peut-être moins évidente pour plusieurs, mais le danger est plus insidieux puisqu'il s'étale dans le temps, de façon inégale il faut l'admettre mais aussi fort probablement de manière irréversible.

Pourtant tous les indicateurs environnementaux un peu partout sur la planète sont au rouge et chaque année nous apporte son lot de catastrophes qu'on ne peut plus vraiment qualifier de naturelles, mais anthropiques. C'est-à-dire amplifiées par l'homme.

Ce qui veut dire que l'on peut et doit agir, si on souhaite préserver la qualité de vie pour les générations futures et même la survie de notre monde tel qu'on le connait. Ça commence dès le départ au niveau individuel, par une discipline généralisée et des mesures coercitives, puisque les mesures incitatives ont prouvé leur inefficacité.

Alors vivement des frais en proportion des cylindrés et de la consommation en fonction du kilométrage. Parce que sans des mesures appropriées qui touchent directement le porte-feuille des automobilistes, on n'y arrivera jamais. Pareil pour les livraisons à la maison qui devront être taxées au cout réel afin de diminuer la quantité de camions sur nos routes. Il y a aussi bien d'autres dispositions à prendre qui devront être imposées, parce que la tendance lourde actuelle nous mène sans le moindre doute directement dans un mur.

Alors la question que je me pose: aurons-nous le courage d'agir collectivement ou de laisser aller et subir collectivement? 

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Le 2020-01-17 à 13:06, acpnc a dit :

Suite à cet article plus haut on peut sérieusement se poser des questions sur le sérieux de la population, car il y a de toute évidence une contradiction profonde. Dans un autre fil https://mtlurb.com/topic/227-les-québécois-sont-les-plus-préoccupés-par-lenvironnement/?tab=comments on affirme que les québécois sont les plus préoccupés par l'environnement.

"La population" est un concept abstrait.  On ne peut pas supposer qu'elle constitue un ensemble homogène partageant les mêmes préoccupations et les mêmes priorités.  Aussi, la constatation  à l'effet que "les-québécois-sont-les-plus-préoccupés-par-l'environnement"  ne doit pas être interprétée au-delà de ce qu'elle dit, soit que les Québécois se montrent plus préoccupés que les autres Canadiens en moyenne.  Ça ne signifie pas qu'ils le sont tous.

Il y a un clivage entre ceux qui sont vraiment préoccupés par l'environnement et qui agissent en conséquence, et les autres qui le sont moins ou pas du tout. Je ne pense pas qu'on en arrive  au point où 100% feront partie du premier groupe, mais leur part augmente. Pour les autres, des changements technologiques et réglementaires les amèneront malgré eux à diminuer les effets nocifs de leurs choix.  Globalement, nous irons dans la bonne direction. Cela suffira-t-il?  -- Poser la question de cette façon suppose que nous sommes les seuls au monde.  Ce qui est certain, c'est que de se donner bonne conscience en "donnant l'exemple" ne le sera pas.  C'est pourquoi je favorise une approche qui accorde autant d'importance aux préparatifs pour face face aux effets défavorables des changements climatiques, qu'aux moyens de réduire nos émissions de gaz à effets de serre.

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Il y a 15 heures, Né entre les rapides a dit :

"La population" est un concept abstrait.  On ne peut pas supposer qu'elle constitue un ensemble homogène partageant les mêmes préoccupations et les mêmes priorités.  Aussi, la constatation  à l'effet que "les-québécois-sont-les-plus-préoccupés-par-l'environnement"  ne doit pas être interprétée au-delà de ce qu'elle dit, soit que les Québécois se montrent plus préoccupés que les autres Canadiens en moyenne.  Ça ne signifie pas qu'ils le sont tous.

Il y a un clivage entre ceux qui sont vraiment préoccupés par l'environnement et qui agissent en conséquence, et les autres qui le sont moins ou pas du tout. Je ne pense pas qu'on en arrive  au point où 100% feront partie du premier groupe, mais leur part augmente. Pour les autres, des changements technologiques et réglementaires les amèneront malgré eux à diminuer les effets nocifs de leurs choix.  Globalement, nous irons dans la bonne direction. Cela suffira-t-il?  -- Poser la question de cette façon suppose que nous sommes les seuls au monde.  Ce qui est certain, c'est que de se donner bonne conscience en "donnant l'exemple" ne le sera pas.  C'est pourquoi je favorise une approche qui accorde autant d'importance aux préparatifs pour face face aux effets défavorables des changements climatiques, qu'aux moyens de réduire nos émissions de gaz à effets de serre.

Ton intervention est ultra pertinente et je suis tout à fait d'accord avec les détails de ton point de vue. Ce que je voulais faire ressortir ici n'était pas une conclusion en soi, mais plutôt une contradiction due au fait que dans les deux articles on se contentait d'une lecture superficielle et d'une approche plutôt arbitraire et approximative. Quoi qu'il en soit c'est sur le dernier article que je voulais insister avec des chiffres qui montraient un effet de mode qui contredisait cette croyance, que les québécois étaient supposément plus verts que les autres canadiens.

Bien sûr il faudrait plus qu'une analyse sommaire pour le démontrer ou l'infirmer. Mais les gros cylindrés demeurent tout de même un exemple fort d'une tendance qui montre que les automobilistes québécois (en général) sont loin d'être aussi sensibilisés aux nécessités de changement de comportement en matière de consommation et de mobilité, qu'on aurait été porté à croire au début. Il y a donc encore beaucoup de travail en amont à faire avant d'espérer un réel progrès dans un avenir prévisible. 

C'est vrai qu'il y a des prises de conscience sur le sujet, mais la question que je me pose: face à l'urgence climatique et la trop lente évolution vers les changements de comportement, les gouvernements devraient-ils légiférer pour que nous respections dans les délais prévus nos engagements vis à vis de la communauté internationale? 

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Le 2020-01-19 à 08:13, acpnc a dit :

C'est vrai qu'il y a des prises de conscience sur le sujet, mais la question que je me pose: face à l'urgence climatique et la trop lente évolution vers les changements de comportement, les gouvernements devraient-ils légiférer pour que nous respections dans les délais prévus nos engagements vis à vis de la communauté internationale? 

Il est certain que les gouvernements doivent agir avec plus de conviction, sur plusieurs fronts:

-  Infléchir les comportements et les choix individuels, mais pas seulement: les entreprises et le secteur public sont aussi visés.  Le transport est en cause, mais pas seulement non plus; les procédés industriels et le chauffage le sont aussi.

- La législation est un outil, mais il en en d'autres qui doivent aussi être mis à contribution: fiscalité et investissements publics (notamment dans les TEC).

Je tiens aussi à rappeller que les enjeux environnementaux ne se limitent pas à "l'urgence climatique".  La pollution des océans, la surpêche, la dégradation des sols et des nappes phréatiques, l'impact nocif des pesticides sur la santé humaine et animale (y compris les abeilles pollinisatrices) sont aussi très graves.  

 

  

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Il y a 3 heures, Né entre les rapides a dit :

Il est certain que les gouvernements doivent agir avec plus de conviction, sur plusieurs fronts:

-  Infléchir les comportements et les choix individuels, mais pas seulement: les entreprises et le secteur public sont aussi visés.  Le transport est en cause, mais pas seulement non plus; les procédés industriels et le chauffage le sont aussi.

- La législation est un outil, mais il en en d'autres qui doivent aussi être mis à contribution: fiscalité et investissements publics (notamment dans les TEC).

Je tiens aussi à rappeller que les enjeux environnementaux ne se limitent pas à "l'urgence climatique".  La pollution des océans, la surpêche, la dégradation des sols et des nappes phréatiques, l'impact nocif des pesticides sur la santé humaine et animale (y compris les abeilles pollinisatrices) sont aussi très graves.  

 

  

Tu as tout à fait raison, les menaces sont multiples et chacune représente un défi substantiel qui exigera toute notre attention, que ce soit au niveau local, national ou international. En fait jamais la planète n'a eu à faire face à autant d'agressions simultanées et aussi insidieuses. Je déteste le ton alarmiste, mais il faut bien réaliser que la croissance continue illimitée et irresponsable est une aberration matérielle qui deviendra de plus en plus insupportable, si on n'agit pas promptement. Ce n'est pourtant pas l'information qui manque, cependant elle n'atteint qu'un petit pourcentage de gens qui s'intéressent sérieusement à ces questions.

En fait l'histoire est remplie de situations similaires qui ont conduit au déclin des civilisations, une après l'autre. Ce qui est différent aujourd'hui c'est que notre civilisation couvre l'ensemble du monde et cette fois-ci aucune région ne sera épargnée. J'avoue pour ma part qu'il est difficile d'être optimiste quand je regarde les grandes tendances actuelles, surtout que la politique internationale contribue à ajouter encore plus d'incertitudes quant aux possibilités d'actions concertées. :pessimist:

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  • 1 month later...

Je laisse ça ici. À vous de choisir...

 

The Future We Choose, a new book by the architects of the Paris climate accords, offers two contrasting visions for how the world might look in thirty years.

‘The only uncertainty is how long we’ll last’: a worst case scenario for the climate in 2050

It is 2050. Beyond the emissions reductions registered in 2015, no further efforts were made to control emissions. We are heading for a world that will be more than 3C warmer by 2100

The first thing that hits you is the air. In many places around the world, the air is hot, heavy and, depending on the day, clogged with particulate pollution. Your eyes often water. Your cough never seems to disappear. You think about some countries in Asia, where, out of consideration, sick people used to wear white masks to protect others from airborne infection. Now you often wear a mask to protect yourself from air pollution. You can no longer simply walk out your front door and breathe fresh air: there might not be any. Instead, before opening doors or windows in the morning, you check your phone to see what the air quality will be.

Fewer people work outdoors and even indoors the air can taste slightly acidic, sometimes making you feel nauseated. The last coal furnaces closed 10 years ago, but that hasn’t made much difference in air quality around the world because you are still breathing dangerous exhaust fumes from millions of cars and buses everywhere. Our world is getting hotter. Over the next two decades, projections tell us that temperatures in some areas of the globe will rise even higher, an irreversible development now utterly beyond our control. Oceans, forests, plants, trees and soil had for many years absorbed half the carbon dioxide we spewed out. Now there are few forests left, most of them either logged or consumed by wildfire, and the permafrost is belching greenhouse gases into an already overburdened atmosphere. The increasing heat of the Earth is suffocating us and in five to 10 years, vast swaths of the planet will be increasingly inhospitable to humans. We don’t know how hospitable the arid regions of Australia, South Africa and the western United States will be by 2100. No one knows what the future holds for their children and grandchildren: tipping point after tipping point is being reached, casting doubt on the form of future civilisation. Some say that humans will be cast to the winds again, gathering in small tribes, hunkered down and living on whatever patch of land might sustain them.

More moisture in the air and higher sea surface temperatures have caused a surge in extreme hurricanes and tropical storms. Recently, coastal cities in Bangladesh, Mexico, the United States and elsewhere have suffered brutal infrastructure destruction and extreme flooding, killing many thousands and displacing millions. This happens with increasing frequency now. Every day, because of rising water levels, some part of the world must evacuate to higher ground. Every day, the news shows images of mothers with babies strapped to their backs, wading through floodwaters and homes ripped apart by vicious currents that resemble mountain rivers. News stories tell of people living in houses with water up to their ankles because they have nowhere else to go, their children coughing and wheezing because of the mould growing in their beds, insurance companies declaring bankruptcy, leaving survivors without resources to rebuild their lives. Contaminated water supplies, sea salt intrusions and agricultural runoff are the order of the day. Because multiple disasters are often happening simultaneously, it can take weeks or even months for basic food and water relief to reach areas pummelled by extreme floods. Diseases such as malaria, dengue, cholera, respiratory illnesses and malnutrition are rampant.

You try not to think about the 2 billion people who live in the hottest parts of the world, where, for upwards of 45 days per year, temperatures skyrocket to 60C (140F), a point at which the human body cannot be outside for longer than about six hours because it loses the ability to cool itself down. Places such as central India are becoming increasingly challenging to inhabit. Mass migrations to less hot rural areas are beset by a host of refugee problems, civil unrest and bloodshed over diminished water availability.

Food production swings wildly from month to month, season to season, depending on where you live. More people are starving than ever before. Climate zones have shifted, so some new areas have become available for agriculture (Alaska, the Arctic), while others have dried up (Mexico, California). Still others are unstable because of the extreme heat, never mind flooding, wildfire and tornadoes. This makes the food supply in general highly unpredictable. Global trade has slowed as countries seek to hold on to their own resources.

Countries with enough food are resolute about holding on to it. As a result, food riots, coups and civil wars are throwing the world’s most vulnerable from the frying pan into the fire. As developed countries seek to seal their borders from mass migration, they too feel the consequences. Most countries’ armies are now just highly militarised border patrols. Some countries are letting people in, but only under conditions approaching indentured servitude.

Those living within stable countries may be physically safe, yes, but the psychological toll is mounting. With each new tipping point passed, they feel hope slipping away. There is no chance of stopping the runaway warming of our planet and no doubt we are slowly but surely heading towards some kind of collapse. And not just because it’s too hot. Melting permafrost is also releasing ancient microbes that today’s humans have never been exposed to and, as a result, have no resistance to. Diseases spread by mosquitoes and ticks are rampant as these species flourish in the changed climate, spreading to previously safe parts of the planet, increasingly overwhelming us. Worse still, the public health crisis of antibiotic resistance has only intensified as the population has grown denser in inhabitable areas and temperatures continue to rise.

The demise of the human species is being discussed more and more. For many, the only uncertainty is how long we’ll last, how many more generations will see the light of day. Suicides are the most obvious manifestation of the prevailing despair, but there are other indications: a sense of bottomless loss, unbearable guilt and fierce resentment at previous generations who didn’t do what was necessary to ward off this unstoppable calamity.

https://www.theguardian.com/environment/2020/feb/15/worst-case-scenario-2050-climate-crisis-future-we-choose-christiana-figueres-tom-rivett-carnac

 

‘Air is cleaner than before the Industrial Revolution’: a best case scenario for the climate in 2050

It is 2050. We have been successful at halving emissions every decade since 2020. We are heading for a world that will be no more than 1.5C warmer by 2100

In most places in the world, the air is moist and fresh, even in cities. It feels a lot like walking through a forest and very likely this is exactly what you are doing. The air is cleaner than it has been since before the Industrial Revolution. We have trees to thank for that. They are everywhere.

It wasn’t the single solution we required, but the proliferation of trees bought us the time we needed to vanquish carbon emissions. When we started, it was purely practical, a tactic to combat climate crisis by relocating the carbon: the trees took carbon dioxide out of the air, released oxygen and put the carbon back where it belongs, in the soil. This, of course, helped to diminish climate crisis, but the benefits were even greater. On every sensory level, the ambient feeling of living on what has again become a green planet has been transformative, especially in cities.

Reimagining and restructuring cities was crucial to solving the climate challenge puzzle. But further steps had to be taken, which meant that global rewilding efforts had to reach well beyond the cities. The forest cover worldwide is now 50% and agriculture has evolved to become more tree-based. The result is that many countries are unrecognisable, in a good way. No one seems to miss wide-open plains or monocultures. Now we have shady groves of nut and orchards, timber land interspersed with grazing, parkland areas that spread for miles, new havens for our regenerated population of pollinators.

A major part of the shift to net-zero emissions was a focus on electricity; achieving the goal required not only an overhaul of existing infrastructure but also a structural shift. In some ways, breaking up grids and decentralising power proved easy. We no longer burn fossil fuels. Most of our energy now comes from renewable sources such as wind, solar, geothermal and hydro. All homes and buildings produce their own electricity – every available surface is covered with solar paint that contains millions of nanoparticles, which harvest energy from the sunlight, and every windy spot has a wind turbine. If you live on a particularly sunny or windy hill, your house might harvest more energy than it can use, in which case the energy will simply flow back to the smart grid. Because there is no combustion cost, energy is basically free. It is also more abundant and more efficiently used than ever.

Homes and buildings all over the world are becoming self-sustaining far beyond their electrical needs. For example, all buildings now collect rainwater and manage their own water use. Renewable sources of electricity make possible localised desalination, which means clean drinking water can now be produced on demand anywhere in the world. We also use it to irrigate hydroponic gardens, flush toilets and shower.

Petrol and diesel cars are anachronisms. Most countries banned their manufacture in 2030, but it took another 15 years to get internal combustion engines off the road completely.

What’s strange is that it took us so long to realise that the electric motor is simply a better way of powering vehicles. It gives you more torque, more speed when you need it, and the ability to recapture energy when you brake and it requires dramatically less maintenance.

We also share cars without thinking twice. In fact, regulating and ensuring the safety of driverless ride sharing were the biggest transportation hurdles for cities to overcome. The goal has been to eliminate private ownership of vehicles by 2050 in major metropolitan areas. We’re not quite there yet, but we’re making progress.

We have also reduced land transport needs. Drones organised along aerial corridors are now delivering packages, further reducing the need for vehicles. Thus we are currently narrowing roads, eliminating parking spaces and investing in urban planning projects that make it easier to walk and bike in the city.

While we may have successfully reduced carbon emissions, we’re still dealing with the aftereffects of record levels of carbon dioxide in the atmosphere. The long-living greenhouse gases have nowhere to go other than the already-loaded atmosphere, so they are still causing increasingly extreme weather, though it’s less extreme than it would have been had we continued to burn fossil fuels.

Glaciers and Arctic ice are still melting and the sea is still rising. Severe droughts and desertification are occurring in the western United States, the Mediterranean and parts of China. Ongoing extreme weather and resource degradation continue to multiply existing disparities in income, public health, food security and water availability. But now governments have recognised climate crisis factors for the threat multipliers that they are. That awareness allows us to predict downstream problems and head them off before they become humanitarian crises.

Everyone understands that we are all in this together. A disaster that occurs in one country is likely to occur in another in only a matter of years. It took us a while to realise that if we worked out how to save the Pacific islands from rising sea levels this year, then we might find a way to save Rotterdam in another five years.

The zeitgeist has shifted profoundly. How we feel about the world has changed, deeply. And, unexpectedly, so has how we feel about one another.

When the alarm bells rang in 2020, thanks in large part to the youth movement, we realised that we suffered from too much consumption, competition, and greedy self-interest. Our commitment to these values and our drive for profit and status had led us to steamroll our environment. As a species, we were out of control and the result was the near-collapse of our world.

We emerged from the climate crisis as more mature members of the community of life, capable of not only restoring ecosystems but also of unfolding our dormant potentials of human strength and discernment. Humanity was only ever as doomed as it believed itself to be. Vanquishing that belief was our true legacy.

https://www.theguardian.com/environment/2020/feb/15/best-case-scenario-2050-climate-crisis-future-we-choose-christiana-figueres-tom-rivett-carnac

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