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Publié le 30 janvier 2015 à 08h49 | Mis à jour à 10h06

La croissance, un modèle qui arrive à ses limites

 

Hélène BarilHÉLÈNE BARIL

La Presse

La croissance économique vigoureuse est chose du passé dans les pays industrialisés. Les sociétés devront apprendre à vivre avec des taux de croissance anémiques qui les forceront à faire des choix. La croissance du PIB à tout prix a-t-elle fait son temps? Et si la décroissance était une voie d'avenir?

 

C'est fou tout ce qu'on peut faire pour soutenir la croissance économique! On l'encourage à coups de subventions et de baisses d'impôt. On la stimule par le marketing et la publicité. Et on la dope avec le crédit facile et l'endettement.

 

Avec bien peu de résultats, est-on forcés de constater depuis 30 ans.

 

Dans les pays industrialisés, la croissance économique ralentit lentement et inexorablement depuis 30 ans. «Ce modèle de croissance à tout prix arrive à ses limites, affirme Yves-Marie Abraham, professeur au département de management de HEC Montréal. Il n'arrive plus à générer de croissance et il n'est pas réformable. Il faut rompre avec ce modèle.»

 

Yves-Marie Abraham est un oiseau rare. Prôner la décroissance au sein de la très orthodoxe HEC Montréal n'est certainement pas une position aisée, mais le fait que ce discours puisse s'exprimer maintenant dans nos universités est un signe qu'il n'est plus réservé aux granos et aux écolos.

 

Penser autrement

 

La décroissance comme voie d'avenir n'a rien à voir avec la baisse du produit intérieur brut (PIB) ou une récession qu'on subit comme une maladie. «C'est une décroissance volontaire et décidée, qui suppose un vrai virage», explique Yves-Marie Abraham.

 

Cela repose sur l'idée que malgré tous ses bienfaits, la croissance économique fait maintenant plus de tort que de bien à l'homme et à la planète. La surproduction et la surconsommation épuisent les ressources et mènent directement vers un mur.

 

La solution de rechange? Penser autrement. «On arrête de croire que quand le PIB va, tout va, dit le professeur Abraham. On arrête de se préoccuper de la croissance pour se donner d'autres objectifs.»

 

L'augmentation du revenu générée par la croissance économique est un élément important du bien-être d'une société, reconnaît Yves-Marie Abraham. «Mais à partir d'un certain niveau du PIB, il n'y a plus de corrélation entre le bien-être et la croissance économique», souligne-t-il.

 

L'argent, on le sait bien, ne fait pas le bonheur. Le Québec illustre bien cet adage. Alors que son PIB par habitant n'est pas parmi les plus élevés du monde, la province se hisse dans le peloton de tête des sociétés les plus heureuses dans les classements internationaux comme Vivre mieux, publié par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

 

Selon Yves-Marie Abraham, les sociétés occidentales ont dépassé depuis longtemps un niveau de revenu qui assure la satisfaction de leurs besoins. Elles peuvent se donner d'autres objectifs, comme s'assurer que tous aient de quoi manger et une vie agréable.

 

«Il faut arrêter de courir après des choses sans intérêt», résume-t-il. Utopique? «Penser qu'on peut continuer à croître indéfiniment, c'est encore plus utopique.»

 

Développement durable

 

La machine économique a réagi aux signaux d'alerte que donne la planète en mettant de l'avant le développement durable, plus soucieux des dommages collatéraux de la croissance, comme la pollution de l'air et de l'eau.

 

Quand des signaux de pénurie apparaissent, comme ç'a été le cas avec le pétrole, des solutions apparaissent, comme la voiture électrique qui pourrait permettre de s'en passer un jour. «Je suis totalement contre l'automobile. L'auto électrique peut être une solution transitoire, mais ce n'est pas un vrai virage. La solution, c'est moins de transport. Il faut relocaliser nos modes de vie pour ne plus avoir besoin de déplacer des humains et des marchandises sur des milliers de kilomètres.»

 

Le discours du développement durable n'a rien donné du tout, estime Yves-Marie Abraham. «C'est polluer moins pour pouvoir polluer plus longtemps et repousser le problème à plus tard», tranche-t-il.

 

Éric Pineault, économiste et professeur à l'UQAM, n'est pas loin de penser la même chose. «Le développement durable envoie un faux signal, celui que la croissance infinie dans notre monde fini est possible», avance-t-il.

 

La décroissance, selon lui, est un signal d'alarme qui veut nous conduire à une prise de conscience, chacun individuellement. «Les surconsommateurs que nous sommes devenus trouvent normal que les biens qu'ils achètent ne durent pas et ne soient pas réparables. Ils valorisent la nouveauté et le changement, et donc le gaspillage. Ils acceptent que des machines remplacent le travail humain partout, y compris pour se nourrir avec des surgelés.»

 

Il faut se poser des questions. Se demander, par exemple, si on doit continuer à manger des oranges transportées sur des milliers de kilomètres et qui, une fois rendues à destination, ne goûtent plus rien. S'interroger sur la nécessité de mettre du marbre venu d'Italie dans notre salle de bains. Bref, faire «un reset» pour se remettre sur une trajectoire plus viable, estime Éric Pineault.

 

«C'est un travail personnel, poursuit-il. Ça ne se légifère pas.» Les gouvernements auront ensuite un rôle à jouer pour réorienter l'économie vers de nouveaux objectifs. Ce pourrait être de sortir le Québec du pétrole sur une période de 50 ans, illustre-t-il.

 

L'action des gouvernements est essentielle et comme leurs moyens dépendent des taxes et impôts qu'ils prélèvent, la croissance économique est une nécessité. C'est vrai, dit Éric Pineault.

 

«C'est ce que je dis toujours. Il faut de la croissance pour faire de la décroissance. Appelons ça le paradoxe de Pineault.»

 

Des impacts négatifs en croissance

Dans nos sociétés accros à la croissance de leur produit intérieur brut (¨PIB), remettre en cause l'expansion économique est un sacrilège. N'est-ce pas grâce à la croissance économique mondiale que nous vivons mieux, plus vieux et en meilleure santé? Sans remettre en question ces acquis, les tenants de la décroissance estiment que les impacts négatifs de la croissance économique surpassent maintenant les bienfaits qui peuvent y être associés.

 

Les bienfaits de la croissance

 

1) Augmentation de l'espérance de vie

 

On vit de plus en plus vieux. Entre 1990 et 2012, l'espérance de vie a augmenté de six ans dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé. Au Canada, pendant la même période, l'espérance de vie est passée de 81 ans à 84 ans pour les femmes et de 74 ans à 80 ans pour les hommes.

 

2) Amélioration de la santé

 

La plus grande longévité des populations est le résultat des progrès considérables dans le traitement de plusieurs maladies autrefois mortelles, comme la pneumonie.

 

3) Augmentation du niveau d'éducation

 

De plus en plus de gens ont accès à l'éducation. Au Canada, la part de la population sans aucun diplôme était de 37,8% en 1990 et de 19,2% en 2012. La part de la population titulaire d'un diplôme universitaire a augmenté de 10,9% à 22,2% pendant la même période.

 

4) L'émancipation des femmes

 

Dans la plupart des pays industrialisés, les femmes ne sont plus confinées à leur rôle traditionnel de mère. Le taux d'activité des femmes est maintenant de 75% au Québec, comparativement à 81% pour les hommes. Les écarts salariaux entre les hommes et les femmes se sont réduits.

 

5) La liberté politique

 

Avec la fin des empires coloniaux et la disparition de plusieurs régimes totalitaires, la démocratie a fait des progrès dans le monde. On estime que 50% des pays du monde sont maintenant gouvernés de façon démocratique, un record de tous les temps.

 

6) Réduction des inégalités

 

Pendant plusieurs décennies, la croissance économique a permis de diminuer les inégalités de revenus et entre les pays et à l'intérieur des pays. Depuis le début des années 80, par contre, les écarts de revenus se sont accrus.

 

Les dérives de la croissance effrénée

 

1) L'obsolescence programmée

 

Mieux vaut jeter que réparer. Nous sommes tous à même de constater que la durée de vie utile des biens est de plus en plus courte. Les effets de la mode et du marketing, les coûts élevés de réparation ou l'impossibilité de réparer, dans le cas de certains produits électroniques, encouragent la consommation.

 

2) La surconsommation

 

Dans la plupart des pays industrialisés, la croissance économique repose sur la consommation des ménages. Aux États-Unis, par exemple, c'est 70% de l'économie qui est tributaire des consommateurs.

 

3) L'endettement

 

Pour alimenter la croissance économique, le crédit s'est répandu et les ménages ont été encouragés à s'endetter pour s'acheter une maison, une voiture et des biens de consommation courante. Aujourd'hui, le taux d'endettement des ménages au Canada atteint plus de 160% de leurs revenus après impôt et paiements d'intérêts.

 

4) La congestion routière

 

En plus de son impact sur la qualité de l'air, la congestion routière causée par les citoyens qui se rendent au travail tous les jours cause des pertes de temps et de productivité qui sont en augmentation exponentielle. À Montréal, ces coûts ont été estimés à 3 milliards par année.

 

5) La pollution de l'air et de l'eau

 

Même s'ils sont indispensables à la vie, l'eau et l'air sont des ressources accessibles gratuitement ou à peu de frais dans la plupart des sociétés industrielles. Leur qualité se dégrade partout dans le monde et menace la planète.

 

6) Les maladies comme le stress et l'épuisement

 

Des maladies nouvelles se sont déclarées avec les modes de vie modernes axés sur la croissance de la productivité. C'est le cas du stress et du burnout, et de certains types de cancers associés à l'utilisation de produits chimiques.

 

Un moyen, pas une fin

Souhaitée ou pas, la faible croissance économique est installée pour rester dans les pays industrialisés. Bonne nouvelle ou calamité? L'économiste Marcelin Joanis, professeur et Fellow du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations, répond à nos questions.

 

Est-ce que la décroissance peut être une bonne chose pour les économies modernes?

 

La croissance peut avoir des conséquences négatives, notamment sur l'environnement. De là à dire qu'on doit viser la décroissance, je ne crois pas. Je pense qu'on peut viser la croissance économique en prenant les bonnes décisions. Je constate que la croissance ralentit et je ne vois pas ça d'un mauvais oeil. Ça peut être salutaire. Ça nous force à investir dans les technologies vertes, à faire des choix plus intelligents que par le passé.

 

La croissance à tout prix a-t-elle atteint ses limites?

 

La croissance économique n'est pas un objectif en soi, mais un moyen de satisfaire les besoins de la population. L'important est de trouver les meilleurs moyens de satisfaire ces besoins.

 

À partir d'un certain niveau de revenu, toute augmentation supplémentaire ne produit pas une amélioration du bien-être des populations. Pourquoi continuer à courir après la croissance?

 

Il y a encore de la pauvreté et pour beaucoup de gens, on est encore loin d'un niveau de vie acceptable. Par ailleurs, les sociétés les plus heureuses ne sont pas les plus riches en termes de PIB (produit intérieur brut) par habitant, mais ce sont celles où l'État joue un rôle important pour redistribuer la recherche et atténuer les inégalités.

 

Ça prend de la croissance pour faire ça. Les gouvernements ont besoin de la croissance, qui leur donne des revenus et des moyens d'agir.

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Un autre article qui nous fais réfléchir et peut-être remettre en question certaines affirmations, qui sont de moins en moins vraies dans un monde qui change très rapidement.

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Comme je n'ai pas de salade à vendre, je n'essaierai pas de convaincre quiconque d'adhérer à une idée ou une autre. Tout le monde a droit à ses opinions et ses visions du monde. Remettre en question certaines idées reçues peut être enrichissant et même nous aider à améliorer notre propre vie. Ainsi réfléchir sur le monde dans lequel on vit et se demander où tout cela nous conduit, m'apparait pourtant bien légitime.

 

Cependant bien que l'on puisse forcer un cheval à aller à la rivière, on ne peut pas le forcer à boire....

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C'est comme dire à un malade qu'on ne lui donnera pas le meilleur traitement possible, dire à un parent qu'on ne donnera pas la meilleure éducation à ses enfants, ou encore, dire à un employé que son salaire sera gelé. Good luck avec ça. Je veux une tété 4K, pas un téléviseur cathodique! C'est notre nature.

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On peut toujours se complaire dans ce que l'on a et ne pas avoir d'ambition. Meilleur exemple les pays communiste qui pendants 45 ans n'ont presque pas evolués. Dans les années 80 dans les pays de l'est on aurait cru se retrouver dans les années 50 comme si rien n'avait changer. Ou si peu.

Comme je n'ai pas de salade à vendre, je n'essaierai pas de convaincre quiconque d'adhérer à une idée ou une autre. Tout le monde a droit à ses opinions et ses visions du monde. Remettre en question certaines idées reçues peut être enrichissant et même nous aider à améliorer notre propre vie. Ainsi réfléchir sur le monde dans lequel on vit et se demander où tout cela nous conduit, m'apparait pourtant bien légitime.

 

Cependant bien que l'on puisse forcer un cheval à aller à la rivière, on ne peut pas le forcer à boire....

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Moi je suis d'accord avec cet article. Traitez-moi d'écologiste, d'hypie, grano ou de ce que vous voulez, mais un jour ou l'autre il faut se réveiller. La surcroissance, surconsommation et toute le reste va nous faire couler un jour. La terre ne va pas bien et la race humaine non plus. Je ne suis pas en train de dire qu'il faut passer d'un extrême à l'autre (car plusieurs d'entre-vous vont prendre mon message très personnel c'est sûre), mais c'est définitif qu'il faut changer notre mode de vie, car ça n'ira pas en s'améliorant. Le gros problème est que la race humaine est tellement égoïste, centré sur eux-même (surtout les nord-américain) que il faudrait un miracle pour que ça change. C'est juste dommage que quand tu porte une attention particulière à l'environnement, à ta planète et l'essentiel tu es considérer comme un greenpeace, mais en fait c'est juste d'avoir compris la vérité dans le fond....c'est mon opinion. Comme dit le dictons: Tout est bon avec modération, mais ça sera jamais le cas ici en amérique du nord!

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Je veux bien pas de croissance et moins de pollution mais faut apporter des solutions concretes. Pas s'opposer pour s'opposer. Exemple les ecolos contre les pipelines et le petrole. Ok right on fait quoi alors??? On a pas de quoi remplacer le petrole. Et on ne fait pas grand chose pour le remplacer. On installe des bornes de 240 volts completement useless. Si on installe des bornes qu'on install des bornes 400 volts minimum ou plus forte pour augmenter la vitesse de charge. On parle on parle on discute mais on fait rien de bien concret.

Moi je suis d'accord avec cet article. Traitez-moi d'écologiste, d'hypie, grano ou de ce que vous voulez, mais un jour ou l'autre il faut se réveiller. La surcroissance, surconsommation et toute le reste va nous faire couler un jour. La terre ne va pas bien et la race humaine non plus. Je ne suis pas en train de dire qu'il faut passer d'un extrême à l'autre (car plusieurs d'entre-vous vont prendre mon message très personnel c'est sûre), mais c'est définitif qu'il faut changer notre mode de vie, car ça n'ira pas en s'améliorant. Le gros problème est que la race humaine est tellement égoïste, centré sur eux-même (surtout les nord-américain) que il faudrait un miracle pour que ça change. C'est juste dommage que quand tu porte une attention particulière à l'environnement, à ta planète et l'essentiel tu es considérer comme un greenpeace, mais en fait c'est juste d'avoir compris la vérité dans le fond....c'est mon opinion. Comme dit le dictons: Tout est bon avec modération, mais ça sera jamais le cas ici en amérique du nord!

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    • By ToxiK
      Une idée intéressante d'Énergir annoncée il y a quelques jours.  Je n'ai pas vu de fil à ce sujet.  Ça semble être une bonne idée.  Évidement, si on consomme notre propre gaz plutôt que d'importer celui de l'Alberta, on nous aimera encore moins et on nous accusera de ne penser qu'à nous...  Mais dans les faits, ça pourrait rapporter gros au Québec tout en nous permettant de revaloriser nos déchets et de diminuer nos importations en gaz naturel.
      https://www.lapresse.ca/affaires/economie/energie-et-ressources/201902/06/01-5213711-gaz-naturel-renouvelable-une-solution-a-20-milliards.php
    • By ScarletCoral
      http://journalmetro.com/actualites/montreal/1868454/montreal-se-dote-dun-droit-de-preemption-dans-neuf-secteurs/
      18/10/2018 Mise à jour : 18 octobre 2018 | 13:28   Montréal se dote d’un droit de préemption dans neuf secteurs
      Par Dominique Cambron-Goulet
      MétroLa Ville de Montréal a décidé de se doter d’un droit de préemption sur les terrains en vente dans neuf secteurs où du développement est anticipé. Nouveau pouvoir permis par la Loi sur le statut de métropole, Montréal identifiera des lots pour lesquels elle pourra égaler une offre d’achat et mettre la main en priorité sur des terrains. Les neuf secteurs où se situent ces lots sont Anjou-Langelier, Lachine-Est, Louvain Est, la partie nord de l’Île-des-Soeurs, Namur-De la Savane, Assomption Nord, Bellechasse, Havre-Bridge-Wellington et aux abords de la voie ferrée entre le Plateau et Rosemont.
      «C’est un outil de plus. Il existe déjà la négociation de gré à gré, l’avis de réserve foncière et l’avis d’expropriation. Mais le droit de préemption, contrairement à un avis de réserve ou d’expropriation, n’a aucun impact sur le propriétaire et ne le force à rien», a expliqué jeudi le responsable de l’urbanisme au sein du comité exécutif, Éric Alan Caldwell.
      La Ville avisera les propriétaires de son droit de préemption pour dix ans. Si le propriétaire du lot met son terrain en vente et qu’il accepte une offre d’achat, la Ville aura 60 jours pour égaler cette offre et ainsi acheter le terrain.
      La Ville souhaite acquérir des terrains dans ces secteurs pour y construire des bibliothèques, des parcs et des infrastructures sportives. «Quand on développe des quartiers, on est capable de savoir les besoins pour le secteur en équipements collectifs. Le droit de préemption permet une meilleure planification», a ajouté M. Caldwell.
      En gros, la Ville souhaite éviter un second Griffintown, quartier développé par les promoteurs immobiliers et dans lequel il manque plusieurs infrastructures publiques, notamment des écoles.
      Réagissant au fait que Griffintown, le centre-ville ou l’Est de Ville-Marie (où se situent notamment la brasserie Molson et Radio-Canada) ne sont pas dans la liste de lots identifiés, l’élu d’Hochelaga a indiqué que la Ville a «la capacité d’ajuster la liste des secteurs ou des lots à tout moment». «Cette liste sera en évolution à mesure qu’on fait notre planification», a-t-il dit.
      Les parcs-nature
      Alors que le règlement sur les neuf secteurs de développement devrait être voté au conseil municipal de novembre, un autre règlement sur des droits de préemption entrera en vigueur dès la semaine prochaine, cette fois pour les parcs-nature. Les lots privés de la douzaine des parcs-nature de l’île seront visés par cette mesure, dont ceux de l’Anse-à-l’Orme et du Bois-d’Anjou. Tandis que des promoteurs immobiliers souhaitent développer certains de ces terrains, l’administration municipale veut agrandir les parcs et en faire des aires protégées.
    • By loulou123
      La ville devient immobilier promoteur immobilier Pour la première fois de son histoire, la Ville de Montréal se lance dans un mégaprojet de développement domiciliaire évalué à 300 M$, dans l'est de la ville.
       
      L'administration Tremblay a confié à la paramunicipale SHDM le mandat de construire environ 1800 maisons, condos et appartements sur un vaste terrain, le site Contrecoeur, qui appartient à la Ville. Le projet doit être réalisé sur une période d'au moins cinq ans et le constructeur principal retenu à la suite d'un appel d'offres est la firme F. Catania.
       
      Le site est impressionnant avec ses 380 000 mètres carrés. Il est délimité au sud par la rue Sherbrooke, à l'ouest par la rue Pierre-Bernard, au nord par Anjou et à l'est par la carrière Lafarge, à Montréal-Est.
       
      Logements sociaux
       
      Les clientèles visées sont les familles, les revenus moyens, les retraités. Une place importante sera faite aux logements sociaux et, à ce chapitre, il a déjà été déterminé par l'administration de Montréal que plus de la moitié des logements seront de type «abordable» (39 %) et à caractère «social» (21 %).
       
      Une zone de maisons unifamiliales sera réservée au nord. Elle sera voisine de l'arrondissement d'Anjou.
       
      Cet important développement qui amènera près de 5000 personnes dans le quartier Maisonneuve est évalué à 300 M$.
       
      «Nous sommes excités, commente la mairesse de l'arrondissement, Lyne Thériault, mais le projet soulève quelques questions auxquelles l'hôtel de ville devra apporter des réponses.»
       
      Elle mentionne entre autres «les dépenses accrues auxquelles devra faire face l'arrondissement pour fournir les services publics à cette nouvelle population».
       
      Des parcs
       
      L'entreprise est colossale. La SHDM doit prévoir plusieurs zones de développement avec ses rues, ses parcs, ses infrastructures et ses unités d'habitation.
       
      À l'extrémité est, les nouveaux quartiers seront voisins de la carrière Lafarge.
       
      «Je n'ai pas d'inquiétude quant à cette proximité. Le projet prévoit une large bande verte avec des arbres pour atténuer le bruit et la poussière et autres nuisances liées à l'exploitation de la carrière», soutient la mairesse. Une zone de commerces est aussi aménagée le long de la carrière, dans la partie sud du nouveau quartier.
       
      Le projet domiciliaire rapportera 5 M$ et plus de taxes municipales annuellement dans les coffres de la Ville.
    • By loulou123
      13/08/2007 Un nouveau lien routier entre Montréal et Laval pourrait être construit grâce au prolongement de l'autoroute 440.
      Le tracé passerait par Sainte-Dorothée, traverserait la rivière des Prairies et se rendrait à l'autoroute 40 via l'Île-Bizard, Pierrefonds et Kirkland.
       
      Ce sont les travaux de prolongement des autoroutes 25 et 30 qui ont ravivé cette vieille idée. Le projet avait déjà été présenté une première fois il y a 35 ans, mais il avait été mis sur la glace après le moratoire de 1977.
       
      Les maires de l'ouest de l'île préfèreraient un boulevard urbain, mais le maire de Laval Gilles Vaillancourt croit qu'une autoroute est la seule solution pour régler les problèmes de circulation.
       
       

    • By ouaouaron
      En commençant par mon préféré sur de la Montagne, un projet qui redonne vie aux façades de 3 vieux Graystones. C'est vraiment bien ce qui se passe dans le coin avec le Ritz, le Lépine, le Musée, peut-être Holts, etc. Le Golden Mile reprendrait-il vie?
       

       

       

       
      La Baie - Nouvelle annonce Sony en cours d'installation
       

       

       
      Square Phillips
       

       
      Gillete Lofts
       

       
      Westin
       

       
      Westin et Hôtel Français - Rumeur d'un Buddha Bar à l'intérieur
       

       
      Immeuble dans le Vieux
       

       
      Séminaire - Très noir, désolé
       

       
      BMO