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http://journalmetro.com/actualites/national/587923/prentice-et-clark-sentendent-sur-loleoduc/

 

03/11/2014 Mise à jour : 3 novembre 2014 | 18:04 Ajuster la taille du texte

Prentice et Clark s’entendent sur l’oléoduc

Par Rédaction

La Presse Canadienne

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The Canadian Press Jim Prentice et Christy Clark

VANCOUVER – Selon le premier ministre de l’Alberta Jim Prentice, lui et son homologue de la Colombie-Britannique, Christy Clark, ont mis derrière eux les jours houleux d’Alison Redford.

 

L’ancienne première ministre de l’Alberta et Mme Clark entretenaient des relations glaciales en raison des demandes de la part de la Colombie-Britannique de partage des revenus d’un possible oléoduc.

 

Pendant une rencontre à Vancouver, lundi, Mme Clark a affirmé que M. Prentice était le premier chef albertain à véritablement comprendre sa province. Elle n’a pas élaboré.

 

Jim Prentice et Christy Clark ont accepté de continuer de travailler pour obtenir la construction d’un oléoduc qui transporterait le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’à la côte ouest, tout en respectant les inquiétudes de la Colombie-Britannique sur l’environnement, les questions autochtones, le partage des profits et la capacité à réagir en cas de déversement.

 

M. Prentice a pour sa part dit que Mme Clark l’avait réinvité pour la semaine de la Coupe Grey, ce mois-ci, et qu’il prévoyait accepter.

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Le réchauffement des relations entre les deux provinces de l'ouest pourrait à terme enlever beaucoup de pression sur le projet d'oléoduc vers l'est. Si l'Alberta trouve un débouché en passant par la C-B, une bonne partie de la ressource trouvera son chemin par le Pacifique. On peut imaginer qu'il sera moins coûteux et beaucoup plus rapide d'ouvrir une voie en passant vers l'ouest, ce qui pourrait grandement changer la donne pour le projet Energie Est de Trans Canada.

 

De cette manière on pourrait certainement améliorer la proposition en gagnant du temps, tout en tenant compte de nos véritables besoins. Si une entente avec la Colombie-Britannique est signée éventuellement, on pourra d'ailleurs se baser sur cette dernière pour nos propres exigences, en ce qui a trait aux retombées pour le Québec, incluant les fameuses redevances. Comme l'empressement et l'énorme pression de Trans Canada n'augure rien de bien pour notre province, on risque de faire passer les profits bien avant l'environnement. Un comportement inacceptable qui pourrait créer plus de problèmes que les maigres revenus que l'État retirerait de cette aventure.

 

Il est clair que plus un projet est important, plus il doit être étudié dans ses détails. Le transport par train pose déjà problème. L'oléoduc n'est pas non plus la formule magique, parce que son impact sera majeur et les risques énormes, en traversant des milliers de cours d'eau, petits et grands. Le transfert par bateau est l'autre étape cruciale aux conséquences extrêmement risquées, surtout pour la navigation fluviale en hiver, avec la présence de glace. Cacouna n'est d'ailleurs pas l'endroit idéal pour le transbordement pour toutes les raisons écologiques que nous connaissons déjà, d'autant que nous sommes dans un parc marin de conservation. Ici Matane serait un meilleur compromis qu'il faudra regarder attentivement.

 

Finalement, je vois cette ouverture du dialogue entre les deux provinces voisines de l'ouest du pays, comme un possible soulagement dans le dossier de Trans Canada, dont l'urgence se fera fort probablement moins sentir. J'imagine qu'on voudra aller au plus court et qu'on ne voudra peut-être pas s'engager dans les deux chantiers en même temps. De toute façon c'est face à l'intransigeance de la C-B que l'Alberta s'est tournée vers l'est, un projet plus complexe qui traverse plus de provinces avec toutes les incertitudes politiques et les impondérables qui l'accompagnent.

 

Je crois donc que c'est une bonne nouvelle pour le Québec, qui a besoin de plus de temps pour élaborer une politique sérieuse et globale concernant les énergie fossiles. Et tant mieux si le projet risque d'être mis sur la glace, le développement de nos propres ressources (Anticosti, Gaspésie et Old Harry) pourrait à terme engendrer un trafic maritime qu'il sera déjà assez complexe à gérer. Comme dit le dicton: vite et bien vont rarement ensembles.

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L'idée princeps est de livrer du brute vers les grandes villes américaines de l'atlantique : Philly, Baltimore, Boston, NYC, etc. Il est de surcroît question d'exporter du brute outremer vers l'Europe, d'où la pertinence d'un réseau Est en sus du réseau Ouest. Il va sans dire que l'arctique sera un enjeu majeur dans le futur. Cependant, je trouve que le projet reste du gâchis puisqu'il aurait été plus judicieux d'accentuer un max la capacité de raffinage de Montreal, d’en faire un méga centre de raffinage. Pour ce qui est de Cacouna, je ne vois pas pourquoi l’avoir créé il m’a semblé que les gros pétroliers parviennent jusqu’à Lévis…

 

Transcanada energy east pipeline.jpg

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Flo: "...il aurait été plus judicieux d'accentuer un max la capacité de raffinage de Montréal, d’en faire un méga centre de raffinage..."

 

D'accord avec toi, ça serait très bénéfique.

 

Il est de ma compréhension que le renversement la ligne no 9 permettrait de remplir presque tous les besoins des raffineries québécoises (à leur capacité actuelle).

 

Il y aurait alors un potentiel d’augmenter notre capacité de raffinage au Québec via « Énergie Est ».

Quitte à diminuer le volet exportation du projet et favoriser une augmentation de notre capacité de raffinage.

Il parait que Valéro a déjà dans ses plans un vieux projet d’agrandissement de sa raffinerie Jean Gaulin…. Ça créerait de grandes retombés économiques (plus que la construction/opération du pipeline)

 

Par ailleur, il faudra aussi régler le problème majeur de la hausse du coût du gaz naturel (en haute saison) résultant de la réaffectation du gazoduc actuel (de gaz à pétrole).

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Tout ce qui transpire dans le dossier de Trans Canada, est un projet d'exportation de pétrole à l'extérieur du pays. On nous a fait miroiter des possibilités de raffinage local, mais on dirait que ce n'est plus dans les cartons. Une chose est sûre cependant, la quantité de pétrole que l'on veut acheminer par le St-Laurent dépassera largement les capacités des raffineries québécoises. Ne nous leurrons pas l'objectif de ce projet n'est pas de développer l'économie du Québec, mais de fournir un débouché pour l'exportation pure et simple du pétrole des sables bitumineux.

 

En ce qui concerne la consistance de ce pétrole, il a la viscosité de la mélasse, donc peu fluide et pas très adapté à un système de pipeline. On doit alors lui ajouter un diluant (environ 30%) pour qu'il devienne plus liquide, mais que l'on doit retirer à la première étape du raffinage. Ce diluant hautement toxique doit ensuite être retourné à la source dans l'ouest du pays pour être réutilisé à nouveau. Donc une énorme logistique dont on ne parle pas. On ne dit pas non plus que ce diluant doit accompagner ce pétrole dans toute la chaine de transport, de l'oléoduc au bateau, train etc. puis récupéré au raffinage pour être retransporté par bateau ou par train, à des milliers de kilomètres selon la distance à parcourir.

 

En considérant la haute fréquence des gigantesques bateaux qui navigueront sur le fleuve, les risques d'un déversement sont grandement plausibles, si on se fie aux catastrophes précédentes qui ont eu lieu un peu partout sur la planète. Il faut dire que le diluant dont on parle a une flottabilité limitée en mer houleuse et réagit avec l'eau de mer (salée) en se précipitant au fond de l'eau, un premier défi écologique pour sa récupération. Le pétrole lui-même à cause de sa nature plus lourde et relativement visqueuse, plonge tout autant dans les abysses avec le danger de polluer les fonds marins pour des décennies, puisqu'il est plus résistant à la décomposition que le pétrole conventionnel.

 

Considérant la fragilité et la vulnérabilité du fleuve St-Laurent, on ne peut se permettre un risque aussi élevé sur le plan environnemental. Est-il nécessaire de dire que plus de 40% des québécois y puisent leur eau potable; que l'industrie des pêches dépend d'une eau propre et des fonds marins non pollués pour être exploitable. L'industrie touristique fait aussi vivre des milliers de travailleurs en région qui dépendent du fleuve pour survivre et attirer son lot d'indispensables visiteurs saisonniers.

 

Quand on regarde tous les risques sur terre, en sous-sol, dans les rivières et sur mer, face à une avalanche de convois qui circuleront durant des décennies. On se demande sérieusement ce que le Québec a à retirer de ce marché de dupes. Les québécois prendront tous les risques, en récolteront des miettes, tout en laissant l'essentiel des profits aux grosses pétrolières.

 

Tout le monde veut une économie prospère créatrice d'emplois. Mais ici les retombées seront ridicules après la construction des infrastructures et nous mettrons en plus en péril d'autres industries locales. C'est clair que toute forme de développement comporte des risques qu'il faut évaluer rigoureusement. Mais le risque de cette entreprise aussi téméraire est démesuré compte tenu des avantages à y attendre. On n'a pas un fleuve de rechange au cas où, et une fois la machine infernale mise en marche, on ne pourra plus l'arrêter.

 

Plus que jamais le principe de précaution doit être appliqué. Laissons à la Colombie-Britannique le soin de s'organiser avec sa voisine albertaine. Elle est en comparaison la voie la plus logique, la plus courte et la plus sécuritaire pour l'exportation de ce pétrole sale que l'on voudrait pourtant nous faire avaler. Le Québec a déjà ses propres défis avec l'éventuelle exploitation de ses ressources fossiles potentielles, qui comportent déjà des risques environnementaux avérés.

 

En conséquence on ne mettra pas sur la glace nos chances d'enrichissement collectif à partir de nos propres ressources, pour accommoder une autre province. Parce qu'il est évident qu'il n'y a pas de place pour deux gros joueurs sur le même terrain, et encore moins avec le double des risques qui viendront avec.

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  • 3 weeks later...

Considérant la fragilité et la vulnérabilité du fleuve St-Laurent, on ne peut se permettre un risque aussi élevé sur le plan environnemental.

 

Vulnérabilité pour vulnérabilité, que fais-tu des pétroliers qui viennent aujourd'hui alimenter les raffineries de Lévis et de Montréal en naviguant toute la longueur du fleuve ? Un pipeline aurait l'avantage d'acheminer le pétrole par voie terrestre et par un moyen reconnu comme beaucoup plus sécuritaire et exempt de pollution.

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Vulnérabilité pour vulnérabilité, que fais-tu des pétroliers qui viennent aujourd'hui alimenter les raffineries de Lévis et de Montréal en naviguant toute la longueur du fleuve ? Un pipeline aurait l'avantage d'acheminer le pétrole par voie terrestre et par un moyen reconnu comme beaucoup plus sécuritaire et exempt de pollution.

 

Suncor a stopé de shiper du pétrole par Sorel, la raison, les bas prix sous les 80$. Il en coûte 10 $US par baril pour faire venir le brut albertain par train jusqu'à Sorel-Tracy, en plus des 3 $US par baril pour son transport par navire jusqu'à une raffinerie de la Louisiane. Aucun profit.

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Vulnérabilité pour vulnérabilité, que fais-tu des pétroliers qui viennent aujourd'hui alimenter les raffineries de Lévis et de Montréal en naviguant toute la longueur du fleuve ? Un pipeline aurait l'avantage d'acheminer le pétrole par voie terrestre et par un moyen reconnu comme beaucoup plus sécuritaire et exempt de pollution.

 

Il faut faire la différence entre le pétrole léger que l'on importe et le pétrole lourd que l'on veut nous faire exporter. En plus ce pétrole sale vient avec le fameux diluant toxique. Et comme si ce n'était pas assez, on voudrait en exporter des quantités industrielles qui font plus de 3 fois notre consommation provinciale et croîtrait avec le temps. Tant mieux que le prix baisse, TransCanada n'aura pas d'autres choix que de se concentrer sur le passage par la C-B.

 

Quant à nous, nous n'avons pas encore eu l'heure juste sur nos propres ressources fossiles. Commençons par bien évaluer ce qui est exploitable et donnons priorité à nos ressources avant d'accommoder qui que ce soit d'autres. Déjà le gaz naturel de Bourque en Gaspésie pourrait remplacer le mazout sur la Côte-Nord, un pas dans la bonne direction et ce n'est pas fini.

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