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Radio-Canada fait une série de reportages sur les stéréotypes de différents quartiers de Montréal

 

Le premier parle des bobos du Plateau :

 

Les bobos du Plateau existent, en voici la preuve

 

Mise à jour le mercredi 29 octobre 2014 à 16 h 13 HAE

 

Montréal traîne son lot de clichés, mais sont-ils tous vrais? Dans ce premier article d'une série sur les stéréotypes revus et corrigés de la métropole, nous décortiquons l'un des plus souvent cités : les bobos du Plateau. (voir les cartes interactives sur le site)

 

 

Une chronique de Pasquale Harrison-Julien

 

Bobo : nom et adj. « Personne d'un milieu aisé, jeune et cultivée, qui recherche des valeurs authentiques, la créativité. Acronyme : bourgeois bohème. »

 

C'est ainsi que Le Petit Robert définit le bobo. À Télé-Québec, ils étaient incarnés par le couple fictif formé par Anne Dorval et Marc Labrèche.

 

Et si l'on plonge dans les données statistiques sur l'éducation, l'emploi, l'état civil, la religion et l'âge, on constate que dans la réalité, ils habitent majoritairement sur le Plateau-Mont-Royal.

 

1. Un quartier jeune?

 

L'âge médian du résident du Plateau est de 34,1 ans. C'est le plus bas sur l'île de Montréal. C'est aussi l'arrondissement avec le plus fort pourcentage de personnes âgées de 25 à 29 ans, ainsi que de 30 à 34 ans.

 

L'endroit où l'âge médian est le plus élevé sur l'île? Senneville (47,4 ans).

 

2. Un quartier d'artistes?

 

C'est sur le Plateau-Mont-Royal qu'on retrouve le plus de personnes qui travaillent dans le milieu des arts, de la culture, des sports et des loisirs, soit 9015 personnes - comme l'indique la carte. Cela représente environ un résident sur sept.

 

C'est plus que son plus proche concurrent, son voisin, Rosemont-La Petite-Patrie, où habitent 6590 travailleurs de ce secteur.

 

Pour cette série, nous avons utilisé l'Annuaire statistique de l'agglomération de Montréal, publié par l'équipe de Montréal en statistiques, de la Ville de Montréal. Ce document analyse des données tirées du recensement de 2011 et de l'enquête nationale auprès des ménages de 2011.

 

3. Un quartier d'universitaires?

 

Plus d'un résident sur deux du Plateau possède un diplôme universitaire, soit 44 085 personnes. Seul l'arrondissement de Côte-des-Neige-Notre-Dame-de-Grâce a un nombre plus élevé de diplômés : presque 10 000 personnes de plus, à 55 155 personnes, mais dans une proportion moindre (40,7 %).

 

En termes de pourcentage, Westmount, Mont-Royal et Outremont ont les plus grandes proportions de diplômés universitaires sur l'île.

 

4. Un quartier de cyclistes et de piétons?

 

Le stéréotype du résident du Plateau qui se rend à vélo ou à pied pour travailler semble se confirmer : cela représente 33,7 % des gens de cet arrondissement.

 

Le Plateau éclipse tous les autres arrondissements pour l'utilisation du vélo : 6125 personnes, soit 11,6 % de l'arrondissement. C'est deux fois plus qu'Outremont, le second dans cette catégorie.

 

Ils sont aussi les plus nombreux à Montréal à marcher : 11 710 personnes. En pourcentage toutefois, Ville-Marie est proportionnellement plus adepte de la marche pour se rendre au boulot (27,8 % comparativement à 22,1 % pour le Plateau).

 

Toutes proportions gardées, les résidents de Pierrefonds-Roxboro sont ceux qui utilisent le moins la marche et le vélo pour aller au travail.

 

5. Un quartier de célibataires?

 

Le mariage n'a pas la cote sur le plateau : l'arrondissement compte 50,1 % de célibataires et 21 % de personnes en union libre. En nombre, c'est toutefois dans Rosemont-La Petite-Patrie que les célibataires sont les plus nombreux.

 

Dans le coin opposé : Côte-Saint-Luc, où moins du quart de ses résidents sont célibataires et à peine 3,3 % vivent en union libre. On peut aussi observer sur la carte une profonde différence entre l'Est ou l'Ouest.

 

6. Un quartier peu religieux?

 

Côté foi, 38 980 résidents du Plateau disent n'avoir aucune religion, soit 39,7 % des résidents de l'arrondissement. En proportion suivent Ville-Marie (30,3 %) et Rosemont-La Petite-Patrie (25,9 %). L'arrondissement le moins athée? Saint-Léonard (7,1 %).

Bobo pour toujours?

 

Le Plateau n'a pas toujours été un quartier bobo, comme le rappelle l'urbaniste Daniel Gill. Et à l'avenir, son visage pourrait continuer d'évoluer.

 

« Il y a un désir de partager des lieux communs avec des gens qui ont le même mode de vie. Historiquement, la création de l'UQAM a attiré des universitaires sur le Plateau. Les petits appartements d'ouvriers correspondaient aussi aux besoins des gens célibataires. »— Daniel Gill, professeur à l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal.

 

Les changements de population dans les quartiers prennent du temps à se produire. Ce qui ne veut pas dire que le Plateau sera le fief des bobos pour toujours. « Certains le trouvent déjà ringard. De nouvelles générations, plus jeunes, pourraient décider de s'installer ailleurs comme dans Villeray, Rosemont ou Griffintown », remarque Daniel Gill.

 

Demain : L'Ouest riche, l'Est pauvre? Nous décortiquons les chiffres.

Edited by ScarletCoral
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via Radio-Canada : (pour les cartes interactives avec données détaillées par arrondissement, voir l'article sur le site de Radio-Canada)

 

Richesse à Westmount, pauvreté à Hochelaga? Les inégalités en cartes

 

Mise à jour le jeudi 30 octobre 2014 à 16 h 32 HAE

 

Montréal traîne son lot de clichés, mais sont-ils tous vrais? Pour ce deuxième article d'une série sur les stéréotypes revus et corrigés de la métropole, nous nous intéressons aux revenus de ses résidents.

 

Une chronique de Pasquale Harrison-Julien

 

Les riches dans Westmount, les moins nantis dans Verdun ou Hochelaga? Ce sont parmi les stéréotypes les plus fréquemment nommés lorsque nous avons sollicité des clichés sur la ville auprès des internautes.

 

1. Où se trouve le revenu moyen le plus élevé? Et le plus faible?

 

Revenu moyen par personne (plus c'est foncé, plus le revenu moyen est élevé)

RevenuMoyen.jpg

 

Sur la carte, il est vrai que les couleurs sont plus chaudes dans la partie ouest de l'île et plus froides à l'est; les premières traduisant les revenus les plus élevés, les secondes les plus faibles.

 

Avec un revenu moyen de 108 166 $ par personne, Westmount est la ville où le revenu moyen est le plus élevé. Le plus bas : Montréal-Nord, à 24 793 $ par personne.

 

On observe toutefois de réelles surprises, comme Verdun, quartier historiquement ouvrier, qui affiche un revenu moyen de 44 062 $, bien au-dessus du revenu moyen de l'agglomération (36 748 $).

 

Pour cette série, nous avons utilisé l'Annuaire statistique de l'agglomération de Montréal, publié par l'équipe de Montréal en statistiques, de la Ville de Montréal. Ce document analyse des données tirées du recensement de 2011 et de l'enquête nationale auprès des ménages de 2011. Pour cet article, nous avons utilisé les données sur le revenu par personne âgée de 15 ans ou plus.

 

2. Où y a-t-il le plus de personnes gagnant 100 000 $ et plus?

 

Personnes gagnant 100 000 $ et plus

 

Plus le fond est foncé, plus le pourcentage de gens gagnant 100 000 $ et plus est élevé. Plus la bulle est grosse, plus le nombre de gens gagnant 100 000 $ et plus est élevé.

100K.jpg

 

Où habitent le plus grand nombre de Montréalais qui gagnent un revenu supérieur à 100 000 $? Dans Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (6020). Suivent les arrondissements du Plateau-Mont-Royal (4800) et Ville-Marie (4635). Ce sont toutefois des endroits qui possèdent de grands écarts entre leurs résidents au niveau des revenus.

 

En pourcentage, le portrait est différent. Pour trouver les plus fortes proportions de gens gagnant plus de 100 000 $, il faut sortir de Montréal : la ville de Hampstead arrive en tête (29,9 %), suivie de Westmount (23 %) et Mont-Royal (22,3 %).

 

3. Où y a-t-il le plus de personnes gagnant moins de 30 000 $?

 

Personnes gagnant moins de 30 000 $

 

Plus le fond est foncé, plus le pourcentage de gens gagnant moins de 30 000 $ est élevé. Plus la bulle est grosse, plus le nombre de gens gagnant moins de 30 000 $ est élevé.

30k.jpg

 

Soulignons que parmi les résidents de l'île de Montréal âgés de 15 ans et plus et qui ont un revenu, plus de la moitié gagnent moins de 30 000 $ par année.

 

Signe des écarts économiques dans Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce : outre de compter le plus de personnes gagnant 100 000 $ et plus, c'est aussi celui qui enregistre le plus de personnes gagnant moins de 30 000 $ (80 990 personnes).

 

Toujours en termes de nombre suivent les arrondissements de Villeray-Saint-Michel (75 830 personnes) et Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (61 965 personnes).

 

Les données changent un peu si l'on s'intéresse plutôt à la proportion des revenus de moins de 30 000 $ dans un même arrondissement. Villeray-Saint-Michel arrive au premier rang (65 %), Montréal-Nord (64 %) au deuxième et CDN-NDG au troisième (60 %).

 

Fait à noter, à Westmount, 38 % des gens gagnent moins de 30 000 $.

 

Et l'évolution dans tout ça?

 

Variation du revenu moyen par personne entre 2006 et 2011 (en %)

 

Plus le fond est foncé, plus l'augmentation est élevée.

evolution.jpg

 

Plusieurs arrondissements ont vu leur revenu moyen grimper entre 2006 et 2011. Les bonds les plus marqués? Verdun (21,03 %), le Sud-Ouest (19,73 %) et Ahuntsic-Cartierville (17,03 %).

 

Les villes de Baie-d'Urfé et de Montréal-Ouest ont quant à elles vu leur revenu moyen baisser respectivement de 14,24 % et de 8,63 %.

 

Ces données n'incluent pas l'inflation pour cette période, qui a été de 10,44 %.

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Au fait, il n'y a aucun stéréotype qui a été revu et corrigé. C'est d'emblée les perceptions qui sont la réalité. Même l'embourgeoisement perçu dans un quartier style Saint-Henri est visible dans les chiffres apportés.

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Au fait, il n'y a aucun stéréotype qui a été revu et corrigé.

 

Les stéréotypes ont la vie longue. Beaucoup de gens que je connais, particulièrement les 50 ans et plus, ont encore la vision de Saint-Henri comme dans Bonheur d'occasion. Ils sont tous surpris quand je leur dit que je vais essayer un nouveau resto sur Notre-Dame...

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Les stéréotypes ont la vie longue. Beaucoup de gens que je connais, particulièrement les 50 ans et plus, ont encore la vision de Saint-Henri comme dans Bonheur d'occasion. Ils sont tous surpris quand je leur dit que je vais essayer un nouveau resto sur Notre-Dame...

 

Dans cette optique tu as raison. Je faisais plus référence au fait que les articles commencent avec un certain préjugé, et ce préjugé est tout simplement confirmé.

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Dommage que la Rive-Sud, Laval et la Couronne nord ne soient pas inclus. Voilà un autre cliché que cette enquête ne revoit et corrige pas vraiment : Longueuil serait la banlieue alors que Senneville et Baie-d'Urfé sont sur l'île, donc moins la banlieue.

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Cliché #3 : répartition des immigrants

 

via Radio-Canada (voir cartes interactives sur le site)

 

Les Français sur le Plateau, les Italiens dans La Petite-Italie? L'immigration en cartes

 

Mise à jour le vendredi 31 octobre 2014 à 18 h 53 HAE

 

Montréal traîne son lot de clichés, mais sont-ils tous vrais? Pour ce troisième article d'une série sur les stéréotypes revus et corrigés de la métropole, nous nous intéressons aux quartiers choisis par les communautés immigrantes.

 

Une chronique de Pasquale Harrison-Julien

 

1. La communauté française

 

Personnes nées en France

Francais.jpg

 

L'image des immigrants de l'Hexagone sur le Plateau, qu'on surnomme parfois le 21e arrondissement de Paris, a la vie dure. Et si l'on regarde les chiffres, c'est près de l'avenue du Mont-Royal que les personnes nées en France sont les plus nombreuses (5260), suivi de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (3705) et de Rosemont-La Petite-Patrie (3505).

 

En pourcentage, les personnes nées en France représentent 5,24 % de la population du Plateau. Elles ont toutefois un poids démographique plus grand dans Outremont, soit 5,77 %. Celui-ci ne compte toutefois que 1360 personnes nées en France.

 

Les Français sont aussi les immigrants les plus nombreux dans Rosemont-La Petite-Patrie (2,61 %) et à L'Île-Bizard-Sainte-Geneviève (1,30 %).

 

2. La communauté italienne

 

Personnes nées en Italie

Italiens.jpg

 

Non, les immigrants italiens n'habitent pas en majorité dans La Petite-Italie (Rosemont-La Petite-Patrie), mais bien dans Saint-Léonard, où 10 595 Italo-Montréalais résident. Leur poids démographique dans l'arrondissement représente 13,99 % de la population.

 

Les Italiens sont aussi les immigrants les plus nombreux à Rivière-des-Prairies (6,60 %), LaSalle (3,95 %) et Kirkland (2,26 %).

 

Pour cette série, nous avons utilisé l'Annuaire statistique de l'agglomération de Montréal, publié par l'équipe de Montréal en statistiques, de la Ville de Montréal. Ce document analyse des données tirées du recensement de 2011 et de l'enquête nationale auprès des ménages de 2011.

 

Le fond de la carte représente le poids en pourcentage de chaque communauté, les cercles le nombre de gens nés dans le pays spécifié.

 

3. La communauté haïtienne

 

Personnes nées en Haïti

Haitiens.jpg

 

Les immigrants d'Haïti choisissent d'abord et avant tout Montréal-Nord (9640 personnes), ensuite Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension (8060) et Rivière-des-Prairies (6785).

 

C'est aussi la communauté qui possède l'un des plus forts poids démographiques dans un même arrondissement, après les Italiens dans Saint-Léonard. Ils représentent 11,49 % de la population dans Montréal-Nord.

 

Les Montréalais nés à Haïti sont aussi les plus nombreux à Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension (5,67 %) et à Montréal-Est (2,41 %).

 

4. La communauté maghrébine

 

Personnes nées en Algérie et au Maroc

Maghrebiens.jpg

 

Le petit Maghreb se trouve dans le cœur de Saint-Michel, mais les immigrants d'Algérie et du Maroc résident en majorité dans Ahuntsic-Cartierville (8030 personnes) et à Saint-Léonard (7585). Les données disponibles ne nous permettent pas d'inclure les chiffres concernant l'immigration tunisienne.

 

Le poids démographique des immigrants marocains est le premier en importance dans les villes de Côte-Saint-Luc (6,10 %) et Hampstead (4,19 %).

 

5. La communauté chinoise

 

Personnes nées en Chine

Chinois.jpg

 

Même chose pour les immigrants de la Chine : même s'ils sont présents dans le quartier chinois, c'est d'abord l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grace qui les accueille (4575 personnes).

 

Suit Saint-Laurent avec 3620 Montréalais nés en Chine, alors que Ville-Marie, maison du Chinatown, est la résidence de 2825 immigrants chinois.

 

Les personnes nées en Chine ont le poids démographique le plus important dans quatre arrondissements : Ville-Marie (3,36 %), le Sud-Ouest (2,87 %), Verdun (2,61 %) et Lachine (1,54 %).

 

6. La communauté portugaise

 

Personnes nées au Portugal

Portugais.jpg

 

On reconnaît vite le quartier portugais sur le Plateau-Mont-Royal. Des devantures de maisons colorées, des dizaines de restaurants où l'on grille la sardine et le rendez-vous des admirateurs de Cristiano Ronaldo pendant la Coupe du monde.

 

Pourtant, les gens nés au Portugal résident en majorité dans Villeray-Saint-Michel (2215 personnes), suivi du Plateau (1490). Rosemont-La Petite-Patrie et Mercier-Hochelaga-Maisonneuve se partagent le troisième rang avec 965 Montréalais nés dans ce pays.

 

7. La courtepointe de l'immigration

 

Principale communauté immigrante par arrondissement

Immigration.jpg

 

Si une carte de Montréal devait représenter le poids démographique de chaque communauté la plus importante dans un arrondissement ou une ville de l'île, elle serait ainsi.

 

Mais elle est à consulter avec prudence, car de nombreuses communautés cohabitent avec d'autres dans tous les secteurs de la ville. De plus, dans les arrondissements les moins peuplés, les nombres absolus sont plus faibles.

 

Toutefois, elle donne un aperçu des principales tendances en immigration dans chaque arrondissement.

Edited by ScarletCoral
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Je n'étais pas au courant de la grande présence chinoise dans le sud avant d'habiter le sud-ouest. Cette carte confirme ce que j'avais moi-même constater. Ils sont très nombreux à ville-émard et même pointe-saint-charles ou j'habite. Parlant de stéréotypes revues et corrigés, j'avais tendance à croire que le Chinois étaient peu motivés à apprendre le français - favorisant plûtot l'anglais et surtout leur lange natale. Depuis que j'habite ici chaque personne chinoise que je rencontre communique bien en français et prend toujours l'initiative de le parler.

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Pour les cartes interactives, voir l'article sur le site de Radio-Canada

 

Unilingues? Bilingues? Les cartes de la langue à Montréal

Mise à jour le vendredi 31 octobre 2014 à 19 h 06 HAE

 

Montréal traîne son lot de clichés, mais sont-ils tous vrais? Pour ce dernier article d'une série sur les stéréotypes revus et corrigés de la métropole, nous nous intéressons à la carte linguistique de Montréal.

 

Une chronique de Pasquale Harrison-Julien

1. Français et Anglais

 

Connaissance du français et de l'anglais

FrancaisAnglais.jpg

 

Les deux solitudes peuvent-elles converser sur l'île de Montréal? Si on regarde les statistiques, la grande majorité des Montréalais (57,7 %) disent maîtriser les deux langues officielles.

 

Les villes de l'agglomération sont davantage bilingues (70,7 %) que les arrondissements (55,8 %).

 

En pourcentage, Senneville est la championne du bilinguisme : 78,8 % de sa population dit parler français et anglais. Suivent Kirkland (77,4 %) et Mont-Royal (77,2 %).

 

En nombre, les arrondissements, plus populeux, font bonne figure. Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce est en tête (97 435 personnes). Rosemont-La Petite-Patrie (74 170) devance le Plateau-Mont-Royal (66 995).

 

Pour cette série, nous avons utilisé l'Annuaire statistique de l'agglomération de Montréal, publié par l'équipe de Montréal en statistiques, de la Ville de Montréal. Ce document analyse des données tirées du recensement de 2011 et de l'enquête nationale auprès des ménages de 2011.

 

2. En Français, s'il vous plaît

 

Connaissance du français seulement

UnilingueFR.jpg

 

En tout, 28 % des résidents de l'agglomération de Montréal affirment parler le français uniquement.

 

À Montréal-Est, 63,4 % sont dans cette catégorie. Dans les arrondissements, c'est près de la moitié d'Anjou (48,1 %), alors que Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (48,1 %) parle aussi exclusivement la langue de Molière.

 

En nombre, les résidents de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve sont les plus nombreux à être exclusivement francophones (61 900), suivi de Rosemont-La Petite-Patrie (53 085) et Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension (52 625).

 

3. In English, please

 

Connaissance de l'anglais seulement

UnilingueAN.jpg

 

Partout sur l'île, 11,8 % des résidents conversent uniquement en anglais. Où sont les proportions les plus importantes? Côte-Saint-Luc (28,1 %), Dollard-des-Ormeaux (25,5 %) et Pointe-Claire (25,5 %).

 

Le plus grand nombre d'unilingues anglophones habitent dans les arrondissements de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (39 865), de Saint-Laurent (15 095) et de Ville-Marie (14 200).

 

4. Ni un, ni l'autre

 

Connaissance ni de l'anglais ni du français

autre.jpg

 

En 2011, ils étaient 48 540 personnes à ne maîtriser ni l'anglais ni le français. Un chiffre qui représente 2,6 % des Montréalais.

 

Ils sont les plus nombreux à Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension (8 465), Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce (4 965) et Saint-Laurent (4520).

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